Etienne de Montmeiat sieur de la Pérouse agrandit son domaine, Le Lion d’Angers 1624

il acquiert en effet des portions de terre qui touchent celles de la Gosnière où il demeure.
Selon le dictionnaire de Célestin Port, la Gonnière aurait appartenu en 1596 à Guy de la Renardière mari de Renée de scépeaux, puis à Elye de la Renardière qui y réside en 1623. Elle passera à Nicolas Legras en 1641.
Je ne vois pas de trace de celui dont est question ici, pourtant s’il acquiert des terres qui agrandissent le Gosnière c’est bien qu’il doit en être propriétaire ! Sinon, s’il est simple invité du propriétaire, je ne vois pas l’intérêt de cet acquet.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 13 février 1624 avant midy, en la cour du Lyon d’Angers endroit par devant nous René Billard notaire d’icelle furent présents en leurs personnes establiz et soubzmis soubz ladite cour chacuns de Me Jehan Vaillant prêtre chapelain de la chapelle laiz ou prestimonie fondée par deffunt Jehan Bourgeys demeurant au Lyon d’Angers d’une part, et Estienne de Montmeja escuyer sieur de la Perousse demeurant en la maison seigneuriale de la Gosnière dite paroisse du Lyon
soubzmectant eux leurs hoirs etc confessent etc avoir aujourd’huy fait et font entre eux la baillée et prinse à rente foncière annuelle et perpétuelle telle que s’ensuit, c’est à savoir que ledit Vaillant a baillé et baille audit tiltre de baillée et prinse à rente foncière annuelle et perpétuelle audit sieur de Maumejar présent stipulant et acceptant pour luy etc
savoir est deux portions de terre en gast qui autrefois furent en vigne contenant ung cartier ou environ, l’une joignant d’un costé et d’un bout le hault de la Grand Grée de la closerie de la Gosnière d’autre costé et bout la terre qui autrefoys fut en vigne dudit preneur, l’autre portion joingt d’un costé la petite Grée de la closerie de la Guillaumaye d’autre costé et bout la terre qui autrefoys fut en vigne appartenant audit preneur et d’autre bout la prée de ladite terre de la Gosnière et tout ainsi que lesdites choses se poursuivent et comportent avec les boys et hayes qui en dépendent sis et situé au cloux de la Guillaumaye dite paroisse du Lyon sans rien en excepter ny réserver
tenu du fief et seigneurie de la Gosnière aux charges … de vin et deux deniers en argent paiable chacun an au jour et feste de Toussaint

    je n’ai pas compris quelle est la quantité de vin qui est due, et merci de voir si vous comprenez mieux que moi

et quant au regard des arréraiges ledit preneur est et demeure tenu en acquiter et libérer ledit bailleur
et est faite la présente baillée et prise à rente pour en paier et bailler chacun an par ledit preneur ses hoirs audit bailleur ou chapelains qui jouiront dudit lais la somme de 15 soulz tz le premier terme et paiement commençant d’huy en un an prochain venant et à continuer etc
et au paiement de ladite rente demeurent lesdites choses baillées spécialement hypothéquées sans que ledit preneur puisse cy après hypothéquer aulcune chose sur icelles qui préjudirait à ces présentes
dont et à ladite baillée et prise à rente tenir etc garantir etc obligent lesdites parties eulx leurs hoirs etc et ledit preneur au paiement de ladite rente luy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnaiton etc
fait et passé en ladite ville du Lyon présents Pierre Guyot marchand et Georges Pouppy clerc demeurant audit Lyon tesmoings

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Françoise Gardais loue sa maison à Chemin pour y mettre une école, Le Lion d’Angers 1648

son époux est présent et signe, mais la laisse gérer ses biens, aussi il a toute mon estime, car d’habitude à cette époque, rares sont les femmes qui passent elles mêmes des actes devant notaire, même quant il s’agit de leur propre patrimoine.

Ici, vous allez découvrir une très jolie clause sur les vitres.
Et afin que vous puissiez en mesurer toute la finesse, je tiens à vous préciser que j’ai autrefois participé à la retranscription des délibérations du conseil de la ville de Nantes en l’année 1598. Or, à cette époque, la ville gérait des tas de domaines dont l’entretien du collège. Et, bien entendu au collège il n’y avait à cette époque que des fils de bourgeois Nantais. Or, ils ont besoin de chandelles pour travailler car ils n’en ont pas assez, car il n’a pas de vitres aux fenêtres seulement de la toile enduite.
Eh bien vous allez découvrir ici que Chemin compte mettre quelques vitres, et aura le droit de les emporter à la fin du bail, tout comme de nos jours on peut emporter un gros appareil ménager qu’on aurait ajouter.
Ce qui fait que les garçons du Lion d’Angers étaient mieux lotis que ceux de la ville de Nantes !!!
Car même si l’acte ci-dessous est passé 50 ans après celui de Nantes, la fabrication de vitres est toujours aussi peu évoluée.

