Yves Gisteau vend des pièces de terre : Congrier et La Rouaudière 1634

  • Je descends de ce Yves Gisteau et j’ai trouvé l’acte qui suit, non pas chez les notaires, mais dans un chartrier, en l’occurence celui de La Rouaudière.
    Les fonds de ces notaires n’ont pas été conservés, et c’est un bonheur de trouver la trace de son ancêtre indirectement dans le chartrier, où il était tenu de déclarer ses ventes donc ici l’acte est la copie qu’il a déposée lors de sa déclaration.
    L’acte m’apprend qu’il sait signer, même si c’est une copie donc elle ne comporte pas les signatures, mais le clerc copiste du notaire concerné écrivait toujours à la fin de la minute les noms des signataires.
    J’apprends aussi qu’il a quitté Congrier pour La Rouaudière, et qu’il vend ses biens sur Congrier.

    Enfin, les biens qu’il vend relèvent de la seigneurie de Bedain.

    Bedain, fief en Congrier, vassal de Pouancé, dont sont sieurs : Thibault de Laval, du chef de sa femme, 1453 ; François Cherbonnier, écuyer, 1621 (Abbé Angot, Dictionnaire de la Mayenne)

    Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-207J19 – f°087 chartrier de La Rouaudière – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    Le mercredi 8 février 1634 devant Louis Gaultier notaire de la baronnie de Pouancé demeurant à Congrier fut présent estably et deument soubzmis honneste homme Yves Gisteau marchand demeurant au lieu de Lesnardière [l’Énardière à La Rouaudière – métairie à la succession de Pierre Boucault et Catherine Fronteau en 1619 (Angot) à 3 km ESE aujourd’hui la Tenardière] paroisse de la Rouaudière lequel a recogneu et confessé avoir aujourd’hui vendu céddé quitté et transporté et par ces présentes vend cèdde quitte et transporte perpétuellement par héritage et promis garantir de tous troubles évictions et empreschements quelconques à honneste homme Sébastien Goullier demeurant à la Coutissière (à côté de l’Esnardière) paroisse dudit Congrier à ce présent et acceptant qui a achapté et achapte pour luy ses hoirs et ayans cause, scavoir est une quantité de terre labourable sise en l’ourée vers soleil couchant de la pièce de la Travoullère, contenant 3 boisselées de terre ou environ et quoique ce soit la quarte partie d eladite pièce, joignant vers soleil couchant la terre dépendant du lieu de la Mothe, d’autre costé la terre dudit acquéreur, abuté d’un bout vers midy le chemin qui conduit de Congrier à La Rouaudière, d’autre bout la terre de Jean Robineau le Jeune – Item une pièce de terre close à part appellée la Petite Haye contenant 4 boisselées de terre ou environ quoique soit comme elle est close à part, joignant d’un costé la terre dudit acquéreur abutté d’un bout le chemin qui conduit de la Renardière à Congrier d’aultre bout un aultre chemin qui conduit deu lieu des Matz aux Periers du Plassis comme toutes lesdites (f°2) choses se poursuivent et comportent avec leurs appartenances et dépendances sans réservation ; tenues lesdites choses du fief et seigneurie de Bedain dépendant de … à la charge dudit acquéreur de payer et acquitter par chacun an au terme d’Angevine entre les mains de Jacques P… au lieu de la Renardière la somme de 3 … d’avoine menue de debvoir pour l’advenir et quitte du passé. Cette présente vendition cession délais et transport fait pour et moyennant la somme de 220 livres tz, quelle somme ledit acquéreur a solvée et payée tant présentement contant audit vendeur que auparavant ce jour comme il a confessé, de laquelle il s’est tenu et tient à content et bien payé, quitte ledit acquéreur, auquel contrat de vendition quittance et tout ce que dessus est dit tenir et garantir de tous troubles et empeschements quelconques obligent lesdites parties respectivement elles leurs hoirs et ayant cause, biens et choses présents et futurs, renonczant à toutes choses à ce contraires, dont les avons jugés de leurs consentements et leurs requestes, condamnés par la foy et serment de leurs corps, jugement et condemnation de notre dite cour. Fait et passé au bourg dudit Congrier maison de Louis Pointeau présent vénérables et discrets Me René Daneau prêtre curé dudit Congrier, missire Marin Harault aussi prêtre vicaire dudit lieu et François Nupied notaire dudit Pouencé tesmoins. Ledit acquéreur a dit ne scavoir signer. En vin de marché payé content la somme de 4 livres dont ledit vendeur s’en est pareillement contenté. Signé en la minute Y. Gisteau, R. Daneau, M. Harault, F.Nupied, L. Gaultier notaire »
  • Vente, puis retrait lignager, de la closerie de la Touche : Congrier 1633

    Ce billet fait réponse au commentaire posté hier sur mon blog :

    Bonjour Mme Halbert
    Merci d’avoir mis en ligne l’acte de vente de la closerie du Mans.
    J’avais centpendant une question concernant – toujours – les Cohon. Il s’agit de la terre de La Touche, que l’on retrouverait dans trois branches des Cohon (Bouillé-Ménard, La Rouaudière, La Sévaudais). S’agit-il de la même terre ? Car il existe plusieurs parcelles qui se dénomment ainsi (Craon, Congrier…). Est-ce que La Touche pourrait ne pas être le point commun entre la branche Denis Cohon et la branche Pierre Cohon, même s’il ne sont pas frères ? Et à quel niveau ?
    Cordialement

    Il convient tout d’abord de se souvenir de l’avertissement que je répète inlassablement depuis 30 ans, mais que beaucoup ne connaissent pas encore :
    ATTENTION :
    le titre « sieur de la Terre X » n’a jamais signifié que le sieur en question est propriétaire de la Terre X, mais peut signifier qu’à un moment donné, par le passé souvent très lointain, la Terre X a appartenu à sa famille.
    Il existe même de nombreuses familles qui ont supprimé le patronyme pour ne conserver pour patronyme que « de la Terre X » alors même que la terre était vendue depuis des siècles, et j’en ai souvent observé.
    En fait, le titre « sieur de la Terre X » est uniquement le reflet de l’orgueil mal placé des bourgeois pour imiter les nobles, tout ainsi que le qualificatif « noble homme » alors que les nobles étaient qualifiés « écuyer »

    Voici ce qui trouble certains :

    On rencontre la mention « sieur de la Touche » dans les 3 branches non formellement raccordées, faute de sources.

    François Cohon, l’époux de Renée Hallay en a porté le titre :
    • François Cohon Sr de la Tousche dt à Craon, témoin le 13.10.1621 pour Jehan Gault (s) mari de François Allaneau, avec René Hiret chanoine (s) dans une affaire de succession Allaneau (AD53-3E1/457 dvt Pierre Hunault Nre royal à Craon)
    ce qui met les Cohon de Craon vraiement proches de ces 2 familles notables du Pouancéen, donc sans doute issus du Pouancéen.
    • François COHON Sr de la Touche †Craon StClément 11.7.1628 Fils de Denis COHON et de Jeanne GAULT x ca 1579 Renée HALLAY

    Enfin, on retrouve la Touche dans la branche de la Sevaudais

    MAIS, maintenant que vous avez bien compris que la mention « sieur de la Touche » rencontrée au hasard des BMS ou autre, ne signifie pas que la Touche appartient au sieur, mais qu’il a très probablement conservé l’orgueil de se parer du titre, je précise qu’il faut donc avoir une preuve de la possession et localisation de la Touche.
    Ce type de preuve peut être un acte notarié traitant vente, achat, ou bail de la Touche, ou bien un chartrier.

    Le seul acte notarié faisant mention de la Touche est la vente en 1633 par Sébastien Cohon, scholastique à Nantes, mais elle fut suivie en 1637 par le retrait fait par les neveux de Sébastien Cohon, lequel retrait est mentionné en fin de l’acte ci-dessous : (je vous mettrai les conclusion en fin de billet)

    Cet acte est aux Archives Départementales de Loire-Atlantique – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Vous avez bien remarqué que l’acte est passé à Nantes et se trouve en Loire-Atlantique, donc pour l’étude des COHON il y a 3 archives départementales étudiées : la Mayenne, le Maine et Loire et la Loire Atlantique
    Le 19 février 1633 à tous présents et advenir scavoir faisons qu’en la cour du roy notre sire à Nantes furent présents et personnellement establis davant nous noble vénérable et discret Me Sébastien Cohon prêtre scholastique de Nantes, y demeurant paroisse de st Laurent d’une part, et escuier François de Juigné écuyer sieur de Laubinais demeurant en sa maison noble de Beauchesne à StSaturnin pays d’Anjou d’autre part, entre lesquels a esté fait contrat hérital et d’héritaige à titre de rente pour durer valloier et tenir entre eux et leurs successeurs et ayant cause à jamais au temps advenir et par ces présentes ledit Cohon a volontairement baillé cédé quité délaissé et transporté audit tiltre audit sieur de Laubinais acceptant pour luy et ses successeurs scavoir est le lieu domaine et métairie de Louzil, (f°2) prés, bois, taillis, fief et seigneurie dudit lieu, hommes sujets et vassaux, cens rentes et debvoirs, droits de pesche en la rivière de Cherault [en fait un ruisseau] – Item le lieu et métairie de la Masière fief et seigneurie dudit lieu hommes subjects et vassaulx, cens rentes et debvoirs avec tous honneurs prérogarives et prééminances dépendant desdits lieux, le sout en la paroisse de Congrier, comme lesdits lieux fiefs et seigneuries se poursuivent et comportent – Item le lieu et clouzerie de la Touche sise et située en ladite paroisse de Congrier comme ledit lieu se poursuit et comporte aussi avecq ses appartenances et dépendances, sans aucune réservation en faire et ainsi qu’elle appartient audit Cohon en ladite paroisse de Congrier, pays d’Anjou ; à la charge audit sieur de Laubinais d’acquiter les charges cens rentes et debvoirs seigneuriaux et féodaux qu’il paiera à l’advenir si aucunes sont deubz et quites du passé ; et outre lesdites choses tenues à foy et hommaige, scavoir ladite mestairie (f°3) et fief de Louzil du fief et seigneurie de la Gueurtaie et ladite mestairie de la Masière au fief et seigneurie de Congrier, et ledit lieu et clouzerie de la Touche du fief et seigneurie de Louzil … ; et a esté ledit arentagefait à gré des parties pour et moyennant la somme de 500 livres tz de rente foncière annuelle et perpétuelle paiable par ledit sieur de Laubinaus et les siens audit sieur Cohon et ses successeurs en sa maison audit Nantes au terme de Noël, à commenczer le premier payement à la feste de Noël l’an 635, attendu que ledit sieur Cohon se réserve de jouir de ce qui reste à eschoir de la ferme qu’il a fait desdites choses à Paul Malvau dont le bail expire à la feste de Toussaint 1634, et continuer par les autres (f°4) termes et années suivantes l’an 1635 ainsi qu’ils eschoiront et sans discontinuer …

