Vente des meubles de Rose Esnault veuve Guillot : Marans 1839 (suite et fin)

Ceci fait suite au billet d’hier qui donnait le début de cette vente.
Non seulement elle a moulin à café et cafetière, des glaces, mais elle a aussi une baignoire.
Après une première surprise de voir la vente de la baignoire comme meuble à emporter je reviens sur ma surprise, car je pense qu’il n’y avait pas l’eau courante et qu’il s’agit d’une baignoire sans robinets, comme une sorte de baquet en forme humaine, dans laquelle on versait l’eau chaude.


voici la maison que quitte Rose Esnault et qui est vidée à travers cette vente publique

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

(f°7) 2 draps à la femme Bottier à La Chapelle 7 F
Un drap à dame Rousseau de Segré 2,85 F
6 essuie mains à Vannier 3 F
2 sabliers à Haulbert 2,05 F
7 linges à pain à la femme Bottier 0,65 F
Un bissac et 6 linges à pain à Vannier 1,70 F
Une nappe et un bissac à Haulbert 3,30 F
Un lot de linge à dame Rousseau 1 F
Un drap à dame Rousseau 5 F
2 draps à la même 3,80 F
2 rideaux à Haulbert 10 F
Un baton doré et 2 rideaux de croisie à Allard 10 F
3 poches à Vannier 5,45 F
Une couverture à Haulbert 8,95 F
Une poche à la femme Rousseau 1,05 F
Une autre à la femme Bottier 1,05 F
Un lot de vaisselle à la veuve Hervé 0,40 F
(f°8) 4 cadres à dame Rousseau 2,60 F
Un saladier et 3 assiettes à Vannier 0,75 F
Un plat et 3 assiettes à Huet 0,65 F
3 cadres à Coheu 3,30 F
4 cadres à Popin 3 F
2 rideaux et un baton doré à Allard 8 F
4 cadres à dame Rousseau 1,85 F
Un cadre à Gastineau 0,545 F
33 bouteilles de verre à le femme Bouvet 6,40 F
Un pot à feu à dame Fleury 0,80 F
2 petits chandeliers à dame Deschere 1,25 F
Un pannier et des volumes à Gastinay 1,10 F
Un vieux livre au même 1 F
Une poche au même 0,55 F
Une table de nuit à Popin 5,10 F
Une potine et terrine à Grimault 1,65 F
Une à la veuve Hodé 0,30 F
Un égoutoir et une casserole à Chevalier 1,05 F
Un lot de ferraille à Vannier 3 F
Un soufflet et une boîte à chapeau 0,30 F
3 bouteilles de terre à Mellet 1 F
Une bouteille et un pot à la même 1,80 F
Une marmite à Gastineau 1,30 F
Un moulin à café à Naslin 1,25 F
Une cafetière un chandelier à Belois 2,95 F
(f°9) Une lanterne à Gastinay 1,45 F
Un selit ? à chevalier de Gené 0,25 F
Une boîte à Mr Rousseau 0,85 F
Une boïte, 2 figures de cire à la femme Faucheux 0,35 F
Une brosse à Vannier 0,55 F
2 cordes à lessive à Grimault 1,15 F
Un pot à lait à dame Halbourg 1,10 F
14 cuillers et 9 fourchettes à Gastinay 2,95 F
Un lot de poterie et 6 cuillers à Grimault 0,95 F
Un montauban à Popin 2,50 F
Une boîte de bois à Naslin 0,70 F
Un travouil et sas à Belois 1,05 F
Une scie de travers à Guilleux de la Ravardière 3,10 F
Une pelle, un vouge, une broche à Vannier 4 F
Un rouet à Mme Giron 1,50 F
Une pompe à Popin 4,25 F
Un bois delit démonté à Gastineau 2,75 F
Une pelle de bois et un boisseau à Guilleux 0,95 F
Une selle et bride à dame Deschère 13 F
Un caparaçon à Roussier 5 F
Un sac et des taquets à Allard 4,05 F
Un rideau au même 1,30 F
Une terrine, un pot à dame Giron 0,35 F
2 terrines à Vannier 0,50 F
Une grande table à Allard 4,50 F
(f°10) Un secrétaire à Allard 36 F
8 paillons et de la graine de navete à Prodhomme 3,50 F
Une couete à la femme Hardeux 14 F
Une pendule à Haulbert 15,25 F
Une table ronde à dame Deschères 2 F
Une table à Richard 4,25 F
Un buffet à Richard 37,25 F
Un bois de lit, carrée, vergettes et rideaux au même 40,25 F
Une glace à dame Girard 25 F
Une commode à M. Mercier 32 F
Un fourneau à Fouillet Bertais 4,05 F
Une baignoire à Vannier 28 F
6 chaises à Jeanne Popin 18 F
6 autres à M. Mercier 19 F
Une couete à Richard 49 F
Une couverture à Dame Rousseau 5,75 F
Une couete à Gastenay 23,95 F
2 traversins à Richard 6,25 F
Un traversin et un oreiller à Prodhomme 9 F
2 oreillers de bale à Dame Rousseau 0,80 F
2 oreillers à Houdayer 6,50 F
2 poches à Gastinay 1,55 F
2 poches à Pineau 2,25 F
Une glace à Gastineau 0,65 F
(f°11) Une rosse et du charbon à Bellois 2,15 F
3 bouteilles à Breton 0,65 F
Une taie d’oreiller à dame Fleurs 1,10 F
Une nappe à Richard 1,75 F
Une nappe à Chevalier 2,45 F
Un trépied à Tusseau de Chazé 2,50 F
Un chaudon à Haglaine 0,65 F
Une petite table à Chevalier 2,05 F
Un bois de lit et rideaux à Chevalier 26 F
Un bois de lit et rideaux à Tusseau 16 F
Un autre bois de lit et rideaux à dame Bouleau 40 F
Une tête de loup à dame Rousseau 4,50 F
Une vieille armoire à Crasnier 10 F
Un fut de charnier et la viande qu’il contient à dame Deschère 23 F
Un languier à Popin 3 F
Une poche à Tusseau 4,25 F
Un fauteuil à Bouleau 5,50 F
Un garde manger à Belloin 1,50 F
Une seine à M. Rousseau 9 F
Une passe de bois et son treteau à Guilleux de la Ravardière 4,15 F
Un lot de planches à Gastineau 5,60 F
Un lot de bois à Coheu 3,05 F
Une civière à Buran 4,60 F
Une panne de terre à dame Guerin 3,05 F
(f°12) 7 barriques à Guilleux de la Barre 9,60 F
6 chaises à Gastineau 1,30 F
Un lit de sangle et bois à Tusseau 3,15 F
Une table, 2 chaises à Bouleau 2,55 F
2 devant de cheminée et vannier à Bouleau 3,05 F
Des planches à Coheu 7,10 F
Un jeune cochon à Chevalier 27 F
TOTAL 1 266,20 F

