En 1790 la paroisse de Saint-Sébastien-d’Aigne perdait plus de la moitié de ses habitants

Le découpage administratif lors du passage de la paroisse à la commune entraîna parfois quelques modifications des limites du territoire. Nous en avons tous rencontré.

Le découpage de Saint-Sébastien-d’Aigne fut de très grande ampleur, en lui ôtant Sèvre, Le Lion d’Or, la Gilarderie, Pirmil et Vertais, c’est à dire plus de la moitié de ses habitants, et surtout plusieurs centaines d’artisans, cantonnés à Pirmil et Vertais.
J’y reviendrai car je vais vous mettre des dépouillements de registre et du rôle de capitation.

Avant la Révolution et ce découpage violent, Saint Sébastien d’Aigne avait une fillette, c’est à dire une autre église autorisée à administer les baptêmes, mariages et sépultures : le prieuré Bénédiction de Saint Jacques Pirmil.
Mais, pour avoir ces temps-ci repris les retranscriptions exhaustives de ces registres, je constate que les habitants des hameaux de Sèvres, le Lion d’Or et la Gilarderie, hameaux plus ruraux que Pirmil et Vertais, fréquentaient peu le prieuré de Saint-Jacques et préféraient aller au bourg de Saint-Sébastien, à l’église paroissialle. D’ailleurs, j’ai même quelques familles qui ont fréquenté les 2 églises à tour de rôle.

Avant la Révolution, l’appartenance à une paroisse était un lien fort partout en France.
Donc, ceux qui fréquentaient l’église du prieuré Saint-Jacques

L’ouvrage « Du village à la cité jardin, Saint-Sébastien-sur-Loire, depuis ses origines, Durand Robert et Coll., 1986 », raconte : (page 117)

« Il faut dire que le découpage administratif de 1790 a été mal compris. On voit encore en 1795 et 1796, les habitants des hameaux de Sèvre, la Gilarderie, le Lion-d’Or, situés théoriquement à Nantes, se dire toujours de Saint-Sébastien. »

La porte de l’Espau : rue Dos d’Ậne, Nantes.

La ville de Nantes avait un nombre considérable de portes. Autant de passages où l’on montait la garde !!! Et où sans doute on percevait quelque droit de passage !

Paul de Berthou a recensé :
Charrière, Chalandière ou de la Poissonnerie, Saint Pierre, Saint Nicolas, Sauvetout, Brancas, des Changes, Drouin-Lillard, de l’Echellerie, du Port Briand-Maillard, de la Saulsaie, de Saint Cyr, des Chartreux, Mercoeur, de la Paterne, Château-Gailalrd, de l’Espau, de la Chambre des Comptes, de Saint-Louis, du Port-Communeau, Gellée, Barrière de la Corne de Cerf, de la Garde, Barrière de Bretin, Neuve, Saint-Jaqcues, de la Cohue, Saint-Saturnin, de Richebourg, Blanche, Barrière Fouquet.

Hier, je vous mettais : le Châtelet, rue Dos d’Ậne, Nantes. Il y était question de la Porte de l’Epau. La voici, toujours selon les notes de Paul de Berthou.

  • Porte de l’Espau
  • 1615 : la ville demanda le renvoi des munitions fournies ; elles revinrent par la Porte de l’Espau, qui existait au bout de la rue Dos d’Ậne (Travers, III, 198)
    Je lis dans le Dictionnaire des Terres du Comté Nantais, par M. Ernest de Cornulier, p. çç, que la terre et seigneurie du Chaffault était des anciens vicomtes de Rezé, dont la famille du Chaffaut est issue, et qu’en 1662 le Chaffault fut vendu par Charles de Lespinay Pierre Noblet sieur de Lespeau, avocat général en la chambre des Comptes. Serait-ce le nom de cet avocat général qui fut donné à la Porte de l’Espau ?
    Le nom de l’Espau n’est pas écrit dans Travers comme dans le Dictionnaire des Terres de M. Le Cornulier, mais ce ne serait pas une raison pour que ce ne fût pas le même nom. J’ai plus confiance dans la manière dont M. Le Cornulier a écrit ce nom.
    Je lis encore dans le même dictionnaire, p. 178, que la terre de Lespau (sic) appartenait en 1662 au même Pierre Noblet. Elle était située en La Chapelle-sur-Erdre. J.F. Voir l’article Pirmil.

