Transaction sur succession entre Jean Coiscault, prêtre à Angers, et Pierre Gernigon, 1599

Je suis dans mes notes COISCAULT car j’ai du nouveau :

j’ai identifée la naissance d’une Donatienne Coiscault à Bouillé-Ménard :

    Voir la retranscription des baptêmes mariages et sépultures de Bouillé-Ménard 1578-1595

j’ai trouvé beaucoup d’actes notariés concernant Jean Coiscault prêtre à Angers, natif de Marans, mais probablement issu de Chazé-sur-Argos car y possédant des biens :

    voir mon étude des familles Coiscault

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E70 – Voici la retranscription de l’acte : Le 1er mai 1599 en la court royale Angers en droit par davant nous Michel Lory notaire d’icelle furent présents et personnellement establiz Me Jehan Couascault prêtre
et Pierre Gernigon marchand demeurant à Marans,

    en fait, d’autres actes, qui suivant, précisent leur lien de parenté, à savoir que la femme de Pierre Gernigon est la soeur de Jean Coiscault prêtre à Angers.

lesquels sur les procès et différends meuz et près à mouvoir entre eux pour raison de la cassation de certain contrat fait entre eulx de la vendition de certains héritages audit Couascault affectez baillez et delaissez par son tiltre sacerdotal lesquelz héritages ledit Coiscault prétendoit avoir et demander audit Gernigon comme estant inaliénable sans aulcune restitution de prix et davantaige demandoit ledit Couascault que ledit Gernigon eust à luy faire partaige des choses héritaulx demeurez de la succession de deffunct Me Françoys Grandin situés à la Gaullerye paroisse de Chazé et d’autres choses héritaulx acquises par deffunct Françoys Couascault et sa deffuncte femme situés audit lieu de la Gaullerye paroisse de Chazé,

    la Gaullerie apparaît déjà dans un autre acte notarié concernant en 1577 Marin Coiscault, lui aussi demeurant à Marans, sans que je puisse à ce jour dire quel lien entre ces Coiscault

• à quoy estoit déffendu par ledit Gernigon qui disoit estre acquéreur de bonne foy des choses prétendues estre dudit tiltre sacerdotal et en auroit fourny les deniers audit Couascault et pour le regard des autres héritaiges des successions desdits deffunctz Grandin et Couascault offrant ledit Gernigon en faire partaige mais par ce que difficilement elles se peuvent partager offroit les achapter à iceluy Couascault à prix compétent
• ont lesdites partyes sur tout ce que dessus transigé pacifié et accordé fait ledit contrat d’achapt vendition transport en la forme et manière qui s’ensuit
• c’est à savoir que ledit Couascault a ce jourd’huy recongnu et confessé avoir à présent moyens suffisants pour s’entretenir, au moyen de quoi s’en est du jour d’huy en temps que besoing estoit désisté et départy pour et au profit dudit Gernigon qui en demeure seigneur incommutable suivant le contrat de vendition à luy fait desdites choses par ledit Couascault, lequel l’a dabondant lu ratiffié et approuvé par ces présentes sans qu’il en puisse jamais inquiéter ne rechercher ledit Gernigon moyennant qu’iceluy Gernigon est et demeure tenu achapter dudit Couascault les choses cy dessus déppendantes de la succession desdits Grandin et Françoys Couascault

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Titre sacerdotal de Christophe Tresnault, Loué, 1592

Il fallait avoir des parents aisés pour la prêtrise, mais ici, j’ai été très surprise à la fin de l’acte de découvrir que le père, qui donne donc une closerie à son fils, ne sait pas signer. Comme quoi, encore une fois, tous ceux qui ont un peu de bien ne savent pas forcément signer… en tout cas ils savaient compter…

poulets de Loué ?
poulets de Loué ?

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici la retranscription de l’acte : Le 15 février 1592 avant midy comme ainsy soit que Me Cristophle Tresnault clerc demeurant en ceste ville d’Angers, fils de honneste homme Marc Tresnault et de Marie Branchut demeurant en la paroisse de Loué pays du Maine près Parsé en Anjou, ait désir de se promouvoir et lequel espère de parvenir à l’office et estat sacerdotal ce qu’il ne peult faire sinon qu’il luy soit baillé moyens pour s’entretenir et vivre audit estat sacerdotal et affin d’y parvenir et de s’entretenir aux estudes auroit prié et requis ledit Marc son père luy voulloir passer son tiltre sur partie de ses biens immeubles aux fins que dessus lequel auroit bien baillé aulx charges cy après

