Je lis tant d’horreurs sur Geneanet que je ne peux rester muette. Ainsi, on trouve ce jour :
Voici l’acte dont on prétend donner le contenu :
Analyse des erreurs monstrueuses données sur Geneanet :
1-il est monstrueux d’écrire le nom de famille OLIVIER HIRET DU DRUL au lieu de Olivier Hiret sieur du Drul, car le nom de famille est HIRET et le titre de sieur n’est en aucun cas un titre quelconque de noblesse et quand vous écrivez OLIVIER HIRET DU DRUL vous imitez par trop la noblesse et surtout ce n’est pas ce qui est écrit dans l’acte et c’est en aucun cas le patronyme. Cette écriture du nom de famille sur Geneanet est un massacre de la généalogie.
2-manifestement la personne qui a fait ce relevé ne maîtrise pas la paléographie car le nom de l’épouse contient beaucoup d’erreurs. Le patronyme est en aucun cas MOTERNAULT mais MALEVAULT et je vous mets ci-dessous la page de l’ouvrage de GONTARD de Launay qui traite des avocats d’Angers et reprend cet avocat qui était le père de Françoise Malevault, et par ailleurs j’ai beaucoup d’actes notariés concernant Françoise Malevault dont entre autres : Olivier Hiret, aidé de son beau-père, emprunte 300 livres, Angers 1611
3-son père est sieur des Portes, lieu qui existe à 4 reprises dans le Maine-et-Loire, et écrire DU PORTER au lieu DES PORTES montre l’absence de connaissances paléographiques, car il y a bien des S à la fin de DES et de PORTES
4-la sieurie des Portes du père n’est jamais systématiquement transmise à un enfant, et dans l’immense majorité des familles, il y a division des biens et des noms et même appel à n’importe quelle terre possédée ou non, pour donner un quelconque titre de sieur, et j’observe tant de titres de sieurs portés alors que la terre est vendue depuis belle lurette etc… qu’il est totalement monstrueux de donner à la fille à son mariage le nom de la sieurie. Là encore, le fait d’écrire un nom de famille avec celui d’une terre est une manie des nobles ou ceux qui voulaient paraître nobles mais cette manière d’écrire le nom de famille n’a jamais existé dans la bourgeoisie dans les actes d’état civil.
5-même remarque que pour Olivier sieur du Drul vous n’avez pas le droit d’écrire DES PORTES que vous écrivez même DU PORTER, car vous êtes en train de donner un nom de famille totalement erroné car imitant un peu trop la noblesse et donc trompeur.
Je suis triste qu’il existe de tels relevés, très triste. La généalogie était en dérive totale il ya 30 ans, mais depuis les bases de données ont contribué à un désastre de cette dérive… Je suis heureuse d’avoir pris il y a 30 ans la décision de ne pas adhérer à une quelconque base de données, car elles montraient déjà trop d’erreurs, mais je constate horrifiée que depuis c’est pire. Ainsi, en ne mélangeant aucune de mes données avec d’autres, je suis sure de mon travail. J’avais donc bien pris la bonne décision il y a 30 ans.
Clément Gault de la Grange 1587-1640 de La Prévière (49) à Valpuiseaux (91), de la bourgeoisie à la noblesse
Voici ma synthèse sur Clément Gault sieur de la Grange, qui quitta la baronnie de Pouancé pour faire sa vie au service de nobles et se isser à leur niveau. Cliquez sur la vue de la page 1 pour ouvrir la barre dessous qui donne accès aux 36 pages
Racines Angevines des Nantais : des Perthué jusqu’à la Biscuiterie Nantaise
La chaleur me rend paresseuse, et pour me détendre j’ai vagabondé dans les registres paroissiaux d’Angers Saint Martin, et aussi ceux de Brain-sur-l’Aution que j’avais déjà fait mais qu’il fallait refaire pour tout noter.
Et je vous livre mon étude des PERTHUÉ car j’ai la preuve que René et Robert sont frères. Je descends de Robert tandis que les descendants de René s’allient aux Cossé, d’où, entre autres, la Biscuiterie Nantaise. Je sais que plusieurs d’entre mes fidèles lecteurs/lectrices descendent de ces Perthué. Et si vous avez d’autres suggestions sur ce patronyme, et cette famille Angevine, je suis preneuse. Et, pour mémoire, j’ai terminé ma carrière à la Biscuiterie Nantaise… il y aura bientôt 30 ans …
Clément Gault de la Grange avait 2 signatures : l’une de bourgeois Angevin, l’autre imitant la noblesse à Paris
Mon précédent billet vous donnait l’existence de 2 René Gault de la Grange que j’identifiais grâce à leur signature, l’une typique d’un bourgeois Angevin l’autre imitant la noblesse.
Or, je tente de reconstituer à travers tout ce que nous avons trouvé, Mr Xavier Christ et moi-même, la vie de Clément Gault de la Grange. Clément Gault de la Grange a quitté l’Anjou parce qu’issu d’une fratrie qui comportait plusieurs garçons. Il n’y avait alors aucune place pour les puinés. On lui connaît comme frères au moins René Gault sieur de la Grange et Jean Gault sieur de la Coueslonière. Son frère René a fait aussi un départ pour une carrière à Paris, tandis que Jean est resté en Anjou.
Aucun acte, que ce soit les registres paroissiaux ou les minutes notariales ne permet de dater sa naissance, mais on peut la supposer avant 1587.
Il apprend à lire, écrire, compter etc… comme tous les garçons et aussi les filles de la famille Gault, probablement avec un précepteur ou en famille ou à la cure comme à cette époque. Dans ces familles bourgeoises le savoir était surtout orienté à la gestion des biens, et ces connaissances vont lui être utiles dans ses postes près des familles nobles qu’il va servir, ainsi il est sen 1614 intendant de la famille de Beaumanoir.
On sait aussi qu’il sait déjà aussi bien signer que les autres Gault de Pouancé avant de partir puisqu’on retrouve cette signature typique des bourgeois d’Anjou sur l’acte d’obligation qu’il vient passer à Angers en 1613 alors qu’il vit depuis plusieurs années au loin, et qu’il est seulement revenu emprunter de l’argent. D’ailleurs, cette somme de 2 400 livres était vraisemblablement destinée à l’achat d’une charge, laquelle lui a manifestement été utile pour son imitation du monde noble.
En 1612 il a adopté à Paris une tout autre signature qui ressemble étrangement à celle de René Gault de la Grange, lui aussi parti à Paris. Cette signature se différencie de celle des bourgeois Angevins, par l’omission de l’initiale du prénom, et l’omission de la fioriture, et par contre l’ajout du nom de la terre, ce qui ne se faisait pourtant pas chez les nobles Angevins, sauf les très élevés dans la hiérarchie noble. Donc, quand il vient à Angers en 1613 emprunter 2 400 livres, il masque sa signature « Parisienne », et reprend son ancienne signature bourgeoise Angevine.
Vous aviez hier sa signature parisienne que voici pour mémoire :
et pour mémoire aussi voici sa signature de bourgeois Angevin en 1613 :
Les 2 frères sont montés à Paris facilement car Pouancé est au temps de leur enfance possession de la famille de Cossé, et bel et bien habité, même pendant les guerres de religion, il est tenu par 50 hommes d’arme. Nous possédons encore une gravure datant d’un siècle plus tard, qui nous donne l’importance de cette place forte, rempart autrefois devant la Bretagne et la frontière où gabelous et autres trafiquants tentent de passer.

Pouancé était donc en contact avec beaucoup d’hommes et officiers de régions variées. Le but de ce billet n’est pas de refaire pour vous l’histoire de Pouancé, mais de vous faire voir qu’il y a eu des personnes qui ont eu 2 signatures différentes, et ici manifestement dans un but d’élévation sociale.
Clément Gault de la Grange reçoit 623 livres de la duchesse de Mercoeur en 1612, mais je suis enpanne pour la retranscription et demande de l’aide
Il s’agit toujours du même Clément Gault de la Grange que celui vu en 1613 etc… sur ce blog. Ici, il va recevoir une indemnité de 500 livres plus les intérêts depuis 1608 donc 623 livres au total, de la duchesse de Mercoeur.
Voici la référence de l’acte : MC/ET/VIII/582 fol. 408 ; fol. 409, 410 LUXEMBOURG (Marie de) duchesse de MERCOEUR § Quittance de Clément GAULD de LA GRANGE à Marie de LUXEMBOURG ; Procuration de Marie de LUXEMBOURG à Etienne CONSTANT, son secrétaire. Ratification par Marie de LUXEMBOURG d’une indemnité passée en son nom par ledit CONSTANT à Saint-Chamas en Provence.
Et voici les 2 vues et ma retranscription en panne, un grand merci à ceux qui pourraient m’aider :


« Le 12 octobre 1612
- Fut présent en sa personne noble homme Clément Gauld sieur
- de la Grange demeurant à présent rue St Louis paroisse St
- Eustache lequel de sa libre volonté a recognu et confessé
- avoir receu de très haute et puissante princesse dame
- Marie de Luxembourg duchesse de Penthièvre
- princesse de Martigues douairière de Mercoeur veuve de défunt
- messire le duc de Mercoeur … comme estant
- tutrice … de noble dame la duchesse de Vendosme sa fille et de defunt le duc de
- Mercoeur par les mains de noble homme Me Nicolas
- Daniel trésorier de madame la duchesse présent et acceptant
- la somme de 623 livres …
- savoir 500 livres tz de principal …
- valet … et pour intérests de
- ladite somme … échus depuis le 7 novembre
- 1608 jusqu’aujourd’huy, le tout suivant
- …
- … audit sieur de la Grange que ladite
- Dame de Mercoeur …
- …
- …
- …
- …
- …
- …
- …
- …
- les deniers qu’il debvoit à ladite dame duchesse de Mercoeur esdit
- nom …
Fut présente en sa personne très haute et puissante princesse de Luxembourg duchesse de Penthièvre … princesse de Martigues, laquelle tant en son nom que comme ayant l’entière administration des biens de madame la duchesse de Vendosme sa fille, a fait audit titre son procureur … noble Estienne Constant son secrétaire, auquel elle a donné pouvoir et puissance de se transporter en ladite principauté de Martigné pays de Provins ? et
Recevoir la foy et hommage de ceulx qui nouvellement se sont habitués, comme à
Il y avait 2 René Gault de la Grange dans les années 1640 signant à Pouancé : voici la preuve par les signatures
L’acte de 1650 attestant que Clément Gault de la Grange et Maurice Barré sont cohéritiers, certainement en partie, de « René Gault de la Grange », j’ai entrepris une relecture des actes de La Prévière et de Pouancé, pour tenter encore une fois de relier Jean Gault sieur de la Coeslonnière à tous mes autres Gault en retentant encore l’analyse des baptêmes et parrainages.
Je découvre alors l’existence de 2 « René Gault sieur de la Grange » à travers les signatures différentes.
La signature du premier est classique de la bourgeoisie angevine avec une initiale pour le prénom, le patronyme, et une floriture.
La signature du second n’est pas angevine et atteste une influence de la cour. En outre, cette signature ressemble à celle de Clément Gault de la Grange de Valpuiseaux, donc, lorsque les enfants de ce dernier héritent en 1650 d’un « René Gault de la Grange » ils héritent d’un frère de leur père, et donc ces 2 frères sont frères de Jean Gault de la Coislonnière. Le second « René Gault de la Grange » est donc le fils de Jean Gault de la Coislonnière.
« Le 8 septembre 1640 baptême de Laurent fils d’honnorable homme Jean Geslin sieur de la Touche, contrôleur pour le roy à Pouancé, et de Catherine Gault, a été parrain honneste homme René Gault sieur de la Grange, marraine honneste femme Catherine Alasneau épouse du sieur Prevost procureur fiscal de Pouancé, lequel enfant a esté baptisé au logis en cas de nécessité pour Françoise Fauveau matrone »
« Le 27 novembre 1645 baptisé Suzanne fille de honnorable homme Mathurin Gault sieur de la Renaudaye et de Suzanne Bluyneau fut parrain noble homme René Gault sieur de la Grange garde du corps de la feue reine mère ayeule du roy, marraine honneste fille Catherine Barré »
