Jeanne Lelièvre entend garder l’enfant naturel que lui a fait François Bellier : La Jaillette et Saint Martin du Bois 1716

Le père identifié devant souvent payer la pension, et manifestement c’est bien ce qui se passe, si ce n’est qu’il doit trouver la pension un peu élevée, et préfèrerait élever lui-même l’enfant, sans doute à moindre coût.
Ce qui est encore plus surprenant dans ce qui suit c’est que j’ai beau avoir les actes concernant les maisons du bourg de la Jaillette à cette époque je ne trouve pas de Lelièvre, donc Jeanne Lelièvre ne peut être que locataire.
Et encore plus surprenant, c’est que François Bellier, le père de l’enfant qu’il réclame, a envoyé une femme pour porter l’enfant jusque chez lui ! Je croyais qu’à cette époque les hommes portaient les enfants à l’église dès la naissance pour le baptême, donc qu’ils avaient bel et bien l’habitude d’en tenir dans leurs bras.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 15 mai 1716 avant midy nous Jacques Bodere notaire royal résidant à Montreuil-sur-Maine et les tesmoings cy après nommés sommes de notre domicile exprès transporté à la Jaillette paroisse de Louvaines, maison de Jeanne Lelièvre, demeurante audit lieu, où étant lui aurions déclaré à la requête de François Bellier métayer au Coudray paroisse de St Martin du Bois, que par l’acte receu de nous notaire le … dernier quoiqu’elle ait consenti nourrir l’enfant issu dudit Bellier et d’elle, il entend le retirer de sa maison et l’avoir en la sienne, le nourrir, traiter et gouverner de sorte qu’elle n’en soit jamais inquiétée ni recherchée en aucune manière que ce soit, à l’effet de quoy nous aurions aussi fait venir la nommée Françoise Berton servante domestique de ladite métairie pour transporter iceluy enfant ; laquelle Lelièvre ensemble Jeanne Aubry, veuve de René Lelièvre, ladite Lielièvre nous a déclaré ne s’en vouloir denantir et entend le nourrir vettir et gouverner ainsi qu’il appartient, ce que nous et tesmoins stipulant pour ledit Belier luy avons déclarer que si ladite Lelièvre ne le veul t délivrer lle le nourrira entretiendra à ses propre cousts et despens … et a ladite Lelievre reconnu avoir tant ce jourd’huy 18 livres pour 12 mois de pension de ladite Levièvre écheue le 4 de ce mois, ensemble la somme de 36 livres sont ils étoient convenu sur ledit acte

Les BELIER meuniers du moulin à eau de la Rivière-d’Orvault : Loiré 1580

Je suis en train de retranscrire exhaustivement, selon ma méthode, sachant que de nombreuses personnes ne sont pas et ne seront pas en mesure de lire les textes anciens, le registre paroissial de Loiré, dont j’avais déjà sur mon site depuis longtemps les plus anciennes années de 1549 à 1575.

J’ai aussi sur mon site une magnifique page sur Loiré

Et vous avez sur Wikipedia une page plus moderne très documentée, qui donne même dans ses sources l’ouvrage de Mr de l’Esperonnière que j’avais courageusement numérisé, et le lien de Wikipedia est bien vers mon site.

Vous y apprenez que Loiré a compté 17 moulins entre le XVe siècle et le XIXe siècle. Cinq étaient des moulins à eau, six des moulins à vent, deux des moulins à huile à traction animale ; les autres n’ont pas été identifiés. Le seul encore existant est le moulin à eau de la Rivière-d’Orvaux, reconstruit en 1866 par René Hodé.

Donc, voici le meunier de la Rivière d’Orvault en 1580 :

Mathurin BELLIER x /1577 Renée DOMIN
1-Jacques BELLIER °Loiré 3 février 1577 « fils de Mathurin Belier et de sa femme meusnier à la Rivière d’Orvaulx parrains Jaques Gaultier et Jehan Babelle marraine Jaquette Manceau femme d’Estienne Grimault »
2-Antoine BELLIER °Loiré 7 avril 1578 « fils de Mathurin Belier et de Perrine Domyn sa femme meusnier à la Rivière d’Orvaulx parrains Anthoinne (blanc) fauconnier de monsieur d’Orvault et Jehan P… marraine Marguerite Baston – décédé « obiit » »
3-Jeanne BELLIER °Loiré 14 avril 1579 « fille de Mathurin Belier et de Renée Domyn sa femme parrain Jehan Vinczot marraines Marguarite Poillièvre et Renée Celier veufve de Guillaume Perrault »
4-Laurent BELIER °Loiré 25 janvier 1581 « fils de Mathurin Belier et de Renée Domyn sa femme parrains Guillaume Bourgeoys et Laurens Poictevyn marraine Anne Jacqueline chambrière dudit Belier »

Comme vous pouvez le constater, il a une chambrière. Mais rassurez-vous, ce terme est équivalent à servante, car autrefois la chambre était une pièce sans destinations spécifique, et toutes les pièces étaient donc des chambres, et le terme chambrière désignait donc celle qui faisait l’entretien des pièces, et sans doute aussi un peu de cuisine.
Donc, rien à voir avec une quelconque femme de chambre de nobles.