pour ce est il que en la court du roy notre sire à Angers endroit par devant nous François Revers notaire d’icelle personnellement establys ledit Marc Tresnault tant en son nom que pour et au nom de ladite Branchu sa femme soubzmettant etc confesse avoir ce jourd’huy aulx fins que dessus donné quicté et delaissé donne quite et délaisse dès maintenant et à présent audit Me Cristofle son fils le lieu et closerie domaine appartenances et dépendances de la Courettière comme iceluy lieu se poursuit et comporte sans rien en retenir ne réserver, ledit lieu et closerie sis et situé en la paroisse saint Eustache en Champaigne près ledit Parsé,

    Je n’ai pu identifier la Couretière. Par ailleurs, j’ai trouvé Crannes-en-Champagne et Saint-Ouen-en-Champagne, mais je ne sais si saint Eustache était le patron de l’un de ces paroisses. Si vous en avez une idée, merci de faire signe.

lequel lieu et closerie ledit Marc Tresnault a vériffié par serment valoir par chacuns ans de rente ou revenu annuel toutes charges desduites la somme de 26 escuz 2 tiers, pour dudit lieu ainsi donné et quicté comme dessus, jouir et user par ledit Me Cristofle sa vie durant seulement comme un bon père de famille à la charge de payer et acquiter les charges cens rentes et debvoirs par chacuns ans à l’advenir deubz pour raison dudit lieu,

et outre à la charge dudit Me Cristofle de dire ou faire dire et célébrer par chacuns ans à l’advenir par chacune sepmaine de l’an au jour du vendredi une messe en basse voix de l’office de Saincte Croix pour ainsi suffraiger et oraisonner à l’intention de sesdits père et mère et de ses autres parents et amis vivants et trépassez

    je ne sais pas ce qu’est la messe de sainte Croix.

tout ce que dessus a esté stipulé et accepté par lesdites parties respectivement auxquelles choses susdites et chacunes d’elles tenir et lesdites choses ainsi données comme dict est garantir par ledit Marc Tresnault audit Me Cristofle son filz de tous troubles et empeschements combien de droict ne soient tenuz garantir la chose par eulx donnée s’il ne leur plaist dommaiges etc obligent lesdites parties respectivement à l’accomplissement du contenu de ces présentes chacun pour leur regard eulx leurs hoirs etc foy jugement condemnation etc fait et passé à notre tablier Angers ès présence de René Lebeau marchand Michel Lory et Anthoine Joubert praticiens demeurant à Angers, ledit Marc a dict ne scavoir signer

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Inventaire de la fabrique de Saint-Jean-des-Mauvrets, 1688

suite de l’inventaire (voir hier)
Titres de la dite fabrice
• Item la concession d’un banc dans l’église dudit St Jean pour la damoiselle de Fleurville mantionné à l’inventaire par nous reçu le 23 juin 1686 coté A audit inventaire
• Grosse d’un arrest du parlement de Paris coté audit inventaire sous la lettre C
• Une liasse de 11 pièces concernant le don fait par défunt René Miot et Françoise Dufour sa femme cotée audit inventaire sous la lettre G
• Grosse du testament de défunt Mathurin Morin coté audit inventaire sous la lettre F
• Un contrat d’échange en papier coté sous la lettre G
• Un acte en papier concernant les 2 boisseaux de méteil dus par la demoiselle de Crespy coté sous la lettre H
• Un testament holographe de Michelle Giraudeau veuve Martin Breau coté sous la lettre J
• Un contrat en parchemin passé devant Beraud coté sous la lettre L
• Un contrat en parchemin passé devant la cour et seigneurie de St Alman coté par ledit inventaire sous la lettre M
• Copie du testament de damoiselle Louise Savary cotée audit inventaire sous la lettre N
• Copie du codicile de defunt Me Bertrand Henry prêtre touchant la fondation de la première messe cotée audit inventaire sous la lettre O
• Grosse en parchemin du testament de defunt Jacques Oger coté audit inventaire sous la lettre P
• Grosse en parchemin d’une sentence en dernier ressort contre les religieux de Toussaints cotée sous la lettre Q
• Item la copie d’un marché fait entre Jean Giraudeau cy-devant procureur et Jean Lemercier couvreur d’ardoise, touchant la couverture de l’église dudit St Jean coté sous la lettre R
• Une sentence en papier concernant les 6 boisseaux de bled dus à ladite fabrice par le seigneur de Meseray coté sous la lettre S
• Item la grosse en parchemin pour un contrat fait au profit de ladite fabrice devant Bereau notaire de 3 boisseaux de froment en l’an 1508 laquelle a esté par nous présentement paraphée et cotée sous la lettre R
• Item grosse d’un autre contrat d’acquet de 24 boisseaux d’avoine au profit de ladite fabrice passé devant ledit Breau notaire en 1507 cotée sous la lettre S et paraphée
qui sont tous les eubles joyaux et titres qui se sont trouvés dans ladite église de St Jean appartenant à ladite fabrice desquels lesdits Leconte et Sallot se sont chargés et ont quitté et déchargé lesdits Reverdy et Roceau à la charge desdits Leconte et Sallot de bien et duement régir le tout pendant le temps de leur procure et le tout représenter à la fin d’icelle, à quoi faire et le tout s’en sont establis et obligés sour la cour de la chastellenie de Saint Alman par devant nous René Cruau notaire d’icelle, solidairement un et chacun d’eux seul et pour le tout sans division de personnes ny de biens, eux etc biens et choses etc renonçant etc et par espécial etc ont etc fait et arresté ledit jour 14 juillet 1688 avant midy en présence de noble et discret Me François Chapillon prestre prieur curé dudit St Jean, Charles Boyslève tonnelier, et Jacques Chevallier vigneron tous demeurant audit St Jean tesmoins, lesdits Reverdu, Roceau et Leconte ont déclaré ne scavoir signer

