Charles Pousset rachète la rente de blé seigle vendue par son défunt père Eustache, Angers 1524

L’acte notarié a 5 siècles et donne une filiation POUSSET qui remonte plus haut que les recherches actuelles, mais je mets l’acte pour le fun, et qui sait un jour peut-être ce patronyme remontera à Charles Pousset. Le fait de posséder une telle rente atteste la possession de biens hors Angers car si on créait une rente entre habitants d’Angers sans biens fonciers hors Angers, on passait cette rente en monnaie et non en nature. Je vous mets ci-dessous les filiations que donne cet acte :

Etienne GENDRON †/1524 x Jeanne BEUSCHER †/1524
1-Jean GENDRON
2-Jeanne GENDRON x Jean GLUAIS (s)
3-Andrée GENDRON x Louis ROBIN

Eustache POUSSET †/1524 x Gillette †/1524
1-Charles POUSSET

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E5-513 – Voici sa retranscription  :

Le 10 janvier 1523 (1524 n.s.) sachent tous présents et à venir que comme autrefois defunts maître Eustache Pousset et Gillette sa femme eussent vendu 4 boisseaux de blé seigle de rente à Estienne Gendron et Jehanne Beuscher sa femme pour la somme de 10 livres que ledit Estienne et sadite femme sont depuis allés de vie à trespas relaissé en vie Jehan Gendron, Jehanne femme de Jehan Gluais et Andrée femme de Louis Robin enfants et héritiers desdits Estienne et Jehanne, et par leur partage faisant fut demeuré audit Robin à cause de sadite femme lesdits 4 boisseaux de seigle et depuis par appointement et transaction faite entre ledit Gluays à cause de sadite femme et ledit Robin … audit Gluays et eust baillé ledit Robin à iceluy Gluays lesdits 4 boisseaux de seigle de rente ; pour ce aujourd’huy en notre cour royale Angers personnellement estably ledit Gluays et Me Charles Pousset fils et héritier en partie desdits feux Me Eustache et Gilette sa femme confessent c’est à savoir que ledit Me Charles a retiré dudit Gluays lesdits 4 boisseaux de seigle de rente et rendu et baillé audit Gluays ladite somme de 10 livres pour iceux 4 boisseaux de seigle de rente et ce moyennant ledit Gluays a vendu et transporté audit maître Charles Pousset lesdits 4 boisseaux de seigle de rente pour ladite somme de 10 livres tz à lui bailllée et nombrée par iceluy Me Charles en (f°2) notre présence et à veue de nous et à promis en acquiter et garantir ledit Me Charles envers tous et contre tous ; et a promis faire avoir agréable ces présentes à ladite Jehanne sa femme dedans la mi-caresme prochainement venant à la peine de 100 sols de peine commise ces présentes demeurant en leur force et vertu ; auxquelles choses dessus dites tenir et accomplir etc obligent etc garantir etc foy et jugement et condemnation etc fait audit Angers en présence de Me Yves Ernault et Jehan Castosche demeurans audit Angers et a rendu ledit Gluays audit Me Charles Pousset la lettre d’acquêt dudit blé seigle de rente

Seul Jean Gluays signe, mais en 1523 les notaires n’avaient pas encore l’habitude (ou les consignes) de faire signer tout le monde, donc je peux pas dire si Charles Pousset savait ou non signer.

Relevé et reconstitution des Cady de Rochefort-sur-Loire (49) et environs

Je descends de :
Guillaume CADY †avant août 1607 [pas à Bouchemaine qui existe de 1600-1607] x1 avant 1583 Guillemine TAMBONNEAU † entre mai 1585 et février 1590 x2 avant février 1590 Philippe (f) TRIQUENEAU †Bouchemaine 7 juin 1609
1-Renée CADY (du x1 Guillemine Tambonneau) x Angers st Pierre 7 février 1602 Pierre LEPAIGE praticien en cour laye fils de feu Estienne Lepaige et Marguerite Denyau
2-Christophe CADY Cité au contrat de mariage de sa soeur Marie Cady en août 1607
3-Marie CADY (du x2 Philippe Trigueneau) °Angers saint Maurice 1er septembre 1590 †La Pouëze 27 mars 1653 x Angers la Trinité 13 août 1607 Jacques BOUET †La Pouëze 18.4.1650 Dont je descends

J’ai fait cette étude il y a de nombreuses années, et je viens de passer plus de 15 jours à reconstituer tous ceux qui sont à Rochefort sur Loire et environs
Je vous signale que sur les bases de données, il y a beaucoup d’erreurs, car manifestement beaucoup de prétendus généalogistes font du n’importe quoi en reliant des individus dès lors qu’ils ont le même nom etc… sans se douter qu’ils oublient les homonymes etc… et font tout sans aucune preuve. Ils ne notent même pas les parrainages, pourtant souvent parlants.