Ce BELIER meunier à Loiré vient d’ailleurs puisque j’ai fait exhaustivement les années précédentes sans y voir le patronyme. Mieux, ce métier de meunier est un métier où on ne vient pas sans origines dans le métier, sans que je sache si c’était une chasse gardée ou une compétence indispensable.
Et comme je vous disais hier je descends personnellement des BELIER meuniers au moulin d’Ovault à Nyoiseau, et ce sur un très grand nombre de générations.

Vous voyez que les moulins dont je vous parle ce jour ont un nom très proche, d’une part les miens étaient meuniers au moulin d’Orvault à Nyoiseau et ceux dont je viens vous livrer la famille étaient meuniers au moulin de la Rivière d’Orvault à Loiré.

J’avoue que lorsque j’ai tappé avant hier ce nom de moulin à Loiré avec un BELIER meunier, mes vieux neurones ont chauffé, car cela se ressemblait tellement, mais ce n’est que curieuse ressemblance, cependant je pense amusant de vous la livrer.

Bonne journée à vous tous
Odile

Monsieur de la Rivière d’Orvault avait un fauconnier : Loiré 1578


« Le septiesme jour d’apvril 1578 fut baptisé Anthoine Belier fils de Mathurin Belier et de Perrine Domyn sa femme meusnier à la Rivière d’Orvaulx parrains Anthoinne (blanc) fauconnier de monsieur d’Orvault et Jehan P… marraine Marguerite Baston – décédé « obiit » »

Un tel métier me fait rêver.
Mais je pensais que les seigneurs avaient surtout des colombiers alors il n’utilisait pas ses faucons contre eux, mais à la chasse ??? Qu’en pensez-vous ? Car de nos jours les fauconniers sont utilisés pour faire fuir les pigeons.

Et attention, demain, je continue sur cet acte, car vous avez vu les BELIER meuniers, et les miens étaient aussi meuniers.
à demain
Odile

Aveu au prieuré de La Jaillette de Jean Bellier, pour la pièce de terre aux Mesnillères, Montreuil sur Maine 1688

et l’aveu précise bien que c’est un acquêt de Jean Bellier.
Maintenant reste à identifier ce Jean Bellier.

ATTENTION :
• à la révolution le chartrier de la Mélinaie a disparu sauf quelques volumes sauvés miraculeusement, et, que j’ai entièrement exploités en ce qui concernait le prieuré de la Jaillette
• j’ai trié les aveux et ceux qui suivent concernent les Basses Mélinières
• puis j’ai classé ces aveux chronologiquement, ce qui était loin d’être le cas dans les volumes restants.
• pour tous les aveux, il s’avère qu’il a eu des périodes durant lesquels il y a eu négligence de tenus des assises, donc des trous dans les aveux,
• c’est avec les Jésuites de la Flèche que les aveux furent mieux tenus.
• avant la révolution, donc avant cette disparition, un état récapitulatif des aveux disponibles avait été dressé en 1785, et ce récapitulatif figure en fin de ce document.

Maintenant que vous avez bien lu ce qui précède vous pouvez prendre connaissance du récapitulatif concernant cette pièce de terre en cliquant ces lignes.

cet acte est aux Archives Départementales de la Sarthe, H486 f°177 Assises de la seigneurie du Prieuré de la Jaillette : – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 16 novembre 1688, Jean Belier métayer demeurant à Charé sur le Vau paroisse de Montreuil-sur-Maine deffendeur, présent en personne, qui s’est advoué d’acquest et a recognu posséder au dedans du fief et seigneurie du prieuré de céans 15 seillons de terre contenant comme à l’estimation de 2 boisselées faisant partie d’un journeau de terre ou environ, nommé les Basses Menillères joignant ledit journeau d’un costé et d’un bout la terre de la métayrie de Saint Maleu appartenant au sieur de la Dansais d’autre costé le chemin tendant de la Chouannière à Montreuil et d’autre bout le pré desdites Basse Ménillères qui est de la présente baillée, pourquoy il a reconnu devoir chacuns ans à la recepte de cette cour au jour et feste de Toussaint 9 sols de cens et devoir féodal en faresche du titulaire e la prestimonie des Giraudières et de Jean Plassais demeurant au lieu de la Peutonnière et de Mathurin Oudin métayer demeurant au Percher Briand paroisse de saint Martin du Bois dont l’avons jugé iceluy condamné payer les arrérages desdits 9 sols tant qu’il sera détenteur et envoyé sauf deffection a déclaré ne savoir signer et prié Sébastien Pasquier métayer demeurant à la Bausserazière paroisse de st Martin du Bois de signer à sa requeste