    Je reste très dubitative sur l’assimilation des lieux de l’Espau situé à La Chapelle sur Erdre, et l’origine du même nom de lieu pour cette porte située sur la Sèvre. Je n’ai pas trouvé d’autres notes ou explications.

    le Châtelet, rue Dos d’Ậne, Nantes : maison du 16ème siècle, démolie en 1914

    Tout change.
    Pour atteindre Pirmil en bus, depuis Basse-Goulaine et Saint-Sébastien, nous avons désormais une ligne qu’ils appellent « bus-way » C9
    Comme si la langue française n’était pas assez riche !!! Moi, de telles lignes m’écorchent la langue.
    Bref, vous l’avez compris, nous vivons la modernité.

    Mais, dans cette modernité, l’histoire tente de transparaître.
    Car, si vous prenez le C9, ligne qui mêne de Basse-Goulaine à Pirmil par Saint-Sébastien, vous avez la surprise de vous arrêter aussi à un arrêt que je qualifierais de tout à fait IMPROBABLE, car au milieu de nulle part, dans ce qui reste en bas de la rue Saint Jacques, non desservie par les bus, que nous croisons seulement.
    Bref, nous nous arrêtons en haut du parking Pirmil, avant de tourner dans ce qui reste de la rue Dos d’Ậne.

    Dans les années 1940 à 1960, ma grand mère, qui demeurait rue Saint Jacques, appelait ce coin « le Châtelet », et je ne l’entendais jamais dire « rue Dos d’Ậne ». Ainsi, l’usage voulait qu’on ait conservé un nom, que j’entends désormais, dans le C9, lorsque l’arrêt avant Pirmil, au bas de la rue Saint Jacques, est annoncé par le haut-parleur.
    Hélas, en vérifiant le nom de l’arrêt sur le site de la TAN (les transports Nantais), je découvre ahurie, qu’ils écrivent « Châtelets », avec un pluriel !!!!

    IL N’Y A JAMAIS EU DE PLURIEL!!!!

    Voici l’origine de ce Châtelet, au singulier, car ce fut une unique maison, que l’on appelait ainsi. Ce qui suit a été écrit par Paul de Berthou, et ses notes sont en ligne sur le site des Archives de la ville de Nantes. Ceci est un document fiable :

    • Rue Dos d’Ậne, de la place Pirmil à Pont-Rousseau

    1615 : … la ville demanda le renvoi des munitions fournies. Elles revinrent par la Porte de L’Espau, qui existait au bout de la rue Dos d’Ậne. (Travers, III, 198)
    1650 : On bâtit en Dos d’âne la Guérite de garde (Travers, III, 440). Dans la Marie Mellier, VI, 331, on lit l’inscription qui était au dessus de la Porte de la Garde, dans le quartier nommé Dos d’Ậne. L’inscription sur cette porte fut construite en 1680, Jacques Fremon étant maire.
    Il est vraisemblable que la Guérite de Garde et la Porte de Garde ne font qu’un. J.F .
    Pendant la Révolution, la rue Dos d’Ậne fut nommée rue Caton. A la Restauration, elle reprend son nom de Dos d’Ậne (Etrennes du Commerce, 1793, p. 133 ; – Nomenclature des rues, 19)
    1840 : l’Ordonnance royale du 26 septembre 1837 qui fixe à 10 m la largeur de la traverse, atterne dans les rues de Biesse, Vertais et Dos d’Ậne 180 maison qui doivent céder à la voie publique une superficie d’environ 3 500 m. Parmi ces maisons, 102 surtout présentent une sorte de saillies véritablement intolérables et leur démolition immédiate ou prochaine a été arrêtéer en principe. (Le Breton, 7 mai 1840, p. 2)
    1914 : Près de la rue Dos d’Ậne, en dehors des maisons du côté sud, vers la campagne, et à peu près vers son milieu, se voyait une vieille maison de campagne, dite « le Châtelet », petit corps de logis à un étage, de plan à peu près carré, flanquée d’une tour ronde, contenant l’escalier. Dans la logis il n’y avait qu’un chambre nasse et chambre haute. Cette maison, peut-être du XVIIème S. existait encore toute ruinée en janvier 1914. En février 1915 il n’en restait plus rien. Elle a dû être démolie au printemps 1614 avant la guerre. Les matériaux eux-mêmes avaient été enlevés.