Vente des meubles de Rose Esnault veuve Guillot : Marans 1839

Je descends des GUILLOT et faute d’avoir trouvé un inventaire des miens, voici un cousin proche et j’ajoute que ces familles sont absoluement proches socialement et géographiquement de ce que décrit Vipère au poing, dont je vous ai déjà parlé ici.

Cette vente est émouvante à 2 titres :

    Rose Esnault est vivante et vend tout le contenu de sa maison, ce qui semble signifier qu’elle se met quelque part « en retraite »
    Elle a un fils unique qui vit à Paris et vend tout, enfin tout ce dont il ne veut pas (et je pense que là vous m’avez comprise)

Voir ma page sur MARANS


voici la maison que quitte Rose Esnault et qui est vidée à travers cette vente publique

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 9 août 1839 devant Me Adam Roussier notaire au Lion d’Angers vente au lieu de la Ravardière commune ce Marans, des meubles appartenant à dame Rose Esnault veuve Guillot à la requête de Pierre René Guillot, propriétaire, demeurant à Paris, présentement au lieu de la Ravardière à Marans, agissant au nom de Madame Rose Esnault sa mère, veuve de M. Pierre Guillot, dont il se porte fort … vente (f°2) des meubles et effets mobiliers appartenant à Mme veuve Guillot et garnissan la maison de la Ravardière qu’elle habitait.
Une crémaillère et un lot de ferraille à Crasnier 1,30 F
Un moulin à café à Jean Augeul 0,30 F
Un lot de ferraille à Delestre de Champiré 1,15 F
Des boucles à rideaux à Crasnier 0,40 F
Un lot de ferraille à Cadeau de La Chapelle 1,50 F
Une araignée de fer et autres objets à Fouillet de la Bertais 0,75 F
Un hachereau, 2 serpes à Charles Baron 2,75 F
Un pannier et divers objets à Mesnard 0,25 F
2 chenets, un garde casse à Delestre de Champiré 4,30 F
Un pannier et menus objets à Cranier 0,35 F
Un lot de poterie à Fouillet Bertais 0,55 F
Une soupière et une casserole à Bonsergent de Louvaines 0,55 F
(f°3) Une lampe à Delestre 0,65 F
6 pots à confiture à la Ve Guilleux de Chazé 0,20 F
3 bouteilles de verre à Delestre 2,15 F
Une casse, un chandelier et autres objets à Cannier 1,30 F
Une cassette et un jeu de Domino à Vannier 0,30 F
Un pannier et des bouteilles de terre à Hallopeau 0,80 F
Des bouteilles de terre et une casserole à Justine Rousseau 0,40 F
Un lot de poterie à Cheray de la Joulière 0,45 F
Un lot de poterie à Jean Vannier 070 F
Des bouteilles de verre et des plumes à Delestre 0,95 F
3 cages et des fèves à Crasnier 1 F
De la graine d’olivette à la femme Deschere 0,55 F
4 pots à la femme Chevalier 0,65 F
2 chandeliers et une cafetière à Bonsergent 3,75 F
8 pots à la femme Guilleux de la Ravardière 1,55 F
Une casserole de fer et autres objets à Bellay 1,65 F
Un lot de poterie à Mme Lalande 1,05 F
Des paniers, de la tapisserie à la femme Guilleux 2,30 F
3 coins d efer à Delestre 7,10 F
3 tasses à café et autre fayence à Lalande 2,40 F
Une cafetière, un sucrier, 6 verres à la dame Duclos 2,55 F
3 tasses à café à la femme Deschere 0,75 F
2 chandeliers et une canelle à Péan de la Rabottière 2,70 F
Une fontaine et sa cuvette à la femme Deschere 6,75 F
(f°4) Un lot de fayence à dame Guilleux 2,05 F
Un parefeu et un cuvier à Gastineau 1,15 F
Des casseroles à la femme Huet 0,90 F
Un plat à barbe, des verres à liqueur et salière à la veuveGiron 1,50 F
Des pots à confiture en verre à demoielle Rousseau 0,70 F
Une soupière en porcelaine à dame Giron 1,55 F
Des pots à confiture à dame Giron mère 0,60 F
12 assiettes à dame Giron veuve 2,40 F
Un fusil simple à Genrigon de la Planche 6,15 F
Un huilier à dame Giron 1,30 F
6 assiettes à Pineau de Gené 1,05 F
Un lot d’assiettes à la femme Guilleux de la Ravardière 1 F
Un autre lot à Jufrairie 1,65 F
Un arrosoir et dévidoir à dame Halaine 2 F
Un hocol ? à Pasquier Maurice 0,80
2 chandeliers à Rochepeau 2,60 F
Un lot de soupières à la femme Guilleux 1,80 F
Une soupière et casserole à Dame Danlas ? 1,55 F
2 sabots neufs à R. Barat 1,75 F
Un lot de vaiselle à la femme Guilleux de la Ravardière 1,05 F
Un pot à l’eau et fayence à Laffay 1,65 F
Un lot de fayence à dame Girard veuve 1,10 F
Un soufflet, cuillers et fourchettes à Delestre 2,05 F
Des paniers à Pasquier 1,05 F
(f°5) Des assiettes à Desmas 3,20 F
Un lot de fayence à la femme Guilleux de la Ravardière 1,05 F
3 vases en verre à dame Davireau 1,10 F
2 chenets à dame Diron 5,60 F
8 volumes de Mollière à M. Roussier 1,60 F
Une poële chaudière à Foiuillet Bertais 33 F
Un chaudron à Péan de La Chapelle 2,15 F
Un autre à Pasquier 2,35 F
Une passette en cuivre à Gastineau 0,80 F
Une fourneau (sic) en fonte 2,75 F
2 poëlons à Roussier 2,70 F
2 poëles à frire à la femme Haie 2,70 F
Une petite poële à Mesnard de Ste Gemmes 1,05 F
Selle et pinier à dame Giron mère 3,45 F
Une poële percée à Bouvet de la Grignardière 1,60 F
Une seringue à M. Blanchet 6,75 F
2 chenets à dame Giron mère 4 F
Une veilleuse à dame veuve Giron 3,50 F
2 draps à Boisbouvier 5,05 F
2 tabliers à Péan de la Rabpttière 2,05 F
2 draps à Gaoutier Sevantais 8,50 F
2 nappes à Bellanger de Chazé 7,40 F
10 essuie mains à Jeanne Hamard de Lédais 4,15 F
2 draps à Tabourdeau de La Chapelle 5,75 F
2 nappes à Belay 4,10 F
(f°6) Une glace à M. Vourairie 24 F
Une commode àMelle Rousseau 26 F
Une roinette à Royer 0,50 F
Une armoire à Delestre 76 F
Une petite armoire à Boussier 28 F
Une huche à la femme Guilleux de La Chapelle 7,40 F
5 chaises à Guillaume Guilleux 6,75 F
5 autres au même 6,75 F
Une table à Delestre 2 F
Une grotte ? à dame Bouvet 16,50 F
Une glace à Vannier 6,95 F
Une petite glace à Gastineau 3,15 F
Un chaudron à Augustin Bellanger 2,85 F
Selle et pine ? à Jacquine Rivault 1,95 F
Une table de nuit à demoiselle Dumont 4,60 F
Une pelle et tranche à Bellay 5,20 F
Une marmite à Barré du Bourg 2,45 F
Une corde à lessive à Mauriceau de Gené 2,60 F
2 chaines à Aug. Bellanger 1,25 F
Un bois de lit dans la salle à Guilleux de la Barre 26 F
Des forces à Vannier 2 F
Une couverture à la femme Guilleux 8,45 F
2 draps à Péan de La Chapelle 8 F
Une marmite à Jouan 1,25 F
suite demain

