La Roche-Foulques en Soucelles

Jean Gallichon est parfois dit sieur de la Roche, sans que personne ait pu identifier cette roche à ce jour.
Le voici acquitant des futs de vin à la Rouche-Foulques en Soucelles. Ce village, ancien fief et châtellenie relevant de Châteauneuf, appartenait à Mathurin de Montalais qui avait vendu en 1536 à Marguerite Lohéac, la vente fut annulée, puis il revendit à Jean Gohin le 14 juin 1543, sur lequel Catherine de Laval fit la rescousse en 1549. En 1552, Robert de Montalais et son épouse Françoise Du Puy du Fou la vendent définitivement à Renée Fournier pour son fils Christophe de Pincé.
Jehan Gallichon devait posséder une maison et vignes à La Roche-Foulques.

    Voir l’histoire de Soucelles et la Roche-Foulques
    Voir mon étude de la famille GALLICHON
La Roche Foulques en Soucelles
La Roche Foulques en Soucelles

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici la retranscription de l’acte : Le 2 septembre 1595 avant midy, pardavant nous Françoys Revers notaire royal à Angers a esté présent honneste homme Pierre Riffaut marchand demeurant à Angers paroisse monsieur st Maurice d’Angers, lequel a confessé avoir receu présentement de honnorable homme Jehan Gallichon marchand demeurant Angers par les mains de honorable femme Loyse Moynard sa femme à ce présente stipulante et acceptante la somme de 12 escuz sol quelle somme ledit Riffault a eue prinse et receue en notre présence et veue de nous en francs de quarts d’écu pour et en déduction de la somme de 19 escuz sol pour la vendition d’une fourniture de fustz de pippe neufs bons loyaulx et marchands bauge de quinte reliez de chastaigner qui sont à présent au bourg de la Roche Foucque, quel nombre de fustz de pippes ledit Gallichon les doibt aller hetter audit lieu de la Roche Foucque et le reste montant la somme de 7 escuz sol ladite Moynard promet payer et bailler dedans la livraison desdits fustz de pippes, de laquelle somme de 12 escuz sol ledit Riffault s’est tenu à contant et bien payé et en a quicté et quicté lesdits Gallichon et Menard sa femme et leurs hoirs et ayant cause, à laquelle quittance et tout ce que dessus est dict tenir et obligent etc à prendre etc renonczant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé à notra tablier en présence de Jehan Porcher praticien et Robert Psalmon Me bahutier demeurant audit Angers tesmoins, ledit Riffault a dict ne savoir signer
Signé L.Moynart
PS Le 28 octobre l’an 1595 avant midy ont esté présentes les parties desnommées au marché cy-dessus lesquels se sont de tout le contenu en iceluy respectivement quictés et quictent l’un l’autre pour avoir satisfait
signé Gallichon

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Une réponse sur “La Roche-Foulques en Soucelles

  1. La chapelle Ste Croix de la Roche Foulques de Soucelles, ce petit joyeau du XII siècle,possédait le reliquaire de la Vraie Croix, actuellement conservé au Musée d’Angers. De style byzantin et à double traverse, ce reliquaire est l’un des plus anciens connus en Anjou, et aurait été remanié au XIII s.
    En voici la description, faite par H.de Morant:  » C’est au milieu du XII s.qu’appartient la magnifique croix de la Roche- Foulques, près de Seiches, reliquaire de la Vraie Croix ,en cuivre doré sur âme de bois.Elle est en forme de croix d’Anjou d’où dérive la croix de Lorraine. La face antérieure est ornée de délicats rinceaux en filigrane et de dix pierres enchâssées, dont six intailles antiques.Le revers est orné d’un motif répété de volutes renfermant des palmettes. Les deux faces sont remarquables par la finesse du travail »D’après J.Maubert, la traverse supérieure serait le développement du titulus ou écriteau qui proclamait la royauté de Jésus.C’est une croix triomphale. Les reliques de la Vraie Croix envoyées d’Orient,étaient souvent taillées selon cette forme qu’on donnait aussi aux reliquaires.( La Roche- Foulques.Louis Maucourt )

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