Il existe une association des descendants Jean CADY 1570-1644 notaire à Rochefort-sur-Loire, basée sur le travail de Mr Sarazin. Aucun Guillaume Cady dans leur généalogie.
Mon ancêtre Guillaume Cady, fils de Jean, vivait une génération avant ce Jean Cady de Béhuard, sans lien avec lui. Ma branche Cady, si elle est issue d’un tronc commun à ceux de Rochefort et Béhuard, en est issu bien avant 1500. Il serait possible de poursuivre les recherches dans les actes notariés de Rochefort, qui commencent en 1511. Il faudrait d’abord chercher les contrats de mariage des années 1605 & environ. J’ignore si l’Association d’Histoire de Rochefort les a fait, en tout cas elle n’a rien publié de tel.
En 2017 j’ai étudié, plusieurs jours par paroisse en reconstituant tout, Guérande et Chantenay. En 2023 pendant 15 jours j’ai reconstitué tout sur les paroisses de Rochefort, Béhuard, Denée, St Lambert du Lattay où les Cady sont nombreux, donc leur implantation ancienne, sans doute 13ème ou 14ème siècle, et manifestement un ou plusieurs Anglais s’y sont installés, mais aucun lien avec ceux de Guérande et manifestement plusieurs Anglais ont fait souche en France, car le patronyme CADY est Anglais. Si les descendants des Cady des Lombardières à Rochefort-sur-Loire croient avoir vu des armoiries, ce ne sont pas celles des Cady de Guérande, car beaucoup d’armoiries portent les lions affrontés, à commencer par Richard Cœur de Lion.

Les possessions anglaises en France de Charles 3 le simple à Charles 7 le victorieux, de 1066 à 1558 prés de 500 ans d’hostilités

Droit de passage défendu par les Dalayne, sur Jean Langevin qui l’avait empêché, Saint Florent le Vieil

la transaction qui suit montre que les Dalayne ont obtenu gain de cause en justice, et qu’ils conserveront le droit de passage avec leurs bêtes pour exploiter leur pré, qui manifestement n’avais pas d’autre issue.
Vous allez voir qu’on est très précis dans le droite de passage des bêtes.
Je descends bien des DALAINE, sans toutefois pouvoir remonter si haut. Voir mon étude DALAINE que je viens encore de mettre à jour car je mets souvents à jour mes familles.

Voir toutes les familles que j’ai étudiées

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 14 août 1542, (Théard notaire Angers) comme procès soit meu et prendant en la cour de St Florent le Vieil entre Jehan Langevyn demandeur touchant la réfection d’ung foussé d’une part,
et missire Michel Dalayne prêtre deffendeur, prétendant droit de voye ou chemin au lieu où le foussé auroit esté abbattu d’autre part
et encores aussi soit meu procès par devant le séneschal d’Anjou son lieutement Angers entre Louys Dalayne demandeur et accusateur touchant certain prétendu excès fait à sa personne, et restitution de certain foin d’une part et ledit Jehan Langevyn deffendeur d’autre part
les parties estant en grande involution de procès ont voulu transigé et appoincté o le conseil de leurs amys en la forme et manière qui s’ensuit
pour ce est il que en notre cour royale d’Angers personnellement establys ledit Louys Dalayne tant en son nom que comme soy faisant fort dudit missire Michel Dalaine prêtre son frère, et ledit Jehan Langevyn
soubzmectant etc confessent avoir transigé et appoincté de et sur lesdits différenfs en la forme et manière qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit Jehan Langevyn a quitté et délaissé, et par ces présentes quitte et délaisse audit missire Michel Dalayne prêtre le droit de chemin et voye ainsi que auparavant luy et ses prédécesseurs avoient coustume d’avoir et en l’endroit où il estoit auparavant l’edification dudit foussé et en la forme et manière qu’il est confronté par la lettre d’acquest qu’en a fait ledit Dallayne dudit chemin du seigneur de la Bascones pour aller et venir par ledit missire Michel Dallayne par ledit chemin et y faire passer à cheval autres bestes pour aller en la Saullaye et piecze de pré que ledit Dallayne avoit acquis dudit sieur de la Basconnes et autres acquests que ledit missire Michel Dallaine auroit fait, d’aultant que parties des choses affermées en ladite Noe et piecze de pré pour en recueillir passer et repasser les fruits de ladite piecze de pré et saullaye sans toutefois faire aulcun dommage à la vigne et jardin dudit Langevyn
sans que ledit Langevyn puisse aultrement l’empescher audit Dallaine luy ses hoirs
et sera tenu ledit Dallaine toutefois et quantes qu’il vouldra aller et venir passer et repasser par ledit chemin en ouvrant la porte de la refermer
et moyennant ces présentes demeurent les parties quittes l’une vers l’autre de tous despens dommages et intérests prétendus les ungs contre les aultres et tous procès nulz et assoupiz du consentment desdits parties
auxquelles choses susdites tenir et accomplir etc obligent lesdites parties eulx leurs hoirs etc foy jugement condemnation
fait et passé en la maison de nous notaire soubsigné en présence de honneste homme maistre Jacques Collasseau licencié ès loix François Collasseau praticien en cour laye et Pierre Mabille marchand tous demeurent audit Angers tesmoins

