Généafolie : la plus belle méthode de filiation que j’ai vue

Hier, nous avons vue la plus grosse bourde que j’ai jamais rencontrée en généalogie. Mais ce jour, je vous livre exactement le contraire : la plus fiable des méthodes généalogiques et un magnifique exemple.

Une émission de télévision nous a relaté longuement la découverte récente du squelette de Richard III, dernier roi d’Angleterre de la lignée Plantagenêt, mort au combat le 22 août 1485.
Les Plantagenêts étaient issus d’Anjou et Maine, et à ce titre ils ont leur place sur ce blog.
Cette fabuleuse dévouverte est également bien narrée sur Wikipedia.

Aussitôt après cette mort violente, Richard III est inhumé sur place dans une église. Mais l’église disparaît peu après et l’endroit tombe dans l’oubli.

Une association, la Richard III Society, finance en 2012 des fouilles sur un parking, supposé couvrir l’emplacement de l’ancienne église.
Le parking est grand, temps et argent compté, aussi seules quelques tranchées peuvent être faites, pas la totalité du parking.
Par chance, à 1 m près, leur tranchée trouve un squelette.
Commence une longue identification passionnante, à l’aide de tous les outils actuellement imaginables. Et ils parlent un à un, mais c’est bien l’ADN qui assure finalement la fiabilité à quasiement 100 %

Mais à quel ADN peut-on se fier ?

Parallèlement aux fouilles la Richard III Society avait entrepris des années auparavant la recherche de porteurs de l’ADN de Richard III
Passionnante recherche, d’autant que sur les squelettes de l’époque l’ADN n’est pas toujours exploitable.
Bref, ils doivent entreprendre une lignée descendante du frère et de la sœur de Richard, ce qui implique d’importantes recherches car :

UNIQUEMENT PAR LES FEMMES : 19 générations

Encore avec un peu de chance, ils parviennent à une unique piste : une Anglaise émigrée au Canada après la seconde guerre mondiale, mais décédée en 2008 peu avant la découverte du squelette de Richard III
Après elle la lignée féminine est éteinte à jamais.
Par chance, elle laisse 3 enfants, et un des fils possède donc l’ADN recherché.
Il était temps, car après eux aucune lignée par les femmes ! Elle est éteinte.

Ceci rejoint ma philosophie de la généalogie et depuis 20 ans mon site a une page

SEULES LES FEMMES SAVENT
Vous y découvrez ma filiation sure et certaine car par les femmes ! et mes réflexions sur l’ineptie du patronyme, car seul le matronyme a un sens.

Odile

Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

Généafolie : la plus grosse bêtise que j’ai rencontrée

Depuis plus de 25 ans, mon site comporte un portail GENEAFOLIE
Oui, vous avez bien lu -FOLIE et non -LOGIE

J’y avais mis toutes mes observations relatives aux sources d’erreurs, et il y en avait beaucoup.
Entre temps la folie n’a fait qu’augmenter, surtout sous l’impulsion des bases de données, qui ne se soucient guère de la fiabilité des données.

Mais, je n’ai jamais parlé de ce que je considère comme le record de la bétise, la voici :

Donc, il y a 24 ans, licencié et m’apprêtant à vivre des années financièrement réduites, j’arrête tous mes abonnements que ce soit revues ou cercles associations etc… Bref, je me mets en profil bas.
Mais, disposant tout de même d’un peu de courage, je me présente à une assemblée générale d’une association généalogique, et je propose mes services :

je peux retranscrire bénévolement des textes anciens

immédiatement fuse la réponse du président

mais madame cela n’est pas nécessaire, l’ordinateur le fait

Il n’y a pas un jour depuis 24 ans sans que je pense en tappant mes retranscriptions à ce (en 3 lettres avec un N un C et un O) et j’en ris toujours et toujours.

Il faut vous dire que l’association en question a pour seule règle de prendre tout à son profit, et bien sûr le droit de propriété intellectuelle lui est totalement étrangé, comme d’ailleurs à beaucoup qui depuis 24 ans, copient abondamment mon blog et mon site, même beaucoup d’étudiants. Au début, quelques étudiants avaient eu le courage de me remercier et je dois en totaliser environ 6, mais par la suite, même les remerciements ont disparu, car cela ne se fait plus.

Demain, je vous mets ici exactement l’inverse : le plus fiable de tout ce que j’ai pu voir

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Paléographie : la lettre P

et exercices de paléographie

J’aborde ce jour, en 2 billets, une illustration de la difficulté de la lettre P au 16e siècle, car il semble que certains ignorent encore ce point de paléographie, indispensable à tout lecteur d’archives fin 16e siècle et début 17e siècle en Anjou. Le second billet de ce jour est un contrat de mariage écrit avec ce P.

