Partages des biens immeubles de Charles Simon et Tugale Duchemin : Louverné 1643

Revoici Charles Simon, qui m’est très sympathique car il a appris à sa fille à écrire, et je vous mettrai ces jours-ci encore mieux, ses livres, et il en a beaucoup, or, depuis le temps que je fouille les actes des notaires, je peux vous assurer que peu de personnes possédaient des livres.
Il s’apparente à la famille Duchemin étudiée par Joselyne Dloussky dans son ouvrage « Vive la Toile », éditions Mayenne, 1990, mais cet ouvrage concerne le XVIIIème siècle donc plus tardivement.
Il a 5 enfants, et chaque lot peut être estimé 3 à 4 000 livres soit au total 15 à 20 000 livres. Ce n’est pas la fortune d’un grand marchand de toile, comme le deviendront les Duchemin dans l’ouvrage cité ci-dessus, mais c’est comparable par bien des aspects à la fortune d’un avocat ou d’un notaire.

Au passage, il a un ami apothicaire, que je n’avais pas encore relevé, donc en voici encore un.

J’ai relevé un point plus que très curieux dans ces successions. Je m’explique. Les religieux et religieuses qui entraient au couvent, qu’on appelle encore les « réguliers » par opposition aux séculiers qui eux, géraient des biens propres, entraient au couvent avec une sorte de dot, acquise définitivement au couvent, après les voeux, mais tant que les voeux n’étaient pas encore définitivement prononcés, il semble bien que la somme n’était pas définitivement acquise par le couvent.
Ici, nous avons un tel cas. Voyez le 5ème lot, je vous ai surgraissé le bien qui vient de Françoise Queruau religieuse professe chez les dames de la Patience. La professe n’avait pas encore prononcé ses voeurs définitifs.

Par ailleurs, je connaissais les Ursulines de Laval, pas la Patience.

Dans le Maine, le partage égalitaire est effectué selon les mêmes règles qu’en Anjou, à savoir l’aîné prépare et présente les lots, et pour la choisie on commence par le plus jeune, et l’aîné reste donc non choisissant et prend le lot restant, je reprécise ceci, car je suis souvent ici en Normandie, et en Normandie c’est l’inverse.

Et ce partage me confirme encore et encore que ce Charles Simon ne peut être le proche parent de mon Claude Simon, qui lui était écuyer.

Acte des Archives de la Mayenne AD53-3E2/775 Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 24 avril 1643 devant Jean Barais notaire du comté de Laval y demeurant : lots et partages en 5 égales portions des héritages et choses immeubles tant propres qu’acquests de la succession de defunt Me Charles Simon sieur du Tertre et honorable Tugalle Duchemin, et subdivision des immeubles et choses héritaulx venus et escheus de la succession de defunt Me Daniel Duchemin vivant sieur de Courgé et par la démission de honorable Tugalle Lehirbec, que Me Pierre Simon sieur du Tertre, fils aisné desdits defunts Me Charles Simon et Tugalle Duchemin, fait et présente à damoiselle Françoise Simon émancipée assistée de Me Magdelon Duchemin sieur de Lespinay son coadjuteur, Me Nicolas Fournier sieur du Pont curateur de René Simon, Daniel Lehirbec sieur de la Brosse curateur de Daniel Simon, f°2/ et Berthelemy Lehirbec Me apothicaire aussi curateur de Louise Simon, par acte du 16 juillet dernier, lesdits les Simon enfants et héritiers desdits defunts sieur et dame du Tertre, et dudit deffunt sieur de Courgé, et démissionnaires de ladite dame leur ayeul et ayeule, le tout suivant et en exécution du jugement rendu contre ledit Me Pierre Simon, pour iceulx partages voir et accepter par lesdits damoiselle Simon et Fournier, Daniel et Berthelemy Lehirbec, auxdits noms de curateurs et iceulx venir choisir selon le rang et ordre des mineurs dans le temps de la coustume