    comme quoi on peut être procureur de la fabrique sans savoir signer et lire !

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Inventaire de la fabrique de Saint-Jean-des-Mauvrets, 1688

Nous partons à Saint-Jean-des-Mauvrets pour l’inventaire de la fabrique.

    Voir ma page sur Saint-Jean-des-Mauvrets
Saint-Jean-des-Mauvrets - carte dite de Cassini
Saint-Jean-des-Mauvrets - carte dite de Cassini

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E90 – Voici la retranscription de Pierre Grelier : Le Le mercredi 14 juillet 1688, devant Cruau notaire de la seigneurie de Saint Alman à Juigné-sru-Loire, inventaire des ornements, joyaux meubles tiltres et papiers appartenant à la cure et fabrice de la paroisse de St Jean des Mauvrets lesquels Pierre Reverdy et Jean Voleau procureur de ladite fabrice ont régy depuis le 23 juin 1586 jusqu’à présent et lesquels lesdits Reverdy et Voleau désirent cedit jour délivrer et mettre en les mains de Luc Leconte et René Sallot nommés procureurs de ladite fabrice et qui ont entré en ladite charge dimanche dernier 11 de ce mois pour estre par eux régy pendant le temps de leur procure, auquel inventaire a esté procédé à la prière instance et requeste desdits Reverdy et Voleau comme s’ensuit
• Premier une croix d’argent doré et argenté avec le baton pour la porter laquelle est garnie de deux escharpes de taffetas barré l’une garnie de frange d’argent doré et l’autre d’une frange d’argent, un oreiller à poser ladite croix avec sa souille de toile et une fausse souille de toile et une chemisette de la croix de serge verte
• Item une autre vieille croix de fer blanc et deux crucifix, un au grand autel et l’autre sur l’autel Nostre-Dame, l’un d’os et d’ivoire et l’autre de cuivre.
• Item deux bannières de couleur rouge l’une neuve garnie de 2 images l’une de la Vierge l’autre de St Jean Baptiste et de 2 pommettes de cuivre et l’autre vieille, qui a seulement une pommette et un baston peint pour les porter
• Item 3 calices et 3 platines d’argent doré, 3 pochettes de toile et un étuy de cuir bouilly où estait un desdits calices, un soleil et custode aussy d’argent doré avec son estuy, un ciboire aussi d’argent doré etun autre petit ciboire d’argent à porter le saint sacrement en paroisse
• Item 3 grosses cloches dont il y en a une rompue, 2 petites clochettes, l’une au grand autel l’autre à l’autel de la Vierge, 2 eschilottes, et 2 vaceaux de fonte
• Item une carrie et days à porter le St sacrement en procession avec sa garniture de taffetas figure garnye de sa frange et frangette de soie
• Item 7 chandeliers de potin, 2 à sepineaux d’estain de peu de valeur, une lampe de cuivre suspendue devant le saint Sacrement
• Item 2 draps mortuaires l’un de velours noir et satin blanc l’autre de serge noire avec sa croix de satin blanc
• Item 2 missels à usage du diocèse d’Angers, un graduel usé, un antiphonaire romain, un vieil plantier, un rituel et 2 processionnaires
• Item un vieil pulpitre de bois de chesne avec un tapy verd et jaune et un petit pulpitre avec aussy un petit tapy et un autre petit pulpitre à mettre sur l’autel
• Item 27 nappes de toile tant bonnes que mauvaises, 8 autres napptes tant grandes que petites bonnes que presque my usées, à servir à la communion et 11 serviettes et 36 essuis mains
• Item 6 pièces de toiles à voiler les images dans le temps de caresme scavoir 2 à la passion, une au grand autel et l’aultre pour l’image de la sainte Vierge
• Item 6 voiles à servir à diverses images
• Item 3 autres voiles l’un de toby blanc garny de dentelle de faux or et les 2 autres de toile garnye de dentelle à servir devant l’image de la vierge
• Item 2 rideaux de soie rouge blanche et verte et 4 pentes rideaux de laine ouvrez dont il y en a 2 autour de la chaire
• Item un habit de la vierge de couleur blanc, 2 autres vieux habits de couleur rouge, dont un est figuré aussi pour servir à l’image de la vierge, un devanteau vert, 4 habits à servir à l’image de Notre Sauveur Jesus Christ, et un devant d’autel de soie rouge blanche et verte.
• Item un autre devant d’autel de tapisserie fait à la main figuré garni de passement de faux or et argent et 2 coussins et un autre devant d’autel de laine rouge et blanche et 2 tapis l’un de laine à carreaux et l’autre de toile indienne
• Item un autre devant d’autel de soie rouge et un autre noir
• Item une chasuble blanche garnie de son estole fanon et voile, une autre chasuble noire aussy garnie de son estole voile et fanon, une autre chasuble de velours rouge garnie comme dessus, une autre chasuble de camelot verd garnie comme dessus, une autre chasuble blanche garnie de 2 fanons, une autre vieille chasuble de soie jaune à fleurs sans estole ni fanon.
• Item 2 chapes l’une rouge l’autre blanche, et 2 dalmatiques blanches, 2 autres rouges et 2 noires
• Item un vieil corporalier, 2 aubes garnies de leurs amicts et ceintures et 3 petits surplyes
• Item 2 vieilles longières de toile à porter les corps des trépassés en terre et 2 autres longières neuves