Et, connaissez vous mon site de paléographie, qui contient une mine d’exercices pratiques qui vous aideront à progresser.

La lette P a connu au 16e siècle une période cursive gothique qui la mettait en forme de X, même à l’intérieur du mot.

Cette forme d’écriture cependant a été fort inégalement utilisée, puisqu’au 16e siècle, c’est en famille, ou chez les curés de la famille, qu’on apprenait à écrire, et c’est donc en fonction de celui qui vous avait appris qu’on avait telle forme d’écriture.
De même pour la période, pour les mêmes raisons. Certains ayant colporté cette forme d’écriture plus longtemps que d’autres, soit par leur formation, soit parce qu’ils ont vécu longtemps eux-mêmes.
Elle coexiste donc avec la forme plus classique à nos yeux, toujours pour les raisons ci-dessus. Et je l’ai rencontrée irrégulièrement, mais bien réelle, en Haut-Anjou, soit chez les prêtres, qui étaient mêmes des formateurs à l’époque, soit chez des notaires, qui avaient souvent appris à écrire avant d’entrer en formation chez un notaire.
Voici d’abord la théorie. On distingue nettement l’absence de fermeture à gauche, donnant l’allure du X, et on remarque au passage la coexistence de 2 formes d’écriture.

Commençons par un P plus familier, mais fin 16e siècle (les trois images qui suivent sont extraites des Archives Départementales du Maine-et-Loire, et sont leur propriété) :

future espouze qu’elle a et luy
peuvent estre deues tant pour ses
services que autres seront par ledit

Maintenant, voyons la cursive gothique, dans un nom de famille bien connu en Anjou, la famille CRESPIN :

et transporté par ces présentes
à Me Maurice Crespin demeurant à
Angers qui a achapté pour (extrait de la vente des Quatre-Barbes à Maurice Crespin, le 3 juin 1574 devant Fauveau notaire à Angers, Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5). Dans le cas présent vous avez le P à l’intérieur du mot CRESPIN mais également en début de mot POUR.

Voici une autre famille bien connue en Anjou, les CUPIF, et, cerise sur le gâteau, le notaire a doublé le P :

d’Estienne Cuppif mary de Guyonne Bellou
Maintenant, vous savez tout grâce aux CRESPIN, et aux CUPIF, familles bien angevines, et largement connues. Allez chercher sur le second billet de ce jour une DUTEMPLE. Et susrtout, faîtes l’exercice de paléographie si vous voulez vous mesurer et progresser.

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Vertu : mot qui n’est plus utilisé de nos jours

La lette V contient plusieurs termes moraux et souvent utilisés autrefois, et je m’en souviens personnellement, mais totalement oubliés en 2017.

Les mentions relatives à la morale des personnes sont très, très rares dans les registres, et je me souviens à Pouancé de l’inhumation de Louis Gault, mais c’est à peu près tout.


« Le Marillais, dimanche 29 aoput 1677 a esté inhumée en l’église de céans le corps de defunte honeste et verteusse (vertueuse) fille Sébastienne Guerry non mariée »

Le Dictionnaire de l’Académie française 1694, t. 2 [ 1694 ]

VERTU. s. f. Efficacité, force, vigueur, proprieté. Vertu merveilleuse, propre, particuliere. vertu occulte, secrete. les vertus des plantes, des mineraux. cette plante a une grande vertu, a la vertu de guerir un tel mal. la vertu magnetique.

On dit prov. d’ Un homme qui n’ a aucun credit, aucun pouvoir, C’ est le soleil de Janvier, il n’ a ny force ny vertu. Et, que Face d’ homme porte vertu, pour dire, que La presence d’ un homme sert bien à ses affaires.

Vertu, sign. aussi, Une habitude de l’ ame, qui la porte à faire le bien, & a fuir le mal. Vertu chrestienne. vertu morale. vertu intellectuelle. vertus naturelles. vertus acquises. vertus surnaturelles, ou infuses. les vertus des Payens. les quatre vertus cardinales. les trois vertus Theologales. vertu sublime, rare, éminente, heroique, solide. esprouvée. vertu de chasteté, d’ humilité, de continence. les vertus Royales. vertus militaires. des semences de vertu. c’ est un homme, une femme de vertu, de grande, de haute vertu. instruire, former à la vertu. s’ avancer dans le chemin de la vertu. l’ amour de la vertu. embrasser la vertu. faire profession d’ honneur & de vertu. exemple de vertu, miroir de vertu. on a mis sa vertu à l’ espreuve. exercer sa vertu.