  • 1er lot
  • (f°3) La maison située rue Rennaise de cette ville ainsi qu’elle se poursuit et comporte et appartient auxdits defunts sieur et dame du Tertre par l’acquisition qu’ils en avoient faite de Me Guillaume Cazet sieur du Fresne par contrat devant Mondière notaire le 18 janvier 1631, circonstances et dépendances de ladite maison – Rente de 132 livres 7 sols 6 deniers restant de 400 livres de rente vendue et constituée par Françoise Garnier veuve de Jean Bidallier vivant sieur de la Vigne, et René Bidallier son fils, au profit de defunt Me Jean Guiler sieur de la Papillonnière par contrat devant Mondières et Croissant notaires le 2 mai 1609, laquelle rente f°4/ restante auroit esté cédée par defunt Me Jean Barbin sieur de la Colombière auquel elle estoit escheue par les partages de la succession dudit defunt Guiler audit defunt sieur du Tertre par acte rapporté devant Jean Mondières notaire le 22 septembre 1639 pour la somme de 2 118 livres faisant le sort principal de ladite rente de 132 livres 7 sols 6 deniers – Et la somme de 900 livres à une fois payée rapportable par le lot cy après

  • 2ème lot
  • Le lieu et mestairie du Tertre paroisse de Louverné, ainsi qu’il se poursuit et comporte et comme il appartient audit f°5/ defunt sieur du Tertre par les partages faits entre ses cohéritiers de la succession de ses père et mère y compris une portion de pré acquise par ledit defunt de Marie Plaichard veuve Thomas Lelair sans aucune réservation et qu’il est tenu et exploité par Jean Perier colon, avec les semances – A la charge par ce présent lot de rapporter à une fois payée la somme de 2 100 scavoir au premier lot la somme de 900 livres, au 5ème lot la somme de 1 200 livres et 4ème lot la somme de 400 livres

  • 3ème lot
  • 300 livres de rente constituée f°6/ pour 4 800 livres par Me Michel Briand de messire René Du Bellay chevalier et dame Catherine Levour son épouse seigneur et dame de la Flotte au profit dudit deffunt Me Jean Guylot et cédée audit defunt sieur du Tertre par devant Mondières notaire le 8 août 1621, par ledit defunt Barbin, auquel elle estoit escheue de la succession dudit defunt Guylot par les partages qui auroient esté faits entre lui et ses cohéritiers devant Jean Mondièrezs notaire le 18 mars 1639 – Les 2 closeries des Ravarières situées paroisse de Louverné ainsi qu’elles se poursuivent et comportent et appartennoient audit defunt, et sont exploitées par l’adjudication faite par décret expédié au siège de Laval le 24 mai 1639 – f°7/ Et fera le présent lot de rapport de partage à une fois payée au 4ème lot la somme de 400 livres

  • 4ème lot
  • Le lieu et mestairie de Lysablière située paroisse de Changé ainsy qu’il se poursuit et comporte et est venu et escheu aux compartageans de la succession dudit deffunt sieur de Courgé, et démission de ladite Hirbec, leur ayeul et ayeulle par les partages qui ont esté faits des immeubles de ladite succession et démission devant nous notaire f°8/ le 14 août dernier, garni de semances et déchargé de 2 cents de fagots deubz à ladite dame de Courgé par chacun an suivant les conditions de la démission par elle faite à ses enfants, et dont il avoit esté chargé par les partages faits en conséquence, lesquels seront fournis en commun par lescits compartageans à ladite dame – La somme de 400 livres à une fois payée rapportable par le 3ème lot – Et la somme de 400 livres rapportable par le 2ème lot comme il a esté dit

