Héritier de la Rivière d’Orvaulx : Loiré 1587

Je suis encore en train de retranscrire exhaustivement, selon ma méthode, sachant que de nombreuses personnes ne sont pas et ne seront pas en mesure de lire les textes anciens, le registre paroissial de Loiré, dont j’avais déjà sur mon site depuis longtemps les plus anciennes années de 1549 à 1575.

J’ai aussi sur mon site une magnifique page sur Loiré

Et vous avez sur Wikipedia une page plus moderne très documentée, qui donne même dans ses sources l’ouvrage de Mr de l’Esperonnière que j’avais courageusement numérisé, et le lien de Wikipedia est bien vers mon site.

J’ai presque terminé ma retranscription 1576-1589, et je note soigneusement, en les surgraissant en rose, toutes les maigres informations de métier et/ou lieu, quans elles veulent bien apparaître, car elles sont rares, et vous l’avez bien compris, je suis à la recherche minutieuse d’une telle information pour l’un de mes ascendants, et à ce jour je suis bredouille.
Mais hier, j’ai été particulièrement amusée par celle qui suit, même si elle ne me concerne pas du tout, aussi je vous la livre :

Eh oui ! Le premier parrain est qualifié :

« héritier de la Rivière d’Orvaulx »

Avouez que c’est un métier formidable !

Mais après avoir bien ri, je me suis souvenue avoir souvent entendu dans un milieu non noble du tout, l’expression :

« elle attend un héritier »

pour parler d’une femme qui attend un enfant. Donc, le terme « héritier » est encore utilisé de nos jours pour désigner « fils », mais je pense que dans le cas du registre paroissial de 1587 de Loiré on peut en conclure tout de même que ce fils allait vraiement hériter d’un bien important !!!

Ceci dit, je ne connais pas bien les familles nobles de Loiré car le registre paroissial ne les désigne pas « écuyer », mais « monsieur du Gué » etc… et on s’y perd beaucoup dans ce registre, compte-tenu de l’existence de plusieurs terres seigneuriales ainsi toujours dénommées.

J’ai bientôt terminé, et je vous livrerai une étude très complète.

Bon dimanche

Odile

Le calendrier Julien fausse les données : qui rectifie ou non ? et si oui, comment ?


Bon, d’accord, c’est du latin.
Bon, d’accord, il se trouve que sans en être tout à fait consciente, autrefois, j’ai été mise au lycée Guist’hau de Nantes, en 6ème avec latin. Autrefois, en répétant inlassablement comme le fit plus tard Jacques Brel « rosa, rosa, rosam… », je ne pouvais me douter qu’il me servirait un jour. Pourtant je dois avouer que des décennies plus tard, en recherches dans les registres et ailleurs, il m’a beaucoup servi*. Donc, merci mes parents.
Nous devons tout de même être quelques uns (unes) dans mon cas ! Désolée pour les autres, mais voici une aide.

Nous sommes au Lion d’Angers, en 1529 sur le registre paroissial. Et c’est le plus vieux acte Delahaye, même si il est là tout à fait par hasard sans aucun lien possible avec mes Delahaye, sinon que hyper hasardeux.

Bref, voici la traduction entre crochets :

Jean DELAHAYE x Philippe
1-Nicole DELAHAYE °Lion-d’Angers 19 février 1529 [calendrier Julien, donc le 19 février 1530] « ledit jour baptisée Nicole fille de Jean Delahaye et Phelippe sa femme parrain Nicolas Thuau et marraine Petronille femme de Jean Anger et Jehanne femme de Guillaume Danneau »

ou bien :
Jean DELAHAYE x Philippe
1-Nicole DELAHAYE °Lion-d’Angers 19 février 1530 [calendrier Julien, donc le 19 février 1529 sur le registre] « ledit jour baptisée Nicole fille de Jean Delahaye et Phelippe sa femme parrain Nicolas Thuau et marraine Petronille femme de Jean Anger et Jehanne femme de Guillaume Danneau »

A votre avis, que doit-on choisir entre ces 2 formes ? Laquelle vous semble la plus satisfaisante ?
Et question subsidiaire, comment font les bases de données ?
Odile

* En fait, il m’a toujours beaucoup servi, car j’ai appris l’Allemand sans difficultés, déclinant beaucoup plus facilement. Puis quelques années plus tard le Russe, et là encore déclinant facilement, et surtout me rémémorant toutes les racines latines, ou encore les racines allemandes en russe etc… bref, j’ai adoré autrefois recouper ces langues entre elles, et j’avais même un cahier de mots passé d’une langue à l’autre.