    Voir mes pages sur les vitres
    Voir ma page sur Le Lion d’Angers

Ceci dit Chemin est prêtre et à cette époque les prêtres apprennent à lire et écrire et plus, à quelques garçons, mais en nombre réduit, et ici il s’agit donc de pourvoir accueillir plus de garçons. D’ailleurs jai un autre acte, fort long, et que je vais vous mettre ici, qui décrit la suite.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 27 juillet 1648 après midy par devant nous René Billard notaire de la chastellenye du Lion d’Angers furent présents en leur personnes establiz et deument soubzmis soubz ladite cour chacuns de Françoise Gardais femme de Mathurin Bordier authorisée à la poursuite de ses droits et encore dudit Bordier à ce présent demeurant audit Lion baulleur d’une part
et vénérable et discret Me Jullien Chemin prêtre chapelain de saint Pierre et saint Blaize en la paroisse de Chambellé preneur d’autre part
lesquels confesse (sic pour le pluriel absent) avoir fait le marché de ferme qui s’ensuit c’est à scavoir que ladite Gardais a baillé et affermé et par ces présentes baille et afferme audit sieur de Saint Blaize pour luy etc pour le temps et espace de 7 années commençant à la Toussaint prochaine et finissant à pareil jour
scavoir est la maison et appartenances située sur la marché dudit Lion avecq les jardins estant par devant et comme lesdits bailleurs en jouissent sans aucune réservation en faire
à la charge que lesdits bailleurs mettront toutes lesdites choses en bon estat de réparation dans la Toussaint prochaine que ledit sieur preneur sera tenu rendre à pareil estat à la fin du présent bail dont il en sera fait acte
paiera ledit sieur preneur les cens rentes et debvoirs pendant le présent bail
pourra ledit preneur faire faire une ouverture et porte à sortir de ladite maison pour entrer au jardin dont ledit Bordier fait cession cy après audit Chemin que ledit Chemin sera tenu de clore de muraille à la fin du présent bail
et s’il fait quelque augmentation de vitre ou autres choses à ladite maison les pourra enlever à la fin de son bail sy ladite bailleresse ne les veult payer
et est fait le présent bail pour en payer et bailler par chacun an par ledit preneur ou etc à ladite bailleresse ou etc la somme de 30 livres tz franche et quitte et tenu payer par advance la première année à ladite bailleresse dans ung mois prochain venant
et les autres ans d’an en an jusques à la fin dudit bail à peine etc néanmoings etc

Par ces mesmes présentes ladite Gardais a céddé et transporté audit Chemin stipulant comme dessus le bail de ferme qu’elle a prins de la veuve feu Me Charles Deniau de la maison et jardin tenant ladite maison et jardin cy dessus baillée pour pareil temps de 7 années à commencer audit jour de Toussaint prochaine finissant à pareil jour
à la charge de faire les réparations à quoy locatère sont tenuz qu’elle fera pareillement mettre en réparation à la Toussaints prochaine
et est ce fait pour en payer par chacun an par ledit preneur ou etc à ladite veuve Deniau ou etc la somme de 9 livres 10 sols tz par chacun an et poyer les debvoirs pour raison desdites choses et en acquiter ladite Gardais
et encore pourra ladite bailleresse jouir de ladite portion dudit jardin par elle ceddé jusques au jour de Noël prochain
dont et tout ce que dessus a esté ainsy voulu consenty stipulé et accepté par lesdites parties à ce tenir etc garantir par ladite bailleresse elle ses hoirs etc obligent lesdites parties respectivement eux leurs hoirs etc et ledit preneur à faulte de payement ses biens à prendre vendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait et passé audit Lion maison de ladite bailleresse présents vénérable et discret Me Estienne Garreau prêtre curé dudit Lion et honorable homme Claude Delahaye marchand demeurant audit Lion tesmoings
ladite bailleresse a dit ne savoir signer
acte audit preneur de ce qu’il a dit prendre lesdites choses pour son logement et pour montrer et tenir l’escolle aux enfants de cette paroisse et en faveur des présentes ledit preneur a présentement baillé à ladite bailleresse la somme de 4 livres tz dont elle se comptente

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