  • 5ème lot
  • f°9/ La moitié par indivis du lieu et mestairie de Galbée paroisse de Bouchamp comme il se poursuit et comporte et qu’il est escheu auxdits compartageants de la succession dudit deffunt sieur de Courgé et démission de ladite Hirebec comme dit est, sans aucune réservation, avec les semances pareillement – Le lieu et closerie de la Jouasière paroisse de Louvigné circonstances et dépendances comme il appartenoit audit deffunt de la succession de sœur Françoise Queruau religieuse professe au couvent des dames de Patience de cette ville et qu’il est à présent exploité à tiltre de ferme par Sébastien Landelles, sans semances attendu qu’il n’y en f°10/ point appartenant au maistre – La rente de 100 livres constituée par Me René Rousseau sieur du Tertre et damoiselle Marie Heuslin sa femme au profit de la dite Hirebec dame de Courgé par contrat devant Pierre Mondières notaires le 22 mai 1626 amortissable pour la somme de 1600 livres, et laquelle rente avoit esté baillée auxdits deffunts sieur et dame du Tertre par ladite Hirebec en payement de ce qui leur estoit deub de retour de la succession dudit defunt sieur de Courgé par acte devant ledit Mondières notaire le 23 juin 1629 f°11/ et la somme de 1 200 livres rapportable par le second lot comme a esté dit cy dessus
    Commenceront lesdits compartageants à jouir de leurs partages au jour et feste de Toussaint prochaine jusques auquel temps les fruits et revenuz des héritages, fermes et arréraiges de rente seront recueillis et partagés en commun, et pour les fermes et arrérages qui ne seroient escheus audit jour n’en appartiendra à ceux au lot desquels seront lesdits héritages affermés et rentes que ce qui en sera couru depuis ledit temps et le surplus porté à la masse. Courreront les intérests desdites sommes rapportées depuis ledit jour de Toussaint f°12/ jusqu’au paiement d’icelles suivant l’ordonnance. Payeront et acquitteront les compartageans à l’advenir les cens rentes charges et debvoirs que peuvent debvoir lesdites choses qui leur escheront tant en grains que deniers de quelque nature monteaux et qualité qu’elles puissent estre. Se garantiront les uns aux autres lesdites choses fors les servitudes tant actives que passives qui ne seront subjectes à garantie. Et en cas d’éviction d’aucunes desdites choses partagées ou partie d’icelles celui ou ceulx qui seront évincés se contenteront du prix des choses au droit d’experts sans f°13/ qu’ils puissent pour ce prétendre réfection de partage ni dommages et intérests. Chaque compartageant aura les tiltres des contrats concernant la propriété et seigneurie des choses de son lot. Se feront raison les uns aux autres des bestiaux qui sont sur lesdits lieux audit jour de Toussaint prochain suivant l’appréciation qui en sera faite Contribueront esgalement les compartageants au paiement des présentes et rentes viagères deues tant à ladite dame de Courgé leur ayeulle et généralement toutes les clauses et charges de sa démission qu’aux récompenses deues au sieur de Courgé et damoiselle de la Colombière pour la non jouissance de partie des choses tombées en leurs lots et aux personnes de leurs tantes et sœurs religieuses professes du couvent des Ursulines de cette ville, sauf à partager par entre eulx les deniers qui sont deubz lors qu’ils seront receuz – Paieront les frais des présents partages à commun ensemblement ceulx des bartages des immeubles de la succession du deffunt sieur de Courgé et démission de ladite dame – Auxquels présents lots et partages clauses et conditions y rapportées ledit Me Pierre Simon a fait arrest, voulu et consenty qu’il soit procédé à la choisie d’iceulx par lesdits damoiselle f°14/ Simon, Fournier, Daniel et Berthelemy Hirebec esdites qualités dans le temps de la coustume, dont il a esté jugé par nous Jean Barais notaire au comté de Laval et y demeurant le 24 avril 1643 en présence de Me Jean Maucler notaire et François Hamon praticiens demeurant audit Laval tezsmoings
    f°16/ Et le 4 mai 1643 devant nous notaire susdits ont comparu Me Nicolas Fournier sieur du Pont curateur de René Simon, Daniel Lehirebec sieur de la Brosse curateur de Daniel Simon, damoiselle Françoise Simon assistée de Me Magdelon Duchemin sieur de Lespinay son coadjuteur, et Berthelemy Lehirebec Me apothicaire aussi curateur de ladite Louise Simon, lesquels après lecture à eulx faite par nous notaire des partages cy dessus présentés par ledit Me Pierre Simon, et après qu’ils ont déclaré avoir exactement considéré iceulx partages et ouy sur iceulx Me Jean Huneau notaire et appréciateur mesme ledit Daniel Hirebec s’estre transporté f°17/ sur partie des lieux contenus en iceulx notamment sur les lieux du Tertre et Lysablière et en avoir conféré avec René Gaudin sieur de la Bourgoiserie convenu par les parties pour voir lesdits lieus et bois, ont agréé et par ces présentes agréent lesdits partages en la forme qu’ils sont, consentent qu’il soit procédé à la choisie d’iceulx selon leur rang dans le temps de la coustume
    Berthelemy LeHirebec Me apothicaire curateur de Louise Simon, premier choisissant, a choisi le 1er lot – Daniel LeHirebec sieur de la Brosse curateur de Daniel Simon, second choisissant, a choisi le 3ème lot – Nicolas Fournier sieur du Pont curateur de René Simon, 3ème choisissant, a choisi le 4ème lot – Françoise Simon assistée de Magdelon Duchemin son coadjuteur, a choisi le 5ème lot – Et audit Me Pierre Simon est demeuré le 2ème lot.

