Généafolie : la plus grosse bêtise que j’ai rencontrée

Depuis plus de 25 ans, mon site comporte un portail GENEAFOLIE
Oui, vous avez bien lu -FOLIE et non -LOGIE

J’y avais mis toutes mes observations relatives aux sources d’erreurs, et il y en avait beaucoup.
Entre temps la folie n’a fait qu’augmenter, surtout sous l’impulsion des bases de données, qui ne se soucient guère de la fiabilité des données.

Mais, je n’ai jamais parlé de ce que je considère comme le record de la bétise, la voici :

Donc, il y a 24 ans, licencié et m’apprêtant à vivre des années financièrement réduites, j’arrête tous mes abonnements que ce soit revues ou cercles associations etc… Bref, je me mets en profil bas.
Mais, disposant tout de même d’un peu de courage, je me présente à une assemblée générale d’une association généalogique, et je propose mes services :

je peux retranscrire bénévolement des textes anciens

immédiatement fuse la réponse du président

mais madame cela n’est pas nécessaire, l’ordinateur le fait

Il n’y a pas un jour depuis 24 ans sans que je pense en tappant mes retranscriptions à ce (en 3 lettres avec un N un C et un O) et j’en ris toujours et toujours.

Il faut vous dire que l’association en question a pour seule règle de prendre tout à son profit, et bien sûr le droit de propriété intellectuelle lui est totalement étrangé, comme d’ailleurs à beaucoup qui depuis 24 ans, copient abondamment mon blog et mon site, même beaucoup d’étudiants. Au début, quelques étudiants avaient eu le courage de me remercier et je dois en totaliser environ 6, mais par la suite, même les remerciements ont disparu, car cela ne se fait plus.

Demain, je vous mets ici exactement l’inverse : le plus fiable de tout ce que j’ai pu voir

Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

Paléographie : la lettre P

et exercices de paléographie

J’aborde ce jour, en 2 billets, une illustration de la difficulté de la lettre P au 16e siècle, car il semble que certains ignorent encore ce point de paléographie, indispensable à tout lecteur d’archives fin 16e siècle et début 17e siècle en Anjou. Le second billet de ce jour est un contrat de mariage écrit avec ce P.

Et, connaissez vous mon site de paléographie, qui contient une mine d’exercices pratiques qui vous aideront à progresser.

La lette P a connu au 16e siècle une période cursive gothique qui la mettait en forme de X, même à l’intérieur du mot.

Cette forme d’écriture cependant a été fort inégalement utilisée, puisqu’au 16e siècle, c’est en famille, ou chez les curés de la famille, qu’on apprenait à écrire, et c’est donc en fonction de celui qui vous avait appris qu’on avait telle forme d’écriture.
De même pour la période, pour les mêmes raisons. Certains ayant colporté cette forme d’écriture plus longtemps que d’autres, soit par leur formation, soit parce qu’ils ont vécu longtemps eux-mêmes.
Elle coexiste donc avec la forme plus classique à nos yeux, toujours pour les raisons ci-dessus. Et je l’ai rencontrée irrégulièrement, mais bien réelle, en Haut-Anjou, soit chez les prêtres, qui étaient mêmes des formateurs à l’époque, soit chez des notaires, qui avaient souvent appris à écrire avant d’entrer en formation chez un notaire.
Voici d’abord la théorie. On distingue nettement l’absence de fermeture à gauche, donnant l’allure du X, et on remarque au passage la coexistence de 2 formes d’écriture.

Commençons par un P plus familier, mais fin 16e siècle (les trois images qui suivent sont extraites des Archives Départementales du Maine-et-Loire, et sont leur propriété) :

future espouze qu’elle a et luy
peuvent estre deues tant pour ses
services que autres seront par ledit

Maintenant, voyons la cursive gothique, dans un nom de famille bien connu en Anjou, la famille CRESPIN :

et transporté par ces présentes
à Me Maurice Crespin demeurant à
Angers qui a achapté pour (extrait de la vente des Quatre-Barbes à Maurice Crespin, le 3 juin 1574 devant Fauveau notaire à Angers, Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5). Dans le cas présent vous avez le P à l’intérieur du mot CRESPIN mais également en début de mot POUR.

Voici une autre famille bien connue en Anjou, les CUPIF, et, cerise sur le gâteau, le notaire a doublé le P :

d’Estienne Cuppif mary de Guyonne Bellou
Maintenant, vous savez tout grâce aux CRESPIN, et aux CUPIF, familles bien angevines, et largement connues. Allez chercher sur le second billet de ce jour une DUTEMPLE. Et susrtout, faîtes l’exercice de paléographie si vous voulez vous mesurer et progresser.

