Le délais de viduité (veuvage) ne s’est jamais appliqué aux hommes : 40 jours après son veuvage il se fiance et se marie : Vallet 1733

Il y a 2 jours, je vous mettais les règles pour les femmes et l’exemple de ma Marie Guérin remariée 62 jours après son veuvage.

Voici, dans la même paroisse de Vallet, paroisse où on semble très pressé :

Louis MAILLARD x1 Jeanne ROULLÉ †Vallet 12 septembre 1733 « inhumée au petit cimetière Jeanne Roullé épouse de Louis Maillard, morte d’hier dans ce bourg, âgée de 55 ans environ en présence de Louis Roullé et Louis Bouchaud qui ne signent » x2 Vallet 9 novembre 1733 « fiançailles le 23 octobre, bénédiction nuptiale Louis Maillard veuf de defunte Jeanne Roullé et Olive Cherbonier veuve de defunt René Robert tous deux de cette paroisse »

Entre le 12 septembre (inhumation de la première épouse) et le 23 octobre, date des fiançailles, il n’y a que 40 jours.

Les nobles avaient droit de faire baptiser au delà du délais de 3 jours



Madeleine de VILLIERS °Challain-la-Potherie 12 février 1649 b le 19 janvier 1650 « baptisée Magdeleine fille de messire Gabriel de Villiers escuyer seigneur de Pruillé et dame Hélène de Chouppe son épouse, ont été parrain messire Christofle Fouquet seigneur dudit Challain et marraine dame Magdelaine de Beauvau espouse de messire Anthoine Du Bellay »

Ici, c’est donc 11 mois mois plus tard, mais j’en ai déjà vu 18 mois plus tard. Et vous ?
Odile
PS je suppose que le motif était un déplacement du père, soit à la guerre ou autre pour le service du roi ?

Autrefois les femmes enceintes se déplaçaient beaucoup et accouchaient en route !

Le premier roman que j’ai lu, il y a 70 ans de cela, était de Pearl Buck, la Mousson. J’avais été très émue de voir cette jeune femme travailler aux champs, ressentir les douleurs, se mettre sous un arbre, accoucher, et reprendre le travail aux champs 2 heures plus tard !

Lorsque j’ai commencé la lecture des registres paroissiaux, j’ai découvert de nombreux accouchements de femmes sur le chemin d’un pélerinage !

Ici, je découvre que les pélerinages n’avaient pas le monopole des voyages de femmes enceintes, et je vous livre ici un accouchement loin, sans motif de pélerinage, mais manifestement uniquement d’affaires.

Laval la Trinité « L’an 1670 le 3 septembre a comparu devant nous Lebarbier prêtre curé de cette église Maurice Chemin marchand sieur de la Croix Blanche, lequel nous a déclaré qu’estant allé à Guibray accompagné de Cecile Mehaignery sa femme elle seroit accouchée à notre Dame de Guibray proche la ville de Fallaise et auroit fait baptiser son enfant en ladite église de Guibray par vénérable et discret Me Hamel curé dudit lieu dont il auroit délivré extrait qu’il nous auroit aporté et fait signer ensuite et prié d’enregistrer ledit extrait ce que luy aursions accordé après l’avoir signé et laissé entre ses mains en la forme qui ensuit : Extrait du registre baptismal de l’église parochiale de Nostre Dame de Guibray, le 16 août 1670 a esté baptisé Maurice fils de honnorable homme Maurice Chemin et Cecile Mehaignery ses père et mère parrain Allain Jouet sieur de l’Hommeau marraine Françoise Duval femme de René Berthelot. Délivré par moy soussigné prêtre curé dudit lieu de Guibray le 25 dudit mois et an signé G. Hamel, et pour plus grande asseurance de cette affirmation entière de cette vérité ont souscrit ledit Chemin sieur de la Croix Blanche Jouet sieur de l’Hommeau parrain et Duval marraine avec nous prêtre curé de la Trinité de Laval. »

Essai d’histoire de la Grandmaison : Méral 1670

Je descends des Marchandie, et ils ont très, très curieusement porté le titre de sieur de la Grandmaison.
Autrefois, j’avais même écrit mes doutes de la manière suivante !

La Grand-Maison en Mayenne : Astillé, vendue en 1827 par Mr Queruau-Tremblaie à Jean Journeau – Bazouge de Cheméré, closerie au Bourg, vendue par Jean Le Gros Sr de Boy-re Md à Château-Gontier à Denis Baudron curé de la Bazouge en 1729, qui revend à Antoine Halgrin tanneur en 1739 – Bazougers ; closerie à François Thoumin, avocat et entreposeur de tabac à Lassay, héritier de Jeanne Letessier veuve de François Letessier 1782 – Bierné, closerie au bourg vendue par Pierre Trochon de Château-Gontier 1752 – Bouchamps – Bourgon – Buret closerie à Louis Garot prêtre à Sablé 1731 – Cheméré-le-Roy closerie au bourg à Julien Aveneau Md fermier et René Paichard-Choltière mari de Anne Aveneau, héritiers de leur sœur Madeleine Aveneau 1740 – La Cropte – Jublains – Loigné Louise Rizard, veuve Peltier, y hérite de Radegonde sa sœur, femme de François Godivier, 1794 – Neau closerie vendue par Michel Mauduit à François Géhard 1786 – Quelaines – Saint-Berthevin les Laval à Jacques Duchemin avocat, fils de Jacques Duchemin de Villiers 1790 – Saint Brice métairie à Pierre Chaudet avocat à Château-Gontier du chef de Jeanne Leduc sa femme fille de Guillaume, Md à Chemeré, 1758 – Saint Charles la Forêt – Saint Denis d’Anjou closerie à Germain Géhard Sr de l’Oisillière Dt au château de Poligné, mari de Marthe Guesnier 1767 – Saint denis du du Maine, aussi nommée le Plat d’Etain – Saint Fort, y meurt en 1626 Pierre Houdebine fils de Jean et de Perrine Pinault – vendue par Gabriel Sourdille de Chambrezaie à Pierre Letessier Sr de la Gannerie en 1781 – Saint Georges le Fl. douaire d’Anne Bodrin veuve de N. Bouvet 1781 – Saint Isle – Saint Jean sur Evre, détruite ca 1865, closerie à Jean et François Chartier filleul de François Chartier Sr de Boisménard en 1742 – Saint Pierre sur Orthe – Exclues : Méral : 5 km S.O., fief, manoir, chapelle, aujourd’hui ferme, où 5 prêtres trouvèrent asile pendant la Révolution. En est seigneur Georges le Picard écuyer qui épouse le 12.9.1527 Guyonne Du Buat ; Jean Le Picard Sr des Châteliers époux de Marie Lihoreau ; Guy Le Picard 1610 – Louis Le Picard époux de Perrine de Scépeaux 1631 ; Marc de Bréon époux de Françoise Le Picard en 1661 ; Alexis Lancrau 1688 – Saint Sulpice, logis seigneurial acquis de Gilles Frezeau en 1489 par Guillemine de Quatrebarbes ; y demeure René de Q. en 1590 ; son fils Jean de Q ; en 1626

J’avais exclu précisément Méral, du fait que le seigneur était bien connu continuellement et ne pouvait être Marchandie.

Je trouve encore une même indication dans le décès suivant, qui tente encore à exclure Marchandie :

Saint-Poix, « le 26 mai 1670 damoiselle Marie Le Picart veufve de deffunt Jacques de Briant vivant écuier seigneur de Malabry, la Motte Boisrayer et autres, âgée de 75 ans ou environ, a esté ensépulturée dans l’église de St Pois par nous missire Yve de Villiers prêtre curé de Méral, où ont assisté Me Maurice Rivault prêtre curé de St Poix, Me Louis Girard prêtre sacriste dudit St Poix, Me Jacques Josset prêtre chapelain de ladite Motte Boisrayer, Me René Pavy prêtre chapelain de la Sousbrardière, (blanc) Margery aussi prêtre chapelain de la Grande Maison, et quant aux autres haute et puissante dame Perrine de Scépeaux dame de ladite Grande Maison, et noble homme René Grossart sieur de l’étanc et autres lieux, lesquels ont signé avex nous » (mais on n’a pas les signatures car c’est la grosse)

Généafolie : « la guerre d’édition » sévit à Wikipedia

Il y a très lontemps, j’ai fait sur mon site des pages GENEAFOLIE.

Parmi les nombreux travers de la généalogie, j’y parlais de mon admiration pour feu Gérard de Villeneuve, rédacteur en chef de la revue Histoire et Généalogie, revue aujourd’hui disparue devant l’invasion des bases de données.
M. de Villeneuve exprimait parfois son exaspération devant certaines données non vérifiées et peu fiables que certaines personnes lui envoyaient. C’est grâce à lui que j’ai compris qu’il était impossible de connaître l’ascendance d’une famille noble, tant des versions diverses existaient souvent.
Mais M. de Villeneuve disparu, la revue Héraldique et généalogie disparue, le problème de la fiabilité des ascendances nobles reste.
Ainsi, Wikipedia, qui a entrepris de mettre en ligne certaines familles et leur généalogie, affronte ce que cet éditeurn numérique appelle « la guerre d’édition » :

Cet encart que Wikipedia met face à cette querelle entre contributeurs illustre l’absence de fiabilité des données concernant beaucoup d’ascendances.

Je salue ici, un nommé Maurice, qui a correspondu avec moi, et m’avait aussi raconté qu’il avait, comme moi, cessé les ascendances nobles, car il avait remarqué qu’il avait le choix entre 4 filiations différentes pour un individu etc…
Je salue aussi, cette fois, un chatelain qui nous fit visiter son château, et lors de l’échange concluait à la même absence de fiabilité des ascendances nobles enfin de toutes les ascendances sans preuves.