    Daniel Simon du Tertre : Prisage des bestiaux des Ravarières, Louverné 1643

    Charles Simon du Tertre, que j’étudie pour voir s’il est le Charles Simon parrain à Chérancé, est décédé avant 1643, et ici ses enfants sont mineurs et sa belle-mère, Tugalle Le Hirbec, est tutrice.
    Ceci-dit, ces Simon sont des marchands notables, alliés aux Duchemin et Le Hirbec, mais ne sont pas nobles, et ce par les partages d’une part, et par les dénominations d’autre part, car jamais dit « écuyer », enfin ils font du commerce, activité non noble, et signe avec une fioriture ce qui est presque toujours le fait d’un notable pas d’un noble. Je pense donc que ce Charles Simon n’est pas le parrain des miens que je recherche, mais je vais continuer les actes que j’ai eu sur lui, pour votre science et plaisir.


    Il existe plusieurs châteaux à Louverné, en carte postale sur mon site

    Acte des Archives de la Mayenne AD53-3E2/775 Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    Le 3 novembre 1643 après midi devant nous Jean Barais notaire du comté de Laval y demeurant ont comparu Pierre Simon sieur du Tertre faisant pour honorable Tugalle Lehirbec veuve Me Daniel Duchemin vivant sieur de Courgé, ayeulle et tutrice naturelle des enfants mineurs de deffunts Me Charles Simon sieur du Tertre et de Tugalle Duchemin, demeurante en cette ville d’une part, et Léonard Paulmard fermier judiciaire des lieux des Ravarières paroisse de Louverné appartenant à (blanc) Simon l’un desdits mineurs, demeurant au forsbourg de cette ville,

    Selon le Dictionnaire de l’abbé Angot : « la Ravardière, commune de Louverné, à Jeanne Paumard, veuve de Nicolas Plaichard, laquelle lègue sur le lieu deux boisseaux de froment pour « le pain à chanter de la communion de Louverné » 7 juillet 1525 – Jean Pradel, sieur de la Hamelinière, marchand à Laval, par acquisition de Georges Perier, Renée et Jeanne Hocquepin, et Françoise Chardon veuve d’Antoine Ferré, 1591 – Daniel Simon avocat à Laval 1671, 1683 – François Delaporte sieur de la Tellinière, &poux de Marie-Renée Simon, 1735 … »
    je n’ai pas compris comment on passe de Ravarières au pluriel et sans D, à la Ravardière, mais il est vrai que les noms de lieux ont souvent été altérés au fil du temps… je le répète assez ici.