longière : du 14e au 18e siècle, essuie-mains, nappe commune (M/Lachiver, Dict. du monde rural, 1997)

• Item une chasuble de futaine de plusieurs couleurs
• Item 3 huges (huches) et 2 coffres de bois de chesne fermant de clef et serrures fors l’un desdits coffres et la chaire à prescher
• Item 2 confessionnaux de menuiserie presque neufs
• Item 2 traiteaux de bois de chesne, un fil de fer blanc, un bois de bière à porter le drap mortuaire et 3 chandeliers de fer à mettre autour de ladite bière
• Item un chapier de bois de noyer fermant de clef et serrure et 2 bancs de pareil bois, 2 tables de bois de sapin l’un derrière le grand autreil l’autre devant l’autel Notre Dame à servir à couper le pain bény et un panier d’osier pour le distribuer
• Item un encensoir d ecuivre, l’image de Saincte Véronique, 9 nouquets pour orner les autels, 2 vases, une platine et 2 autres vases le tout de faïence
• Item un devant d’autel de cuir doré neuf, un daventeau devant l’image de Nostre seigneur Jésus Christ, et 2 couronnes une à l’image de la Vierge et l’autre de notre Seigneur

    La suite, qui contient les titres de la fabrique, à demain sur ce blog

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Hénoch, aliàs Enoch

Hier, la transaction sur la pension de Michel Garande, mentionnait Enoc Buret. Ce curieux prénom n’est pas celui d’un saint. J’ai voulu en savoir plus :

Ascension dHénoch vue Raffaello Sanzio (XVe)
Ascension d'Hénoch vue Raffaello Sanzio (XVe)

Hénoch est un patriarche antédiluvien, fils de Caïn et père de Mathusalem.
Selon la Genèse, v. 24, il disparut mystérieusement « enlevé par Dieu » comme le prophète Elie, et le Serviteur de Yahvé du second Isaïe. Il devint une grande figure de l’apocalyptique juive.

