De Cologne (Allemagne) à Pirmil (Nantes) : 1618

Il se trouve que j’ai habité à Cologne où j’ai travaillé 18 mois, là où j’avais autrefois découvers les fameux paternosters :

Il y a « paternoster » et « paternoster » !

Et, retranscrivant le registre de Pirmil (autrefois Saint Sébastien devenu Nantes St Jacques) je rencontre :


« Le 22 mai 1618 baptisée Marye fille de Jan Martoz et Marthe Sinjont du pays de Collougne en Allemagne en l’évesché du Liege parrain Jean Henoc de la paroisse de St Pierre en la ville de Doue en l’évesché d’Arras, marraine Françoisse Lucas femme de Jan Monard »

Il est vrai que Pirmil était un faubourg à la fois mondain avec des rues ouvrières, et que c’était un grand mélange de populations à en croire l’immense diversité des patronymes.

Les armoiries de la famille de la Rivière d’Orvaulx ressemblement étrangement à celles de la famille de la Faucille

La Jaillette relevait de la Roche d’Iré et vous avez sur mon site sur ma page de Loiré, les premiers seigneurs de la Roche d’Iré.

Si vous regargez ma page sur Loiré, vous découvrez des armoiries tout à fait semblables à celles de la famille de la Faucille, à savoir les armoiries de la famille éteinte de la Rivière d’Orvaulx

La Rivière d’Orvaulx en Loiré, Maine et Loire :a pris au 15e siècle le nom de la famille d’Orvauxqui portait « de sable à la bande d’argent accompagnée de deux cotices d’or »Thiebault d’Orvaux figure comme gendarme dans la montre de Bonabes, sire de Rougé et de Derval, en 1651 (Dom Morice, Preuves, 1, 1473) – Pierre d’Orvaux, chevalier, comparaît à Montrelais, dans la montre d’Olivier de Clisson, le 1er août 1379 (idem) – François d’Orvaux, ligueur 1592 -la famille posséda la Bévrière en Montrelais -cette maison s’est éteinte au 18e
Il existe une immense ressemblance avec les armoiries de la Faucille, ci-dessous, de sorte que je pose la question : les armoiries de la litre de la Jaillette ne pourraient-elles être celles de la famille de la Rivière d’Orvaulx, et je vais d’ici demain compléter la liste des seigneurs de la Roche d’Iré sur mon site.

 

Les armoiries de la Faucille : D’azur à la bande d’argent accompagnée de deux cotices d’or, à l’orle de six losanges de même posés deux et un en chef et deux et un en pointe

Retranscription intégrale des sépultures de Loiré (49) 1600-1668

… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie…. … La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée… Hervé BAZIN – Vipère au poing. . 

Hervé Bazin remontait au XVIIIème, moi je vous emmène aujourd’hui au début du XVIIème ! Avec les mêmes émotions… J’ai déjà fait beaucoup de relevés gratuits qui sont depuis longtemps en ligne. Je n’aime que la gratuité et j’estime un détourement de fonds publics les cercles généalogiques qui touchent en tant qu’association des fonds publics, mais vendent leurs relevés. Vous avez tous mes relevés sur le lien ci-dessus, et je vous ajoute donc ce jour les sépultures de Loiré (Maine-et-Loire) 1600-1668 Mes relevés sont toujours exhaustifs, c’est à dire qu’ils rendent fidèlement tout ce que contient l’acte, contrairement à ce que font les associations qui oublient bien des informations, ne mettant que les filiations.
  • étude des sépultures à Loiré 1601-1668
Le registre est dans le plus grand désordre chronologique. En outre il commence par des Trentains Il contient aussi un registre uniquement « enfants » que je n’ai pas encore retrancrit. Mais néanmoins, pour avoir retranscrit tous les baptêmes, je constate qu’il donne plus d’informations de métier et lieu de domicile que les baptêmes, mais hélas souvent peu de filiations, voire dans les années 1660 des lacunes sur le nom même de la personne inhumée.
  • très grande variété des patronymes
La variété des patronymes est considérable, donc la mobilité très importante, voire même une voie de passage. Et je dois même vous avouer que le terme « considérable » est encore loin de l’infinie variété des patronymes sur ce relevé. Incroyable mélange de populations, quoique venant de régions voisines.
  • orthographe des patronymes
Souvent déformée, et j’ai eu parfois des doutes, ainsi LEROUL, LEROUIEL, etc… pire, le pli du volume relié m’a souvent empêchée de déchiffrer des patronymes. Et surtout les PELTIER, POLLIER, POTTIER où j’ai des doutes
  • épidémie de 1639
Commence le 28 août 1639, pour plusieurs inhumations par jour pendant 5 mois. Elle fait 165 victimes, soit environ 10 % de la population. A titre de comparaison, il n’y a que quelques inhumations par mois en période normale. Pour voir la retranscription intégrale des sépultures de Loiré (49) 1600-1668 cliquez sur ce lien actif quand vous passez la souris.

L’accent autrefois à Loiré : fin 16ème siècle. (suite et fin)

Outre le début de patronyme ou de prénom muets : Ambroise devient Broyse, Etiennette Thienotte etc…, outre le C qui est souvent prononcé CH mais écrit SCH comme dans COISCHAULT, que nous avons vu hier ici, voici :

le G disparaît, fin 16ème siècle dans /
BOURGNEUF qui devient BOURNEUF
FOUGLET qui devient FOULLET et j’ai même vu FOUILLET par la suite

et un nom très connu dans les environs semble avoir perdu son E pour un I
GERARDIERE est manifestement le GIRARDIERE qu’on observe partout plus tard

Odile

L’accent autrefois à Loiré : fin 16ème siècle

L’accent est ce que nous avons perdu depuis que nous avons radio et télévision depuis Paris, qui nous difusent depuis plusieurs décennies déjà un accent unique et plus parisien que local.
Mais l’accent était autrefois très prononcé d’un bourg à l’autre parfois des différences, et il influençait bien évidemment l’orthographe des noms de famille et même des prénoms.

On oubliait souvent de prononcer A devant AMIOT, mais à Loiré, j’ai même observé un prénom qui subissait ce phénomène du début de mot non prononcé.

Eh oui !
Mon ancêtre Ambroise Dubreil est écrite BROYSE. C’est donc que l’accent avalait parfois le début.

Mais demain je vous mets plus curieux.
Odile