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

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Richard Gentot refuse de rendre des papiers soit-disant à d’autres, Rochefort sur Loire 1612

Richard Gentot est le même que celui qui était sergent royal car il vient d’acheter l’office de notaire de Rochefort sur Loire, et il semble que certains posent problème en lui réclamant des papiers. Cet acte nous rappelle le rôle des notaires dans la conservation de leurs minutes et autres actes officiels. Voir mon étude de la famille GENTOT

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, E4308 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 30 juin 1612[1] avant midy, par devant nous François Leteule notaire juré sous la cour de Rochefort sur Loire honneste homme Julien Matieu tant pour lui que pour Pierre Godard et assisté de Me Louis Hillaire leur consul et procureur, s’est transporté vert et à la personne de Me Richard Gentot notaire sous ladite cour de Rochefort pour voir les papiers que Me René Ribault lui auroit mis entre les mains en vertu du jugement donné en la juridiction de Rochefort comme ils ont dit, lequel a sommé et interpellé ledit Gentot de lui rendre et mettre entre les mains les papiers qui lui a ce jourd’hui montrés attendu que lesdits papiers lui appartiennent et audit Godard et non audit Ribault, protestant pour son refus de toutes pertes despends et intérêts contre ledit Ribault et de faire fulminer pour s’en servir ainsi que de raison, ledit Gentot a dit avoir reçu lesdits papiers dudit Ribault duquel il a donné récépissé offrant en bailler copie ou les mettre entre les mains dudit Matieu avec le consentement dudit Ribault et lui rendant son récépissé, ledit Mathieu a dit qu’il tient à prendre aucune copie desdits papiers, ains demande les originaux attendu qu’ils lui appartiennent et audit Godard et non audit Ribault, et auxquels papiers ledit Ribault n’a intérêt … et nous a requis les présentes pour lui servir et valoir en temps et lieu ce que de raison, fait et passé au bourg dudit Rochefort

[1] AD49-E4308

Richard Gentot a avancé à Jean Chemiot les pansements et médicaments au chirurgien, Rochefort sur Loire 1615

Non seulement Jean Chemiot n’a pas payé ses médicaments, mais il a été poursuivi en justice pour les payer et condamné, et c’est alors Richard Gentot qui a payé les frais de justice et la condamnation, et maintenant il fait signer à Chemiot une reconnaissance de dette. Pour mémoire Chemiot est tonnelier, donc un artisan et Gentot sergent royal. Voir mon étude de la famille GENTOT  Et pour mémoire, ma génération (je suis née en 1938) a eu l’immense privilège de connaître la sécurité sociale (19 octobre 1945) et nous avons tous oublié que nos ancêtres ne l’avaient pas !!! 

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, E4308 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 26 janvier 1615[1] en la cour de Rochefort sur Loire endroit etc personnellement établi honneste homme Jehan Chemyot tonnelier demeurant au Breil paroisse de Saint Lambert du Lattay, soubzmettant confesse devoir et par ces présentes promet et demeure tenu rendre payer et bailer à Me Richard Gentot sergent royal demeurant audit Rochefort présent et stipulant la somme de 27 livres qui est pur demeurer quitte ledit Chemyot vers ledit Gentot de 21 livres tz par une part que ledit Gentot aurait payée à la place dudit Chemyot à Me Bernard Jeantult chirurgien pour pansements et médicaments en quoi ledit Chemyot était condamné vers ledit Jeantult par jugement donné au siège présidial d’Angers comme ils ont dit et la somme de 66 sols en quoi ledit Chemyot estoit redevable vers ledit Gentot par cédule et aussi la somme de 54 sols pour les frais du défault par ledit Gentot obtenu et les frais faits en la poursuite dudit jugement …

[1] AD49-E4308