    lesquels ont recogneu avoir fait procéder à la prisée et estimation des bestiaulx estant sur lesdits lieux des Ravarières, par les nommés Jean Perier fermier du lieu du Tertre, et Jean Fouassier demeurant au lieu de la Bordelière paroisse de Bouchamps experts convenus par lesdites parties, et a esté trouvé scavoir sur le lieu exploité par Estienne Angot 3 vaches prisées 60 livres, une vieille vache et une génisse noire 24 livres, 2 veaux de cette année 12 livres, 11 brebis 22 livres, le tout revenant à la somme de 118 livres, et au regard des semances a esté trouvé 8 boisseaux de bled, 4 de froment rouge, et 8 d’avoine et 2 de froment noir ; en la moitié desquels bestiaux revenant à 58 livres et semances ladite Lehirbec en ladite qualité est fondée et ledit Angot pour l’autre moitié, et sur l’autre closerie des Ravarières exploité par Pierre Besnier a esté trouvé 2 vaches prisées 54 livres, 2 veaux 16 livres, faisant le tout 70 livres, et de semances 8 boisseaux de froment rouge, 4 d’avoine, un boisseau de froment noir, lesquels appartiennent pour le tout à ladite Lehirbec, tous lesquels bestiaux et semances cy dessus ont esté relaissés par ledit sieur du Tertre audit Paulmard conformément au bail judiciaire à luy fait à la charge de les rendre et représenter en fin d’iceluy, à quoy il s’est soubmis et obligé, mesme par corps ; dont etc avons jugé lesdites parties ; fait et passé audit Laval en présence de Fra,çois Hamery et Pierre Rouillard praticiens demeurant audit Laval, tesmoings à ce requis, lesdits experts ont dit ne signer

    Etude des parrainages des enfants de Claude Simon : Charles Simon parrain en 1601

    Ces jours-ci, je vous disais que je souhaitais encore approfondir l’étude de mon ancêtre Claude Simon « rompu vif à la barre de fer sur la croix et mis sur la roue le 19 septembre 1609 à Angers », et je tente de revoir ici et là tout ce qui pourrait sans doute encore parler.

    Parmi les parrainages, l’un est encore vide d’explication, et pourtant il pourrait parler si on trouvait, il s’agit en effet de Charles Simon, parrain en 1601, et à ce jour je n’ai toujours pas identifié ce Simon.

    Voici la baptême :

    Charles SIMON °Chérancé 22 janvier 1601 « Le 22 janvier 1601 fut baptisé Charle filz de Claude Simon et Marguerite Pelault Sr de la Fosse parrain Charle Simon et marraine madame de la Villatte [épouse de Guillaume Moreau demeurant à Châtelais, donc voisine] »

    Alors, si vous avez une ou plusieurs suggestions, merci de me faire signe
    Odile

    Guy Eder, dit La Fontenelle, dans les rangs du duc de Mercoeur à la bataille de Craon : 1592

    Hier, je vous disais que je souhaitais encore approfondir l’étude de mon ancêtre Claude Simon « rompu vif sur la croix et mis sur la roue le 19 septembre 1609 à Angers », et je tente de revoir ici et là tout ce qui pourrait sans doute encore parler.
    Je reviendrai encore demain sur les parrainages de ses enfants, car je tente de les faire parler dans la limite du possible, et j’ai encore à dire.
    Mais ce jour je vous expose le point troublant dans l’expression « sieur de la Fontenelle » que nous avions vu avant hier.
    En effet je suis absoluement certaine qu’il ne faut pas confondre avec la présence de Guy Eder sieur de la Fontenelle, lui même brigand célèbre, mais que le parrain énoncé avant hier ici est bien Michel de Beauvais sieur de Fontenelle.

    Voici donc les points qui concernent Guy Eder dit « la Fontenelle » à la bataille de Craon, donc dans les rangs de la Ligue comme Claude Simon capitaine la Fosse.