le livre d’Hénoch, une des grandes apocalypses juives. Il donne un ensemble d’exhortations et de prophéties, concernant la fin des temps. Cité dans le Nouveau Testament (Jude, 14) il a eu une grande influence sur la pensée chrétienne. Il a été écrit en hébreu et en araméen (des fragments dans les deux langues ont été retrouvés à Qumrian). On peut dater les diverses sevtions qui le composent d’une période s’étendant de 170 à 60 av. J.-C. (Dict. Encyclopédique Larousse, 1983

    En savoir plus sur Internet

Mais je dois reconnaître que c’est probablement la première fois que je rencontrais ce prénom dans mes recherches.

saints Mamers, Pancrace, Servais, les saints de glace

Voici les 3 saints de glace, selon l’encyclopédie Migne :

Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace.

saint Mamert, Mamertus, évêque de Vienne en Dauphiné. Son savoir, ses vertus et le don des miracles dont Dieu le favorisé rendirent son nom illustre. Mais ce qui a le plus contribué à l’immortaliser dans l’Eglise, c’est l’institution des Rogations. Des éruptions volcaniques, des tremblements de terre et d’autres fléaux effrayaient alors les populations. Mamert, voyant dans ces calamnités une marque de la colère de Dieu contre les crimes des hommes, établit dans son diocèse, pendant les trois jours qui précèdent l’Ascension, des supplications publiques, connues sous le nom de Grandes Litanies. Cette sainte institution fut bientôt adoptée dans les diocèses voisins et devint ensuite une pratique universelle en Occident. Saint Mamert ordonna prêtre Claudien Mamert, son frère, qui au rapport de saint Sidoine Apollinaire, était le plus beau génie et l’homme le plus savant de son siècle. Sa piété égalait sa science, et il rendit d’importants services à Mamert dans le gouvernement de son Eglise. Le saint évêque de Vienne arrêta par ses prières deux incendies qui menaçaient de détruire sa ville épiscopale. Il mourut trois ans après son frère, c’est-à-dire, en 477. Fêté le 11 mai

saint Pancrace, neveu du martyr saint Denis, fut martarysé lui-même à Rome, sous le règne de Dioclétien, en 304, à l’âge de 14 ans. Il fut enterré dans le cimetière de saint Calépode, qui prit ensuite son nom. On bâtit sous son invocation une église qui fut réparée dans le Ve siècle, par le pape Symmaque, et dans les VIIe par Honorius 1er. Saint Grégoire de Tours l’appelle le vengeur des parjures, et dit que Dieu, par un miracle continuel, punit visiblement les faux serments qui ont été faits en présence de ses reliques. Une partie de ces précieuses reliques fut envoyée, en 655, à Oswi, roi d’Angleterre, par le pape Vitalien. Il y a dans ce royaume, ainsi qu’en France, en Italie, en Espagne, un grand nombre d’églises qui portent le nom de saint Pancrace – Fêté le 12 mai.

Avant Saint-Servais, point d’été, après Saint-Servais, plus de gelée.

saint Servais, Servatius, évêque de Tongres, occupait déjà ce siége lorsqùe saint Athanase, patriarche d’Alexandrie, fut exilé à Trèves par Constantin, en 336. Il reçut avec de grands honneurs cet illustre confesseur de la foi, dont il partageait les sentiments, comme il le prouva au concile de Sardique, en 347. Dans le concile de Rimini, tenu en 359, il s’opposa fortement aux manoeuvres des ariens avec saint Phébade d’Agen, et si ces deux saints évêques se laissèrent tromper par les hérétiques en souscrivant une profession de foi rédigée en termes captieux, ils réparèrent cette faute, qui n’était qu’une surprise faite à leur bonne foi, en travaillant de tout leur pouvoir à dévoiler la fourberie de ces hérétiques. Saint Servais prédit l’invasion des Gaules par les Huns, et la vue des malheurs que ces barbares devaient causer à sa patrie lui fit essayer de fléchir la colère divine par ses prières, ses larmes et ses austérités. Il entreprit même, en 382, le pèlerinage de Rome, pour intéresser en faveur de son pays les apôtres saint Pierre et saint Paul ; mais Dieu lui révéla qu’il avait résolu de punir les péchés des Gaulois par le fléau de l’invasion, dont il ne devait pas être témoin ; car il mourut peu après son retour à Tongres, vers l’an 384. On éleva sur son tombeau, qui avait été illustré par plusieurs miracles, une église en son honneur. La plus grande partie de ses reliques fut portée à Maestricht, lors de la translation du siége épiscopal de Tongres dans cette ville. — 13 mai.