Louis Fiat et Renée Pelletier vendent un pré à Yves Brundeau, Marans 1645

mais l’acte comporte en fait 3 actes. Et j’ai entrepris de vous les mettre dans l’ordre.
Le permier acte est la procuration de Renée Pelletier, passée à Marans, et qui stipule bien qu’elle autorise son mari à vendre le pré. La vente doit être faite devant un notaire royal car le pré est sur Chazé sur Argos, et comme vous le savez un notaire de la cour de Marans n’a le droit de passer d’acte que sur les biens relevant de cette seigneurie, et pour un acte hors de la seigneurie il faut un notaire royal qui a droit de passer acte concernant les biens immobiliers n’importe ou dans tout le royaume.
Le second acte est le plus curieux, et pour tout dire c’est la première fois que je rencontre le cas. En effet, c’est un acte d’engagement à condition de grâce du pré en question, et non une vente ferme et définitive. J’ajoute qu’il est passé le matin, et bien qût à Angers devant notaire royal.
Le troisième acte est surprenant, car il est passé l’après midi du même jour, chez le même notaire. J’ignore si le repas de midi s’est passé ensemble et fut bon. Toujours est-il qu’entre temps ils ont changé d’avis et reviennent sur le contrat du matin, pour faire cette fois une vente définitive, mais alors on découvre un point important, c’est que le prix pour une vente définitive est supérieur au prix pour un simple engagement. Je m’étais toujours doutée que les engagements étaient un prix inférieur au prix réel, ici nous avons une illustration précise.
Donc l’après midi, Louis Fiat, mon ancêtre, touche un supplément, et la vente est définitive.

On peut se demander si la somme reçue le matin était suffisante pour ses affaires.
en tous cas je descends de ce Louis Fiat, qui est maréchal en oeuvres blanches.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

  • La procuration passée la veille à Marans
  • Le 19 mai 1645 avant midy, par devant nous François Jousset notaire de la cour de Marans fut présente en sa personne honneste femme Renée Peltier femme de honneste homme Louys Fiat forgeur, ladite Peltier dudit Fiat son mary à ce présent deuement et suffisamment auctorisée par devant nous quant à ce, demeurant au village de la Basse Grenonière en la paroisse de Vern, laquelle Peltier deuement soubmise et estably soubz ladite cour, laquelle a créé nommé et constitué et par ces présenes crée nomme et constitue ledit Fiat son mary son procureur général et spécial express o pouvoir qu’elle luy a donné et donne de faire contrat ou contrats de vendition et aliénation avecq noble homme Yves Brundeau sieur de la Gaullerye d’un pré appellé le pré de la Planche Berthelot à eulx appartenant et par eulx acquis de Charles Joubert et de deffunte Catherine Peltier pour le prix et somme que ledit Fiat son mary verra estre à faire, et que le prix dudit contrat icelle constituante consent que ledit Fiat son mary et son procureur touche et reçoipve dudit sieur de la Gaullerye pour employer à leurs affaires nécessaires, et ledit contrat estant fait, icelle Peltier establye l’a dès lors comme dès à préent loué et ratiffié et a promis le louer et ratiffier comme si présente estoit à la célébration d’iceluy, ce qu’elle a voulu stipulé et accepté et laquelle procuration ratiffication et ce que dit est tenir etc garantir etc renoncze etc foy jugement condemnation etc fait et passé au bourg de Marans maison de nous notaire en présence de Me Mathurin Gaigneux prêtre et Mathurin Buret demeurant au bourg et paroisse de Marans tesmoings, ladite Peltier establye a dit ne savoir signer