    Guy Eder de Beaumanoir de Lavardin, dit Fontenelle

    Guy Eder de Beaumanoir , connu sous le nom de la Fontenelle, s’illustra en Bretagne pour ses nombreux meurtres et pillages. Au fil de ses pillages il est arrêté mais le duc de Mercoeur engage le prisonnier pour participer à la bataille de Craon :
    « Le 20 mars 1592, La Fontenelle ose entrer par surprise dans une auberge réputée de Vannes, le « Logis de la Tête Noire », où se tient une réunion importante des députés au États de la Ligue. Le brigand s’adressa à l’un des convives, Jean Breut: « J’ai entendu que vous estes venu faire plainctes de moy en ces estatz, mais, par la mort de Dieu ! Regardez bien ce que vous direz, car selon ce que vous direz, je vous coupperé le col ! » dit-il. Mais le duc de Mercœur, prévenu, fit arrêter le brigand, mais le libéra vite contre la promesse du bandit-chef de guerre de le soutenir lors du siège de Craon, ville alors assiégée par le prince de Dombes et les Anglais. La bataille de Craon est d’ailleurs une victoire pour le duc de Mercœur. Ensuite, il recommença ses exactions en forêt de Laz. « Installé dans ce pays, après mille courses, il en était devenu la terreur et le fléau ». (S.A. Nonus, « Histoire du département du Finistère, avec la biographie des personnages remarquables qui en sont issus« , G.Guérin, Paris, 1890, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5815783f.r=Landeleau.f24.langFR.hl [archive])

    Sa présence à la bataille de Craon est également relevée par Bodard de la Jacopière dans son ouvrage sur Craon :
    « Mercoeur partit de Vannes le 27 avril (1592), réunit ses troupes à Josselin ; on y voyait : Saint-Laurent, maréchal de camp, – les capitaines de Lezannet, – Rozampoul, – Coutedrets, – Des Maretz, – du Pin, – Fontenelle, – Fontative, cornette du capitaine Toulot, et leurs compagnies de gendarmes et de chevau-légers. – Cette troupe quitta Josselin le 10 mai, et séjourna à Châteaubriant trois jours, pendant lesquels le duc voulut, ainsi qu’un grand nombre des siens, se fortifier par la réception des sacrements de l’Eglise ; Là se réunirent à lui : Talhouet amenant cinquante trois gendarmes et cinquante arquebusiers à cheval, – Bois-Dauphin, – du Pied-du-Fou, – Commeronde, – Sainte-Gemmes et La Perraudière. Mercoeur les dirigea aussitôt sur Pouancé. »

     

    Son décès est relaté dans de nombreuses sources dont l’ouvrage Jean Lorédan « La Fontenelle, seigneur de la Ligue » 1926, publié dans la série BRIGANDS D’AUTREFOIS chez Perrin (ouvrage en ma possession)

    « Le vendredi 27 septembre 1602 Fontenelle, après avoir esté appliqué à la question ordinaire et extraordinaire, fust par arrest du Grand Conseil rompu vif sur la roue en la place saint Jean de Grève à Paris, où il languist environ six quarts d’heure, pour avoir convenu avec l’Espagnol de luy livrer quelques places en Bretagne.»

     

    Ce supplice est le même que celui que subira notre ancêtre le 19 septembre 1609 à Angers, et je continue à mettre à jour ma fiche le concernant, qui va donc donner aussi toutes les déclarations de pillages que j’ai pu relever dans les baux que j’ai mis en ligne, bref, je continue pour que le 19 septembre prochain, je puisse avoir un document encore plus construit.

    En conclusion, notre ancêtre Claude Simon a brièvement cottoyé Guy Eder de Lavardin dit Fontenelle, lors de la bataille de Craon. Et je vais donc vous mettre prochainement des pillages avérés dans les baux à moitié.

    Etude des parrainages des enfants de Claude Simon : Isabelle de Champagné

    Je souhaite encore approfondir l’étude de mon ancêtre Claude Simon « rompu vif et mis sur la roue le 19 septembre 1609 à Angers », et je tente de revoir ici et là tout ce qui pourrait sans doute parler.
    J’avais étudié les parrainages, mais je m’aperçois qu’on peut encore tenter d’approfondir, et je viens d’en découvrir 3 points, donc l’un ce jour, les 2 autres suivront, troublants.