    Cette maison, à l’escalier en tour ronde, était certainement construit avant 1600, date à laquelle on avait déjà intégré l’escalier dans le corps principal de bâtiment.

    Et surtout, je vais revenir sur cette maison, car elle est le signe d’une population assez mélangée dans ce fauxbourg de Nantes, dont je viens de retranscrire les registres, et dont je vais vous parler plus tard.

    Je vous ai déjà parlé de cette rue :
    Canadiens descendants de Louis Bureau dit « Sans-Souci », en ce jour de fête du centenaire de René Bureau, voici la rue Dos d’Âne de vos origines, presque comme elle était en 1640

    Histoire de la place Saint Pierre : Nantes avant 1864

    Il y a quelques jours je vous demandais si vous trouviez à quoi ressemblait la place Saint Pierre en 1837, car l’actuelle place est postérieure.

    Je viens de trouver son histoire sur le site des Archives Municipales de Nantes. J’ajoute que j’ai l’ouvrage de Guépin « histoire de Nantes », et vu le dessin de Hawke des 2 cariatides.

  • Source :
  • Archives Municipales de Nantes 155Z manuscrit numérisé sur le site de Archives : Rues de Nantes : d’après les notes de M. Jules Forest BERTHOU (Paul de) 1899-1900 : Ensemble manuscrit (12 volumes in-8°, 220 x 175 mm), illustré de 32 plans, dont 30 sur papier calque, presque tous signés des initiales de Jules Forest, de quatre croquis ou plans dans le texte et six dessins sur papier calque. Paul de Berthou compile et complète les notes du libraire Jules Forest avec de nombreux autres documents d’archives, dont en particulier les manuscrits n°1324 et 1354 de la Bibliothèque de Nantes, respectivement « Notes sur la commune de Nantes », par Verger, et « Notes sur les rues de Nantes », par Bizeul.
    Le comte Paul de Berthou (Nantes, 1859-Saint-Dolay, 1933) fut archiviste-paléographe et historien local, spécialiste de la Bretagne. Il fut Secrétaire général de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique.

  • Place Saint Pierre
  • Iconographie 1838 : Portail, place St Pierre Dessiné vers 1838, par Hawke (Guépin, Hist. de Nantes, 81). Ce portail, décoré de Cariatides attribuées au Puget, appartenait à l’ancienne maison du Chapitre, démolie en … J.F.

    1721 : Les puits de la place St Pierre et du Change étaient bouchés depuis longtemps. Un arrêté de la Mairie ordonna de les faire rouvrir. M. Goubert, ingénieur, fut chargé d’en dresser les plans et fit exécuter les travaux, dans le courant de 1721. Les puits furent mis dans l’état où on les voyait encore, il y a quelques années. (Meuret, II, 266)
    Ces puits gênaient la circulation, et ils étaient devenus inutiles, depuis l’installation du service d’eau. Ils ont été démolis et comblés en …
    Le puits de la place St Pierre est représenté sur celle des rues de Nantes, par Deroy, qui donne la façade de la Cathédrale. J.F.
    1755 : Le Conseil d’Etat arrête de faire une place plus régulière, devant la Cathédrale, dont on ôtera les petites maisonnettes, adossées aux 2 portes de la belle façade de cette église, qui défigurent le portail.
    De cette place St Pierre, ouvrir une rue qui s’enfilera dans celle nommée Haute-Grand-Rue (Arrêt du Conseil d’Etat, de 1755, p.3)
    La maison du Grand Archidiacre faisait le coin de la place St Pierre et de la Grande Rue. Sa façade orientale, donnant sur la place, avait 80 pieds.
    La maison du Chapitre, ayant un balcon contenu par les cariatides, est ainsi désignée : « maison bastie de pierres de taille, à neuf, où estoit l’ancienne Psalette, dépendant de la fabrique de St Pierre …, ayant de face 63 pieds, et de profondeur 88 pieds. » (Bizeul, Rues de Nantes, qui a pris ce renseignement dans le ms. Proust. J.F.) Sa démolitio en 1864, a été nécessité par l’agrandissement de la place. J.F.
    1792 : Il est proposé au Conseil d’ouvrir une rue, au Sud de la Cathédrale, qui irait de la Place St Pierre sur le cours. Le Conseil, considérant que cette rue dans le projet arrêté en 1791, arrête qu’elle aura lieu, pourvu qu’elle ait 20 pieds de largeur, dans toute sa longueur … (Verger, Archives, V, 248) Cette rue n’a jamais été ouverte.
    1792 : C’est sur la place St Pierre que les jardiniers de St Clément, St Donatien etc, apportent leurs charges de légumes, fruits etc…, pour vendre aux marchandes qui les détaillent dans la ville. (Nouvelles Etrennes Naisaises, Guemar, 1792, p.37)
    Pendant la révolution, la place St Pierre fut nommée Place des Graches (Guemard, 654)
    1808 : Dans la fouille qui fut faite sur la Place St Pierre, parmi les terres extraites de la tranchée, je n’ai vu que les tuiles et briques et romaines, des ossements humains (ce terrain était un des anciens cimetières du christianisme), et une médaille d’argent de l’Empereur Gordien. Elle porte pour légende : « MP GORDIANUS PIUS AUGUSTUS » (Fournier, Second rapport, p. 14)
    Dans les déblais, en avant de la porte de la Cathédrole, M. Fournier a découvert plusieurs piserres funéraires romaines, de 4 pieds environ de hauteur. Elles sont en granit du pays, décorées, sur leur face principale, d’un fronton soutenu par 2 pilastres.