    Au pied du précédent : « Le 4 septembre 1655 a comparu messire Jean Artault conseiller du roy et Me ordinaire de ses comptes en Bretagne demeurant en la ville d’Angers paroisse st Maurice estant de présent en la ville dudit Nantes et portant procuration et faisant le fait vallable pouir noble homme Jacques Cohon sieur du Parc, demeurant audit Angers paroisse de St Aignan, héritier en portion de defunt noble vénérable et discret missire Sébastien Cohon son oncle vivant prêtre chanoine scolastique et de Pierre dudit Nantes, desnommé en l’acte cy dessus, comme il nous a apparu par procuration passée audit Angers devant Caternault notaire le 26 août dernier, attachée aux présentes (f°6) pour y avoir recours, néanmoins laquelle procure ledit sieur Ertaud promet faire ratiffier et avoir agréable ces présentes audit du Parc dans 2 mois prochains à peine de tous despens dommages et intérests, à quoi faire il s’oblige en privé nom à peine de restitution de la somme cy après sur tous ses biens, lequel sieur Ertaud audit nom a eu et receu comptant devant nous de noble vénérable et discret missire Pierre Ledin prêtre recteur de Belligné, demeurant à la maison presbitérale dudit lieu, diocèse de Nantes, sur ce présent et acceptant, la somme de 5 135 livres tz en pistolles d’or réalles et pièces de 20 sous d’argent ayant cours suivant l’édit du roy, jusques à la concurrence de ladite somme en qualité de retrait lignager des héritages et choses mentionnées parle contrat cy devant escript sur écuyer François de Juigné sieur de Laubinaye dénommé acquéreur audit contrat comme il nous a fait apparoir par lettre de retrait fait à Angers le 28 juin 1633, scavoir 5 000 livres de principal pour le reste et parfait paiement du nombre de 250 livres de rente foncière tant pour ce qui en pourrait être dû audit sieur du Parc que a damoiselle Jeanne Cohon sa sœur, de laquelle ledit sieur du Parc a les droits par acte de cession et transport fait entre eux et noble homme René Hamon sieur de la Raudière mari de ladite Cohon par acte du 9 décembre 1637 raporté par Serezin notaire audit Angers, signifié audit Ledin le 14 décembre 1637 … »

    En conclusion :
    • la Touche est celle de Congier près Louzil
    • elle semble anciennement dans la famille Cohon et échu à Sébastien le chanoine scolastique, fils de Pierre
    • et les 2 autres branches avaient plus ou moins conservé le titre « sieur de la Touche », titre le plus souvent porté des générations après que la terre ne soit plus possédée par ceux qui en portent le titre
    • Donc, il est certain que les 3 branches de Cohon, toutes trouvées dans la baronnie de Pouancé au 16ème siècle, sont apparentées, mais à un degré impossible à déterminer. En particulier Pierre et Denis ne s’entre parrainent pas les enfants, ce qui aurait été le cas s’ils étaient frères.

    VOULOIR A TOUT PRIX REMONTER,  SANS PREUVES, EST VAIN.

    Je ne fais pas de généalogie fantaisie et/ou inventive comme beaucoup ont fait pas le passé, et continuent à faire de nos jours

    Marguerite Cohon et Etienne Paillard vendent un pré : La Rouaudière 1593

    Voici encore Mathurin Cohon, cette fois avec un nom d’épouse, et même si l’acte ne dit pas qu’ils sont les père et mère de Marguerite Cohon, il semble bien que ce soit le cas, car on sait pas les autres actes qu’un Mathurin Cohon, tout à fait contemporain, avait un fils Pierre, donc ne peut pas avoir laissé de succession sans hoirs qui serait advenue collatéralement à Marguerite Cohon. Donc tout laisse à penser que Marguerite Cohon est soeur de Pierre.

    Je vous mets aussi l’acte sous la catégorie PALEOGRAPHIE qui contient beaucoup d’actes sur mon blog et mon site, et ce pour ceux qui souhaiteraient s’entraîner, mais attention, pour vous entraîner, vous ne regardez pas ma retranscription avant, seulement après.


    Acte des Archives de la Mayenne AD53-207J12 chartrier de la Rouaudière (53)Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    Le 23 septembre 1593 avant midy, en notre cour de Pouancé (devant J. Camerelle notaire de Pouancé) endroit personnellement establys chacuns de honneste homme Estienne Paillard et Marguerite Cohon sa femme de lui authorisée, demeurant à la Foulleraye paroisse de Congrier, soubzmetant eulx un chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc, confessent avoir ce jourd’huy vendu quicté cèdé et délaissé et transporté et encore vendent quittent cèsent délaissent et transportent à jamais perpétuellement par héritage à Pierre Trovallet et Jacquine Davy sa femme demeurant à la Biraudière paroisse de La Rouaudière présents et acceptants qui acheptent pour etc ung pré clox à part nommé le pré de la Planche, sis et situé près le lieu de la Jumerye en la paroisse de La Rouaudière, joignant d’ung cousté la terre des héritiers de la veuve de defunt Marin Davy d’autre côté le chemin tendant de la Jumerye au bourg de ladite Rouaudière abouté d’un bout à la terre de Guillaume Mulleunet ? d’autre bout (f°2) le ruisseau tendant de l’estanc de Bomyer à l’estanc de la Heardière en ce non compris la haye du bout dudit pré à la terre dudit Guillaume Muleunet, et comme ledit pré est escheu auxdits vendeurs entre autres choses par partage … de la succession de defunts Mathurin Cohon et Marguerite Colleau ; tenues lesdites choses de la terre, fief et seigneurie de La Rouaudière à la charge desdits acheteurs de payer et acquiter au temps advenir par chacun an au terme d’Angevine deux sous tz entre les mains desdits vendeurs pour toutes charges fors obéissance au fief ; transportant … et est faite la présente vendition cession et transport pour le prix nombre et somme de 33 écus ung tiers d’écu, quelle somme nombre de 33 escuz ung tiers d’escu lesdits achepteurs ont aujourd’huy payée et baillée comptant auxdits vendeurs en notre présence et à veue de nous, tellement que iceulx vendeurs s’en sont tenuz à contant et bien poyéz par devant nous et en ont quicté et quictent lesdits achepteurs (f°3) et dont etc auxquelles cession et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc obligent etc renonçant etc mesmes la dite venderesse au droit velleyen à l’espistre divi adriani et à tous autres droits etc foy jugement et condemnation etc fait en la maison desdits achepteurs où ils sont demeurant à présent présents Jehan Myo… et Yves Hunault tesmoings ; lesdits vendeurs ensembles lesdits tesmongs déclarent ne savoir signer ; en vin de marché dons commission payé par lesdits achepteurs du consentement desdits vendeurs la somme de 3 escuz sol dont lesdits vendeurs s’en sont tenuz à content ; ainsi signé en la minute de ces présentes P. Tropvallet et J. Camerelle notaire soubzsigné

    Jeanne Planté rend aveu pour la moitié d’une chambre, côté cheminée : Senonnes 1637

    Dur, dur, quant on possédait que des moitiés voire des quarts ou pire :
    Mais quand c’était la moitié d’une pièce et qu’on avait la chance d’avoir le côté de la cheminée, c’était tout de même mieux que sans cheminée.
    Enfin, je suppose que ceci était sur le papier et qu’on vivait ensemble en famille à plusieurs dans la même pièce, coupée virtuellement sur papier, mais qu’on faisait cuisine commune sur cette cheminée !!! Je suppose que c’est ce que vous avez aussi tous compris ?
    Les aveux du chartrier de la Rouaudière donnent le nom des cofrarescheurs, et on peut toujours supposer en 1637 qu’une partie encore d’entre eux est issue des premiers cofrarescheurs et plus ou moins parents.
    Enfin je vous signale que le notaire qui passe cet acte emploie un curieux terme pour expliciter le fait qu’une pièce ou une terre est coupée en deux, il écrit « fendu ».

    Voir mes FAMILLES PLANTE dont manifestement cette Jeanne n’est pas reliée, du moins à ce jour car elle dans le même lieu.

