Un parapluie, un cadre, des glaces et un moine : objets remarquables de Marie Fleury veuve Delahaye, Le Lion d’Angers 1842

Ces objets sont la marque d’une famille assez aisée, mais je n’avais encore jamais rencontré le moine.
J’ai d’abors été chercher mon Dictionnaire du Monde Rural de Michel Lachiver et découvert que c’était une chauferette.
Je me souviens d’une de mes grands tantes qui possédait un tel objet, dans lequel on mettait des cendres. Le sien était en laiton.
Puis, j’ai cherché sur Internet et là, stupéfaction, l’article de WIKIPEDIA est très bien fait, preuve que cette base de données est parfois satisfaisante, mais encore parfois décevante.

Outre cet objet au si joli nom, la vente qui suit, comme d’autres ventes déjà vues ici, a la particularité de ne pas donner tous les objets, car les héritiers ont éliminé de la vente certains. Mais ici, le notaire le note à la fin de cet acte de la vente publique. Et devinez ce que les héritiers se sont réservés :

4 gobelets en argent

L’argenterie est chose rare dans les successions, et bien sûr la marque d’une certaine aisance.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 3 janvier 1842 est comparu Edouard Belot, surnuméraire de l’enregistrement à Segré, agissant comme fondé de pouvoir de Me Roussier notaire au Lion d’Angers, lequel a déclaré que ce jour ledit Me Roussier procédera à la vente des meubles dépendant de la succession de Marie Fleury veuve Michel Delahaye, décédée au Lion d’Angers à la requête de ses héritiers … et en présence : 1° du sieur Nicolas Druault, aubergiste, et de dame Marie Delahaye son épouse, demeurant au Lion d’Angers rue du cimetière – 2° du sieur François Delahaie, propriétaire demeurant aussi au Lion d’Angers – 3° et de M. Elie Honoré Deslandes, greffier de la justice de paix du canton du Lion d’Angers demeurant en cette ville, ce dernier agissant au nom et comme mandataire de M. René Gannes, limonadier demeurant à Laval rue Napoléon, tuteur naturel de Jenny Gannes sa fille, âgée de 7 ans, issue de son mariage avec feue Jenny Delahaie son épouse, dont elle est restée seule héritière, ainsi qu’il résulte de la procuraiton dudit Gannes, contenue en la clôture de l’inventaire dressé par le notaire soussigné le 15 décembre dernier ; (f°2) ladite dame Druault, le sieur François Delahaie et la mineure Gannes héritiers chacun pour un tiers de dame Marie Fleury leur mère et ayeule, veuve de Michel Delahaie, décédée au Lion d’Angers le 3 décembre dernier, ainsi qu’il résulte de l’intitulé de l’inventaire sus-énoncé. A la conservation des droits et intérêts des parties et de tous autres qu’il appartiendra, il a être par Me Roussier notaire au Lion d’Angers, assisté de M. Joseph Fautras instituteur et Joseph François Lami bottier demeurant au Lion d’Angers, témoins instrumentaires, procédé à la vente publique des meubles et effets mobiliers dépendant de la succession de ladite veuve Delahaie, et décrite en l’inventaire précité, le tout trouvé dans la maison où elle est décédée, sise au Lion d’Angers, rue du Cimetière, et sur la représentation qui sera faite desdits objets par lesdits époux Druault qui en sont chargés, ainsi qu’il est énoncé audit inventaire. Les enchères vont être proclamées par le sieur André Paré, appréciateur de meubles, demeurant commune de Thorigné, choisi par les parties, lequel, à ce présent, a promis de remplir cette fonction avec loyauté. Un nombre suffisant d’enchérisseurs s’étant présenté par suite des publications faites à diverses reprises au Lion d’Angers, il a été procédé à ladite vente comme suit : 1° un lot de poterie adjugé à Nicolas pour 50 centimes – 2° un lot de verres et fayence à la veuve Boulay 55 centimes – 3° 4 tasses à café, soucoupes et sucrier à la femme Moreau 75 centimes – 4° trois plats à la même 40 centimes – 5° une petite soupière, une écuelle, un plat à la veuve Mercier 75 centimes – 6° un saladier et un plat à la femme Puyraspeau 80 centimes (f°3) – 7° une soupière à Delestre 1 F – 8° 6 assiettes de fayence à Peyras 85 centimes – 8° 6 assiettes de fayence à Peyras 85 centimes – 9° 6 autres à Paré 55 centimes – 10° 4 assiettes creuses au même 40 centimes – 11° 9 cuillers et 4 fourchettes à Delestre 1,40 F – 12° Selle et broquet à Moncelet 1,40 F – 13° un soufflet et un saunier à Paré 85 centimes – 14° une cuiller de pot, un friquet, un fallot à Coudray 65 centimes – 15° une poêle à frire une percé à Nicolas 1,80 centimes – 16° 2 chandeliers un pot de chambre à la femme Rousseau 1,30 F – 17° une marmite et une mesure de bois à la même 1,15 F – 18° un chaudron à la femme Moreau 3 F – 19° une vieille poêle chaudière à la veuve Mercier 8,30 F – 20° une table à Delestre pour 65 centimes – 21° une jupe brochée et 2 manteaux de nuit à la femme Moreau 2,30 F – 22° 2 tablies de flanelle à Marie Mellet 1,50 F – 23° 2 gilets brochés à la veuve Mercier 4,05 F – 24° 2 gilets brochés et une flanelle à Nicolas 3,50 F – 25° une robe de flanelle et une de coton à Moncelet 2,60 F – 26° un mantelet et une robe d’étoffe à la femme Moreau 1 ,95 F – 27° 3 mouchoirs de col à la veuve Allard 1,05 F – 28° 2 autres à la femme Rousseau 2,05 F – 29° 2 mouchoirs de laine à Nicolas 4,05 F – 30° 6 mouchoirs de poche à la femme Rousseau 80 centimes – (f°4) 31° 6 vieux mouchoirs de poche à Françoise Thibault 1,30 F – 32° 4 autres àla femme Rivron 1,25 F – 33° 3 mouchoirs à François Delahaie 1,65 F – 34° 3 autres au même 1,60 F – 35° 2 tabliers de coton à la femme Moreau pour 1,25 F – 36° 3 tabliers de coton à la femme Rifre 4,90 F – 37° 5 coiffes et un bonnet à la femme Rousseau 3,30 F – 38° 3 autres coiffes à Françoise Thibault 1,80 F – 39° 3 autres à la femme Rousseau 1,15 F – 40° une coiffe et 4 cols à la femme Moreau 1,60 F – 41° 3 coiffes et 3 serre tête 1,25 F – 42° 2 coiffes et 4 cols à la Françoise Thibault 1,65 F – 43° 2 vieilles souilles et une camisole à Moreau 62 centimes – 44° 3 paires de bas à Moncelet 1,15 F – 45° 3 autres paires à la femme Oger 86 centimes – 46° 5 taies d’oreiller à la femme Rivron 1,75 F – 47° 3 taies d’oreiller à Nicolas 1,85 F – 48° 3 autres au m ême 1,75 F – 49° 6 essuie mains au même 1,05 F – 50° 4 autres au même 1,55 F – 51° une nappe à Moncelet 3,20 F – 52° une autre à Nicolas 2,50 F – 53° 2 draps à Moncelet 10,70 F – 54° 2 autres à Anne Ragot 9,50 F – (f°5) 55° 2 autres draps à la femme Moreau 9,50 F – 56° 2 autres à Moreau 12,05 F – 57° 3 serviettes à Nicolas 2,75 F – 58° 2 chemises à la femme Guémas 1,25 F – 59° 3 chemises à la femme Moreau 2 F – 60° 2 chemises à la même 4,20 F – 61° 2 aures à Moncelet 5 F – 62° 2 autres à la femme Moreau 5,10 F – 63° 2 autres à la même 5,25 F – 64° 3 serviettes à François Delahaie 3,10 F – 65° une chemise à la même 2,70 F – 66° une vieille armoire peinte en gris à Françoise Thibaut 11,40 F – 67° 4 bouteilles, une mesure d’étain, un moine à Chevalier 1,20 F – 68° un parapluie et un manteau au même 3,25 F – 69° une encherrier à Bourdais 1,30 F – 70° un buffet à Bourdais 40 F – 71° une armoire à Nicolas 41 F – 72° une table à Nicolas 3,15 F – 73° 3 chaises à Jouanneau 2,30 F – 74° 3 autres à François Delahaie 1,95 F – 75° 2 autres à Nicolas 1,30 F – 76° une couète à Nicolas 52,50 F – 77° un traversin et 2 oreillers au même 7 F – 78° une couverture piquée au même 8 F – 79° une mante verte au même 10 F – 80° un tour de lit et rideaux de ras vert à Nicolas 20 F – (f°6) 81° 3 cadres à Delahaye 60 centimes – 82° une glace à Nicolas 85 centimes – 83° un lot de chiffes au même 50 centimes – 84° un bas de buffet à Jouanneau 9 F – Total du prix des objets adjugés 377,65 F ; ce sont tous les meubles et effets mobiliers dépendant de la succession de la veuve Delahaie à l’exception cependnt de 4 gobelets en argent prisés sous l’article 27 de l’inventaire que les réquérants ont conservé….

Claude Delahaye et Marie Davy font démission de leurs biens à 2 de leurs fils : Angers 1624

Autrefois, comme d’ailleurs il n’y a pas si longtemps, les parents n’avaient pas le droit de déshériter leurs enfants, mais des exceptions étaient prévues, et j’en ai déjà rencontré quoique très rarement je dois dire.
L’exception n’allait pas de soi, et passait devant les juges, il fallait donc être un enfant particulièrement répréhensible pour mériter un tel sort. Ceci dit ce qui était autrefois répréhensible n’est pas la même chose que maintenant ! Je rappelle donc ici pour mémoire l’exhérédation Allaneau, pour cause d’inceste du fils avec sa soeur.

Donc, ce jour je vous mets des parents âgés, qui n’en peuvent plus de la gestion de leurs biens et en font démission mais au début de l’acte une phrase terrible parle de leur fils Michel qui par la suit est exclu. Je vous laisse lire.

Il s’agit d’une famille de marchand aisé, possédant 3 métairies, mais endettés car cautions de leur fils Michel qui a dû sans doute leur causer des soucis. Mais rassurez vous on lit à la fin de l’acte qu’avant d’accepter la démission des biens et des dettes les 2 fils ont fait l’inventaire et s’ils acceptent c’est que les dettes sont inférieures à la valeur des biens, on devine même à travers les accords qu’elles ne montent qu’à 3 000 livres qui est le prix d’une des 3 métairies.

Elles seront acquitées par Louis, qui a épousé une Du Puy du Fou, qui possède 3 000 livres de deniers dotaux, et c’est donc avec les deniers dotaux de son épouse qu’il va régler les dettes mais en contre-partie la métairie de la valeur de 3 000 livres appartient donc à son épouse. Ainsi elle passe du père Delahaye à sa belle fille du Puy du Fou et non à son fils à cause des dettes.

Quoiqu’il en soit, je voulais étudier ce Claude Delahaye, car je descends moi-même de Claude Delahaye qui vit à Avrillé. Donc, j’en conclue qu’à ce jour il n’y a aucun lien possible, sinon dans une lointaine souche antérieure probable, entre mon Claude Delahaye et celui qui a des biens à Saint Laurent du Mottay, car ils sont éloignés géographiquement à cette date de 1624.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 20 août 1624 avant midy (devant Guillaume Guillot notaire du roy à Angers) comme ainsi soit que honneste personne Claude Delahaie lesné marchand et Marie Davy sa femme demeurant en la ville d’Angers paroisse de la Trinité ne pouvant à cause de leur vieillesse et indisposition plus vacquer au … de leurs biens et affaires, estant mesme chargés de plusieurs debtes passives tant de leur chef que comme cautions de Michel Delahaie leur fils aisné dont ils sont journellement poursuivis et qui leur cause de grands frais, ayant désir et volonté faire desmission et transport de tous leurs biens droits et actions mobilières et immobilières au profit de Louis et Claude Delahaie le jeune leurs enfants pour par eulx jouir et disposer dès à présent desdits biens en propriété et à perpétuité ainsi que bon leur semblera, eussent exposé leur intention à leurs enfants et iceux requis accepter ladite demission, ce que lesdits Louis et Claude, pour mettre leursdits père et mère à repos et les descharger des peines et tracats qu’ils ont en leurs affaires et pour leur éviter la ruine desdits biens, auroient bien voulu (f°2) combien que la démission soit en apparence plus onéreuse que lucrative, pour ce est-il que par devant nous Guillaume Guillot notaire royal à Angers furent présents en personne soubzmis et obligés lesdits Claude Delahaie lesné et Marie Davy sa femme de luy authorisée par devant nous quant à ce d’une part, et lesdits Louis et Claude Delahaie le jeune demeurant audit Angers d’autre part, lesquels ont sur ce que dessus et choses cy après accordé et convenu ce que s’ensuit, c’est à savoir que lesdits Delahaie et Davy père et mère se sont volontairement et de leur bon gré desmis devestus et désaisis et par ces présentes se démettent dévestent et désaisissent pour tousjoursmais à l’advenir du fonds propriété seigneurie et jouissance des choses cy après savoir : du lieu domaine et mestairie de la Grissonnière située en la paroisse de St Laurent du Mottay composé de maisons jardins ayreaulx rues et issues terres labourables, un petit étang, ung clos de vigne appelé la Brouardière contenant 10 quartiers ou environ, de prés, bois taillies de haulte futaie, et autres dépendances – Item le lieu et mestairie de Sauzay (touchant la Grissonnière, et les deux sont situées au N.O. du bourg proche) en ladite paroisse de St Laurant aussy composé de maisons (f°3) et édifices ayreaux jardins rues et issues terres labourables, bois et autres appartenantes – Item les lieux domaine et mestairie de la Besnardière située en la paroisse de Beaussé pareillement composé de maisons et bastiements jardins ayreaux rues et issues terres labourables et près et autres appartenances, ainsi que lesdites choses cy dessus se poursuivent et comportent sans rien en réserver – Item se desmettent comme dessus lesdits Delahaie et sa femme du nombre de 10 boisseaux de bled seigle mesure de St Laurent du Mottay de rente foncière deue chacuns ans et qu’ils ont droit de prendre sur le lieu domaine et métairie du Mottay en la paroisse de St Laurent du Mottay, et de toutes et chacunes les debtes actives de quelque nature espèce et qualité qu’elles soient qui sont, peuvent et se trouveront estre deues et appartenir auxdits Claude Delahaie lesné et ladite Davy sa femme pour quelque cause que ce soit … sans rien en réserver, le tout pour et au profit desdits Louis Delahaie et Claude Delahaie le jeune pour en jouir et disposer (f°4) à l’advenir desdites choses cy dessus démises en pure et pleine propriété et à perpétuité ainsi que bon leur semblera comme de leur propre … – A la charge desdits enfants de payer les cens rentes et debvoirs que peuvent debvoir lesdites choses, et outre de payer et satisfaire àleurs cousts et frais toutes debtes passives quelesdits Delahaye et Davy père et mère peuvent et se trouvent debvoir à présent à quelque personne pour quelque subjet et en quelque sorte et manière que ce soit tant en principal que arrérages de rente ou intérests et despens et frais et autres à quelque somme que lesdites debtes passives montent et reviennent et en acquiter et descharger leursdits père et mère en sorte qu’ils ne soient et ne puissent estre cy après aulcunement inquiétés ne recherchés ; et desquelles choses héritaux cy dessus délaissées les parties ont convenu et accordé qu’il en demeure par ces présentes audit Louis Delahaie tout ledit lieu domaine et mestairie de la Grissonnière avec ses appartenances et dépendances, comme il est cy dessus exprimé, sans que ledit Claude Delahaie le jeune y puisse rien prétendre (f°5) ny participer et ce pour paiement et remboursement audit Louis de la somme de 3 000 livres qu’il a payée ou paiera aussi pour le tout des debtes passives de sesdits père et mère … – Et ont lesdits Louis et Claude Delahaie enfants déclaré et protesté compter la présente démission et faire ce que dessus par bénéfice d’inventaire seulement et avoir connaissance de la valeur desdits biens délaissés sans que les créanciers de leursdits père et mère en puissent tirer à conséquence … – Et d’aultant que ledit Louis Delahaie a déclaré que (f°6) lesdites 3 000 livres qu’il a payées ou paiera en argent desdites debtes et pour lequel ledit lieu de la Grissonnière luy est cy dessus demeuré en particulier sont procédés des deniers dotaux de damoiselle Françoise Du Puy du Fou son espouze de son prore par leur contrat de mariage, il a accordé et consenti accorde et consent par ces présentes que ledit lieu de la Grissonnière et ses appartenances et dépendances soit et demeure et appartienne pour le tout à ladite du Puy du Fou sa femme à ses hoirs et qu’elle en jouisse et dispose en propriété pour lesdites 3 000 livres de deniers dotaux – Tout ce que dessus stipulé et accepté par lesdites parties et pour nous notaire pour ladite Du Puy du Fou absente, et à l’effet et accomplissement etc renonçant etc dont etc fait audit Angers maison du prieur de l’Hostel Dieu st Jehan dudit lieu présents Nicolas Bonvoisin et René Raimbault clercs demeurant audit Angers tesmoins »

Succession de René Delaporte et Marguerite Delahaye : Angers 1646

Malgré toutes mes recherches sur mes DELAHAYE, je n’avais pas à ce jour la preuve exacte de filiation de Marguerite Delahaye épouse Delaporte, ce qui avait aussi indirectement pour effet que Mathurine Delahaye épouse Doisseau était aussi dans le même cas. En fait, j’avais là encore 2 possibilités absoluement proches et cousines, mais tout de même il fallait être exact, et on manque souvent de preuves dans les registres paroissiaux, car les actes ne sont pas assez explicites, même en étudiant tous les baptêmes et tous les enfants et alliances des collatéraux.

Bref, je m’étais lancée la semaine dernière, malgré mon état de santé moins performant, dans l’étude d’une succession de 32 pages !!!
C’était donc au dessus de mes forces…
Mais j’ai fait ce que j’ai pu.
Et même si vous voyez ci-dessous que j’ai sauté rapidement par dessus certaines pages, c’est que j’ai trouvé le fil tant cherché depuis longtemps. Comme quoi d’ailleurs il ne faut jamais désespérer.
Donc il faut bien rattacher Mathurine Delahaye épouse de Jacques Doisseau de Françoise Ogeron.

Donc, le fil figure, tenez-vous bien, à la fin de cet immense acte.
Comme quoi il est important de tout retranscrire, et non utiliser la diagonale.

C’est fou n’est-ce pas ?
Et j’en reviens à nos essais de filiation de Jacques Doisseau car 2 naissances à une mois près sur la même paroisse d’Angers et ensuite une absence de preuves filiatives, ne permettent que de rester aux suppositions, même si elles paraissent certaines. Alors, je suppose qu’un jour, après moi, quelqu’un d’aussi tenace, trouvera une succession dans les notaires d’Angers, car pour ma part, je ne suis plus en forme pour m’y rendre… et je nefais donc que l’exploitation des vues que j’avais soigneusement prises autrefois pour mes très vieux jours…

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 26 mars 1646, Nous François Delahaye notaire royal Angers, ce requérant honnorables personnes René Delaporte, Pierre Delahaye curateur à la personne et biens de Françoise Martin fille et unique héritière de défunts Me François Martin notaire de cette cour et Françoise Delaporte fille dudit René Delaporte et de defuncte Marguerite Delahaye, et honnorable personne Pierre Doublard marchand bourgeois Angers nommé d’office par la provision de curatelle dudit Delahaye expédiée au siège de la prévosté de cette ville le 15 de ce mois pour aprécier avec les autres ci-nommés les héritages relaissés par la démission dudit Delaporte à ses enfants, sommes transportés de la ville d’Angers au village de Martineau à Juigné-sur-Loire distant de 2 lieues ou étant arrivés sur les 19 heures au lieu dont jouissait ledit Delaporte, trouvé en icelui Mathurin Cambrois closier dudit lieu, lui aurions enjoint d’en faire présentement montrée (f°2) des logements, jardins, terres, vignes et prés, ce qu’il a promis faire, et après avoir fait perquisition si Jean Durand pris d’office par ladite provision de curatelle estoit audit village sa demeure, icelui Cambrois et autres voisins nous auroient fait response ledit Durand estre absent, sommé les parties de convenir d’autre personne en son lieu et place, ce que n’ayant voulu faire, aurions mandé et fait venir Jean Proustier vigneron demeurant audit village de Martineau, beau-frère dudit Durand, lequel venu avons pris le serment en tel cas requis, lesquels nous ont dit estre âgés, savoir ledit Doublard de 40 ans et ledit Proustier de 60 ans ou environ – ce fait sommes avec eulx transportés sur ledit lieu et enjoint auxdits experts le voir, visiter et apprécier, et en faire présentement leur rapport, ce qu’ils nous ont promis faire, sur la monstrance qui leur en a esté faite par lesdits Delaporte et Cambrais, ledit lieu se compose, savoir d’une maison bastie en comble dans laquelle y a une chambre basse à cheminée ayant l’ouverture au soleil de midi, un grenier au dessus, le tout couvert (f°3) d’ardoise, au devant de laquelle maison y a une cour fermée de murs contenant 55 pieds de long, laquelle a son ouverture sur le chemin à venir de Soullaire audit Juigné, fermant d’une grande porte ferrée, les bassres en croix garnie de serrure et couillets, le long de laquelle cour est une grange bastie en comble dans un bout de laquelle est planté le pressoir à fûts et dans l’autre bout d’icelle est le logement du closier, lequel logement est composé d’une chambre basse à four et cheminée ayant son entrée par devant ladite cour, un grenier au dessus, lequel est renfoncé dans ledit pressoir, à côté de laquelle grande porte est une petite étable bâtie en appentis, le tout couvert d’ardoise, au derrière duquel logis et grange est un jardin fermé de murs contenant 1,5 boisselée de terre ou environ, lequel mur du hault est en partie mutuel entre ledit Delaporte & Pierre Durand voisin, comme a semblable celui de ladite cour du côté du jardin de Raphaël Mestairye à cause de sa femme, ladite appartenance joignant d’un côté ledit grand chemin d’autre côté les maisons et jardins de Pierre Durand et autres chacun par (f°4) son endroit, d’unbout les appartenances de Jean Auffrau et Jacques Lebreton chacun par son endroit, d’autre bout le jardin dudit Mestairye, au davant de laquelle maison est une petite cour dans laquelle est une petite estable à porcs et un appentif servant d’estable aux vaches avecq un grenier au dessus, laquelle cour est fermée de murs qui en dépendent pour le tout et à son entier dans ledit chemin, tous lesquels logements, cours, pressoir et jardin lesdits Doublard et Proustière ont estimé valoir la somme de 1 000 livres (f°5) … (f°13) – Item 2 boisselées de terre ou environ en la place appelée la Noue Aubert joignant d’un côté la terre de Gilles Bouvet, d’autre côté la terre de Jean Quenion, d’un bout le chemin du Plessis à Juigné, d’autre bout la terre de René Bouvet, prisées 60 livres. – Sont tous les héritages dépendant dudit lieu de Martineau fait voir auxdits experts lesquels ils ont cy dessus appréciés pièce par pièce suivant leurs situations, le prix desquels héritages se monte et revient à la somme de 3 625 livres, estimé ledit lieu valoir en l’estat qu’il est de revenu annual chargé desdites rentes la somme de 160 livres par chacun an ; ce fait ledit Delaporte a dit n’y avoir autre que ce que dessus. Sur ce requérant les parties, avons dressé le présent procès verbal pour s’en servir en temps et lieu ce que de raison et du consentement (f°14) desdites parties elles emportent assignation a se treouver demain 10 h de la matinée au bourg d’Escouflant, en laquelle paroisse y a partie des autres héritages … signé Delaporte, P. Delahaye, F. Delahaye, Doublard – Et le 27 mars 1646 (f°15) requérant lesdits Delaporte et Pierre Delahaye, nous notaire susdit sommes transporté d’Angers au bourg d’Escouflant distant d’une lieue, sur les 9 heures, aurions fait perquisition chez le nommé Coullombeau nommé expert pour aprécier les héritages sis en ladite paroisse d’Escouflant avec ledit Doublard, y estoit lors et après qu’il nous a esté fait rapport par ses voisins ledit Coullombeau n’estre de présent en ladite paroisse, du consentement des parties avons mandé et fait venir chascuns de Jean Maurillon marchand, et Pasquier Dupont laboureur, demeurant en ladite paroisse, lesquels venus sommé les parties de déclarer s’ils les ont à suspects, ont dit que non et qu’ils se rapportent à eux et audit Doublard de voir les héritages possédés par ledit Delaporte, en ladite paroisse et les apprécier en leurs consciences, et en faire leur rapport par devant nous, au moyen de quoi, serment pris desdits Maurillon et Dupont et réitéré dudit Doublard, ont dit estre âgée savoir ledit Maurillon de 60 ans ou envirion et ledit Dupont de (f°16) 52 ans ou environ, et ledit Doublard de 41 ans ou environ. – Ce fait, les parties les ont prié et requis voir lesdits héritages, lesquels à cette fin ont fait voir les héritages comme suit : 1 maison bastie en comble dans laquelle y a une chambre basse four et cheminée, un grenier au dessus dans lequel y a aussi cheminée, au bout d’icelle maison du côté de la cheminée y a une étable aussi bastie en comble, le tout couvert d’ardoise, aireau et issue au davant, et au derrière de ladite maison y a un petit jardin contenant 0,5 boisselée, joignant le jardin de Bellebranche, d’autre côté les appartenances de Nicolas Guepin, d’un bout à ladit maison ci-dessus et d’autre bout le chemin du bourg d’Escouflant au village du Chesne ; et à l’autre bout de ladite maison y a une petite chambre en appentis, couverte d’ardoise, le tout prisé 300 livres – Item 1 clotteau de terre clos à part devant ladite maison, le haut duquel cloteau l’on fait servir de jardin, lequel contient 4 boisselées, joignant d’un côté (f°17) le jardin de Bellebranche et les appartenances du lieu de la Rivière, d’autre costé la ruette du bas du bourg et un petit jardin des héritiers Jean Langlois, et d’autre bout la maison et terre de Nicolas Guepin, lequel lieu est à présent tenu par René Guépin closier, prisé 100 livres – Item 2 boisselées de terre aux champs du Petit Carrefour, ensepmancées en blé seigle, joignant d’un côté la terre de la veufve Dufresne, d’autre côté le terre des héritiers Thomas Helbert, d’un bout la terre de la cure d’Escouflant, d’autre bout le chemin d’Angers à Briollay, prisées 60 livres – Item 2,5 boisselées de terre aux champs de la Groye joignant d’un côté la terre de Nicolas Guépin, d’autre côté la terre de Pierre Pineau, d’un bout la chemin appellé le Pasty Gasnier, d’autre bout la terre de la cure d’Escouflant, une haye entre, prisées 85 L ; item 1 lopin de terre labourable dans la pièce du Grand Ongras contenant 11 boisselées joignant d’un côté /18 la terre de Guitton, d’autre côté la terre dudit Morillon, d’un bout la terre du Petit Bellemotte d’autre bout le chemin de Lonurie au Péré, ledit lopin partie ensemancé & partie en guere, prisé 450 L ; /25 d’un côté la vigne dudit Coustan d’un bout la vigne ci-dessus ; item 1 grande planche de vigne au clos des Piardièresj oignant d’un côté la vigne de nous Nre & y aboutée d’un bout & en partie, de l’autre côté des héritiers Pieu, d’autre bout le chemin de la Garde à Apvrillé, toutes les vignes au clos des Piardières estimées à 2 quartiers prisées 180 L ; item 1 petit clos de vigne clos à part contenant 3 quartiers devant la porte de la Petite Garde, joignant d’un côté le chemin du Moulin de la Garde à Apvrillé, d’autre côté la terre de la métairie de Lyeru dépendant de Fontaine-Daniel, abouté d’un bout 1 clos de vigne dépendant du temporel de la cure d’Apvrillé, d’autre bout une petite ruette des terres de /26 Item 1 petit cloteau de terre labourable au haut du jardin d’Apvrillé joignant d’un côté & abouté d’un bout la terre dudit lieu, d’autre côté la vigne dela cure, d’autre bout les jardins de la Croix Blanche & de la Fleur de Lis, prisé 100 L ; item 1 cloteau de terre labourable appellé le clotteau de Laire contenant 7 boisselées, joignant d’un côté le chemin ledit logis & jardin, d’autre côté la vigne & terre de Me Greslan, abouté d’un bout la ruette entre la cellerie & ledit cloteau, ds’autre bout la terre ci-cessus, prisé 120 L ; item 1 clotteau de terre labourable appellé le cloteau de la Saullaye contenant 7 boisselées joignant led chemin & pièces ci-dessus, prisé 140 L ; item 1 cloteau appellé le cloteau (f°27) du Puy dans le coin duquel vers le bourg est situé une fontaine en face du puits, contenant ca 10 boisselées de terre, joignant d’un côté ladit chemin d’autre côté la terre dépendant de la Chapelle de la Sellerie, d’un bout la terre ci-dessus, d’autre bout le cloteau de terre appartenant à Pierre Gernon le Jeune, ledit clotteau prisé 200 L : item 1 petit lopin de pré clos à part devant le cimetière d’Apvrillé, joignant d’un côté & aboutté d’un bout le pré de Pierre Gernon, d’autre côté la rue de la Ternière & d’autre bout les jardins de Pierre Gilles, ledit lopin prisé 100 L – Qui sont tous les héritage dépendant dudit leu de la petite Garde, montrés par ledit Delaporte, le prix desquels monte 1 620 livres, et de revenu annuel 70 livres, déclarant ledit Delaporte que René Ballain a droit de guessenier, vendange des vignes qui luy sont escheues en partage de sa deffunte mère sis au cloux des Piardières sur les partages faits entre leurs auteurs de la succession de deffunt René (f°28) Delahaye et Françoise Ogeron. – Fait et arresté audit bourg d’Apvrillé, présents lesdites parties et experts ; et pour voir et apprécier les 2 maisons sises en la ville d’Angers appartenant audit Delaporte du consentement des parties elles emportent assignation à se trouver demain maison dudit Delaporte en ladite ville d’Angers sise au hault de la rue de l’Escorcherie 10 h de la matinée »