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Vertu : mot qui n’est plus utilisé de nos jours

La lette V contient plusieurs termes moraux et souvent utilisés autrefois, et je m’en souviens personnellement, mais totalement oubliés en 2017.

Les mentions relatives à la morale des personnes sont très, très rares dans les registres, et je me souviens à Pouancé de l’inhumation de Louis Gault, mais c’est à peu près tout.


« Le Marillais, dimanche 29 aoput 1677 a esté inhumée en l’église de céans le corps de defunte honeste et verteusse (vertueuse) fille Sébastienne Guerry non mariée »

Le Dictionnaire de l’Académie française 1694, t. 2 [ 1694 ]

VERTU. s. f. Efficacité, force, vigueur, proprieté. Vertu merveilleuse, propre, particuliere. vertu occulte, secrete. les vertus des plantes, des mineraux. cette plante a une grande vertu, a la vertu de guerir un tel mal. la vertu magnetique.

On dit prov. d’ Un homme qui n’ a aucun credit, aucun pouvoir, C’ est le soleil de Janvier, il n’ a ny force ny vertu. Et, que Face d’ homme porte vertu, pour dire, que La presence d’ un homme sert bien à ses affaires.

Vertu, sign. aussi, Une habitude de l’ ame, qui la porte à faire le bien, & a fuir le mal. Vertu chrestienne. vertu morale. vertu intellectuelle. vertus naturelles. vertus acquises. vertus surnaturelles, ou infuses. les vertus des Payens. les quatre vertus cardinales. les trois vertus Theologales. vertu sublime, rare, éminente, heroique, solide. esprouvée. vertu de chasteté, d’ humilité, de continence. les vertus Royales. vertus militaires. des semences de vertu. c’ est un homme, une femme de vertu, de grande, de haute vertu. instruire, former à la vertu. s’ avancer dans le chemin de la vertu. l’ amour de la vertu. embrasser la vertu. faire profession d’ honneur & de vertu. exemple de vertu, miroir de vertu. on a mis sa vertu à l’ espreuve. exercer sa vertu.

On dit prov. Faire de necessité vertu, pour dire, Se resoudre à faire par vertu, par courage, ce qu’ il faudroit faire par necessité.

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Je retranscris les actes anciens de La Boutouchère

La Boutouchère n’était pas une fillette de Saint-Pierre-Montlimart comme l’a écrit, à tort, Célestin Port, mais une succursale de Saint-Florent-le-Vieil :

« Le 19 juillet 1695 ont receu la bénédiction nuptiale par nous curé de st Pierre de Saint Florent dans cette chapelle de La Boutouchère notre succursale après les publications des bans faits tant en notre »

Donc, les copies des actes sont à la fin de chaque année à Saint-Florent-le-Vieil.

Le prêtre de La Boutouchère ne faisait que les mariages et sépultures : pas de baptêmes.

Dans cette région, les registres ont disparu brûlés pendant les Guerres de Vendée,
et seules des copies, commençant tardivement subsistent.

En outre, les copistes étaient souvent « distraits », cumulant les erreurs de copie.

J’ai commencé une retranscription, car les anciennes tables qui avaient étaient faites autrefois, bien avant le temps de l’informatique, semblent avoir été mal reportées dans Bigenet. En outre elle ne comprenait que des mariages, et comme toutes les tables elles ne donnent pas le meilleur des liens des témoins les tontons, les tantes, les cousins, et même hier j’ai rencontré grand père et grand mère.

Donc comme j’ai coutume de le faire je retranscris TOUT

et si vous êtes intéressés par la Boutouchère, allez vite voir mon relevé provisoire (déjà 12 années retranscrites) car il contient des curiosités, à savoir :

  • un nombre élevé de jeunes gens et jeunes filles décédés dans la fleur de l’âge
    un métayer veuf, âgé de 66 ans, qui épouse une servante de 25 ans…
  • Et puis, si vous connaissez bien cette région, merci de suggérer les patronymes à lisser, ainsi il semble bien que GAYE, GUAIS, GUIET soit la même chose, et même sans doute les DIET etc…

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Beaupréau (49) : registres communaux disparus et copies départementales détenant le record d’erreurs d’état civil !

    Je viens de passer 15 jours sans une minute de relâche sur ce qui reste de Beaupréau, après la Virée de Galerne, au cours de laquelle les registres ont été détruits.
    Ce qui reste consiste en quelques copies, que l’on appelle aussi « grosses », conservées aux Archives Départementales.
    Mais hélas, le copiste faisait pratiquement à chaque acte des erreurs énormes, soit sur le patronyme qui devient différent, soit le prénom etc… Soit il pensait à autre chose, soit le vin était trop bon !!!

