Le parapluie de Julienne Lebreton venait sans doute de Laval : Noëllet 1823

Je poursuis la vente des meubles de Julienne Lebreton mon ancêtre.
Et cette vente me réserve beaucoup de surprises, à travers les objets que je n’avais pas encore rencontrés, malgré mes années de recherches intensives dans les notaires d’Angers et d’Anjou.
Après le premier parapluie rencontré à Noëllet, j’ai tenté, longuement sur le Web de comprendre l’histoire du parapluie, et c’est déconcertant, car on peut en conclure que le parapluie de JulienneLebreton est l’un des premiers, si ce n’est le premier à Noëllet, et qu’il vient d’une grande ville proche qui en revendait quelques uns.
Partant de là, j’ai donc tenté de comprendre si le parapluie avait été acheté à Angers, et là, je suis totalement déroutée, car j’ai refait hier toute la journée le registre paroissial d’Armaillé, là où Julienne Lebreton est née en 1752, et on peut formellement en conclure que les liens LEBRETON familiaux et autres, sont tous à LAVAL et je suis prête à en conclure que le parapluie vient plus de Laval que d’Angers.

Je vous avais promis hier de vous mettre un autre objet tout aussi stupéfiant que le parapluie.
Donc, la ligne qui suit le parapluie dans la vente des meubles de Julienne Lebreton donne :

Un parapluie à Mme Rousseau 10 F
Un parasol à la même 0,60 F

Bon, vous remarquez comme moi la différence, énorme, de prix.
Or, dans nos têtes de 2018, le parasol est un cousin du parapluie et cette différence de prix est totalement incompréhensible.
Et le parasol lui même est un objet des plus nouveaux en 1823 !

Alors c’est encore déroutant, et j’attends vos réactions.
Bon dimanche
Odile

PS et je vous ferais amicalement remarquer que j’ai mis avec un peu d’humour le sujet du parapluie, alors que l’eau entre dans mon appartement à travers le béton et me coupe le courant car les fils sont dans le béton.

Le parapluie de Julienne Lebreton veuve de Jacques Jallot : Noëllet 1823

Je poursuis la vente des meubles de Julienne Lebreton mon ancêtre.
Et cette vente me réserve beaucoup de surprises, à travers les objets que je n’avais pas encore rencontrés, malgré mes années de recherches intensives dans les notaires d’Angers et d’Anjou.
Donc, ce jour je vous propose le premier parapluie rencontré.
Nous sommes à Noëllet en 1823 et Julienne Lebreton est veuve de Jacques Marie Jallot du Verger marchand tanneur décédé en 1806.
Son parapluie est revendu 10 F, aux enchères, ce qui est une somme importante et carrément un luxe. Naturellement l’acheteuse est une dame du même milieu, et le parapluie ne se démocratise pas lors de cette vente. D’ailleurs son prix était disuasif.
Mais Julienne Lebreton m’a réservé encore beaucoup de surprises, et je vous demande instamment, si vous avez quelque intérêt pour ce blog, de réfléchir à un autre objet du même genre (environ), dont je vous parle demain.

Pour mémoire, j’ai immédiatement cherché l’histoire du parapluie, pour mieux comprendre cet objet rare à l’époque.
Et effectivement, on trouve sur Internet :

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, nos ancêtres ne connaissait pas ce bonheur de marcher sous une pluie battante en restant au sec. Il y a à peine 70 ans, avoir un parapluie était un luxe à la portée de peu de gens. Plus qu’une protection contre la pluie, il était aussi une protection contre les nombreuses maladies amenés par le fait que les habitants étaient exposés directement à la pluie. Cela peut faire sourire, mais oui le parapluie à contribuer à sa manière à l’allongement de la durée de vie au début du 20e siècle.

sur le site Parapluie de Paris

Donc Julienne Lebreton avait un parapluie il y a 2 siècles. Mais cette histoire du parapluie me déconcerte car elle oublie les protections de nos ancêtres, très efficaces aussi contre la pluie.
Sur la tête, le chapeau de feutre, que l’on trouve toujours en ligne à la chapelerie Traclet, est totalement imperméable, et je peux vous l’affirmer car je vis sans parapluie depuis 20 ans, et donc j’ai acheté plusieurs chapeaux de feutre (noir, rouge, blanc) et ils me protègent même par une très très forte averse durant longtemps.
Pour le manteau, l’article cité ci-dessus au sujet du parapluie semble ignorer les capes et autres manteaux de laine foulée, mais autrefois cette laine foulée n’avait strictement rien à voir avec ce que l’on nous vend actuellement. Elle était alors réellement foulée, et totalement imperméable et chaude, mais ce sont des vêtements qu’on ne sait plus fabriquer.
Je ne suis donc pas tout à fait certaine que le parapluie ait contribué à allonger notre durée de vie !!!! La bactériologie, qui a entraîné l’eau potable, fut un facteur plus important !!!