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

Aveu au prieuré de La Jaillette de Mathurin Prezelin époux de Perrine Bellier fille de Jean, pour la pièce de terre aux Mesnillères, Montreuil sur Maine 1721

Esct-ce par les Bellier qui auraient acquis des Bouvet ???

cet acte est aux Archives Départementales de la Sarthe, H486 f°251 Assises de la seigneurie du Prieuré de la Jaillette : – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 23 septembre 1721, Mathurin Proiselin

    (ici l’abréviation semble « Mer » donc métayer plutôt que marchand mais j’ai un doute)

demeurant à Charé sur le Veau paroisse de Montreuil sur Maine, mari de Perrine Bellier, fille de Jean Bellier, suivant l’assignation à luy donnée par ledit Herard le 11 de ce mois, lequel s’est advoué sujet en nuepce et censivement de cette seigneurie pour raison de 15 seillons de terre contenant 2 boissellées dans une pièce nommée les Basses Menillères susdite paroisse de Montreuil, joignant d’un costé la terre de Mathurin Plassais, d’autre costé la terre des enfants de Oudin et Louise Plassais, d’un bout la terre du lieu de Saint Maleu, d’autre bout le pré de la Menitere dépendant de la prestimonie des Giraudières desservie en l’église dudit Montreuil, pourquoi il a confessé devoir chacun an à la recepte de cette seigneurie au jour de Toussaint 9 sols de cens et rentes en fresche dessus dite du sieur Aubry titulaire de ladite prestimonye, à laquelle déclaration il a fait arrest dont nous l’avons jugé et condemné payer servir et continuer lesdits cens rentes et en payer les arrérages et autres despends et vacations des présentes liquidées à 25 sols, mandant et donné par nous juge susdit ledit jour 23 septembre 1721, et a ledit Proiselin déclaré ne scavoir signer

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

René Jalmain héritier de Pierre Bellier, vend ses parts d’héritage à Louis Seard, Le Lion d’Angers 1630

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 23 avril 1630 par devant nous René Billard notaire de la chastellenye du Lion d’Angers fut présent en sa personne René Jallemain laboureur demeurant au lieu de Peuvignon paroisse de Monstreul sur Maine héritier en partie de deffunt Pierre Bellier lequel confesse avoir vendu quité cédé délaissé et transporté et encores par ces présentes vend quitte cèdde délaisse et transporte etc
à honneste homme Louis Seard marchand demeurant à Brain sur Longuenée à ce présent stipulant etc tous et chacuns les droits de la succession à luy escheue à cause de la mort et trespas dudit deffunt Bellier tant en meubles qu’immeubles patrimoines et matrimoines et généralement tout ce qui peut luy appartenir à cause de ladite succession mesmes tout et tel droit d’héritaiges fruits et revenus d’iceulx à luy appartenant des héritaiges qui appartenaient à deffunte Jeanne Leroyer desquels ledit deffunt Pierre Bellier jouissoit sans que ledit vendeur soit tenu expliquer ny garantir ledit droit de ladite Leroyer et lequel droit ledit Seard a dit bien cognoistre et tenir lesdites choses du fief et seigneurie dont elles sont tenues que les parties n’ont peu déclarer adverties de l’ordonnance aulx charges de paier les cens rentes laix charges et debvoirs tant de l’advenir que du passé
transportant etc et est faite la présente cession vendition delais et transport pour et moyennant le prix et somme de 20 livres tz sur laquelle somme ledit Seard a paié audit Jallemain la somme de 40 souls tz qu’il a eue prise et receue et en a quité et quité ledit Seard etc et le surplus montant la somme de 18 livres tz ledit Seard deuement soubzmis estably soubz ladite cour a promis et s’oblige paier icelle somme audit Jallemain ou etc dedans la saint Bernabé prochainement venant à peine etc néantmoings etc et oultre demeure tenu ledit Seard d’acquiter et indemniser ledit Jallemain de toutes et chacunes les debtes obsèqyes funérailles et toutes aultres questions et demandes que l’on pouroit faire audit Jallemain pour raison de ladite succession en telle façon qu’il n’en soit aulcunement recherché, dont et audit contrat tenir etc garantir etc obligent etc obligent etc mesmes ledit Seard a deffaut de paiement ses biens etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait et passé audit Lyon maison de nous notaire en présence de Me Jean Leroyer et Julien Guedes clerc demeurant audit Lyon tesmoings
lesdites parties ont dit ne savoir signer

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog