Paléographie (très peu facile) : Le Lion d’Angers 1631

L’un des notaires du Lion d’Angers avait une écriture peu facile à déchiffrer, mais je suis sure de tout ce que je vous ai ce jour retranscrit, sauf un nom de seigneurie que j’ai fait suivre d’un ?
En fait, je vous mets la vue de cet acte afin que vous puissiez vous entraîner à déchiffrer les textes à l’écriture très difficile.
Donc, déchiffrez vous même avant de lire ma retranscription. Sinon vous ne progresserez jamais.
DEBUTANT S’ABSTENIR


Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 31 octobre 1631, par devant nous René Billard notaire de la chastellenye du Lion d’Angers furent présents en leurs personnes establiz et soubzmis soubz ladite cour chacuns de Jehan Rochepau mary de Jehanne Bordier et promettant lui faire ratiffier et avoir agréable le contenu en ces présentes toutefois et quantes à peine etc néanmoins etc lequel confesse avoir présentement vendu quité ceddé délaissé et transporté et encores etc perpétuellement par héritage à honnorable homme Yves Brundeau sieur de la Gaulerie demeurant à la Roche aux Fesles paroisse dudit Lyon à ce présent stipulant etc la huitiesme partie par indivis d’un cloteau de terre clos à part appellé le cloteau long situé près le lieu de la Barillerye le tout joignant d’un costé le jardin de Jehan Esnault d’autre costé et bout la terre du lieu du Sourdon aboutté d’un bout la ruette à aller audit lieu de la Barillerye et tout ainsi que ladite huitiesme partye se poursuit et comporte sans aulcune chose retenir, tenue du fief et seigneurye du Mene ? aulx charges des cens rentes et debvoirs pour l’advenir quitte du passé ; transportant etc et est faite la présente vendition cession delais et transport pour et moyennant le prix et somme de 12 livres 10 soubz, quelle somme ledit acquéreur a présentement solvée et paiée audit vendeur qui a icelle somme eue prise et receue s’en est tenu et tient à content et bien paié et en a quité ledit acquéreur etc dont etc et audit contrat tenir etc garantir etc obligent etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et passé audit Lyon maison de nous notaire présents Pierre (f°2) Guyot marchand et Julien Guedier clerc demeurant audit Lyon »

Les nobles avaient droit de faire baptiser au delà du délais de 3 jours



Madeleine de VILLIERS °Challain-la-Potherie 12 février 1649 b le 19 janvier 1650 « baptisée Magdeleine fille de messire Gabriel de Villiers escuyer seigneur de Pruillé et dame Hélène de Chouppe son épouse, ont été parrain messire Christofle Fouquet seigneur dudit Challain et marraine dame Magdelaine de Beauvau espouse de messire Anthoine Du Bellay »

Ici, c’est donc 11 mois mois plus tard, mais j’en ai déjà vu 18 mois plus tard. Et vous ?
Odile
PS je suppose que le motif était un déplacement du père, soit à la guerre ou autre pour le service du roi ?

Comment lire le prénom et le nom de le mère de Pierre Terrière : Angers 1630


Manifestement le prêtre aimait les variantes car il fait ses L de plusieurs façons dans ce long acte.
Le patronyme peut se lire LAIRRIER ou QAIRRIER en prenant par dessus le prénom une longue boucle qui part vers le haut puis à droite puis redescend et formerait un L ou un Q
Le prénom se lit mal, mais je suis certaine qu’il se termine par SE comme dans Ambroise et Françoise qui suivront.
Les prénoms se terminant par SE, autres que Françoise, sont rares, je connais DENISE mais difficile de voir un E dans ce qui semble un O en seconde lettre. Pourtant en 3ème lettre je verrais bien un N?
Voyant qu’il n’avait pas la place de faire son grand L je suppose qu’il a voulu faire un L plus petit et qu’il aurait écrit Lorense, mais je ne suis certaine que du SE final.

Si vous avez une meilleure idée, merci de nous éclairer
Odile

Autrefois les femmes enceintes se déplaçaient beaucoup et accouchaient en route !

Le premier roman que j’ai lu, il y a 70 ans de cela, était de Pearl Buck, la Mousson. J’avais été très émue de voir cette jeune femme travailler aux champs, ressentir les douleurs, se mettre sous un arbre, accoucher, et reprendre le travail aux champs 2 heures plus tard !

Lorsque j’ai commencé la lecture des registres paroissiaux, j’ai découvert de nombreux accouchements de femmes sur le chemin d’un pélerinage !

Ici, je découvre que les pélerinages n’avaient pas le monopole des voyages de femmes enceintes, et je vous livre ici un accouchement loin, sans motif de pélerinage, mais manifestement uniquement d’affaires.

Laval la Trinité « L’an 1670 le 3 septembre a comparu devant nous Lebarbier prêtre curé de cette église Maurice Chemin marchand sieur de la Croix Blanche, lequel nous a déclaré qu’estant allé à Guibray accompagné de Cecile Mehaignery sa femme elle seroit accouchée à notre Dame de Guibray proche la ville de Fallaise et auroit fait baptiser son enfant en ladite église de Guibray par vénérable et discret Me Hamel curé dudit lieu dont il auroit délivré extrait qu’il nous auroit aporté et fait signer ensuite et prié d’enregistrer ledit extrait ce que luy aursions accordé après l’avoir signé et laissé entre ses mains en la forme qui ensuit : Extrait du registre baptismal de l’église parochiale de Nostre Dame de Guibray, le 16 août 1670 a esté baptisé Maurice fils de honnorable homme Maurice Chemin et Cecile Mehaignery ses père et mère parrain Allain Jouet sieur de l’Hommeau marraine Françoise Duval femme de René Berthelot. Délivré par moy soussigné prêtre curé dudit lieu de Guibray le 25 dudit mois et an signé G. Hamel, et pour plus grande asseurance de cette affirmation entière de cette vérité ont souscrit ledit Chemin sieur de la Croix Blanche Jouet sieur de l’Hommeau parrain et Duval marraine avec nous prêtre curé de la Trinité de Laval. »

Marie-Anne Bonhommet était dite Anne

Nous avons vu hier Anne Bonhommet, et vous avez sur mon blog son contrat de mariage.

Prénommée « Anne » sur son contrat de mariage, son mariage religieux, le baptêmes de tous ses enfants, divers actes notariés et l’inventaire après son décès.
Prénommée « Marie-Anne » seulement sur sa sépulture.
Grâce aux découvertes de Marie-Laure, j’ai enfin le baptême de « Marie-Anne »
Elle a donc eu un prénom usuel « Anne » toute sa vie !

Le plus curieux tout de même dans tous ces actes au prénom qui diffère, c’est le mariage religieux, car il exigeait sérieusement des certificats des curés du lieu d’habitation, et ces curés étaient censés avoir vérifié le certificat de baptême. Ils ont dû lire et écrire un peu vite !!! A moins que lors de la célébration du mariage religieux le curé de Launay Villiers, qui écrit avoir vu les certificats des curés concernés, se soit contenté de retranscrire le mariage religieux uniquement en écoutant les parties exprimer leur identité et Anne Bonhommet s’est déclarée « Anne ».

Mais alors comment à sa sépulture retrouve t-on Marie-Anne. Serait-ce parce que chacun (ou certains) avaient dans leurs papiers leur extrait de baptême et que cette fois le prêtre qui a fait la sépulture a bien noté en regardant cet extrait de baptême :

Bref, cela me travaille, car durant des années, j’ai cru qu’il fallait trouver une Anne Bonhommet.