    Acte des Archives de la Mayenne AD53-207J02 – f°24 chartrier de la Rouaudière (53)Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    « Le 14 mars 1637 Jehannne Planté demeurant au lieu de la Malnoyère à Senonnes s’est aujourd’huy avouée subjecte en nuesse de la seigneurie de céans pour raison de certains héritages à elle appartenant situés au lieu de Langebaudière et aux environs en la paroisse de Congrier desquels la déclaration s’ensuit : La moitié d’un petit corps de logis sis et situé audit lieu de Langebaudière fendu au travers le bout vers soleil levant, auquel bout est la cheminée tant haut que bas fons et superficie avecq neuf piedz de rue en longueur audit bout vers soleil levant comme enlève ledit logis et encore et en continuant vers midi un quart de corde, aussi en rue, en l’orée vers soleil levant, le tout joignant et tenant dudit costé la rue de Pierre Planté lesné, à la charge de faire une huisserie pour aller venir exploiter l’autre moitié de logis – Au jardrin de l’Ouchette presque au bout vers midi dudit jardrin, une planche de terre contenant 2 cordes de terre ou environ, joignant la terre de Jacques Poisson du costé vers midy – La moitié d’une quantité de terre en pré sise en le mitan du pré de L’ouchemarais tant en pré que bois taillis, ladite quantité fendue au long à midy et septentrion, le costé vers soleil levant, contenant ladite moitié 16 cordes et demie de terre ou environ, joignant dudit costé vers soleil levant la terre de Jehannault à cause de sa femme – Une quantité de terre labourable sise environ le mitan de la pièce de l’ouche de Langebaudière contenant 25 cordes de terre ou environ, entre les terres dudit Jehannault à cause de sa femme – En ladite pièce de l’orée vers soleil levant une autre quantité contenant une boisselée et demie ou environ joignant le chemin qui conduist de Pouancé à la Roë – Au jardrin de Cammerelle au bout vers septentrion une petite quantité contenant ¾ de corde joignant la terre des Turpins – Pour raison desquelles choses et autres que tiennent Pierre Adron, missire François et René les Renauls, Jehan et Nicolas les Turpins, Jehan Peltier, Jacques Poisson, Pierre Planté et autres leurs cofrarescheurs, confesse qu’il est deub par chacun an au terme d’Angevine à la recepte de la seigneurie de céans le nombre de 16 boisseaux de bled seigle petit boisseau d’avoine menue et 16 sols par argent par une part, et à la salle de Pouancé le nombre de 25 boisseaux dite avoine menue en la décharge du seigneur de la Rouaudière »

    Liens entre les Gautier et les Peccot de Congrier : maison à Angers 1651

    Je descends de familles PECCOT et j’ai autrefois reconstitué patiemment et longuement tout ce qu’il était possible de reconstituer.
    En mettant mon étude PECCOT récemment à jour, j’ai pu tenter de rapprocher Olivier Peccot de Jean Turpin l’époux de Mathurine Peccot, dont je descends, car j’ai lu attentivement tous les actes de baptêmes de Pouancé pour déceler les parrainages de Jean Turpin ailleurs.

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E2 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 23 février 1651 après midy, par devant nous Nicolas Leconte notaire royal à Angers furent présens establis et soubzmis Jean Gaultier marchand drappier drappant demeurant en la paroisse de Congrier tant en son privé nom que au nom et faisant le fait vallable de Jeanne Cherruau sa femme, et de Anselme Corsnier veuve de feu Me François Gaultier vivant notaire de Pouancé, par procuration passée par Nupiedz notaire à Pouancé le 20 de ce mois, la minute de laquelle signée Gaultier, Gaultier, Garnier, Pointeau et Nupiedz, est demeurée cy attachée pour y avoir recours, et vénérable et discret Me Pierre Peccot prêtre sacristain en l’église de la paroisse de St Pierre de cette ville y demeurant, lesquels esdits noms et en chacun d’iceux seul et pour le tout sans division etc renonçant au bénéfice de division discussion et ordre etc confessent avoir vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent et constituent, promis et promettent garantir fournir et faire valoir tant en principal que cours d’arrérages, à Me Charles Boisineust prêtre demeurant en cette ville d’Angers paroisse de la Trinité présent stipulant et acceptant, lequel a acheté pour luy ses hoirs et ayant cause, la somme de 17 livres 15 sols 6 deniers de rente annuelle et perpétuelle payable et rendable franchement et quitement chacuns ans à pareil jour à date des présentes par lesdits vendeurs esdits noms audit acquéreur en sa maison Angers le premier paiement commençant d’huy en un an et à continuer, en faisant assiette de ladite rente, laquelle lesdits vendeurs ont assigné et assise généralement sur tous leurs biens meubles immeubles rentes et revenus présents et futurs, et spécialement sur les deux tierces parties d’une maison située sur la rue du Bœuf Couronné alliàs la Herce paroisse de st Pierre de cette ville, desquelles deux tierces parties ledit Gaultier est seigneur, scavoir une tierce partie comme héritier de deffunt Me Jullien Peccot père qui avoit aquit ladite maison par contrat passé par Fructout ? notaire soubz cette cour le 4 février 1653, et de l’autre tierce partie comme acquéreur des autres héritiers aussi héritiers pour une tierce partie dudit deffunt Peccot, par contrat passé par Garnier notaire audit Pouancé résidant audit Congrier le 18 février 1648, lequel logis est à présent exploité par René Morice, assurant lesdites deux tierces parties valoir pour le moing toutes autres charges desduites et déchargé d’hypothèque ladite rente de 17 livres 15 sols 6 deniers, o pouvoir audit acquéreur d’en faire déclarer autre et plus particulière assiette en assiette de rente sur les autres biens présents et futurs desdits vendeurs esdits noms sans que les générales et spéciales hypothèques se puissent faire aucun préjudice ains se confirment l’une l’autre, avec pouvoir auxdits vendeurs de l’admortir toutefois et quantes ; cette présente vendition création et constitution de rente faite pour et moyennant la somme de 320 livres payée et fournis présentement contant par ledit acquéreur auxdits vendeurs esdits noms qui ont receu ladite somme en bonne monnaye courante suivant l’édit du roy s’en contente et en quite etc, auquel ils ont déclaré emprunter lesdits deniers pourles employer au parfait paiement de 480 livres prix du contrat d’acquest fait par ledit Gaultier de Pierre Peccot marchand tanneur passé par ledit Garnier le 16 mai 1648 du lieu et closerie sis au village de la Torchardière dite paroisse de Congrier, promettant lesdits vendeurs esdits noms les y employer et requérir subrogration d’hypothèque et en faire à payer et fournir quittance ou copie d’icelle audit acquéreur dedans un mois prochain à peine etc ces présentes néantmoings etc mesmes du rachapt et admortissement de la rente cy dessus, à quoy faire ils veullent et consentent estre contraint en vertu des présentes sans autre forme de procès ou de juge, à laquelle vendition création et constitution de rente et ce que dit est tenir garder et entretenir et aux dommages etc obligent lesdits vendeurs esdits noms solidairement sans division eux leurs hoirs etc renonçant etc specialement aux bénéfices de division discussion d’ordre etc fait et passé audit Angers en notre étude présents René Touchaleaume, Jacques Pasqueraye tesmoings

    Et le 9 septembre 1653 amortissement par ledit sieur Peccot

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Aveu de Pierre Planté à la seigneurie de la Rouaudière, 1632

    curieusement, cet aveu n’est pas signé de Pierre Planté qui a fait signer à sa demande, or, vous allez voir qu’il possède tout de même de nombreuses pièces de terre et sa déclaration tient sur 7 pages.

    cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-207J19 – f°013 – aveux de la Rouaudière, contrats de vente – parchemin large – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 16 avril 1632 Pierre Planté l’aisné demeurant au Boisjucheau paroisse de Saint Erblon sur Araize s’est aujourd’hui advoué nosre subject en nuepce à cause et pour raison des choses héritaux à luy appartenant qu’il tient en la seigneurie de céans, tant au lieu de la Chaigne que au lieu de Langebaudière et aux autres paroisse de Congrier dont la déclaration ensuit ; Premier une chambre de maison au pignon vers vieil ciel de la grange dudit lieu de la Chaigne comme icelle est séparée à part avec la rue et yssue qui en dépand avec une portion de maison au mittan de ladite grange et aussi avec la rue et issue qui en dépand joigant et tenant les maisons et rues de Pierre Planté son frère et de la veuve deffunt Anceau Pinault ; Item une corde demy quart de jardin au bas du jardin devant lesdites maisons et au costé vers soleil couchant joignant d’un costé la terre dudit Pierre Planté son frère ; Item audit jardrin devant une autre portion contenant demye corde de terre ou environ joignant d’un costé l’erre dudit lieu et d’autre costé la terre dudit Pierre Planté ; Item une planche de jardin au jardin du Noyer contenant 4 cordes ung tiers de terre ou environ joignant d’un costé le chemin à aller dudit lieu de la Chaigne à la Chesnaye dudit lieu et d’autre costé la terre de ladite veuve Prinault ; Item ung cloteau de terre en jardin et verger appellé le clotteau d’Erre contenant 24 cordes de terre ou environ joignant d’un costé une pièce de terre appellée les Chaignettes et d’autre costé la terre de deffunt Clément Pottier ; Item une portion de terre en pré en ung pré appellé les Chaignettes contenant ladite portion 34 cordes de terre ou environ joignant d’un costé ladite pièce des Chaignettes abutté d’un bout le pré de la Rue ; Item la moitié d’un pré appellé le pré de la Croix le costé vers soleil couchant contenant ladite moitié 3 boisselées 6 cordes de terre ou environ joignant d’un costé l’autre moitié dudit ré appartenant audit Pierre Planté abuté d’un bout le chemin tendant ledit lieu de la Chaigne au bourg dudit Congrier ; Item une quantité de terre située en la pièce de la Perrière contenant 3 boisseles de terre ou environ joignant d’un costé le chemin cy dessus abutté d’un bout la terre de ladite veuve Prinault ; Item en la pièce du Grand Cloux 7 boisselées de terre ou environ en l’orée vers soleil couchant joignant d’un costé la terre dudit Pierre Planté abuté d’un bout la terre de Marin Cheruau ; Item 13 cordes de terre ou environ en l’orée vers vieil ciel du clotteau de la Chesnaye joignant d’un costé et abouté d’un bout la terrre dudit Pierre Planté ; Item en la lande des Gyniers la moitié d’icelle contenant 3 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Pierre Planté et d’autre costé la terre des enfants de deffunt Jehan Suhard ; Item ung petit bois taillis clos à part appellé le bois des Clairettes contenant une boisselée et demye de terre ou environ joignant d’un costé ledit pré de la Noe et d’autre costé la terre de Marin Caillé ; Item la prée du Petit Poirier clos à part contenant 6 boisselées de terre ou envirion joignant d’un costé la terre du lieu de la Haulte Chaintre et abouté d’un bout le grand chemin tendant de Pouancé au bourg de Saint Aignan ; Item au pré de la Chaigne une portion de terre tant en pré que bois taillis au costé vers soleil couchant contenant 6 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Caillé et abuté d’un bout le chemin tendant dudit lieu de la Chaigne à Congrier ; Item une petite portion de terre en jardin contenant 10 cordes de terre ou envirion au jardin des Jenettes joignant des 2 costés la terre de Pierre Chesnais ; Item ung clotteau de terre clos à part appellé le Redats contenant 2 boisselées de terre ou envirion joignant des 2 costés la terre de Jeoffray Gousbault
    Item audit lieu de Langebaudière ce qui appartient audit Planté à cause de ses enfants de luy et de deffunt Nicolle Chesneau ; Premier 2 chambres de maison à costé l’une de l’autre sises au mitan de la vieille maison rue et issue au devant contenant une corde et demye de terre joignant et tenant les maisons rues de Catherine Lasnier ; Item la tierce partie de la grange devant lesdites maisons de mitan d’icelle avec la rue de devant et costé vers midy qui en dépend, joignant et tenant la grange et maison appartenant à ladite Lasnier ; Item au jardin près ladite grange au bout vers soleil couchant une corde de terre joignant d’un costé la terre de ladite Lasnier et d’autre costé lesdites rues ; Item une planche de jardin en l’orée vers soleil levant du jardin Heureau contenant 5 cordes et demye de terre ou environ joignant d’un costé la terre des héritiers de Mathurin Ernoul d’autre costé la ruette à aller à la maison dudit Ernoul ; item une quantité de terre sise au verger derrière leadite demye chambre de maison contenant ladite quantité une corde et demye de terre ou environ joignant d’un costé la terre des héritiers de deffunt Tugal Bellanger y abuté d’un bout ; Item au jardin de la Louchette demie corde de terre ou environ au bout vers nulle heure joignant d’un costé la terre de François Turpin abuté d’un bout la grande pièce de Losche dudit lieu ; Item audit jardin au bout vers midy et long vers soleil couchant une corde ung tiers de terre ou environ joignant d’un costé les rues dudit lieu ; Item ou verger du Bois une petite quantité contenant deux tiers de terre ou environ en la moitié d’un pré appellé le pré de la Cheintre du costé vers nulle heure contenant ladite moitié une boisselée 4 cordse de terre ou environ jiognant d’un costé la pièce de terre abuté d’un bout la terre et pré de Guillaume Beroys ; Item une petite quantité de terre en pré au hault et coing vers soleil couchant de pré des Grands Ges contenant une corde ung tiers de terre ou environ joignant ledit pré de la Cheintre ; item une quantité de pré au costé vers soleil couchant de pré de la Grand Pasture contenant ladite quantité 35 cordes de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Turpin et d’autre costé la terre desdits héritiers deffunt Mathurin Ernoul ; Item au pré de Lousche Mares au costé vers soleil levant une quantité contenant 10 cordes et demye de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Beroys et d’autre costé la terre de ladite Lasnier ; item au pré Gras dudit lieu au costé vers soleil couchant et coing vers nulle heure 5 cordes 2 tiers de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Yurpin et abuté d’un bout le vivier dudit lieu ; Item la moitié d’un petit pré appellé le pré appellé le pré du Puits le costé vers soleil levant contenant ladite moitié 6 cordes et demye de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Turpin et abouté d’un bout le chemin à venir dudit Congrier audit lieu ; item en une pièce de terre appellée les Grés une quantité contenant 19 cordes de terre ou environ au mitan de ladite pièce joignant des 2 costés la terre de Jacques Poisson abuté d’un bout le pré de la Cheintre ; Item en la pièce de Lousche dudit lieu une quantité de terre au costé vers soleil couchant d’icelle contenant ladite quantité 2 boisselées de terre ou environ joignant des 2 costés la terre dudit deffunt Berail ; Item en ladite pièce une autre quantité de terre avec ung petit jardin au bout vers midy d’icelle contenant le tout ensemble 3 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre de ladite Lasnier d’autre costé la terre dudit Beroys ; Item en ladite pièce une autre quantité de terre contenant une boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Turpin et abuté d’un bout le pastis du Pont ; Item en la pièce de sur les Hayes en l’orée vers soleil levant d’icelle une quantité de terre contenant une boisselée 8 cordes ou environ compris la haye au long joignant d’un costé la terre dudit Beroys d’autre costé la terre dudit Turpin ; Item une pièce de terre close à part appellée le Petit Beauchesne contenant 4 boisselées de terre ou environ joignant le chemin tendant dudit Pouancé à St Aignan abuté d’un bout le chemin à aller dudit lieau audit Congrier ; Item une autre pièce de terre close à part appellée le Grand Beauchesne contenant 4 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Turpin abuté d’un bout ledit chemin à aller audit Congrier ; Item un petit clotteau de terre aussy clos à part appellé le Trelledaye contenant 36 cordes de terre ou environ joignant des 2 costés la terre de Jacques Marchandie ; Item une quantité de terre sise en la pièce des Garannes contenant ladite quantité une boisselée 12 cordes de terre ou environ joignant d’un costé la terre de Pierre Galliczon abuté d’un bout le chemin tendant dudit Congrier à la Moronière ; Item au jardin de la Ruette une quantité contenant 2 cordes de terre ou environ abuté la ruette qui conduit dudit lieu aux Grands Pieces ; Item une pièce de terre close à part appellée le Beauchesne contenant 2 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre de Pierre Adron abuté d’un bout ledit chemin tendant dudit Congrier au lieu de Langebaudière ; Item une planche de jardin séparée à part appellée le jardin du Puiz contenant 5 cordes de terre ou environ joignant des 2 costés la terre dudit Beroys ; Item 2 quantités de jardin situées en ung jardin appellé le Grand Courtin contenant lesdiets 2 quantités 3 cordes de terre ou environ joignant la terre dudit Beroys,
    pour raison desquelles choses dudit lieu de la Chaigne et autres choses que tiennent chacuns de Pierre Planté le jeune, ledit Marin Caillé, la veuve et enfants de deffunt Anceau Prinault, les héritiers de deffunt Damien ? Leroy, Jehan et Jehanne les Potiers, et autres ses frarescheurs confessent qu’il est deu par chacun an au terme d’Angevine à la recepte de la seigneurie de céans 2 petits boisseaux d’avoine menue et 13 sols 4 deniers tz par argent payable par chacunan audit lieu de la Chaigne et requérable, et à la salle de Pouancé en l’acquit du seigneur de céans 2 truelles dite avoine menue dont ledit Planté paye sa part et portion desdits 13 sols 4 deniers, et audit Pouancé demye truelle dite avoine, et pour raison desdites choses de Lanjebaudière et autres choses que tiennent chascuns de Jacques Poisson, François Turpin, les héritiers de deffunt Mathurin Ernoul, Pierre Adron, Guillaume Berroys, Catherine Lasnier les hértitiers de deffunt Guillaume Garnier et autres ses frarescheurs confesse qu’il est deu chacun an à la seigneurie de céans au terme d’Angevine le nombre de 16 boisseaux de blé seigle mesure dudit Pouancé 16 petits boisseaux d’avoine menue et 16 sols par argent de rente ou debvoir payable et requérable audit terme au pastis dudit lieu et à la salle de Pouancé en l’acquit du seigneur de céans le nombre de 10 truelles dite avoine et 3 sols de debvoir appeller garde dont il en doibt pour sa part et portion ung boisseau dite avoine 12 deniers par argent et demy mesure de bled à ladite seigneurie de céans, et à ladite salle de Pouancé demie truelle dite avoine et oultre doibt 2 petits boisseaux dite avoine et demye mesure de bled et 6 deniers par argent pour aider à faire le gros de debvoir de ladite seigneurie et ung boisseau dite avoine à faire les truelles deues à ladite salle de Pouancé, sans préjudice de l’hypothèque de la cour et de la division dudit debvoir et encores promettant aller mouldre aulx moullins de ladite seigneurie et d’aller courir la quintaine quand le cas y eschet, et est ce qu’il a dit et confessé debvoir et tenir de céans et y a fait arrest, dont l’avons jugé et partant est sauf etc donné aux assises de la seigneurie de la Rouauldière tenues au bourg dudit lieu maison de Me François Ribault tenues par nous Mathurin Robert sieur de la Rabinière ancien advocat de la baronnie de Pouancé séneschal de ladite seigneurie le vendredi 16 avril 1632

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