Succession Jubin après remariage d’Yvonne Bouée sa veuve à Taupin : Rochefort sur Loire 1623

Autrefois on possédait moins de choses que de nos jours, mais on y tenait toute la vie et on en faisait faire inventaire dès le décès d’un conjoint. Les évennements récents nous ont illustré combien les choses ont changé, et si j’en crois les émissions de télé que j’écoute sans doute trop, les droits de succession vont encore augmenter bientôt, sauf pour les malins partis à l’étranger …

Donc, ici, on compte réellement ce qui est dû à la veuve remariée, mais aussi à ses enfants mineurs, qui ont un curateur. Le tout est rigoureusement défini par la coutume, qui est un droit coutumier par province, ici l’Anjou. Et l’acte qui suit n’est autre que l’inventaire des dettes passives et actives et ensuite le calcul de la part qui revient à chacun, et comment chacun va toucher sa part. Personne n’était oublié autrefois, enfin si tout de même les enfants nés hors mariage, les pauvres, ils étaient totalement oubliés, même si j’ai déjà rencontre plusieurs dotations par leur père officieux lors de la naissance et une fois pour toute leur vie.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 31 mars 1623 après midy, par devant nous Jullien Deille notaire royal Angers furent présents estaliz et deument soubzmis honnorables personnes René Guischet marchand demeurant à Rochefort mary de Yvonne Boué auparavant veufve feu René Jubin, ayant accepté la communauté dudit deffunt Jubin et d’elle et héritier mobilier et usufruitier de deffunte Jehanne Jubin sa fille décédée depuis ledit deffunt son père, promettant faire ratiffier ces présentes à sadite femme toutefois et quantes d’une part, et Me Denys Taulpin greffier de la seigneurie de Sarant, au nom et comme curateur des 4 autres enfants dudit deffunt Jubin et de ladite Boué, et encores Louys Greffier marchand demeurant en la ville de Rennes d’autre part, lesquels pour éviter aux difficultés qui pourroient naistre entre les parties tant pour raison de ce que ledit Taulpin audit nom demandoit audit Guischet audit nom représentation des deniers par luy ou sadite femme touchés tant dudit greffier que autres depuis le décès dudit deffunt Jubin afin de luy en estre délivré sa part afférante auxdits mineurs (f°2) (tout le haut de chaque page a été mangé par les souris sur plus de 10 lignes) … nonobstant l’obligation de 19 … consentie à ladite Boué en son absence par devant Guischard et Lemarchand notaires de Loheac et de Hucquetube ? du 5 août 1618 dont reste seulement à payer la somme de 1 700 livres sur laquelle ils demandoit déduction de la somme de 19 livres qu’il prétendoit estres deue vers eulx déduction faite des somme payées auparavant ladite obligation, ont les parties esté d’accord de ce qui ensuit, c’est à savoir que ledit Guischet a recogneu que sadite femme depuis le décès de sondit deffunt mary auroit touché ainsi qu’elle a déclaré dudit Greffier et ladite son frère ou d’aulcun d’eulx la somme de 1 700 livres à quoy revenoit ce qu’il debvoit à sondit deffunt mary et elle, tellement qu’il seroit seulement resté de leur debte la somme de 1 700 livres, plus auroit receu savoir 500 livres pour le remboursement de l’office de receveur collecteur de l’impôt du sel de ladite paroisse de Rochefort et 127 livres (f°3) (tout le haut de chaque page a été mangé par les souris sur plus de 10 lignes) … par le sieur de la Motte Ferchault et sa compagne … lesquelles sommes revenant à la somme de 2 333 livres 10 sols dont une moitié appartient à ladite Boué de son chef à cause de sadite communauté montant ladite moitié 1 166 livres 15 sols et en l’autre moitié ung cinquiesme comme héritière mobilière de ladite deffunte Jubin sa fille, montant ledit cinquiesme 233 livres 7 sols, tellement que de ladite moitié en appartiendront aulx 4 mineurs que la somme de 966 livres 8 sols, ledit Guischet audit nom offre en tous cas raccoler audit Taulpin ou la luy laisser prendre sur sa part, et 1 700 livres qui restent à payer du contenu en ladite obligation dudit Greffier cy dessus dabté, et afin d’accomodement des affaires d’entre eulx ledit Taulpin s’est accordé pour payement de ladite somme 933 livres 8 sols et de la somme (f°4) … (ils s’accordent sur toutes les sommes) … passé à nostre tabler présents Me Jacques Munariet advocat au siège présidial d’Angers, Jacques Gaudin et Louys Lay tesmoings

Accident de chasse au Plessis-Macé : Louis de Kersabiec 1858

Cet acte est aux Archives Départementales de Loire-Atlantique en ligne : L’Union Bretonne, 5 octobre 1858 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Nous empruntons à l’Echo de la Mayenne les détails suivants sur un affreux accident de chasse qui a eu lieu mercredi dernier près du Plessis Macé :

« Un épouvantable malheur vient de plonger dans le deuil une des familles les plus respectables de Laval. M. Louis de Kersabiec était à la chasse mercredi dernier dans une propriété de sa famille en Anjou. Il eut à franchir un fossé et une haie ; son fusil, qu’il avait eu soin de désarmer, s’engageau dans un buisson ; en saisissant le canon pour le retirer, il détermina l’explosion et reçut toute la charge dans la tête. Il tomba mortellement blessé. Tous les secours furent inutiles. Un prêtre, accouru bien vite, a pu lui donner l’absolution. Un moment après, il avait rendu le dernier soupir.
M. de Kersabiec avait de 15 à 16 ans. Il avait vu mourir son père et sa mère presque simultanément et dans un âge peu avancé. Héritier d’un nom honorable, il promettait de le porter dignement »

Succession de Benjamin de Hiret écuyer sieur de Beaumont : Brissarthe 1625

Les successions nobles ont toujours quelque chose de terrifiant, avec la règle des deux tiers pour l’aîné.
Ici, heureusement pour lui, il n’y a qu’un unique puiné vivant, dont il aura le tiers restant pour lui tout seul. On sait par ailleurs que ce puiné n’a pas eu d’héritiers.