Hommage à feu Gérard de Villeneuve, aliàs le général de Guerre Lasse : mon maître à penser en généalogie

Internet vous a oublié, même ceux qui vous doivent tant !
Certes, le CGVY (Cercle généalogique de Versailles et des Yvelines) se souvient que vous fûtes son président fondateur.
Mais ceux qui ont compilé allègrement la revue Héraldique et Généalogie se gardent bien de louer vos mérites. Vous en fûtes pourtant l’infatiguable rédacteur en chef, portant haut et fort la voie des sources d’erreurs.
Ils ont tous mis sur Internet, compilant et mélangeant les vérités avec les contre vérités.

Rassurez-vous la BNF vous a soigneusement archivé, pour le cas où à l’avenir quelques curieux auraient le courage de revenir à vos écrits :

Langue : français
Titre complet : Héraldique et généalogie : bulletin de la Fédération des sociétés françaises de généalogie, d’héraldique et de sigillographie
Date de création : 1969
Périodicité : Bimestr. puis trimest.
Numéros : [1ère année], n ° 1 (1969, janv./févr.) –
Anciens titres : Héraldique & généalogie : revue nationale de généalogie et d’héraldique, toutes périodes, toutes régions
Note : Dernier n° reçu au titre du dépôt légal : n° 219 (juin 2016)
Lieu de publication : Versailles (Yvelines, France)
ISSN : 1142-4966

Vous m’avez, monsieur, initiée à l’analyse critique en généalogie, par vos avertissements appuyés contre les compilations erronnées !
Que dis-je ? Vous m’avez littéralement ouvert les yeux en généalogie !
Vous étiez parfois si las de toujours devoir répéter vos avertissements, et ce en vain, que vous utilisiez la signature : « le Genéral de Guerre Lasse ».
Car vous meniez une Guerre : celle de la chasse aux fausses ascendances et contre vérités en généalogie.
Comment oublier la qualité de vos avertissements ! En effet, les familles tant soit peu élitistes qui étaient au menu de cette revue oubliaient parfois que certaines ascendances divergaient selon les sources.
Alors troublée par ce que je découvrais à travers votre plume, je me rémémorais ma première année de généalogie, et ma première assistance à une AG du CGO dans un endroit exceptionnel : la maison des compagnons. Un peu attardée, j’entrais dans la salle à manger déjà pleine. Soudain, miracle, on me désigne l’unique place vide : face à Bernard Mayaud. Enfin, je ne sus pas intentannément qui il était, mais au fil des conversations, je surpris un monsieur distingué lui faire remarquer que dans sa dernière publication sur la famille UNTEL il avait indiqué X au lieu de Y et Bernard Mayaud de répondre que c’était la famille qui le lui avait demandé.
Ainsi les familles donnent la généalogie qui leur convient ! Les feudistes d’autrefois étaient même payés par les familles pour ce faire.
A tel point d’ailleurs que Maurice Oréal m’indiquait peu après que dans les sources sur les familles élites publiées il avait 4 ascendances différentes pour un seul ancêtre. Il avait donc compris et arrêté net.
Entre-temps, un historien, professeur en fac d’histoire à Nantes, trouvait bon de vanter les mérites des logiciels de généalogie. Il avait en fait mis dans ce logiciel les ascendances des membres de la Chambre des Comptes de Nantes. !!! Incroyable !!! Comment mettre dans un logiciel de généalogie une source aussi peu fiable, car bien évidemment pour accéder à ce poste il fallait présenter son ascendance élitiste et respectable, et bien entendu les postulants donnaient l’ascendance qui convenait quitte à altérer la vérité ou l’inventer.
Puis, en retraite, j’entamais mes recherches dans les archives notariales et autres, et je découvrais plusieurs fausses ascendances, dont je ne peux pas parler car les descendants m’ont menacée. Mais pour d’autres erreurs découvertes par mes soins je peux parler puisque sur mon site je n’ai rien de moins de 100 ans.
Jamais je ne vous ai oublié monsieur Gérard de Villeneuve, et vous avez été mon maître à penser. Il est vrai que j’étais faite pour l’analyse critique, puisque dès le premier quart d’heure de mes études de chimie, je me souviens émue du professeur Juhel, au ton solemnel : « mesdames, messieurs, la chimie est une science exacte. Aucune tricherie ne vous sera jamais possible. » J’en avais été heureuse, car cela ressemblait assez à mon tempérament et plus tard, au fil de ma carrière très variée, j’ai été confrontée à ce choix.
Et en ce début d’année 2019, quand Roglo et les autres bases de données ont tout compilé, ne laissant plus aucune trace de vous, monsieur Gérard de Villeneuve, qu’il me soit permis de crier à tous mon respect pour votre oeuvre trop vite oubliée. Moi je ne vous ai pas oublié !
Respects éternels !
Odile HALBERT

Doisseau : en voici d’autres, contemporaines de Jacques Doisseau

On nous cite hier un Doisseau à Azé !

Oui, il existe beaucoup de Doisseau, enfin assez pour penser qu’ils ne sont pas tous liés.

D’ailleurs hier sur Angers St Pierre j’en ai vu d’autres moi aussi.