    Voici le baptême que je vous décortique ce jour. Sachant que René Hiret est déjà décortiqué, et sans erreur possible c’est le sieur de Landeronde, dont cependant je n’ai toujours pas compris le lien.

    Mais ce jour je vous étudie Isabelle de Champagné, que voici dans le baptême de 1599 à Chérancé.

    « Le 12 novembre 1599 fut baptizé Marye fille de Claude Symon et de damoiselle Marguerite Pelault Sr et dame de la Fosse demeurant au Chastelier fut parrain René Hyret et marraine Yzabel de Champaigné »

    Isabelle de Champagné x 2 février 1585 Claude du Tertre de Mée, fille de René de Champagné sieur du Rossignol (Louvaines ) et de Jeanne du Tilleul (cousine germaine de Louis de Champagné x Perrine du Buat dont 6 enfants : 1 Pierre, 2 Louis, 3 Gabriel, 4 Marie x du Boisberanger, 5 N. religieux et 6 Ne religieuse)

    Or, Marguerite Pelault descend de :
    17-Mathurin Pelault † avant le 12 juillet 1538 x Marie Du Rossignol † avril 1569
    16-René Pelault x vers 1539 Perrine de Chazé, héritière aux 2/3 du Bois-Bernier
    15-René Pelault Sr du Bois Bernier x vers 1575 Renée Du Buat
    14-Marguerite Pelault x avant 1596 Claude Simon aliàs Simonin

    et de :
    19-Thibault de Champagné x Ysabeau Briend
    18- René de Champagné seigneur de la Motte-Ferchaut x (par contrat du 9 décembre 1484) demoiselle Hardouine Du Rossignol, fille de Georges du Roussigneul écuyer, seigneur du Roussigneul et de la Lizière, et de demoiselle Marguerite Chenu, remariée le même jour avec Thibaut de Champagné père dudit René
    17-Louise de Champagné † après 1541 x Mandé de Chazé sieur du Bois-Bernier en Noëllet † entre mai 1537 et janvier 1541
    16-Perrine de Chazé héritière aux 2/3 du Bois-Bernier x sans doute en 1539 René Pelault
    15-René Pelault Sr du Bois Bernier x vers 1575 Renée Du Buat
    14-Marguerite Pelault x avant 1596 Claude Simon aliàs Simonin

    Isabelle de Champagné est donc proche parente par les de Champagné, dont hélas nous n’avons que la Chesnaye des Bois qui n’est pas une source fiable.

    Mais ce qui est troublant est Louise Du Teilleul car le patronyme ne semble pas être très présent, et même très étudié, pourtant voici un possible recoupement extrêmement troublant :

    Jeanne du Tilleul est probablement parente de Louise du Tilleul dame du Pont et de la Bénardaie °ca 1506 Fille de Louis Du Teilleul sieur du Pont et de dame Françoise de la Benardaye x (contrat devant Adrien Lecompte le 12 mai 1536) Julien Simon sieur du Haut-Bois et du Mortier °vers 1480 † après 1539 mais avant 1547 Fils de Louis veuf de Jeanne Du Pré

    Selon l’’Armorial de l’Anjou : Du Teilleul ou Du Tilleul, du Layeul, – du Vau, – des Forges, – du Verger « De sable à la bande d’or au chien à grands poils passant d’argent accolé de gueules, brochant sur le tout » Audouys mss 994, p. 167 – Roger, mss 995, p. 18 – Gaignières, Armorial mss. p. 23 – Gencien, mss 996 p.66 – mss 993 – Gohory mss 972 p. 88 – voir de la Barre.

    Alors, pourquoi ce rapprochement serait-il TROUBLANT.

    Si vous voulez bien vous souvenir de mes travaux, toujours en ligne, la famille Simon de la Bénardais a donné un Claude Simon considéré comme ce que j’appelle sans langue de bois (la langue de bois, et le sauvetage des apparences sont très utilisés dans certaines généalogies pour éliminer ce qui gêne, enfin ceux qui gênent) un vilain petit canard.

    Parce ce que mon Claude Simon était véritablement écuyer, le doute planera encore longtemps sur l’éventuel lien avec ceux de la Bénardais, si proche géographiquement, il vous suffit pour cela de compter les km entre le Bois-Bernier à Noëllet et Freigné, pour voir une géographie toute proche.

    Alors j’en appelle à tous ceux qui auraient pu voir des Du Teilleul, et autres de Champagné, dans des actes fiables pour servir de preuves, et qui pourraient attester d’une quelconque filiation ou lien.
    MERCI D’AVANCE
    Odile
    et bonnes vacances tout de même

    Etienne Simon paye les terres qu’il a acquises : Saint Rémy en Mauges 1582

    enfin, il a envoyé son frère payer pour lui, mais de ses deniers bien entendu.
    Sans doute ne pouvait-il monter ce jour là à cheval ? Car cela nécessitait tout de même une bonne santé.

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 20 mai 1582 après midy, en la cour du roy notre sire et de monseigneur duc d’Anjou à Angers endroit par davant nous Mathurin Grudé notaire de ladite cour personnellement estably honorable homme Me Nicolas Savary licencié ès droits sieur de Merboy advocat audit Angers soubzmectant confesse avoir présentement eu et receu de Estienne Simon marchand demeurant à Saint Rémy en Mauges par les mains de Jullien Simon son fils et des deniers de sondit père ainsi qu’il a déclaré la somme ce 100 escuz sol évaluée à la somme de 300 livres tournois et laquelle somme ledit Savary a eue et receue en notre présence et des tesmoings cy après nommés en espèces de 300 francs de 30 soulz pièce ainsi que ledit Savary a confessé dudit Estienne Savary à déduire de la somme de 875 livres 5 soulz tournois comme ledit Julien Simon a fait apparoir par 4 quittances signées dudit Savary l’une du 1er juillet 1578 montant 42 escuz deux tiers l’autre et seconde du 26 juillet 1578 montant 89 escuz 9 souls 6 deniers tz, la troisième du 22 avril 1581 montant 60 escuz sol, la quatrième et dernière du 28 août 1581 montant 100 escuz sol toutes lesdites sommes portées par lesdites quittances avecques ladite somme de 100 escuz présentement payée audit Savary reviennent à 391 escuz 45 soulz, le tout à déduire tant sur le principal du contrat de vendition fait audit Savary par ledit Estienne Symon, Georges Bonard et noble homme Hylaire Collaceau sieur du Houx du lieu et appartenances de la Tournerye la Hanronnière et moullins de Guinefolle pour la somme de 2 220 livres qui furent adjugé audit Savary et qui sont escheuz depuis ledit contrat, dont et de laquelle somme de 391 escuz 45 soulz ledit Savary s’est tenu à contant et en a quicté et quicte ledit Symon et tous autres et auquel Estienne Symon ledit Savary a cédé et cèdde ses droits et actions pour s’en faire rembourser contre et ainsi qu’il voyra estre à faire, et le tout sans préjudice du procès pendant en la cour de parlement pour raison dudit contrat et sentence donnée au siège présidial d’Angers et despens prétendus par chacunes desdites parties en vertu d’icelles et moyennant ces présenes lesdites quittances cy dessus sont demeurées nulles et comme telles et de nul effet, et ledit Julien Symon les a rendues audit Savary et a ledit Julien Symon et nous notaire susdit avecques luy stipulé et accepté ladite cession pour ledit Estienne Symon absent, à laquelle quittance cession et ce que dit est tenir etc obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé à Angers en la maison dudit Savary en présence de honorable homme Me Hylaire Juheau sieur de l’Eslière advocat à Angers

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos