Histoire de la place Saint Pierre : Nantes avant 1864

Il y a quelques jours je vous demandais si vous trouviez à quoi ressemblait la place Saint Pierre en 1837, car l’actuelle place est postérieure.

Je viens de trouver son histoire sur le site des Archives Municipales de Nantes. J’ajoute que j’ai l’ouvrage de Guépin « histoire de Nantes », et vu le dessin de Hawke des 2 cariatides.

  • Source :
  • Archives Municipales de Nantes 155Z manuscrit numérisé sur le site de Archives : Rues de Nantes : d’après les notes de M. Jules Forest BERTHOU (Paul de) 1899-1900 : Ensemble manuscrit (12 volumes in-8°, 220 x 175 mm), illustré de 32 plans, dont 30 sur papier calque, presque tous signés des initiales de Jules Forest, de quatre croquis ou plans dans le texte et six dessins sur papier calque. Paul de Berthou compile et complète les notes du libraire Jules Forest avec de nombreux autres documents d’archives, dont en particulier les manuscrits n°1324 et 1354 de la Bibliothèque de Nantes, respectivement « Notes sur la commune de Nantes », par Verger, et « Notes sur les rues de Nantes », par Bizeul.
    Le comte Paul de Berthou (Nantes, 1859-Saint-Dolay, 1933) fut archiviste-paléographe et historien local, spécialiste de la Bretagne. Il fut Secrétaire général de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique.

  • Place Saint Pierre
  • Iconographie 1838 : Portail, place St Pierre Dessiné vers 1838, par Hawke (Guépin, Hist. de Nantes, 81). Ce portail, décoré de Cariatides attribuées au Puget, appartenait à l’ancienne maison du Chapitre, démolie en … J.F.

    1721 : Les puits de la place St Pierre et du Change étaient bouchés depuis longtemps. Un arrêté de la Mairie ordonna de les faire rouvrir. M. Goubert, ingénieur, fut chargé d’en dresser les plans et fit exécuter les travaux, dans le courant de 1721. Les puits furent mis dans l’état où on les voyait encore, il y a quelques années. (Meuret, II, 266)
    Ces puits gênaient la circulation, et ils étaient devenus inutiles, depuis l’installation du service d’eau. Ils ont été démolis et comblés en …
    Le puits de la place St Pierre est représenté sur celle des rues de Nantes, par Deroy, qui donne la façade de la Cathédrale. J.F.
    1755 : Le Conseil d’Etat arrête de faire une place plus régulière, devant la Cathédrale, dont on ôtera les petites maisonnettes, adossées aux 2 portes de la belle façade de cette église, qui défigurent le portail.
    De cette place St Pierre, ouvrir une rue qui s’enfilera dans celle nommée Haute-Grand-Rue (Arrêt du Conseil d’Etat, de 1755, p.3)
    La maison du Grand Archidiacre faisait le coin de la place St Pierre et de la Grande Rue. Sa façade orientale, donnant sur la place, avait 80 pieds.
    La maison du Chapitre, ayant un balcon contenu par les cariatides, est ainsi désignée : « maison bastie de pierres de taille, à neuf, où estoit l’ancienne Psalette, dépendant de la fabrique de St Pierre …, ayant de face 63 pieds, et de profondeur 88 pieds. » (Bizeul, Rues de Nantes, qui a pris ce renseignement dans le ms. Proust. J.F.) Sa démolitio en 1864, a été nécessité par l’agrandissement de la place. J.F.
    1792 : Il est proposé au Conseil d’ouvrir une rue, au Sud de la Cathédrale, qui irait de la Place St Pierre sur le cours. Le Conseil, considérant que cette rue dans le projet arrêté en 1791, arrête qu’elle aura lieu, pourvu qu’elle ait 20 pieds de largeur, dans toute sa longueur … (Verger, Archives, V, 248) Cette rue n’a jamais été ouverte.
    1792 : C’est sur la place St Pierre que les jardiniers de St Clément, St Donatien etc, apportent leurs charges de légumes, fruits etc…, pour vendre aux marchandes qui les détaillent dans la ville. (Nouvelles Etrennes Naisaises, Guemar, 1792, p.37)
    Pendant la révolution, la place St Pierre fut nommée Place des Graches (Guemard, 654)
    1808 : Dans la fouille qui fut faite sur la Place St Pierre, parmi les terres extraites de la tranchée, je n’ai vu que les tuiles et briques et romaines, des ossements humains (ce terrain était un des anciens cimetières du christianisme), et une médaille d’argent de l’Empereur Gordien. Elle porte pour légende : « MP GORDIANUS PIUS AUGUSTUS » (Fournier, Second rapport, p. 14)
    Dans les déblais, en avant de la porte de la Cathédrole, M. Fournier a découvert plusieurs piserres funéraires romaines, de 4 pieds environ de hauteur. Elles sont en granit du pays, décorées, sur leur face principale, d’un fronton soutenu par 2 pilastres.

    1835 : Deux cariatides, sur la place de la Cathédrale, sont attribuées au Puget . Elles offrent certainement quelques unes des caractères du talent de ce grand artiste, la force et l’énergie. Au reste, grattées et peintes aujourd’hui, il est malaisé de les juger. Une restauration si brutale gâterait les plus beaux ouvrages. (Mérimée, Notes d’un voyage dans l’Ouest de la France, 303)
    Ces cariatides décoraient la porte d’entrée de la maison du Chapitre, qui fut démolie en 1864.pour faire place aux constructions et à l’agrandissement de la nouvelle place St Pierre.
    La maison du Chapitre, dont la façade donnait sur la partie Nord de la place, était située entre la rue Royale et la rue Notre-Dame. J.F.
    1836 : Un arrêté du Maire de Nantes, du 28 juin 1836, porte ce qui suit : « Vu les nombreuses réclamations qui lui ont été adressées contre l’établissement du marché de la Place St Pierre ; Condisérant d’ailleurs que cette place fait partie dela grande voirie, et qu’elle est conséquemment fréquentée par les voitures publiques, et notamment par les transports de roulage, les diligences et les malles-postes ; Considérant aussi que son exiguité ne permet pas qu’elle soit constamment ou temporairement occupée par un marché, parce qu’il en résulte un encombrement qui nuit à la circulation et compromet la sûreté publique ; Considérant en outre que la Place Dumoustier, à la proximité de la première, vient d’être disposée pour l’installation du marché en question. A compter du lundi 25 juillet 1836, le marché aux légumes, fruits, beurre, lait et autres objets, cessera de se tenir sur la Place St Pierre … et le marché de la Place Dumoustier sera ouvert aux marchands et étalagistes du marché supprimé et à tous autres… (Lebreton, 10 juillet 1836, p.1)
    1864 : Juillet 1864, on commence la démolition des maisons nécessaires à l’agrandissement et à la rectification de la Place St Pierre (Union Bretonne, 26 juillet 1864)

    Contrat de mariage de François Caillaud, Nantais, avec Renée Cochelin, Angers 1609

    et le Nantais n’est pas venu seul, non seulement il est avec son frère, mais aussi d’autres parents.
    Je me demande toujours, puisque je domine la Loire, du haut de ma tour à Saint Sébastien sur Loire, si ce type de déplacement était alors par la Loire ou par terre. J’ai beau avoir lu plusieurs ouvrages d’histoire sur les transports sur Loire autrefois, je ne parviens pas toujours à saisir si de tels déplacements était par la Loire.
    Car, si on veut bien considérer tout le travail que je fournis sur ce blog, il y avait bien des Nantais à épouser des Angevines !!! Il devait donc y avoir des bateaux à passagers assez fréquents !

    Ici, la famille est de bourgeoisie très aisée, au regard des dots que l’on rencontre en Anjou, même si je pense savoir que les Nantais trouveront la somme moins importante à leurs yeux, car un port est signe de fortunes de mer plus importantes mais aussi moins stables, car la fortune de mer c’est aussi avec risques et périls de mer !!!
    La dot de Renée Cochelin se monte à 4 000 livres en deniers plus trousseau et habits, et j’estime, au vue de mon expérieuce, qu’il convient d’estimer ces derniers à près de 500 livres et je dirai donc que la dot réelle se monte à 4 500 livres au total.
    A titre de comparaison, à cette date de début du 17ème siècle, la dot d’une fille d’avocat ou notaire était plus près de 2 000 que de 4 000 livres.

    collection particulière, reproduction ingterdite
    collection particulière, reproduction ingterdite

    Cette carte postale est assez spéciale, car avant 1914, aux tous débuts de la carte postale, on a édité quelques fantaisies qui ressemblent bien à des loupés. Ici, les photographes viennent de découvrir comment peindre de la couleur sur le noir et blanc.
    Hélas, les toîts du château de Nantes n’ont connu que l’ardoise grise, etc…
    J’en conclue que ce photographe n’a jamais vu le château.

    Cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 21 mars 1609 (René Serezin notaire royal à Angers) au taité de mariage d’entre honorable homme François Caillaud marchand demeurant à la Fosse de Nantes fils de deffunt honorable homme François Caillaud et de honorable femme Marguerite Bernard dame de la Tounnessière ? et Renée Cochelin fille de honorables personnes René Cochelin marchand bourgeois d’Angers et de Renée Crouilleau demeurant Angers paroisse st Michel de la Palluz ont esté auparavant aulcune bénédiction nuptiale fait et accordé par devant nous René Serezin notaire royal à Angers les accords et pactions matrimoniales qui s’ensuivent
    c’est à savoir que lesdits Cochelin et femme ont donné et promis bailler auxdits futurs conjoints dans le jour de leurs espousailles la somme de 4 000 livres tz en advancement de droit successif de ladite Renée leur fille, de laquelle somme de 4 000 livres en demeurera 2 500 livres de meubles communs entre lesdits futurs mariés au cas qu’il y ait communauté acquise entre eux et non autrement, qui sera après l’an et jour de la bénédiction nuptiale, et où il n’y auroit communauté acquise auparavant la dissolution dudit mariage promet et s’oblige ledit Caillaud ses hoirs et ayant cause rendre à ladite future espouse ses hoirs et ayant cause ladite somme de 2 500 livres et le surplus de ladiet somme de 4 000 livres montant 1 500 livres demeurera et demeure de nature de propre paternel et maternel de ladite Renée Cochelin et laquelle somme de 1 500 livres tz ledit Caillaud et noble homme Me Jehan Caillaud son frère advocat en parlement de Bretagne demeurant à Nantes paroisse ste Croix présent tant en privé nom que eux faisant fort de ladite Bernard et en chacun desdits noms et qualités et en chacun d’iceulx un pour le tout et chacun d’eux seul et pour le tout ont promis mettre convertir et employer en acquest d’héritage de pareille nature pour et au nom de ladite Renée sans que ladite somme de 1 500 livres et acquests qui en seront fait ne l’action pour le demander puisse tomber en la communauté desdits futurs mariés, et à défault d’acquest ont iceulx Caillaud esdits noms solidairement vendu créé et constitué à ladite Renée Cochelin rente de ladite somme à la raison du denier vingt qu’ils ont assise et assignée sur tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles hors part de communauté, laquelle rente ils sont et demeurent tenuz rachapter un an après la dissolution dudit mariage pour pareille somme de 1 500 livres
    outre promettent lesdits Cochelin et femme accoustrer leur fille d’habits nuptiaulx et luy donner trousseau honneste selon sa qualité,
    et à laquelle future espouse ledit Caillaud futur espoux et ledit Caillaud son frère se faisant fort de ladite Bernard leur mère ont accordé la somme de 80 livres tz par chacun an de douaire conventionnel cas de douaire advenant, sy mieux elle n’aime prendre son douaire coustumier, le tout à son choix et option, et outre cas advenant que ldit futur espoux decèderoit sans enfants dudit mariage au dedans de l’an et jour d’iceluy a ledit futur espoux dès à présent fait don à ladite future espouse de toutes et chacunes les bagues et joiaulx qu’il luy baillera en faveur dudit mariage par ce que aussy le décès dudit futur espoux advenant le premier sans enfants dans ledit an et jour dudit mariage ledit futur espoux pourra reprendre lesdits bagues et joiaulx, et au cas que ledit futur pendant iceluy mariage du consentement de ladite Cochelin ou tous deux ensemble vendent ou autrement alliennent des héritages d’icelle Cochelin ledit futur espoux est et demeure tenu et obligé d’en convertir les denirs en acquests réputés propres d’icelle Cochelin et de mesme nature que ceulx qu’il aura vendus et à faulte de de faire dès à présent luy en promet récompense sur ses propres,
    et en faveur et contemplation duquel mariage a ledit Me Jehan Caillaud auditnom de procureur de ladite Bernard sa mère quité et quite par ces présentes ledit François Caillaud de toutes et chacunes ses pensions nourriture et entetennement qu’elle eust peu prétendre contre et vers luy depuis le décès de son feu père jusques à présent, sans que jamais ladite Bernard ou ledit Me Jehan Caillaud et autres ses enfants puissent faire aulcune demande, à quoy il a tant pour luy que ladite Bernard dès à présent renoncé et renonce,
    et au moyen de ce que dessus se sont lesdits futurs conjoints du vouloir et authorigé de leurs père mère frère et autres leurs proches parents promis et promettent mariage l’un à l’autre et iceluy solemniser en face de sainte église catholique apostolique et romaine si tost que l’un en sera requis par l’autre pourveu qu’il ne se trouve empeschement légitime promettant ledit Caillaud faire ratiffier ces présentes à ladite Bernard et en fournir et bailler auxdits Cochelin et femme lettre de ratifficaiton et obligation vallable à peine de toutes pertes despens dommages et intérests ces présentes néantmoings etc
    car ainsy a esté accordé stipulé et accepté entre lesdites parties, tellement que à ce que dessus tenir etc et à payer etc et aulx dommages etc obligent respectivement etc et lesdits Cochelin et femme au paiement de leurs promesses eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens etc et ledit Caillaud esdits noms et qualités et en chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc renonçant respectivement au bénéfice de division discusison d’ordre de priorité et postériorité foy jugement et condemnation etc
    fait et passé audit Angers maison desdits Cochelin et femme en présence de honorable homme Jacques Beranger marchand beau frère dudit futur espoux, François Boileau son cousin, Jacques Fresneau marchand demeurant à Nantes, messire Jehan Baptiste Ferrant docgteur régent en la faculté de médecine, Charles Gohier marchand demeurant Angers oncles de ladite future espouse, Jehan Lebreton marchand demeurant à Angers et Fleury Richeu praticien demeurant à Angers

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog

    Les glaces en Loire, devant le château de Nantes, hiver 1906-1907

    Vous avez froid.
    Météo France effectue non seulement des prévisions, mais des tas de moyennes, records et autres dans le passé. Ainsi, leur document HIVERS REMARQUABLES EN FRANCE 1900-2012, que j’ai téléchargé sur le site de Météo France à la rubrique HIVERS RIGOUREUX.
    Selon ce document les hivers 1906-1907 et 1906-1907 ont été rigoureux.
    Ce qui me permet de dater la carte postale qui suit de cette année 1907.

    Il exite en 1907 des photos en ligne, autres que cartes postales, ainsi :

    Concernant l’hiver 1906-1907, voyez la vue VN67_009 – glaces sur la Loire en février 1907 du fonds de la Société Archéologique et Historique de Loire Atlantique

    le verso laisse seulement apparaître un 7 pour l’année, mais quand je regarde d’autres cartes postales de cette période en ma possession, je constate que seul le dernier chiffre de l’année.

    Mais, en regardant de plus près la carte postale, je suis surprise au premier plan de constater que ce sont des femmes et des enfants, et je me pose la question de 1917, année où les hommes étaient au frond, mais pourtant je doute qu’on ait alors fait des cartes postales ?
    Si vous avez un avis sur la date de la carte postale ci-dessus, merci de nous le faire savoir.