 

x Angers St Pierre 29 septembre 1618 « mariage Jehan Guyet fils de René Guyet marchand et défunte Marguerite Doysseau et Françoise Joubert fille de François Joubert marchand Me boucher et de Gabrielle Doysseau »

 

Donc, des DOISSEAU, il en existe beaucoup !

 

Merci de clore le sujet, car tous ne peuvent être raccordés sans d’énormes recherches de preuves, en ces années reculées, et, je n’en descends pas personnellement.

Et mon site ne travaille qu’avec des sources prouvées (registres paroissiaux filiatifs ou indirectement filiatifs, minutes des notaires, aveux, etc…)

 

Odile

Quelques diffultés rencontées dans les registres paroissiaux en Loire-Atlantique


Vous avez bien lu.  Marie Bertin veuve de Guillaume Brossaud épouse Guillaume Brossaud.

Marie BERTIN x1 Guillaume BROSSAUD °ca 1664 †Vertou 13.4.1712 x2 Vertou 15 janvier 1714 Guillaume BROSSAUD (cf ci-dessous)

Guillaume BROSSAUD x1 Michelle PERTUIS x2 Vertou 15 janvier 1714 Marie BERTIN « mariage Guillaume Brossaud veuf de defunte Michel (sic) Pertuis avec Marie Bertin veuve de defunt Guillaume Brossaud, les deux de cette paroisse, présents Honoré Farineau, Pierre Landais, Michel Brossaud, Simon Metereau qui ne signent » †lui/ soeur de Pierre

Vertou est un registre tout plein de ces difficultés ! 

Entre autres difficultés !

Car non seulement les guerres de Vendée ont sévi, mais la grosse qui nous reste depuis 1668 est mitée, le plus souvent sans encre ou trop d’encre, avec une écriture le plus souvent serrée, et pour comble de bonheur, les vues n’ont pas été prises numériquement (ce qui aurait considérablement amélioré la lisibilité) mais par le photographe des archives avant l’ère numérique, ce qui nous vaut tout un département mal photographié, et hélas on a numérisé ces vues mal prises. Et pour ajouter à notre malheur, en Loire-Atlantique, les registres en ligne sont accessibles par année, manifestement pour compter plus de registres téléchargés par les lecteurs, donc prétendre être plus consultés que des voisins qui nous offrent généreusement des registres de 387 pages dont on peut faire nos choux gras. Ce compte, ainsi optimisé en truquant, fait que Archinoe, qui comptent ses lecteurs en nombre de registres téléchargés et non en nombre de pages, rouspète les lecteurs qui ont trop téléchargé de registres. Ce fut mon cas récemment car j’avais eu la mauvaise idée de prendre les tables de Nantes, année par année, puis munie de ces références les registres année par année. En peu de temps j’avais donc téléchargé plusieurs dizaines de registres peu épais puisque chacun une année, mais cela a déplu à Archinoe. J’espère seulement que la facture des AD n’est pas corrélée avec ce maudit compteur. Je remercie profondément les Archives du Maine et Loire qui n’ont pas ce travers de tout couper année par année !!!!!

 

 

 

Michel Lemerle, 78 ans précis, avait conservé son extrait de baptême : Vertou 1769

Le 1er janvier 2010 je vous mettais un billet :
L’anniversaire de la naissance d’un individu est une fête récente : autrefois il était donc difficile de connaître son âge et celui de ses proches.
Je vous indiquais qu’on fêtait seulement l’anniversaire de la naissance du Christ. Et tout autre anniversaire était purement et simplement péché d’orgueil, que même Louis XIV n’a pas osé franchir.

Il s’en suit que personne ne connaîssait vraiement son âge exact.

Donc tous nos actes d’alors portent un âge approximatif le plus souvent d’ailleurs qualifié « ou environ ».

Mon ancêtre Michel Lemerle non plus, mais comme beaucoup d’autres sans doute, il gardait soigneusement ses papiers de famille dont la copie de son acte de baptême. Et, manifestement, lors de son décès, ses enfants ont montré cet extrait de baptême au prêtre, de sorte que ce dernier a calculé l’âge exacte, et a bien inscrit dans son acte de décès, que l’âge était PRECIS.
On peut aussi supposer que ce prêtre a demandé les papiers alors que ses confrères ne demandaient jamais rien de tel !


Vertou « le 22 juillet 1769 fut inhumé le corps de Michel Lemerle veuf de Michelle Phelippe décédé hier aux Sorinières âgé de 78 ans précis [il est rare que l’âge soit précis, et ceci signifie que son extrait de baptême l’accompagnait encore], présent Michel, Jean, Michelle, Janne Lemerle ses enfants qui ne signent »

Je descends de Michel Lemerle et je dois avouer que c’est la première fois que je rencontre la mention PRECIS car j’ai toujours rencontré OU ENVIRON pour l’âge.