Mandat de gestion du prieuré Saint Eutrope de Craon et de l’aumônerie de Mathefelon, 1548

du prieur commandataire qui demeure à Chartres.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 27 avril 1548 en la cour du roy notre sire Angers (Huot notaire Angers) personnellement estably discrete personne maistre Pierre Pigeart prieur commandataire du prieuré de St Eutrope près Craon membre dépendant du moustier et abbaye de la sainte Trinité de Vendosme, et aulmonier de Mathefelon, à présent demourant à Chartres soubzmectant etc confesse avoir aujourd’huy nommé constitué estably et ordonné et par ces présentes fait nomme constitue establist et ordonne ses bien (manque sans doute un terme) maistre Jehan Gamelin sieur de Veslon en Vermandoys demourant à Angers à ce présent son procureur général en toutes et chacunes ses affaires et par especial a ledit constituant donné et donne par ces présentes audit Gamelin sondit procureur plein pouvoir puissance autorité et mandement spécial de prendre et percevoir recueillir et recepvoir pour et au nom de luy les fruits et revenus desdits prieuré de St Eutrope près Craon et aulmonerie dudit Mathefelon tant escheuz que à escheoir et qui sont deus audit constituant à cause desdits prieuré et aulmonerye et par quelques personnes et couvent que ce soyt et en poursuyvre le poyement et recouvrement par toutes voyes et manières deues et raisonnables
et aussi de bailler pour et au nom d’iceluy constituant à tiltre de ferme et non autrement à telle personne ou personnes et pour tel temps et tel prix que ledit Gamelin vera estre à faire les fruits et revenus desdits prieuré de St Eutrope et aulmonerye de Mathefelon et prendre et recepvoir les deniers desdites ferme ou fermes et du receu soy tenir à content comme ce que dessus et en bailler quittance telle et ainsi que au cas appartient et que mestier sera et besoign sera et desdits poyements desdites ferme ou fermes poursuivre le poyement et recouvrement par toutes voyes et manières deues et raisonnables et de transiger et appointer ès procès desdits prieuré et aulmonerye en telle sorte forme et manière que bon semblera audit Gamelin et aussi de substituer aux procès ung ou plusieurs qui ayt ou ayent le pouvoir dessus dit ou partie d’iceluy et iceulx révocquer si mestier est ces présentes néanmoins demeurant en leur force et vertu
et généralement etc promectant etc et à poyer etc présents à ce vénérable et discret Me Jehan Quetin prêtre et Jehan Morant et Jehan Cire demourant à Angers tesmoings
fait et passé audit Angers les jour et an susdits

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La bicyclette pendant la seconde guerre mondiale

LE SUJET DE CE BILLET EST LA BICYCLETTE ET UNIQUEMENT LA BICYCLETTE, ET CE, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.
IL Y AURA D’AUTRES SUJETS ICI CONCERNANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE, merci de les attendre.
En attendant, merci de comprendre que j’éliminerai tout commentaire n’ayant pas la bicyclette pendant la seconde guerre mondiale pour thème.

En 1944, je suis réfugiée à Guérande intra-muros. Maman attend son 5ème enfant, né en février 44. Voici ce que j’écris dans mes souvenirs de la seconde guerre mondiale :

Le téléphone aidant, car il fonctionne, Papa vient nous voir en bicyclette avec tante Monique, soit 80 km aller, sans compter la traversée de Nantes et les barrages Allemands à franchir.
Les réquisitions et pénuries de toutes sortes sont telles que seule la bicyclette permet de se déplacer, et encore, quand les bicyclettes ne sont ni volées ni réquisitionnées elles aussi.
Elles ressemblent à ce que nous connaissons, à une différence près : elles ne possèdent pas encore de dérailleur, qui n’arrivera chez les coureurs cyclistes qu’après la guerre.
Les vélos sans dérailleur auront encore une longue vie devant eux, et je me souviens en avoir utilisé un quelques années après la guerre, qui était à Belmont, pour aller à la Turballe. Même 5 km sur un tel vélo laisse des souvenirs !

La vitesse moyenne de mon papa atteignait-elle 15 km/h, rien n’est moins sur ? En 2012, les coureurs du Tour de France, assistés comme ils le sont, font une moyenne de 36 km/h, et il convient donc de diviser au moins par 2 cette vitesse.
Si on ajoute les crevaisons, les barrages Allemands, et un pause casse-croûte, Papa a mis :

  • 85/15 + (pauses, réparations et barrages soit 1 à 2 h) = 7 à 8 heures au moins
  • Comme il fallait circuler de jour, on voit qu’il est parti au lever du soleil pour arriver péniblement avant le coucher, puisqu’en février les journées ne font guère plus de 9 heures.

    On crève souvent : les chambres à air sont ce qu’elle sont en temps de guerre, les routes aussi !
    Pour réparer point de rustines, pénurie oblige. On utilise une lime ou du papier de verre, un vieux bout d’ancienne chambre à air et de la colle, qui elle aussi est ce qu’elle est.
    Souvent ce bout de vieille chambre à air est découpé dans une chambre à air de camion ou d’automobile . Bref, on récupère tout ce qu’on peut.

    Même les chambres à air font parfois défaut. Pour s’en passer, il faut remplir le pneumatique avec ce qu’on trouve, enfin avec quelque chose de pas trop dur de préférence !
    En pays de vigne, on a encore quelques bouchons de bouteille en liège. C’est ainsi qu’à … l’oncle … remplit le pneu de bouchons enfilés à la queue leu-leu ! Ils lui permettent tout de même d’aller chercher du beurre dans une ferme située près de Chemillé à 20 km de chez lui, soit 40 km aller-retour !

    Contrat de mariage de Jacques Doisseau et Marguerite Gilbert, Angers 1519

    l’acte omet de donner le nom de la mère du futur.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le (j’ai oublié de noter le jour) février 1518 (avant Pasques donc février 1519 n.s. – Huot notaire Angers) sachent tous présents et avenir comme en traitant et accordant le mariage estre fait consommé et accomply entre Jacques Doisseau marchand drapier demourant à Angers fils de feu maistre Charles Doisseau en son vivant licencié en loix advocat en cour laye à angers d’une part
    et Margarite fille de feu Denis Gilbert en son vivant ciergier et marchand demourant audit Angers et de Perrine Cornilleau sa femme ses père et mère d’autre part
    tout avant que fiances fussent prinses ne bénédiction nuptiale fust célébrée par entre eulx et notre mère saincte église, ont esté faitz les accords pactions promesses et conventions tels et en la manière qui s’ensuit
    pour ce est-il que en notre cour à Angers personnellement establis lesdits Jacques Doisseau d’une part et ladite Perrine Cornilleau et Margarite sa fille tous demourans en ceste ville d’Angers d’autre part
    soubsmectans etc confessent scavoir est ledit Jacques Doesseau avoir promis et par ces présentes promect prendre à femme et espouse ladite Margarite et ladite Margarite avoir promis et aussi promect prendre à mary et espoux ledit Jacques Doesseau pourvu que notre mère saincte église se accorde
    pour lequel mariage estre faict consommé et accomply qui autrement ne se fust faict ladite Perrine Cornilleau veufve dudit feu Denis Gilbert mère de ladite Margarite avoir promis et par ces présentes promect paier et bailler audit Jacques Doesseau le mariage faisant de ladite Margarite et dudit Doesseau la somme de 300 livres tournois avant le jour des espousailles pout tout droit de meubles qui pourroit compéter et appartenir à ladite Margarite par le décès de sondit feu père comme aussi pour tout le revenu des héritaiges et biens immeubles qui à ladite Margarite eust peu et pourroit compéter et appartenir à l’occasion du décès de sondit feu père de tout le temps passé jusques à présent
    sur laquelle somme de 300 livres tournois ledit Jacques Doesseau sera tenu vestir dabillemens ladite Margarite sa future espouse bien et honnestement selon son estat appartenance
    et demeure à ladite future espouse dudit Jacques Doesseau les choses héritaulx qui s’ensuivent par le décès de sondit feu père scavoir est la moitié par indivis du lieu et mestairie de la Petite Hamonnaye sis en la paroisse de Bescon avecques leurs appartenances et dépendances et la moitié de 4 quartiers de vigne sis en Raynette en la paroisse de Pruniers et la moitié d’un septier de blé de rente deuz par les Maschefers sur le lieu de la Broce sis en la paroisse de (banc) et la quarte part par indivis du bestial estant audit lieu de la Hamonnaye
    et pour tant que touche les acquestz faits par ladite veufve au temps de sa viduité audit lieu de la Hamonnaye il demeure moitié par moitié à ladite Margarite et à Jacquine sa sœur femme de Nicolas Vallin sans ce que ladite veufve y puisse rien demander
    et moyennant ce ledit Jacques Doesseau et sadite future espouse ont quicté céddé et délaissé quictent cèddent et délaissent à ladite veufve la moitié par indivis d’une maison sise près le charois Notre Dame de cesdite dite ville d’Angers tout ainsi et par la manière que ladite veufve l’a tenue possédée et exploitée par cy davant et sans ce que ladite veufve en soit tenue pour ce faire aulcune chose audit Doesseau et sadite future espouse
    pur jouyr d’icelle maison la vie durant d’icelle veufve seulement et après le décès d’icelle veufve ladite maison cy dessus déclarée demeure moitié par moitié auxdites Margarite et Jacquine sa sœur,
    et demeure quicte ladite veufve et aians cause de toutes et chacunes les choses dont ladite Margarite et sondit futur espoux leurs eussent peu faire question et demande tant de meubles, de revenus, de héritaiges, et biens immeubles que autrement en quelque manière que ce soit
    et en tant que touche le douaire de ladite Margarite ledit Jacques Doesseau futur espoux de ladite Margarite a donné et donne pour tout droit de douaire à ladite Margarite si elle le survit la somme de 300 livres tournois à une fois payée auparavant partaige et division fait des biens et choses dudit Doesseau
    auxquelles choses dessus dite tenir et accomplir d’une part et d’autre etc et aux dommages etc obligent lesdites parties l’une vers l’autre etc renonàant etc foy jugement et condemnation etc
    présents à ce Jehan Doesseau licencié en loix advocat en cour d’église à Angers, honnestes personnes sire Jehan Cornilleau, René Doouet et Franczois Beaufaict tous marchands demourans à Angers tesmoings
    fait à Angers en la maison de ladite veufve les jour et an susdits

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    Jean Fouquere, chaussetier, vend une maison, Angers 1519

    et s’il est chaussetier comme l’ancêtre des Fouquet, il a un nom légèrement différent, car on lit bien FOUQUERE, et en outre il sait signer, et fort bien, ce que ne faisait pas l’ancêtre des Fouquet. Je n’ai pas vérifié si le prénom de son épouse, Jeanne, est le même, et la paroisse Saint Maurice la même. Vous pouvez le faire, merci.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 22 mars 1519 (avant Pâques donc le 22 mars 1520 n.s. – Huot notaire Angers) en notre cour à Angers personnellement establiz Jehan Foucquere marchant chaussetier demourant en la paroisse de saint Maurice d’Angers et Jehanne sa femme de luy suffisamment auctorisée par davant nous quant ad ce soubzmectans eulx leurs hoirs etc confessent avoir eulx leurs hoirs etc confessent avoir aujourd’huy vendu et octroié et encores etc vendent et octroient dès maintenant et à présent à toujoursmais perpétuellement par héritaige
    à Pierre Thoreau marchand demourant au bourg de St Lau lez Angers qui a achacté pour luy et Margarite sa femme absente à leurs hoirs et aians cause
    une maison ainsi qu’elle se poursuit et comporte assise et située en la rue Baudrier de ceste ville d’Angers qui fut feu maistre Jehan Lechact avecques toutes et chacunes ses appartenances et dépendances joignant d’un cousté et par le hault à la maison de feu maistre Jehan Binet et par le bas à la maison et ouvrouer de feu Jehan Audouyn et d’autre cousté à la maison de Symone Fouchart abouctant du bout davant au pavé de ladite rue et du bout de derrière à la maison dudit feu Jehan Audouyn
    ou fye de lospital ancien de St Jehan de Jherusalem et tenu de là à 6 sols 6 deniers tournois de cens ou debvoir paiables par chacun an aux jours accoustumés et chargée en oultre envers l’abbaie de st Cierge les Angers de la somme de 23 sols 9 deniers tournois de rente paiables par chacun an aux jours accoustumés et ce pour tout debvoirs et charges quelconques
    transportans etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 165 livres tournois de laquelle somme il en a esté paié baillé et nombré content en notre présence et à veue de nous par ledit achacteur audit vendeur la somme de 80 livres tournois que ledit vendeur a euz et receuz en monnaie de douzains dont ledit vendeur s’en est tenu par davant nous à bien paié et content et en a quicté et quicte ledit achacteur ses hoirs et aians cause et le surplus de ladite somme qui est 85 livres tournois ledit achacteur a promis doibt et sera tenu paier et bailler audit vendeur ou aians sa cause dedans le 15 mai prochainement venant à la peine de tous intérestz
    à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir et accomplir d’une part et d’autre et ladite maison et ses appartenances et dépendances ainsi vendue comme dit est garantir etc et aux dommages etc obligent lesdites parties l’une vers l’autre etc et les biens et choses dudit achacteur à prendre vendre etc renonçant etc et par especial ladite Jehanne au droit velleyen et à l’espitre de divi adriani et à tous autres droits faits et introduits en faveur des femmes, elle sur ce de nous suffisamment acertene, et de tout ce que dessus est dit tenir et accomplir etc foy jgement et condemnation etc
    présents ad ce Martin Taillandier marchand cousturier demourant à Angers et Charles Huot clerc aussi demourant à Angers tesmoings etc
    fait et donné à Angers en la rue st Jehan Baptiste les jour et an susdits
    et a promis ledit vendeur rendre et bailler audit achacteur toutes et chacunes les lettres anciennes qu’il a en ses mains touchant et concernant ladite maison dedans ledit 15 mai prochainement venant fait comme dessus

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    Cession de l’office de sergent royal à Henri Despagne, Angers 1518

    pour la somme de 250 livres, mais il ne peut payer tout de suite, en outre, il faut pour que la cession soit valide qu’il obtienne des lettres officielles.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 25 avril 1518 (Huot notaire Angers) En notre cour à Angers personnellement establiz Martin Bainville sergent royal demourant à Bouchemaine et Henry Despaigne demourant en Brecigné d’autre part,
    soubzmectant etc confessent avoir aujourd’huy fait et font entre eulx les pactions marchés et conventions qui s’ensuivent
    c’est à savoir que à la prière requeste et faveur dudit Despaigne ledit Bainville à ce jourd’huy passé consenty et accord entre les mains et par devant nous notaire cy dessoubz signé lettre de procuration o pouvoir especial de faire résignation dudit office de sergent royal au proffilt et en la faveur dudit Despaigne et que par le moyen d’icelle résignation ledit Despaigne puisse estre pourveu dudit office à ses despens et pour ce faire et consentir par ledit Bainville ledit Despaigne a promis doit et est tenu paier audit Bainville ses hoirs etc la somme de 250 livres tz sur laquelle somme ledit Despaigne a poyé content au veue de nous la somme de 10 escuz soulleil et le sourplus desdites 250 livres montant 230 livres tz ledit Despaigne a promis et est tenu poyer audit Bainville ses hoirs etc dedans le jour et feste de la St Jehan Baptiste
    aussi dit et accordé que ledit Despaigne sera tenu apporter et mettre entre mains de honorable homme maistre Pierre Fournier licencié ès loix demourant en la ville d’Angers les lettres de impétration dudit estat au plus tost que iceluy Despaigne les aura obtenues sans ce que au moyen d’icelles ledit Despaigne par luy ne par autres en puisse obtenir lettres et exécutoire plus tost qu’il ait parfait entièrement audit Bainville ladite somme de 250 livres tz et à ce seront lesdites lettres rendues par ledit Fournier audit Despaigne jusques ad ce que ledit poyement ait esté parfait comme dit est et que ladite impetration

    IMPETRATION, subst. fém. « Obtention de qqc. (d’une faveur, d’un privilège…) à la suite d’une requête, accord de l’autorité compétente pour l’obtention de qqc. » (sur le site atlif.fr Dictionnaire du Moyen Français 1330-1500)

    et exécution soit faite au proffilt dudit Despaigne il ne pourra exercer ledit office ne en empescher ledit Bainville jusques audit jour de la st Jehan baptiste prochainement venant
    dont et desquelles choses lesdites parties sont venues à ung et d’accord et à icelles et tout ce que dessus est dit observer tenir et accomplir etc et à rendre etc et à poyer par ledit Despaigne ses lettres audit Bainville ses hoirs etc ledit reste desdites 250 livres tz etc obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
    présents ad ce René et Raoullet les Houssais demourans en la paroisse de St Maurille des Ponts de Cé
    fait à Angers en la maison dudit maistre Pierre Fournier les jour et an susdits

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    Contrat d’apprentissage chez Jacques Charbonneau marchand drappier et chaussetier, Angers 1519

    vous avez beaucoup de contrats d’apprentissage sur mon blog, il vous suffit de cliquer sur la catégorie soit ci-dessous, soit dans le menu déroulant de la fenêtre CATEGORIE ci-contre colonne de droite, sous la rubrique ENSEIGNEMENT. D’ailleurs, le moteur du blog vous indique imperturbable le nombre d’actes dans la rubrique.

    Le métier que nous voyons aujourd’hui est celui de riches commerçants, et nombreux descendants de marchand drappier chaussetier montent socialement, à commencer par les Fouquet comme bien d’autres.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 9 avril 1518 avant Pasques (donc le 9 avril 1519 n.s. – Huot notaire Angers) en notre cour à Angers personnellement estably vénérable et discret maistre Jacques Charbonneau marchand drappier et Chaussetier demourant à Angers d’une part
    et Bertran Bourielais (sic, et le nom du père un peu différent) fils de feu sire Jehan Bourgelais et Ysabeau de Blavou ses père et mère en leurs vivans demourans à Angers d’autre part
    sounzmectant etc confessent avoir aujourd’huy fait les marchés pactions et conventions tels et en la manière qui s’ensuit c’est à savoir que ledit Charbonneau a prins et prend du jour et feste de Notre Dame des avant premières passée jusques à 3 ans après ensuivant et suivant l’un l’autre sans invervalle

    je n’ai pas compris quelle Notre Dame ?

    ledit Bertran Bouriolays pour estre et demourer avecques luy durant ledit temps de 3 ans
    pendant lequel temps ledit Charbonneau sera tenu nourrir coucher et lever ledit Bertran et luy monstrer son mestier de drappier et chaussetier au mieulx qu’il pourra
    et ce faisant ledit Bertran a promis et par ces présentes promet servir bien et lyaulment ledit Charbonneau son maistre en toutes choses licites et honnestes et faire tout ce que bon serviteur et apprentis doibt faire et que audit mestier de drappier et chaussetier est requis
    pour lesquels 3 ans et causes que dessus ledit Bertran sera tenu paier audit Charbonneau la somme de 35 livres tz pour sa pension et apprentissage paiables aux termes qui s’ensuivent c’est à savoir la moitié de ladite somem dedans le 1er juillet prochainement venant et le reste de ladite somme montant 17 livres 10 sols tz à la fin desdites 3 années
    et a esté présent honorable homme et saige maistre Pierre Taupier licencié ès loix sieur de la Marronnière conseiller ordinaire de Madame Mère du Roy en sa cour des grans jours d’Anjou qui a promis et promet paier et bailler ladite somme de 35 livres tz audit Charbonneau pour ledit Bertran aux jours et termes et en la manière que dit est
    auxquelles choses dessus dites tenir et accomplir d’une part et d’autre etc et aux dommages etc obligent lesdits establiz l’un vers l’autre chacun en tant et pour tant que luy touche eulx leurs hoirs etc mesmes ledit Bertran son corps à tenir prinson et houstaige en la chartre d’Angers ou ailleurs quelque part que trouver et appréhender on le puisse hors lieu saint sans en partir jusques à pleine satisfaction faite audit Charbonneau par ledit Bertran pour raison dudit apprentissaige et ses biens exploitans et vendans nonobstant ledit emprisonnement etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
    présents ad ce Jehan Petit pelletier Raoullet Ligier et Colas Dalier de Vendosme tesmoings
    fait à Angers en la maison dudit Charbonneau les jour et an que dessus

    Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.
    Et merci de vous souvenir ici que Huot le notaire avait la curieuse manie de ne pas faire signer ou bien de faire signer seulement les témoins.

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