    Bref, j’avais fait cette ascendance CLEMOT qui est la grand mère de mes FORTIN, il y a environ 30 ans aux Archives à Angers, et je viens donc de revoir en détail tout pendant 15 jours, en vain, mais par contre, j’ai pu tout reconstituer sur le nom CLEMOT ou à peu près, tant il y a d’erreurs.

    Lors de ma reconstitution, j’ai donc tenté de mettre clairement en exergue les innombrables erreurs, en expliquant comment on peut reconstituer, souvent à cause des autres actes qui se contredisent tous.

    Il en résulte que je n’ai rien trouvé à changer à mon travail d’il y a 30 ans, si ce n’est que je l’ai donc appuyé par des demonstrations et analyses de tous les CLEMOT et environs immédiats de Beaupréau.

    Je pense que ceux qui me connaissent savent que je fais mes ascendances avec d’innombrables précautions, et que je reconstitue assez souvent tout le patronyme des environs pour éliminer tout risque d’erreurs, et bien, j’affirme ici haut et fort, que je n’ai jamais vu des registres aussi bourrés d’erreurs.

    Alors, à l’intention de tous ceux qui comme moi ont le malheur d’avoir des ascendants à Beaupréau, il n’existe qu’une solution /

    PASSER EN LIGNE 15 JOURS, PAS MOINS, PAR PATRONYME,
    et RECONSTITUER TOUT SUR CE PATRONYME
    en ANALYSANT TOUT EN DETAIL

  • Voir mes FORTIN
    Voir mon analyse des CLEMOT de BEAUPREAU
  • ET BON COURAGE

    Odile

    mes Fortin ont accumulé les erreurs sur les registres

    Mon arrière grand mère FORTIN, née à Saint-Sébastien-sur-Loire, a accumulé un immense nombre d’erreurs d’état civil avant et après la révolution, et tellement immense que je crois qu’elle mérite une mention au livre des records.
    Ici, ce jour, je vous livre les erreurs FORTIN de 1783 à 1821, mais demain je vous livres par dizaines les erreurs dans la copie du registre de Beaupréau Saint Martin dont est issue la grand mère paternelle CLEMOT de ma FORTIN.

  • Voir mes FORTIN
    Voir mes CLEMOT
  • Après des décennies passées dans les registres, je peux affirmer que les erreurs existent bel et bien dans les registres, mais que mon ancêtre Mathurin-Julien Fortin x1 Saint-Sébastien-sur-Loire (44) 1er juillet 1783 Marie Couprie a accumulé un nombre hallucinant d’erreurs de registres dans son ascendance.

    En 2017 je viens de repasser 15 jours sur les registres qui le concernent personnellement, et je constate que lui-même a été victime de plusieurs erreurs, les autres excessivement nombreuses sont dans le fichier CLEMOT ligne de sa grand-mère paternelle.

    Le 22 avril 1811 il fait rectifier plusieurs erreurs le concernant personnellement, et ce par jugement rendu par le tribunal civil le 26 mars 1811 : soit en tout 4 rectifications.

    Il fait ajouter un enfant non enregistré pendant les troubles de la guerre de Vendée : Mathurin Fortin né le 14 février 1796 de Mathurin Julien Fortin et Marie Couperie. Ceci est compréhensible faute de registres.

    Et il fait rectifier son acte de son mariage, et de la naissance de 2 de ses enfants : « le 4 juillet 1783 aliàs 1789 (la copie du jugement se trompe encore) il n’est pas nommé « Mathurin Julien Fortin » mais Mathurin Fortier » et sur celui du 20 décembre 1791 il est nommé « Fertin au lieu de Fortin et on a à nouveau oublié son prénom Julien »

    Pour faire passer tous ces jugements, il se fait passer pour « indigent », sans doute pour obtenir gratuitement ces jugements. Or il est laboureur sur tous les autres actes.

    Mais ce ce n’est pas tout car au mariage de son fils René à Saint-Sébastien

    « Le 12 novembre 1821 … René Fortin, laboureur, né au village de la Métairie en cette commune le 19 octobre [erreur c’est décembre] 1791, majeur, fils de Mathurin Julien Fortin, laboureur, présent et consentant, et de feue Marie Corgnet [erreur c’est Marie Couprie]

    Mais demain, je vous mets les incroyables erreurs des CLEMOT