  • L’engagement passé le matin à Angers
  • Le 20 mai 1645 avant midy, par devant nous Louis Coueffe notaire royal Angers fut présent estably et deument soubzmis Louis Fiat marchand forgeur demeurant au lieu de la Basse Gorhonnière paroisse de Vern tant en son privé nom que comme procureur de Renée Pelletier sa femme par luy authorisée comme il a fait apparoir par procuration passée par Fousset notaire de la cour de Marans le jour d’hier, la minute de laquelle est demeurée cy attachée pour y avoir recours, promettant d’habondant faire ratiffier ces présentes à sadite femme et obliger solidairement avecq luy à l’effet et entretien d’icelles et fournir et bailler à l’acquéreur cy après nommé ratiffication et obligation vallable dans 6 mois prochains venant à peine de toutes pertes dommages et intérests, lequel esditsnoms et en chacun d’iceux seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens ses hoirs etc renonçant au bénéfice de division discussion ordre etc a confessé avoir ce jourd’huy vendu quitté délaissé et transporté et par ces présentes vend quite cèdde délaisse et transporte et promet perpétuellement garantir de tous troubles hypothèques évictions et empeschements quelconques, à noble homme Yves Brundeau sieur de la Gaullerie demeurant en ceste ville paroisse st Michel du Tertre à ce présent stipulant et acceptant et lequel a achapté et achapte pour luy ses hoirs etc scavoir est un pré clos à part de hayes et fossés appellé le pré de la Planche à luy appartenant situé en la paroisse de Chazé sur Argos contenant 100 cordes ou environ joignant d’un costé la terre dudit vendeur d’autre costé la terre de Jacques Pelletier aboutant d’un bout le pré de la dame de la Girardière et d’autre bout le chemin tendant de la Rabotière audit Chazé, comme il se poursuit et comporte avecq ses appartenances et dépendances, et qu’il appartient audit vendeur esdits noms par acquest qu’il en auroit fait avecq autres héritages de Charles Joubert et Catherine Pelletier veuve Pierre Gaigneux, lequel ledit sieur acquéreur a dit bien cognoistre sans rien en réserver, ou fief et seigneurie de la Brosse de Raguin aux cens rentes charges et debvoirs seigneuriaux et féodaux anciens et accoustumés en fresche de 3 sols quitte des arrérages du passé jusques à ce jour, transporté etc et est faite ladite vendition cession délais et transport pour la somme de 240 livres tz payée contant en notre présence par ledit sieur acquéreur audit vendeur esdits noms qui l’a receue en or et monnaye le tout ayant cours suivant l’édit, s’en tient contant et l’en quite, ce fait à condition de grâce et faculté donnée par ledit sieur acquéreur audit vendeur esdits noms et par luy retenue de pouvoir recourcer et rémérer lesdites choses vendues dans 5 ans prochainement venant en remboursant à un seul payement ladite somme de 240 livres loyaux cousts et frais et mises raisonnables ce qui a esté stipulé et accepté par lesdites parties etc promis etc obligent etc mesmes ledit vendeur esdits noms et solidairement comme dit est au garantage eux leurs hoirs etc desdites choses etc renonçant etc dont etc fait et passé audit Angers à notre tablier présents Me Pierre Ragot et Laurens Chauveau clercs audit lieu tesmoins

  • La vente définitive passée l’après midi à Angers
  • Le 20 mai 1645 après midy, par devant nous Louis Coueffé notaire royal Angers fut présent estably et duement soubzmis Louis Fiat marchand forgeur demeurant au lieu de la Basse grenonière paroisse de Vern, tant en son privé nom que comme il a fait apparoir par procuration passée par Jousest notaire de la cour de Marans le jour d’hier la minute de laquelle est demeurée cy attachée pour y avoir recours, promettant d’habondant faire ratiffier ces présentes et obliger solidairement avecq luy à l’effet et entretenement d’icelles en fournir et bailler au cy après nommé ratiffication et obligation vallable dans 6 mois prochainement venant à peine de toutes pertes despens dommages et intérests, lequel esdits noms et en chacun d’iceux seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens ses hoirs etc renonçant au bénéfice de division discussion ordre etc, a renoncé et renonce par ces présentes à la grâce et faculté qu’il s’estoit retenue et réservée de rescourcer et rémérer le pré qu’il auroit ce jourd’huy vendu à noble homme Yves Brundeau sieur de la Gaullerye demeurant en ceste ville paroisse saint Michel du Tertre par contrat passé par nous notaire, consenty et consent que ledit contrat soit et demeure pur et simple et que ledit sieur Brundeau dispose dudit pré à sa volonté et en tant que besoing est ou seroit luy en a fait d’habondant vendition pure et simple moyennant la somme de 120 livres tz que iceluy Brundeau luy a présentement payée outre lesdites 250 livres prix dudit contrat gracieux qu’il a receue en notre présence en or et monnaye le tout bon et ayant cours suivant l’édit, s’en tient contant etc et ledit contrat gracieux demeurant au surplus en sa force et vertu, ce qui a esté stipulé et accepté par les dites parties etc obligeant etc fait et passé audit Angers à notre tablier présents Me Pierre Ragot et Laurent Chauveau demeurant audit lieu tesmoins

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog.

    Jean Coiscault vend ses parts à son beau-frère Pierre Gernigon, Marans 1599

    et on apprend qu’ils sont neveux de François Grandin curé, et aussi que Jean Coiscault avait un frère François, décédé sans hoirs puisque son frère en hérite.
    Je descends de COISCAULT dans ce coin, et j’en ai étudié beaucoup, pas toujours reliés entre eux.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E70 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 1er mai 1599 après midy en la cour du roy notre sire Angers endroit par davant nous Michel Lory notaire d’icelle personnellement estably missire Jehan Coyscault prêtre chapelain de la chapelle saint Lazare lez ceste ville soubzmectant confesse avoir ce jourd’huy vendu quicté ceddé délaissé et transporté et par ces présentes vend quicte cèdde délaisse et transporte perpétuellement par héritage
    à honneste homme Pierre Gernigon son beau-frère marchand demeurant en la paroisse de Marans, lequel à ce présent stipulant et acceptant a achapté et achapte pour luy et Renée Coyscault sa femme leurs hoirs et ayant cause, scavoir est tous et chacuns les droits noms raisons et actions pétitions et demandes qui audit vendeur peuvent compéter et appartenir et qu’il avoir droit d’avoir et prendre en la succession de deffunt vénérable et discret Me François Grandin prêtre curé de monsieur saint Jehan Baptiste de ceste ville oncle desdites partyes duquel elles sont par moitié héritiers pour une tierce partie par indivis, quelque part que lesdits héritages soyent sis et situés queledit achapteur a dit bien congnoistre et avoir veu lesdites choses ; Item vend ledit Coyscault comme dessus audit Gernigon qui a pareillement achapté et achapte pour luy etc la moitié par indivis des héritages et choses héritaulx qui audit vendeur peuvent compéter et appartenir à cause de la succession de deffunt François Coyscault vivant son frère, l’autre moitié desquels héritages appartiennent audit achapteur à cause de sadite femme, et lesquels héritages il a dit pareillement bien congnoistre pour en avoir cy davant jouy quelque part que lesdits choses sont sises et situées, comme toutes lesdites choses cy dessus vendues se poursuivent et comportent avecques leurs appartenances et dépendances sans aulcune réservation
    ou fiefs dont lesdites choses sont tenues et aulx charges cens et rentes ou debvoirs qu’elles peuvent debvoir lesquels fief ou fiefs charges cens rentes ou debvoirs lesdites partyes advertyes de l’ordonnance royale n’ont pour le présent peu déclarer, et néanlmoings sera tenu ledit achapteur payer lesdites charges cens et renets de quelque qualité qu’elles soient tant du passé que pour l’advenir
    transportant etc et est faite la présente vendition et transport pour le prix et somme de 40 escuz sol valant 120 livres tz sur laquelle somme ledit achapteur a présentement payé audit vendeur la somme de 30 escuz qu’il a eue prinse et receue en présence et veue de nous en quarts d’escu et le reste montant 10 escuz ledit achapteur deument soubzmis soubz ladite cour luy ses hoirs etc a promys et demeure tenu icelle somme payer et bailler audit vendeur dedans d’huy en 3 sepmaines prochainement venant
    o grâce et faculté donnée par ledit achapteur audit vendeur et par luy retenue et stipulée de pouvoir recourcer et rémérer lesdites choses vendues d’huy en 2 ans prochainement venant en rendant payant et refondant par ledit vendeur audit achapteur par ung seul et entier payement le sort principal avec les loyaulx cousts

      ce paragraphe de la clause de grâce est biffé, et je suppose qu’elle a donc été annulée après relecture de l’acte par les parties

    à laquelle vendition cession delais et transport et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc dommages etc obligent respectivement etc à prendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
    fait et passé audit Angers à notre tablier présents Michel Gerfault Nicolas Duble praticiens demeurant audit Angers tesmoings
    ledit achapteur a dit ne pas scavoir signer

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog

    Anne Gernigon, veuve Deillé, poursuit son frère en justice pour impayé, Marans 1606

    enfin, je pense que c’est son frère, et il ne s’en sort pas si mal, car il a trouvé une gentille dame, qui va l’aider à racheter moitié/moitié les biens saisis et vendus aux enchères.
    Ceci nous montre que les saisies et adjudications en cas de non paiement n’étaient pas un vain mot, mais terribles même en famille !
    Mais que l’on pouvait parfois trouver un aimable prête nom qui enchérisse pour vous ou avec vous.
    D’ailleurs, ici, il est très surprenant de constater que personne n’est venu surenchérir, et j’y devine que personne n’a voulu venir nuire à Pierre Gernigon, donc qu’il avait les habitants de Marans de son côté.

    Anne Gernigon es la même que vue ici du vivant d’Etienne Deille, son mari.

    A la fin de ce long acte, le greffier, fatigué et/ou distrait, s’est manifestement trompé dans les noms des 2 femmes, la poursuivante et l’enchérisseuse.

    cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 1B1068 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    A tous ceulx qui ces présentes lettres verront Loys de Rohan salut comme Anne Gernigon veufve de deffunt Estienne Deille mère et tutrice naturelle de Perrine Deille sa fille en vertu de sentence par elle obtenue au siège présidial d’Angers le 7 mai 1605 en conséquence des lettres obligataires de ladite Gernigon esdits noms passées et receues par devant Estienne Lherbette notaire de la Roche Joullain le 5 août 1601 à défault de Pierre Gernigon héritier par bénéfice d’inventaire de deffunte Ysabeau Gernigon vivante femme de Jehan Piheu auroyent fait de payer la somme de 100 livres tz en laquelle somme ledit Pierre Gernigon estoyt vers elle condemné, auroyt icelle Anne Gernigon esdits noms fait procéder par saisie criées et bannies et subhstracions suivant la coustume de ce pays d’Anjou et ordonnance royale des biens propres et acquests de ladite deffunte Gernigon, mesmes d’une haulte chambre de maison et ung grenier au dessus avec la superficie couvert d’ardoise et une eschelle platte de boys à monter dans ladite chambre et de la cinquiesme partye par indivis d’une autre chambre de maison nommée la Bestairye, les rues yssues ayres ayreaux et commungs qui en dépendent et mesmes le droit et usage du four et du puiz le tout sis au village de la Petite Gautraye en la paroisse de Marans le tout joignant d’ung costé aux ayreaux dudit lieu aboutté d’ung bout au verger de ladite Anne Gernigon d’autre bout à la terre de Jehan Piheu ou naguères y avoyt une maison qui est de présent tombée et ruynée, Item 8 cordes de terre ou environ à prendre fans la chesnaye dudit lieu du costé vers soleil couchant et joignant d’ung mesme costé à ung cloteau de terre nommé le Champ du Boys cy après déclaré, d’autre costé à une autre portion de ladite chesnaye appartenant audit Pierre Gernigon, abouttant d’ung bout au chemin comme l’on va de Gené à Marans, et d’autre bout à la terre de Pierre Marion, Item une petite planche de jardin sise au jardin du Four contenant une corde et demye de jardin ou environ joignant d’ung costé et aboutté d’ung bout au jardin et pré de ladite anne Gernigon, d’autre costé audit Jehan Piheu et d’autre bout aux rues et yssues dudit lieu de la Petite Gautraye, Item ung jardin clos à part nommé le jardin de l’Orgery contenant 7 cordes de jardin ou environ joignant d’ung costé au jardin dudit Piheu d’autre costé et d’ung bout au jardin dudit Pierre gernigon et d’autre bout audit chemin cy dessus, Item une planche de jardin sise ès jardins nommés les Courtils Neufs contenant ladite planche 3 cordes et demye de jardin ou environ, joignant d’ung costé au jardin dudit Piheu d’autre costé au jardin dudit Marion et aboutté d’ung bout audit cloteau du champ du Boys, Item 7 cordes de jardin ou environ sises au jardin du Tait aux Boeufs à prendre du costé vers soleil levant joignant d’ung costé au jardin d’Ollivier Gallet, d’autre costé au jardin d’Yves Brundeau, abouttant d’ung bout à une pièce de terre nommée le cloteau dessus les Vergers appartenant audit Pierre Gernigon, Item la moitié d’ung pré nommé le Grand Pré de l’Hostel contenant ladite moitié 28 cordes de pré ou environ à prendre ladite moitié vers soleil levant joignant d’ung costé à l’autre moitié dudit pré appartenant à ladite Anne Gernigon, d’autre costé et aboutté d’ung bout à ung petit chemin tendant de la Baudouynière à la Grand Gautraye, Item la moitié d’ung autre pré nommé le Petit Pré contenant ladite moitié 15 cordes de pré ou environ à prendre du costé vers soleil couchant joignant d’ung costé à l’autre moitié dudit pré appartenant à ladite Anne Gernigon d’autre costé au pré dudit Pierre Gernigon aboutté d’un bout au pré du lieu de la Gautraye d’autre bout audit chemin tendant dudit Gené à Marans cy dessus, Item ung clotteau de terre labourable nommé le champ du Boys contenant 4 boisselées et demie de terre ou environ joignant d’ung costé à la terre de Jehan Lemesle à cause de sa femme d’autre costé à la Chesnaye dudit lieu cy-dessus aboutté d’ung bout audit chemin susdit et d’autre bout audit petit chemin tendant de la Bodouinaye à la Grand Gautraye, Item 3 boissellées de terre labourable moings 2 cordes sises en une pièce de terre nommée le Petit Beauchesne joignant d’ung costé à la terre de Lancelot Deille d’autre costé à la terre dudit Gallet aboutté des deux bouts auxdits deux chemins cy-dessus, Item une boissellées de terre labourable ou environ sise en une pièce de terre nommée les Fourmentières, joignant d’ung costé à la terre de Jacques Garreau d’autre costé à la terre de Jehan Gaumer aboutté d’ung bout à la terre de Jullien Mellaye et d’autre bout audit chemint tendant de Gené à Marans, le tous sis et situé au lieu de la Petite Gautraye et ès environs, Item ung clotteau de terre labourable clos à part nommé les Chaintres contenant 5 boissellées et demye de terre ou environ joignant d’ung costé à la terre dudit Gallet d’autre à la terre de René Pagiet aboutté d’ung bout à la terre du lieu de la Rodohannière et d’autre bout à la terre de missire René Boullay curé de Marans ledit clotteau des Chaintres sis et situé en la paroisse de La Chapelle sur Oudon et toutes lesdites boisselées de terre cy dessus à la mesure ancienne de Candé, et tout ainsi que lesdites choses se poursuivent et comportent et quelles estoyent et appartenoient à ladite deffunte Ysabeau Gernigon par la succession de ses deffunts père et mère sans aulcune réservation en faire et comme de ce plus amplement appert par l’exploit et procès verbal desdites criées et bannies fait par Jehan Terrier sergent royal résidant à Gené le 20 mai 1605 et autres jours ensuivant, vériffié et coté par Monsieur le lieutenant général le 18 février 1606 à quoy il auroit décerné acte à ladite Anne Gernigon poursuivante et ordonné que seroyt procédé par devant luy à la vente et adjudication par décret desdites choses cy dessus mentionnées et confrontées les solemnités de justice à ce requises gardées et observées, l’exécution duquel jugement estoit poursuivie par monsieur le lieutenant général et lesdites choses cy dessus exposées estre vendues auroyt comparu en jugement par devant monsieur le lieutenant général Me René Jarry advocat de Marie Behier femme de Jehan Piheu authorisée par justice à la poursuite de ses droits et sans préjudice des droits de ladite Behier auroyt enchery lesdites choses cy dessus à la somme de 300 livres et avoir chargée par acte du 8 avail 1606 dont luy auroyt esté décerné acte par monsieur le lieutenant général, et ordonné qu’elle seroit signifiée publiquement et affichée, ce que ayant esté fait et le saisi et opposans inthimés et assignés à huy pour voir interposer le decret et vente judiciaire desdites choses sur ladite enchère ou aultre plus haulte si aulcune estoit faite
    scavoir faisons que ce jourd’huy 22 juin 1606 en jugement la cour et juridiction ordinaire de la sénéchaussée d’Anjou à Angers tenant pour l’expédition des ventes judiciaires en ladite assignation et inthimation, par davant nous Françoys Louet sieur de sainte Jame conseiller du roy notre sire, lieutenant général de monsieur le sénéchal d’Anjou, a comparu Anne Gernigon demanderesse et poursuivante ladite vente et adjudication par decret desdites choses par Me de Sarra son advocat et procureur, Pierre Gernigon héritier par bénéfice d’inventaire de ladite deffunte Ysabeau Gernigon vivante femme de Jehan Phieu saisi et opposant en son privé nom en sa personne assisté de Me Pierre Lemarié, Marie Behier femme dudit Piheu séparée de biens et authorisée par justice à la poursuite de ses droits ayant les droits de deffunt Nicolas ? Piheu opposante par Me Hieremye Cailler,

      Cliquez sur l’image pour l’agrandir, comme sur toutes les images de ce blog. J’ai mis une croix rouge face au prénom que je ne déchiffre pas.

    Pierre Bradasne et Nicollas Lecompte aussi opposants aux deniers par Me François Delaporte, tous licenciés ès loix respectivement leurs advocats et procureurs, et au regard de René Gernigon aussy opposant aux deniers il n’a comparu ne autre pour luy et de luy en auroit eu et donné deffault nonobstant lequel ladite Anne Gernigon avoyt autrefois demandé et requis estre présentement procédé à la vente et adjudication par decret desdites choses sur l’enchère de 300 livres mise sur lesdites choses par ladite Marie Behier sans préjudice de ses droits ou autre plus haulte enchère si aulcune est faite, lesdits opposants comparants ont dit ne vouloir empescher ladite adjudication et estre leurs oppositions faites pour l’exécution de leurs droits, Cailler pour ladite Behier en vertu de procuration spéciale d’elle a dit que le 8 avril 1606 elle auroyt enchéri lesdites choses cy dessus à la somme de 300 livres et autres charges dont acte luy auroyt esté par nous décerné, lequel acte elle auroyt fait signifier publyer et afficher au désir de l’ordonnance royale, déclare que ladite enchère cy dessus par elle faite est tant pour elle que pour ledit Pierre Gernigon par moitié, lequel Pierre Gernigon a ce présent l’a aussi recogneu et confessé avoir donné charge à ladite Anne Gernigon

      ???, je suppose que le notaire est très ditrait !!! car manifestement il s’agit de Marie Brehier

    de mettre ladite enchère par moitié et estre prest de fournir la moitié du prix de ladite enchère et aussi les autres charges dont les avons respectivement jugés et de ce qu’ils ont demandé ladite adjudication leur estre faire desdites choses pour le prix de ladite enchère sunon estre deschargés d’icelle,
    sur quoy ordonnons exécutant notre jugement du 18 février 1606 que sera par nous procédé à l’interposition du décret et vente judiciaire desdites choses sur ladite enchère de 300 livres de ladite Anne Gernigon

      encore ??? car il s’agit manifestement de Marie Brehier, décidément le greffier pense à autre chose !!!

    tant pour elle que pour ledit Pierre Gernigon et qu’il leur sera délivré décret sur icelle ou il ne se trouvera de plus hault encherissement affin de quoy avons par notre greffier fait publier à haulte voix de ladite enchère et après qu’il ne s’est trouvé ne présenté autre plus hault enchérissement, lecture faite dudit procès verbal de criées et bannyes faites par Jehan Terrier sergent royal les 21 mai 1605 et autres jours ensuivant, acte de vérification desdites criées faite par devant nous le 18 février 1606 par lequel nous ordonnons qu’il seroit procédé à la vente desdites choses, enchères de ladite Marie Behier sur lesdites choses ke 8 avril 1606 à la somme de 300 livres et autres charges signifiées par Terrier audit Pierre Gernigon publiées et affichées par sergents royaulx les 8, 21 et 29 avril et 2 mai 1606, …

      encore 3 pages pour entériner le décret de vente judiciaire

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

    Etienne Deillé et Anne Gernigon empruntent 400 livres par obligation, Marans 1601

    Vous avez déjà entendu parler sur ce blog d’Etienne Deillé et Anne Gernigon :

      Etienne Deille de Marans passe une petite obligation à Angers, 1601
      Etienne Deille de Marans cèdde une dette à un voisin, 1601

    Ces 2 actes étaient passés en janvier et en juin 1601, or, voici à nouveau le 8 juin 1601, soit 24 heures après l’acte ci-dessus, il créé une obligation pour 25 livres de rente annuelle. Cett fois il est accompagné de plusieurs cautions, et même beaucoup, puisqu’ils sont trois, tous proches voisins ou voisin parti s’installer à Angers. Il fait immédiatement 3 contre-lettres, et je vous mets ci-dessus l’une des contre-lettres, et les 2 autres sont identiques, si ce n’est destinées à un autre des 3 cautions.

    Il semblerait qu’Etienne Deillé a rencontré un problème financiers dans ses comptes, mais le plus curieux ici est qu’il soit resté 2 jours à Angers pour voir 2 notaires différents, et avec des cautions différentes.

    Je ne descends pas des Deillé, mais par contre je descends de René Manceau son voisi, et tous ces actes donnent son métier alors qu’on ne l’avait pas dans les registres paroissuaux. Il est dit « marchand maréchal » comme dans quelques autres actes retranscrits ici.
    Je tiens à cette occation à vous rappeler le sens de ce métier en Anjou. En effet, il y existe 2 types de maréchal.

      le maréchal en oeuvres blanches qui est en fait le taillandier c’est à dire le fabricant des petits outils avant l’arrivé de Creusot -Loire bien plus tard

      le maréchal, sans autre spécification, est en fait le maréchal-ferrant, et il ne se contente pas de ferrer les chevaux, il en prend soin, certes pas avec les moyens des vétérinaires actuels, mais on peut le considérer comme le soigneur de l’époque. D’ailleurs voici la définition :

    Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500) http://www.atilf.fr/dmf
    MARESCHAL, subst. masc.A. -« Celui qui ferre chevaux et animaux de trait, et en prend soin, maréchal-ferrant »

    cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36– Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

  • la création de la rente de 25 livres
  • Le 8 juin 1601 en la cour du roy notre sire Angers endroit par devant nous personnellement establys honnestes personnes Estienne Deillé marchand et Anne Gernigon sa femme de luy suffisamment authorizée par devant nous quant à ce, René Manceau aussi marchand mareschal demeurant au village de la Ravardière paroisse de Marans près Segré et sire Yves Brundeau aussy marchand demeurant au lieu de la Gaulteraye paroisse de sainte Jame près Segré et honneste homme Jehan Dubiez marchand demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de la Trinité soubzmectant eux et chacun d’eux seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens leurs hoirs etc confessent avoir du jourd’huy vendu créé et constitué et encores cèddent créent et constituent du tout dès maintenant à tousjoursmais perpétuellement par héritage et promet garantir et faire valoir
    à damoiselle Marguerite Rangot veuve de deffunt Martin Précigneau escuier sieur de la Brunière demeurant en la paroisse de la Trinité présente stipulante et acceptante qui a achapté et achapte pour elle ses hoirs etc la somme de 8 escuz ung tiers d’escu valant 25 livres tz de rente hypothécaire annuelle et perpétuelle rendable et paiable chacun an par lesdits veneurs chacun d’eux seul et pour le tout à la dite venderesse par quartiers en ceste ville le premier payment commençant au jour et feste de Nouel …
    et est fait la présente création et constitution de rente pour le prix et somme de 100 escuz sol quelle somme ladite achapteresse a présentement manutellement solvée payée content auxdits vendeurs qui l’ont eue prinse et receue en présence et à veue de nous en 400 quarts d’escu ..
    fait et passé audit Angers en notre tablier par devant nous Lepelletier notaire royal de ladite cour avant midy, en présence de vénérable et discret messire Jehan Hiret docteur en théologie demeurant Angers et Jacques Deille sergent royal demeurant Angers

      j’attire votre attention ici sur la présence en témoin seulement de Jean Hiret le premier historien de l’Anjou
  • une des 3 contre-lettres
  • Le 8 juin 1601 en la cour du roy notre sire à Angers par devant nous personnellement establiz honnestes personnes Estienne Deille marchand et Anne Gernigon sa femme de luy deuement et suffisamment auctorisée par devant nous quant à ce, René Manceau aussi marchand mareschal demeurant au village de la Ravardière paroisse de Marans près Segré, et sire Yves brundeau aussi marchand demeurant au lieu de la Haultre Ripvière paroisse de Sainte Jame près Segré, soubzmectant eux et chacun d’eux seul et pour le tout sans division confessent que combien que honneste personne Jehan Dubiez marchand demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de la Trinité, se soit avec eux mis constitué et obligé ensemblement chacun d’eux seul et pour le tout vendeurs
    à damoiselle Raugot veuve de deffunt Picqueneau escuyer vivant sieur de la Brière demeurant en ladite paroisse de la Trinité de ceste ville d’Angers la somme de 8 escuz ung tiers d’escu vallant 25 livres tz de rente hypothéquaire paiable par les quartiers et par esgaux paiement de l’an comme a esté par le contrat de la vendition création et constitution de ladite rente ce jourd’huy et auparavant ces présentes passé par nous notaire et jaczoit qu’il soit porté et contenu par ledit contrat que ledit Dubiez ayt confessé avec lesdits establis avoir receu ladite somme de 100 escuz sol néantmoins la vérité est que ledit Dubiez n’est invernenu audit contrat que à la prière et requeste desdits establis et pour leur faire plaisir seulement et qu’ils ont pour le tout prins receu et emporté toute ladite somme de 100 escuz en présence et à vue de nous sans qu’il en soit demeuré aucun denier entre les mains dudit Dubiez ne aulcune chose tournée à son profit comme il a déclaré et confessé et partant et à ce moyen lesdits establis chacun d’eux seul et pour le tout ont promis et promettent audit Dubiez à ce présent stipulant et acceptant de payer servir et continuer pour le tout chacun an ladite rente à ladite damoiselle selon et par les termes qu’elle luy est deue par ledit contrat et faire l’extinction et admortissement de ladite rente dedans d’huy en ung an prochainement venant et tant en principal que arréraiges garantir acquiter libérer descharger et rendre quite et indempniser ledit Dubiez et l’en tirer et mettre hors dudit contrat et faire cesser toutes poursuites et en fournir lettres d’admortissement et extinction de ladite rente à leurs despens audit Dubiez durant ledit temps à peine etc ces présentes néantmoings etc
    ce qui a esté accepté par ledit Dubiez et ladite contre-lettre promesse et obligation et tout le contenu que dessus tenir etc obligent lesdits establis eux et chacuns d’eux seul et pout le tout sans division etc renonczant etc et par especiel ont renoncé au bénéfice de division d’ordre et discussion etc et ladite Gernigon au droit velleyen et à lespitre divi adriani à l’autentique si qua mulier et à tous autres droits faits et introduits en faveur des femmes que luy avons donné à entendre estre tels que femme ne peult s’obliger ne pour aultruy intercéder mesmes pour son mary si elle le faisoit elle en seroit relevée sinon qu’elle y eust renoncé qu’elle a déclaré bien entendre etc foy jugement et condemnation etc
    fait et passé audit Angers en notre tablier avant midy en présence de honnstes personnes Me Yves Peletier sieur …

  • autre contre-lettre
  • Le 30 novembre 1600 en la cour du roy notre sire Angers endroit par devant nous personnellement establys honnestes personnes Estienne Deillé marchand et Anne Gernigon sa femme de luy suffisamment authorizée par devant nous quant à ce, demeurant au village de la Ravardière paroisse de Marans près Segré soubzmectant aux et chacun d’eux seul et pour le tout sans division confessent que combien que René Manceau marchand demeurant au lieu de la Ravardière se soit avec eulx Jehan Dubiez et Yves Brundeau mis et constitué vendeur

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.