    1835 : Deux cariatides, sur la place de la Cathédrale, sont attribuées au Puget . Elles offrent certainement quelques unes des caractères du talent de ce grand artiste, la force et l’énergie. Au reste, grattées et peintes aujourd’hui, il est malaisé de les juger. Une restauration si brutale gâterait les plus beaux ouvrages. (Mérimée, Notes d’un voyage dans l’Ouest de la France, 303)
    Ces cariatides décoraient la porte d’entrée de la maison du Chapitre, qui fut démolie en 1864.pour faire place aux constructions et à l’agrandissement de la nouvelle place St Pierre.
    La maison du Chapitre, dont la façade donnait sur la partie Nord de la place, était située entre la rue Royale et la rue Notre-Dame. J.F.
    1836 : Un arrêté du Maire de Nantes, du 28 juin 1836, porte ce qui suit : « Vu les nombreuses réclamations qui lui ont été adressées contre l’établissement du marché de la Place St Pierre ; Condisérant d’ailleurs que cette place fait partie dela grande voirie, et qu’elle est conséquemment fréquentée par les voitures publiques, et notamment par les transports de roulage, les diligences et les malles-postes ; Considérant aussi que son exiguité ne permet pas qu’elle soit constamment ou temporairement occupée par un marché, parce qu’il en résulte un encombrement qui nuit à la circulation et compromet la sûreté publique ; Considérant en outre que la Place Dumoustier, à la proximité de la première, vient d’être disposée pour l’installation du marché en question. A compter du lundi 25 juillet 1836, le marché aux légumes, fruits, beurre, lait et autres objets, cessera de se tenir sur la Place St Pierre … et le marché de la Place Dumoustier sera ouvert aux marchands et étalagistes du marché supprimé et à tous autres… (Lebreton, 10 juillet 1836, p.1)
    1864 : Juillet 1864, on commence la démolition des maisons nécessaires à l’agrandissement et à la rectification de la Place St Pierre (Union Bretonne, 26 juillet 1864)

    Contrat de mariage de François Caillaud, Nantais, avec Renée Cochelin, Angers 1609

    et le Nantais n’est pas venu seul, non seulement il est avec son frère, mais aussi d’autres parents.
    Je me demande toujours, puisque je domine la Loire, du haut de ma tour à Saint Sébastien sur Loire, si ce type de déplacement était alors par la Loire ou par terre. J’ai beau avoir lu plusieurs ouvrages d’histoire sur les transports sur Loire autrefois, je ne parviens pas toujours à saisir si de tels déplacements était par la Loire.
    Car, si on veut bien considérer tout le travail que je fournis sur ce blog, il y avait bien des Nantais à épouser des Angevines !!! Il devait donc y avoir des bateaux à passagers assez fréquents !

    Ici, la famille est de bourgeoisie très aisée, au regard des dots que l’on rencontre en Anjou, même si je pense savoir que les Nantais trouveront la somme moins importante à leurs yeux, car un port est signe de fortunes de mer plus importantes mais aussi moins stables, car la fortune de mer c’est aussi avec risques et périls de mer !!!
    La dot de Renée Cochelin se monte à 4 000 livres en deniers plus trousseau et habits, et j’estime, au vue de mon expérieuce, qu’il convient d’estimer ces derniers à près de 500 livres et je dirai donc que la dot réelle se monte à 4 500 livres au total.
    A titre de comparaison, à cette date de début du 17ème siècle, la dot d’une fille d’avocat ou notaire était plus près de 2 000 que de 4 000 livres.

    collection particulière, reproduction ingterdite
    collection particulière, reproduction ingterdite

    Cette carte postale est assez spéciale, car avant 1914, aux tous débuts de la carte postale, on a édité quelques fantaisies qui ressemblent bien à des loupés. Ici, les photographes viennent de découvrir comment peindre de la couleur sur le noir et blanc.
    Hélas, les toîts du château de Nantes n’ont connu que l’ardoise grise, etc…
    J’en conclue que ce photographe n’a jamais vu le château.

    Cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 21 mars 1609 (René Serezin notaire royal à Angers) au taité de mariage d’entre honorable homme François Caillaud marchand demeurant à la Fosse de Nantes fils de deffunt honorable homme François Caillaud et de honorable femme Marguerite Bernard dame de la Tounnessière ? et Renée Cochelin fille de honorables personnes René Cochelin marchand bourgeois d’Angers et de Renée Crouilleau demeurant Angers paroisse st Michel de la Palluz ont esté auparavant aulcune bénédiction nuptiale fait et accordé par devant nous René Serezin notaire royal à Angers les accords et pactions matrimoniales qui s’ensuivent
    c’est à savoir que lesdits Cochelin et femme ont donné et promis bailler auxdits futurs conjoints dans le jour de leurs espousailles la somme de 4 000 livres tz en advancement de droit successif de ladite Renée leur fille, de laquelle somme de 4 000 livres en demeurera 2 500 livres de meubles communs entre lesdits futurs mariés au cas qu’il y ait communauté acquise entre eux et non autrement, qui sera après l’an et jour de la bénédiction nuptiale, et où il n’y auroit communauté acquise auparavant la dissolution dudit mariage promet et s’oblige ledit Caillaud ses hoirs et ayant cause rendre à ladite future espouse ses hoirs et ayant cause ladite somme de 2 500 livres et le surplus de ladiet somme de 4 000 livres montant 1 500 livres demeurera et demeure de nature de propre paternel et maternel de ladite Renée Cochelin et laquelle somme de 1 500 livres tz ledit Caillaud et noble homme Me Jehan Caillaud son frère advocat en parlement de Bretagne demeurant à Nantes paroisse ste Croix présent tant en privé nom que eux faisant fort de ladite Bernard et en chacun desdits noms et qualités et en chacun d’iceulx un pour le tout et chacun d’eux seul et pour le tout ont promis mettre convertir et employer en acquest d’héritage de pareille nature pour et au nom de ladite Renée sans que ladite somme de 1 500 livres et acquests qui en seront fait ne l’action pour le demander puisse tomber en la communauté desdits futurs mariés, et à défault d’acquest ont iceulx Caillaud esdits noms solidairement vendu créé et constitué à ladite Renée Cochelin rente de ladite somme à la raison du denier vingt qu’ils ont assise et assignée sur tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles hors part de communauté, laquelle rente ils sont et demeurent tenuz rachapter un an après la dissolution dudit mariage pour pareille somme de 1 500 livres
    outre promettent lesdits Cochelin et femme accoustrer leur fille d’habits nuptiaulx et luy donner trousseau honneste selon sa qualité,
    et à laquelle future espouse ledit Caillaud futur espoux et ledit Caillaud son frère se faisant fort de ladite Bernard leur mère ont accordé la somme de 80 livres tz par chacun an de douaire conventionnel cas de douaire advenant, sy mieux elle n’aime prendre son douaire coustumier, le tout à son choix et option, et outre cas advenant que ldit futur espoux decèderoit sans enfants dudit mariage au dedans de l’an et jour d’iceluy a ledit futur espoux dès à présent fait don à ladite future espouse de toutes et chacunes les bagues et joiaulx qu’il luy baillera en faveur dudit mariage par ce que aussy le décès dudit futur espoux advenant le premier sans enfants dans ledit an et jour dudit mariage ledit futur espoux pourra reprendre lesdits bagues et joiaulx, et au cas que ledit futur pendant iceluy mariage du consentement de ladite Cochelin ou tous deux ensemble vendent ou autrement alliennent des héritages d’icelle Cochelin ledit futur espoux est et demeure tenu et obligé d’en convertir les denirs en acquests réputés propres d’icelle Cochelin et de mesme nature que ceulx qu’il aura vendus et à faulte de de faire dès à présent luy en promet récompense sur ses propres,
    et en faveur et contemplation duquel mariage a ledit Me Jehan Caillaud auditnom de procureur de ladite Bernard sa mère quité et quite par ces présentes ledit François Caillaud de toutes et chacunes ses pensions nourriture et entetennement qu’elle eust peu prétendre contre et vers luy depuis le décès de son feu père jusques à présent, sans que jamais ladite Bernard ou ledit Me Jehan Caillaud et autres ses enfants puissent faire aulcune demande, à quoy il a tant pour luy que ladite Bernard dès à présent renoncé et renonce,
    et au moyen de ce que dessus se sont lesdits futurs conjoints du vouloir et authorigé de leurs père mère frère et autres leurs proches parents promis et promettent mariage l’un à l’autre et iceluy solemniser en face de sainte église catholique apostolique et romaine si tost que l’un en sera requis par l’autre pourveu qu’il ne se trouve empeschement légitime promettant ledit Caillaud faire ratiffier ces présentes à ladite Bernard et en fournir et bailler auxdits Cochelin et femme lettre de ratifficaiton et obligation vallable à peine de toutes pertes despens dommages et intérests ces présentes néantmoings etc
    car ainsy a esté accordé stipulé et accepté entre lesdites parties, tellement que à ce que dessus tenir etc et à payer etc et aulx dommages etc obligent respectivement etc et lesdits Cochelin et femme au paiement de leurs promesses eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens etc et ledit Caillaud esdits noms et qualités et en chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc renonçant respectivement au bénéfice de division discusison d’ordre de priorité et postériorité foy jugement et condemnation etc
    fait et passé audit Angers maison desdits Cochelin et femme en présence de honorable homme Jacques Beranger marchand beau frère dudit futur espoux, François Boileau son cousin, Jacques Fresneau marchand demeurant à Nantes, messire Jehan Baptiste Ferrant docgteur régent en la faculté de médecine, Charles Gohier marchand demeurant Angers oncles de ladite future espouse, Jehan Lebreton marchand demeurant à Angers et Fleury Richeu praticien demeurant à Angers

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog

    Les glaces en Loire, devant le château de Nantes, hiver 1906-1907

    Vous avez froid.
    Météo France effectue non seulement des prévisions, mais des tas de moyennes, records et autres dans le passé. Ainsi, leur document HIVERS REMARQUABLES EN FRANCE 1900-2012, que j’ai téléchargé sur le site de Météo France à la rubrique HIVERS RIGOUREUX.
    Selon ce document les hivers 1906-1907 et 1906-1907 ont été rigoureux.
    Ce qui me permet de dater la carte postale qui suit de cette année 1907.

    Il exite en 1907 des photos en ligne, autres que cartes postales, ainsi :

    Concernant l’hiver 1906-1907, voyez la vue VN67_009 – glaces sur la Loire en février 1907 du fonds de la Société Archéologique et Historique de Loire Atlantique

    le verso laisse seulement apparaître un 7 pour l’année, mais quand je regarde d’autres cartes postales de cette période en ma possession, je constate que seul le dernier chiffre de l’année.

    Mais, en regardant de plus près la carte postale, je suis surprise au premier plan de constater que ce sont des femmes et des enfants, et je me pose la question de 1917, année où les hommes étaient au frond, mais pourtant je doute qu’on ait alors fait des cartes postales ?
    Si vous avez un avis sur la date de la carte postale ci-dessus, merci de nous le faire savoir.

    J’ai aussi sur mon site une page météo pour le passé
    Odile