On dit prov. Faire de necessité vertu, pour dire, Se resoudre à faire par vertu, par courage, ce qu’ il faudroit faire par necessité.

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Je retranscris les actes anciens de La Boutouchère

La Boutouchère n’était pas une fillette de Saint-Pierre-Montlimart comme l’a écrit, à tort, Célestin Port, mais une succursale de Saint-Florent-le-Vieil :

« Le 19 juillet 1695 ont receu la bénédiction nuptiale par nous curé de st Pierre de Saint Florent dans cette chapelle de La Boutouchère notre succursale après les publications des bans faits tant en notre »

Donc, les copies des actes sont à la fin de chaque année à Saint-Florent-le-Vieil.

Le prêtre de La Boutouchère ne faisait que les mariages et sépultures : pas de baptêmes.

Dans cette région, les registres ont disparu brûlés pendant les Guerres de Vendée,
et seules des copies, commençant tardivement subsistent.

En outre, les copistes étaient souvent « distraits », cumulant les erreurs de copie.

J’ai commencé une retranscription, car les anciennes tables qui avaient étaient faites autrefois, bien avant le temps de l’informatique, semblent avoir été mal reportées dans Bigenet. En outre elle ne comprenait que des mariages, et comme toutes les tables elles ne donnent pas le meilleur des liens des témoins les tontons, les tantes, les cousins, et même hier j’ai rencontré grand père et grand mère.

Donc comme j’ai coutume de le faire je retranscris TOUT

et si vous êtes intéressés par la Boutouchère, allez vite voir mon relevé provisoire (déjà 12 années retranscrites) car il contient des curiosités, à savoir :

  • un nombre élevé de jeunes gens et jeunes filles décédés dans la fleur de l’âge
    un métayer veuf, âgé de 66 ans, qui épouse une servante de 25 ans…
  • Et puis, si vous connaissez bien cette région, merci de suggérer les patronymes à lisser, ainsi il semble bien que GAYE, GUAIS, GUIET soit la même chose, et même sans doute les DIET etc…

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    Beaupréau (49) : registres communaux disparus et copies départementales détenant le record d’erreurs d’état civil !

    Je viens de passer 15 jours sans une minute de relâche sur ce qui reste de Beaupréau, après la Virée de Galerne, au cours de laquelle les registres ont été détruits.
    Ce qui reste consiste en quelques copies, que l’on appelle aussi « grosses », conservées aux Archives Départementales.
    Mais hélas, le copiste faisait pratiquement à chaque acte des erreurs énormes, soit sur le patronyme qui devient différent, soit le prénom etc… Soit il pensait à autre chose, soit le vin était trop bon !!!

    Bref, j’avais fait cette ascendance CLEMOT qui est la grand mère de mes FORTIN, il y a environ 30 ans aux Archives à Angers, et je viens donc de revoir en détail tout pendant 15 jours, en vain, mais par contre, j’ai pu tout reconstituer sur le nom CLEMOT ou à peu près, tant il y a d’erreurs.

    Lors de ma reconstitution, j’ai donc tenté de mettre clairement en exergue les innombrables erreurs, en expliquant comment on peut reconstituer, souvent à cause des autres actes qui se contredisent tous.

    Il en résulte que je n’ai rien trouvé à changer à mon travail d’il y a 30 ans, si ce n’est que je l’ai donc appuyé par des demonstrations et analyses de tous les CLEMOT et environs immédiats de Beaupréau.

    Je pense que ceux qui me connaissent savent que je fais mes ascendances avec d’innombrables précautions, et que je reconstitue assez souvent tout le patronyme des environs pour éliminer tout risque d’erreurs, et bien, j’affirme ici haut et fort, que je n’ai jamais vu des registres aussi bourrés d’erreurs.

    Alors, à l’intention de tous ceux qui comme moi ont le malheur d’avoir des ascendants à Beaupréau, il n’existe qu’une solution /

    PASSER EN LIGNE 15 JOURS, PAS MOINS, PAR PATRONYME,
    et RECONSTITUER TOUT SUR CE PATRONYME
    en ANALYSANT TOUT EN DETAIL

  • Voir mes FORTIN
    Voir mon analyse des CLEMOT de BEAUPREAU
  • ET BON COURAGE

    Odile