J’ai étudié tous ces Hiret dans mon ouvrage l’Allée de la Hée des Hiret, dans lequel je m’étais très longuement (des années de recherche) efforcée par les actes notariés, de distingues les HIRET entre eux, car ils avaient été passablement mélangés ensemble auparavant par des pseudo chercheurs ayant pignon sur rue hélas !

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 1B295 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 6 août 1625 (acte en très très mauvais état, et beaucoup effacé par l’eau) sont les lots et partages de la succession de deffunt Benjamin de Hiret escuier sieur de Beaumont, de Brissarte, que Jan de Hiret escuier sieur de Beaumont, de Brisarte, aîné et principal héritier dudit deffunt fournist aux deux parts et au tiers suivant la coustume de ce pays et duché d’Anjou à Pierre de La Planche escuier sieur de la Fresnais de Ruillé curateur ordonné par justice à la personne et biens de Pierre de Hiret escuier sieur de la Cailleterie fils puisné dudit deffunt sieur de Beaumont et de Brissarte, quant à l’effet desdits partages seulement, pour estre par ledit sieur de la Fresnaie audit nom procédé à la choisie d’iceulx héritages, aux charges de la coustume sauf auxdits compartageants à partager cy après les choses de ladite succession demeurée à damoiselle Renée de La Planche leur mère commune, tant pour assignation de ses deniers dotaux que pour droit de douaire, et ce cas advenant du décès de ladite de La Planche.
1er lot : pour les deux tiers en ladite succession retient ledit sieur de Beaumont la terre fief et seigneurie de Beaumont sise et située en la paroisse de Brissarthe … ainsi qu’elle se poursuit et comporte composée de maisons estables granges tets rues et issues prés patis et jardins terres labourables et non labourables nois de fustaie joignant ladite maison et taillis en dépendant, cens et rentes, hommes et hommages, ung clos de vigne partie en gats contenant à l’estimation de 15 à 16 quartiers de vigne, joignant d’un costé le clos appellé (effacé) aboutant d’un bout une pièce de terre appellée le St Tier – Item une autre pièce de vigne en gats appellée les Planches rouges contenant à l’estimation de 4 quartiers de vigne ou environ joignant d’un costé la vigne de la curé de Brissarte abuttant d’un bout une pièce de terre appellée les Champs des vignes dépendant de ladite terre de Beaumont – Item un petit clos de vigne en gats aussi appelé la Plante contenant 4 quartiers de vigne ou environ joignant une pièce de terre arentée par ledit sieur de Beaumont à un nommé Pierre L… – Item 2 planches de vigne sises au clos de vigne appellé Monnebault – Item une pièce de vigne appellée les Quartaiges contenant environ … quartiers joignant d’un costé deux pièces de terre dépendant de la seigneurie de Beaumont – Item la baillée de moulins à eau sise sur la rivière de Sarte au bourg de Brisarthe composé de maisons manables jardins estables meules moulla… et autres ustanciles desdits moullins chaize porte et portuaux, droit de pescherie, et tout ainsi que desdites choses ledit deffunt sieur de Beaumont et autre de par luy en ont cy davant jouy
2ème lot faisant le tiers de ladite succession : le propre resté audit sieur de la Planche audit nom : le four à ban dudit Brisarthe avec les droits et profits d’iceluy composé de maison estable jardins rues et issues le tout sis audit bourg de Brissarthe à la charge d’entretenir le bail fait d’iceluy par le sieur de Beaumont en ce qui reste à eschoir dudit bail – Item le lieu de la Cailletterie sis en la paroisse dudit Brisarthe composé de maisons estable jardins aireaux rues et issues, prés et pastiz, terre labourable en dépendant, à la charge pareillement d’entretenir le bail fait d’iceluy par ledit sieur de Beaumont à Jan Lorilleur ce qui reste à eschoir – Item 18 livres 15 sols de rente foncière due à ladite succession par Cheullier demeurant à St Denis d’Anjou à cause de certaine baillée à rente à luy faite par ledit deffunt sieur de Beaumont père des compartageants – Item 61 livres 15 sols de rente à prendre sur ledit sieur de Beaumont chacuns ans, à la charge que ladite rente demeurera estainte lors que ledit sieur de Beaumont baillera audit sieur de la Planche audit nom héritaiges de pareille valeur chacuns ans que ladite rente toute charge desduits.
A la charge des compartageants de paier les cens rentes et debvoirs et autres charges foncières réelles deues à raison desdites choses et s’entregarantir l’un l’autre les choses cy dessus au prorata de ce qu’ils prennent en ladite succession à commencer l’effet desdits lots à la Toussaint prochaine … »