    J’ai aussi sur mon site une page météo pour le passé
    Odile

    Les civelles : article publié en 1920 dans la Pince sans rire.

    Le texte qui suit peut être avantageusement lu au son de la chanson « Ah qu’est ce qu’on est serré au fonds de cette boîte, chantent les sardines … »

  • Les Civelles
  • Dans cet admirable bassin de la Loire il y a des richesses ignorées.
    Pendant la guerre on a nourri les sardines bretonnes de tourteaux infects, et cet aimable poisson, qui payait souvent de sa vie le maigre menu que nos pêcheurs bretons et vendéens lui offraient, veut, lui aussi, déserter nos rivages : et faire la grève des nageoires croisées.
    Il s’en va vers le Portugal, le Maroc, n’importe où depuis que la cuisine française est par trop rance.
    Pour le retenir, il nous faudrait de la bonne rogue de Norvège, qui vaut maintenant son poids de papier.
    Le change, là aussi, nous handicape, et nos pêcheurs se lamentent.
    Qu’est-ce que la rogue : c’est le caviar norvégien, le frai de hareng ; or l’anguille aussi, obéissant à la douce loi de nature se reproduit allègrement et son frai, c’est la civelle.
    C’est par tonnes, par dizaines de tonnes qu’on le récolte dans la Loire, en ce moment et d’avisés Espagnols à bas prix, raffllent toutes les civelles pour en régaler les sardines portugaises qui en raffolent.
    Pendant ce temps notre beau poisson des Sables, de Lorient, Audierne et Concarneau refuse obstinément d’entrer en boîte, faute d’appât.
    Qu’il serait simple, pour éviter les frais de transport, surtout en ces temps troublés, de mettre l’embargo sur ces exportations scandaleuses et de réserver à nos pêcheurs un appât efficace et bon marché dont ils ont un urgent besoin.
    Mais il faut exporter, pour améliorer notre change, déclarent nos économistes presque tous hébreux.
    Erreur, il faut produire d’abord ; exporter la civelle en Espagne pour lui permettre d’inonder le marché mondial de sardines portugaises, c’est expédier nos oeufs à couver à l’étranger à vil prix, pour nous mettre ensuite dans l’obligation d’acheter au dehors les poulets que nous pourrions élever chez nous.
    Pour faire de l’économie politique, il n’est pas nécessaire de sortir de Polytechnique : il faut avoir simplement du bon sens et mépriser les boniments des doctrinaires.
    UN PÊCHEUR.

    Cet article est paru page 10 du numéro de mars 1920 de la publication suivante :

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5653759s/f14.image
    Titre : La Pince sans rire : Chronique hebdomadaire de la vie nantaise
    Éditeur : [s.n.] (Nantes)
    Date d’édition : 1920
    Type : texte,publication en série imprimée
    Langue : Français
    Identifiant : ark:/12148/cb32839920x/date
    Identifiant : ISSN 21349827
    Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-61070
    Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32839920x
    Provenance : bnf.fr

    Il exite à la BNF 119 numéros numérisés de cette publication dont l’humour m’échappe parfois antiblochévique certes, mais aussi antisémite. Cependant cette publication regorge de nouvelles de certains Nantais, plutôt caricaturés d’ailleurs.
    Vous trouvez ces 119 numéros en ligne sur http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5653759s/f14.image
    Titre : La Pince sans rire : Chronique hebdomadaire de la vie nantaise

    Ce même numéro de mars 1920 propose également !

    « « Donnez à l’Etat – Oui, donnez à l’Etat. Souscrivez l’emprun. C’est un devoir, et un devoir impérieux… Si vous avez eu l’heureuse fortune de travailler à l’arrière loin des dévastations et des massacres, et que vous ayez profié et de la guerre et des immenses sacrifices de nos combattants, vous seriez traîtres à la cause nationale si vous n’apportiez pas à l’Etat tout ce qui n’est pas absolument nécessaier à la judicieuse conduite de vos affaires…. » (page 2)
    La grève des cheminots – Ce n’est pas une grève mais un attentat concerté. Des individus, utilisant le droit coorporarif de coalition pour des fins révolutionnaires, se sont dressés contre le pays, estimant leur force suffisante pour arrêter toute la vie nationale… » page 4
    « Bénéfices forcés – Il est certain que les prix de certains produits, matières ou denrées font une ascension formidable par des bonds scandaleux. Au moins de novembre dernier le sucre … » page 9

