Suzanne Lepron veuve Bodard déclare devant notaire ce que chacun de ses enfants lui a payé, La Chapelle sur Oudon 1708

 

Je poursuis mon travail sur les Bodard car j’ai beaucoup d’actes consernant Suzanne Lespron  l’une de mes « grands mères » très chéries, très inquiète, de son fils infirme après sa mort.

Ici, elle règle avec chacun de ses enfants ce qu’il lui doit, et même pour la nourriture d’un cheval il y a 7 ans. Nous avons découvert pendant le confinement que la voiture inutilisée coutait seulement les assurances, mais pas l’essence, alors qu’un cheval inutilisé coute toujours de la nourriture.

Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E32 – Voici ma retranscription rapide mais efficace  :

« Le 5 octobre 1708, par devant nous Claude Bouvet notaire royal en Anjou résidant à Segré, fut présente en personne établie et deument soubmise Suzanne Lepron veuve de h. h. Jean Bodard, vivant maréchal en œuvres blanches, demeurante au village de Vrezée à La Chapelle-sur-Oudon, détenue au lit malade mais par la grâce de Dieu saine d’esprit mémoire et entendement, ainsi qu’il nous a apparu et aux témoins cy après nommés, laquelle a reconnu avoir eu et reçu tant ce jour d’huy qu’avant ce jour de h. h. Jacques Justeau maréchal en œuvres blanches demeurant audit Village de Vrezée et de Jean Bodard demeurant à la Petite Jallais paroisse de Ste Gemmes près Segré, gendre et fils de ladite Lepron, savoir dudit Justeau 47 L 10 s et dudit Bodard celle de 48 L, qu’ils devaient à ladite Lepron leur mère pour fournissement tant de meubles bestiaux que ustencile de boutique de forgeur qu’elle leur avait baillé avant qu’elle ne s’y estoit obligée par leurs contrats de mariages, suivant l’obligation que lesdits establis en auroient consenti à ladite Lespron suivant l’acte en forme de compte reçu devant Huard notaire Segré le 15 mars 1702, desquelles sommes de 47 L 10 s d’une part et 48 L d’autre, ladite établie se contente et en quitte lesdits Juteau et Bodard chacun pour leur regard … lesquelles obligations demeurent ainsi nulles et de nul effet, comme solvé et bien payé ; et consent qu’il ne soit fait ni noté sur la minute d’iceluy acte passé par ledit Huard ledit jour 15 mars 1702 … fait et passé audit village de Verzée dite paroisse de La Chapelle sur Oudon, maison où ladite établie est détenue malade, présents h. personnes Pierre Pillette Me serrurier, Avois Lenoir maréchal ferrant demeurant audit village du pont de Verzée, ladite Lespron et lesdits Juteau et Bodard ont déclaré ne savoir signer. La présente quittance ne vaudra à l’égard dudit Justeau que pour la reconnaissance qu’elle a fait d’avoir esté payée dudut Justeau dans son testament qu’elle a fait devant défunt Me René Guyon   vivant notaire royal audit Segré le 27 novembre 1703. Ladite veuve Bodard a reconnu avoir aussi esté payé et satisfaite des pensions et nourriture d’un cheval appartenant à François Bodard marchand son fils demeurant audit Segré paroisse St Sauveur absent pour le temps que ledit cheval aurait esté nourri chez elle il y a environ 7 ans »

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