    Mais revenons à la civelle nantaise. Je me souviens en avoir mangé une fois, cuite et froide à la sauce vinaigrette. Mais rien depuis, et pour cause elle est devenue rare et même contingentée, et elle est vendue 250 voire 1 000 euros le kg par le pêcheur !!!
    Autrefois, elle était si abondante que la tradition orale à Saint Sébastien sur Loire raconte qu’on pouvait la récolter sur les bords de l’eau sans peine en grande quantité pour l’étendre sur les cultures maraîchères comme engrais !
    Par contre, je n’ai pas compris l’histoire des sardines évoquées en 1920 ! Si vous comprenez, merci de me l’expliquer.

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog.

    Nantes a un nouveau pont ! et voici l’ancien pont de Pirmil, son proche voisin !

    Il sera ouvert aux automobiles cette nuit à minuit ! Alors je vous invite à visiter les anciens ponts en cartes postales : Le pont de Pirmil avant son écroulement ! et juste après !

    Collections privées – REPRODUCTION INTERDITE, y compris sur autre lieu d’Internet comme blog ou site Cliquez pour agrandir

    Ma maman, qui habitait petite fille la rue saint Jacques, qui donnait sur le pont de Pirmil, se souvenait de l’écroulement.
    Pour ma part, la dernière carte postale, celle du pont de bateau, m’est très parlante, car après les bombardements américains sur Nantes en 1943, nous avons eu un pont de bateau identique, que j’ai bien connu et pratiqué, alors petite fille.

    Nantes en flanant : le Pont Maudit

    Qui avait été nommé le Maudit Pont. En fait, son nom de Maudit n’a rien à voir avec l’écroulement de 1913, que les photographes de l’époque s’étaient empressé d’éditer en cartes postales.
    A cette époque on mettait en cartes postales les faits divers et les évements politiques !

    Le pont Maudit reliait la place de la Petite Hollande à la rue Haudaudine.

    Voici la notice d’Edouard Pied, Notices sur les rues de la ville de Nantes, Nantes, 1906 :
    En 1779, dit M. Petit, les habitants de l’ïle Feydeau auraient proposé une avance de fonds de 15 000 francs pour obtenir un pont en bois destiné à relier cette île à l’île Feydeau ; la ville s’étant refusée à se charger de cette dépense, le point reçu à cette occasion le nom de Maudit Pont, d’où celui qui lui est resté.
    De l’an V à l’an X, les propriétaires de l’île Gloriette sont convoqués pour le rétablissement du pont ; la réparaiton est d’autant plus nécessaire, est-il dit, que la chute du pont de la Belle-Croix et delle du quai Barbinais rendent cette nouvelle voie d’une nécesité absolue. Les fonds avancés, le travail fait, on omit de rembourser les intéressés et ceux-ci réclament en 1814 pour être compris dans le Budget. En 1828, on ferma le pont par des barrières ; l’année suivante on décrète la réparation du pont qui fut achevé en 1831, et enfin 10 ans plus tard on le refit en pierre, mais toujours avec l’argent des habitants, dont le versement annuel devait être de 5 000 francs pendant huit ans.

    Les Archives Départementales de Loire-Atlantique possèdent sur leur site en ligne 19 vues du Pont Maudit, ce qui est beaucoup. Pourtant, on me signale que celle qui est sur mon site est complémentaire.

    Nantes, le Pont Maudit - Collection particulière, reproduction interdite
    Nantes, le Pont Maudit - Collection particulière, reproduction interdite

    Le magasin situé à droite de cette vue est celui qui exposait les bâches fabriquées par l’usine Mazettier :

      Voir l’uzine Mazettier
      Lire l’ouvrage Nantes en flanant d’Henri Barbot
      usine chapitre 40 – Les Vallées de Misère