Annuaire de Saint-Sébastien-sur-Loire 1887

Annuaire de 1887 (en ligne sur le site des AD44 presse)

Saint Sébastien compte 2 315 habitants (26 238 en 2020 source INSEE )

Un transport en comun à cheval de Basse-Goulaine à Nantes :
départ de St Sébastien 7 h, 10 h 30, 15 h 30, 18 h 30
départ de Nantes 8 h 15, 11 h 15,  16 h 15 et 19 h 15

Le cheval domine encore les moyens de locomotion. Les auberges sont nombreuses, mais aucun tailleur d’habits etc… on doit aller à Nantes. On élève des chevaux, des porcs, et on jardine beaucoup, par contre les usines de conserves, situées route de Clisson, loin du bourg, relèvent de Saint Sébastien.

maire Merot du Barré
adjoint au maire Gohaud
secrétaire de mairie Salliot
garde-champêtre Vergé Louis
curé Radigois Auguste
vicaire Pinel Léon
instituteur communal Guyot Louis
institutrice communale Frizza
cantonnier chef Heurtin
aubergiste Charron
aubergiste Guillou (Vve)
aubergiste Penot
aubergiste Olive
aubergiste Touplain (Vve)
aubergiste Heriau
aubergiste Prévereau
aubergiste Vallée
aubergiste Huchet
bois (marchand de) Boquien
bois (marchand de) Saupin
bois (marchand de) Guinard
boucher Guillou (Vve)
boucher Perrault
carrier Barré Charles
charcutier Rousseau
charcutier Pénot (Vve)
charcutier Denéchaud Louis
charpentier Melliau
charpentier Mercier
charpentier Touplain
charpentier Hugnon P.
charron Poirier
chevaux (marchand de) Audigand Gustave
chevaux (marchand de) Perrault P.
chevaux (marchand de) Portron
chevaux (marchand de) Perrault A.
chevaux (marchand de) Perrault J.-L.
conserves (fabricant de) Artaud
conserves (fabricant de) Cassegrain père et fils
conserves (fabricant de) Carraud
conserves (fabricant de) Amieux
cordonnier Cormier
éleveur Audigand Gustave
éleveur Esneau J.
épicier Boquien
forgeron Rondeau P.
fourrages (marchand de) Jarnigand J.
fourrages (marchand de) Chataigner J.
géomètre-expert Sauzeau
grains et farines Brelet (Vve)
herbager Charron
jardinier Boulay-Gillard François
jardinier Gillard Charles
jardinier Moyse Ch.
jardinier Moyse H.
maçon Blanchard
maçon Fresneau
maçon Gillard A.
maçon Guilbaud fils
maçon Pénot
maréchal Roux
maréchal Riailland
perruquier Métron
porcs (marchand de) Heriaud
porcs (marchand de) Esnaud
porcs (marchand de) Bonnomeau
porcs (marchand de) Guibert
porcs (marchand de) Huchet
porcs (marchand de) Vallée
restautateur Pineau-Blanchard côte st Sébastien
sabotier Deguesné
serrurier Bachs
vins et liqueurs Manson Hugues côté st Sébastien
propriétaire Allard F.
propriétaire Albert F.
propriétaire Auray F.
propriétaire Aubin P.
propriétaire Aubin J.
propriétaire Bobat
propriétaire Brard
propriétaire Brelet
propriétaire Boutin
propriétaire Bureau
propriétaire Cassin
propriétaire Corgnet
propriétaire Dejoie
propriétaire Delourneau
propriétaire Douineau
propriétaire Esneau
propriétaire Febreau
propriétaire Garreau
propriétaire Gohaud
propriétaire Guilbaud
propriétaire Gué P.
propriétaire Jeanneau
propriétaire Jounaux
propriétaire Lefoux
propriétaire Leroux
propriétaire Loitière
propriétaire Martin
propriétaire Maulouin
propriétaire Lizé
propriétaire Olive
propriétaire Paquereau
propriétaire Roquet
propriétaire Salliot
propriétaire Saupin
propriétaire Sorin
propriétaire Thebaudeau
propriétaire Touplain
propriétaire La Jaunaie Carraud. Amieux
propriétaire La Tulay Lamiraud
propriétaire Les Rochers Doussin (Vve)
propriétaire La Haute Robertière de Bauchamps
propriétaire La Gibraye Mérot du Bassé Edouard (Vve)
propriétaire Les Ouches Normand Aristide
et en ordre alphabétique des personnes :
propriétaire Albert F.
propriétaire Allard F.
conserves (fabricant de) Amieux
conserves (fabricant de) Artaud
propriétaire Aubin J.
propriétaire Aubin P.
chevaux (marchand de) Audigand Gustave
éleveur Audigand Gustave
propriétaire Auray F.
serrurier Bachs
carrier Barré Charles
maçon Blanchard
propriétaire Bobat
porcs (marchand de) Bonnomeau
bois (marchand de) Boquien
épicier Boquien
jardinier Boulay-Gillard François
propriétaire Boutin
propriétaire Brard
propriétaire Brelet
grains et farines Brelet (Vve)
propriétaire Bureau
conserves (fabricant de) Carraud
propriétaire La Jaunaie Carraud. Amieux
conserves (fabricant de) Cassegrain père et fils
propriétaire Cassin
aubergiste Charron
herbager Charron
fourrages (marchand de) Chataigner J.
propriétaire Corgnet
cordonnier Cormier
propriétaire La Haute Robertière de Bauchamps
sabotier Deguesné
propriétaire Dejoie
propriétaire Delourneau
charcutier Denéchaud Louis
propriétaire Douineau
propriétaire Les Rochers Doussin (Vve)
porcs (marchand de) Esnaud
propriétaire Esneau
éleveur Esneau J.
propriétaire Febreau
maçon Fresneau
institutrice communale Frizza
propriétaire Garreau
maçon Gillard A.
jardinier Gillard Charles
adjoint au maire Gohaud
propriétaire Gohaud
propriétaire Gué P.
porcs (marchand de) Guibert
propriétaire Guilbaud
maçon Guilbaud fils
aubergiste Guillou (Vve)
boucher Guillou (Vve)
bois (marchand de) Guinard
instituteur communal Guyot Louis
aubergiste Heriau
porcs (marchand de) Heriaud
cantonnier chef Heurtin
aubergiste Huchet
porcs (marchand de) Huchet
charpentier Hugnon P.
fourrages (marchand de) Jarnigand J.
propriétaire Jeanneau
propriétaire Jounaux
propriétaire La Tulay Lamiraud
propriétaire Lefoux
propriétaire Leroux
propriétaire Lizé
propriétaire Loitière
vins et liqueurs Manson Hugues côté st Sébastien
propriétaire Martin
propriétaire Maulouin
charpentier Melliau
charpentier Mercier
maire Merot du Barré
propriétaire La Gibraye Mérot du Bassé Edouard (Vve)
perruquier Métron
jardinier Moyse Ch.
jardinier Moyse H.
propriétaire Les Ouches Normand Aristide
aubergiste Olive
propriétaire Olive
propriétaire Paquereau
aubergiste Penot
maçon Pénot
charcutier Pénot (Vve)
boucher Perrault
chevaux (marchand de) Perrault A.
chevaux (marchand de) Perrault J.-L.
chevaux (marchand de) Perrault P.
restautateur Pineau-Blanchard côte st Sébastien
vicaire Pinel Léon
charron Poirier
chevaux (marchand de) Portron
aubergiste Prévereau
curé Radigois Auguste
maréchal Riailland
forgeron Rondeau P.
propriétaire Roquet
charcutier Rousseau
maréchal Roux
secrétaire de mairie Salliot
propriétaire Salliot
bois (marchand de) Saupin
propriétaire Saupin
géomètre-expert Sauzeau
propriétaire Sorin
propriétaire Thebaudeau
charpentier Touplain
propriétaire Touplain
aubergiste Touplain (Vve)
aubergiste Vallée
porcs (marchand de) Vallée
garde-champêtre Vergé Louis

L’épidémie de 1639 à Saint-Sébastien-d’Aigne : Saint Sébastien sur Loire aujourd’hui

Je vous livre ce jour ma retranscription intégrale des sépultures les plus anciennes de Saint-Sébastien-sur-Loire : années 1615-1624 et 1634-octobre 1647 (et une vingtaine d’actes illisibles en 1642 que je n’ai pas pu lire)

• 937 décès pour 22 ans soit 42 décès/an
• 177 décès en 1639, à cause de l’épidémie qui fait 145 décès entre août et fin décembre 1639, ce qui fait donc autant de morts en 5 mois qu’en 3 années ordinaires.
• En temps ordinaire, un tiers des personnes sont inhumées dans l’église, mais le plus stupéfiant est que durant l’épidémie ces sépultures dans l’église se poursuivent, soit une cinquantaine de cadavres contagieux inhumés dans l’église en l’espace de 5 mois ! Outre le risque sanitaire, on peut supposer que l’odeur devait être assez redoutable.
• L’âge des nourrissons et petits enfants, nombreux, est toujours indiqué, mais seul un adulte a cette mention de l’âge.
• Les métiers sont quasiment inexistants, à part le procureur fiscal et un meunier.
et les noms de lieu sont rarissimes, autrement dit, ces sépultures sont peu parlantes.

Mes habitués savent que j’ai déjà fait beaucoup pour ces épidémies, dont celle de 1639, voyez par exemple ma page sur MARANS en Anjou. Ces épidémies, de type dissenterie, commençaient en août, avec l’eau devenue moins potable que potable, et celle de Saint-Sébastien se termine fin décembre, alors que souvent elles ne se terminaient que plusieurs semaines plus tard.

Mes retranscriptions intégrales sont gratuites, contrairement aux dépouillements des cercles qui sont payantes, alors même que les cercles sont subventionnés !!!
Je retranscris intégralement parce que je me suis aperçue depuis longtemps que l’immense majorité des généalogistes est incapable de vérifier un acte et de le déchiffrer.
Odile

Relévé exhaustif du registre paroissial de Saint-Sébastien-d’Aigne : baptêmes 4 février 1634-1641

… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie…

… La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée… Hervé BAZIN – Vipère au poing.

J’ai eu ce plaisir, et voyez plutôt en quelle quantité !!!

Le 13 juin dernier je vous mettais la retranscription exhaustive des baptêmes de Saint Sébastien d’Aigne fillette (succursale) du prieuré Saint Jacques de Pirmil, Loire Atlantique : 1615-1623

Et je vous rappelais que la paroisse de Saint Sébastien d’Aigne, aujourd’hui Saint-Sébastien-sur-Loire, avait été amputé de plus de la moitié de ses habitants en 1790 qui habitaient Vertais, Pirmil, Sèvre et la Gilarderie. Cette moitié était surtout la banlieue artisanale et ouvrière de Nantes à Vertais et Pirmil, et Nantes s’était donc empressée en 1790 de récupérer cette « banlieue » ouvrière.

Aujourd’hui, je vous mets un relevé de la paroisse de Saint Sébastien d’Aigne, mais en l’église paroissiale, c’est à dire au bourg, comme le bourg actuel.
Soyons clair, si cela toutefois est possible. L’église du bourg voyait tous les Sébastiennais hors Vertais et Pirmil, mais voyait tout de même quelques uns de la Gilarderie et Sèvre car pour tout vous dire, le prieuré Saint Jacques, qui voyait Vertais et Pirmil était mondain et ouvrier mais pas agricole, et les agriculteurs, qui étaient majoritairement des jardiniers, se sentaient mieux entre eux qu’avec les artisants, aussi certains d’entre eux fréquentaient-ils le bourg et non le prieuré Saint Jacques, d’où, comme je vous l’ai déjà dit sur ce blog, leur attitude après le rattachement de leur territoire à Nantes : ils ont un moment continué à se sentir rattaché à leur clocher, celui du bourg de Saint Sébastien, et ils se sont sentis un peu perdus sur ce plan, et je les comprends.

Voir la retranscription exhaustive des baptêmes de Saint Sébastien d’Aigne 4 février 1634-1641

  • analyse du registre du bourg
  • Population

493 baptêmes pour 8 années
soit 61,6 baptêmes par an
A titre de comparaison, il y a à la même époque 78 baptêmes par an au prieuré Saint-Jacques de Pirmil, soit 21 % de plus. Les cantons de Vertais et Pirmil sont urbanisés et surpeuplés, les autres cantons sont ruraux.
Ainsi, les Bénédictins, avec leur prieuré Saint-Jacques, avaient beaucoup plus de fidèles que l’église paroissiale du bourg de Saint Sébastien !
Ce qui signifie en clair qu’en 1790 Saint-Sébastien a perdu plus de la moitié de sa population.

  • Métiers

Les métiers ne sont indiqués que pour les personnages importants, quand ils sont parrain ou marraine d’un de leur closier ou autre locataire. Mais, au rang de personnages dont on donne le métier on trouve les boulangers, qui manifestement étaient alors des personnages considérés. D’ailleurs, sur le rôle de capitation, ils sont plus aisés que la moyenne des habitants. Le pain devait tenir un rôle important dans les régions proches des villes et les villes sinon en campagne on le fabriquait soit même.
Les personnages importants ne sont pas des résidents permanents car plusieurs propriétés sont en fait des « résidences secondaires », qu’on appellera ensuite des « folies », mais elles existent bien déjà sur le même mode que les folies. On en a la preuve dans le rôle de capitation, que j’analyse en détail sur un autre document réservé à ce rôle.

Je viens de refaire ma page HTML (page de mon site en mode HTML) qui donne la liste et les liens de tous mes relevés gratuits, et j’ai été émue de revoir tant d’années après l’immensité de mon travail gratuit et bénévole, totalement libre d’accès sur mon site sans aucune adhésion, contrairement aux associations qui vendent et demandent une adhésion payante.

J’ai par contre, à cette occasion, fait le tour d’Internet, à la recherche des relevés gratuits, et j’ai été tristement stupéfaite de constater que la gratuité n’est pas de mise !!! et pourtant, rien de plus simple sur Internet !!!

Voir mes relevés gratuits, qui concernent l’Orne, la Mayenne, La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, et même les Côtes d’Armor.

 

Pierre Porcher et Mathurine Lebeaupin ne savaient pas signer : 1732

Mais leur fils saura signer !!!

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de Loire-Atlantique, série AD44-4E2 – Voici la retranscription de l’acte (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 27 décembre 1732 après midy par devant nous soussignés notaires royaux au diocèse de Nantes ont comparu Pierre Porcher jacquetier et Mathurine Lebeaupin sa fmme, de lui deument autorisée, demeurants à Pirmil paroisse de St Sébastien, lesquels ont reçu devant nous de René Pidou laboureur, demeurant au village de Beautour, paroisse de vertou, sur ce présent et acceptant, la somme de 60 livres tournois en espèces de Louis d’or et monnaye ayant cours jusqu’à la concurrence d’icelle somme de 60 livres qu’il leur devaoit payer pour reste de celle de 180 livres prix des héritages qu’ils luy ont vendus, mentionnés et débornés au contrat passé entre eux à notre rapport le 10 de ce mois, contrôlé et insinué le lendemain à Nantes par Lemoyne, de laquelle dite somme de 60 livres pour ladite cause ils se contentent et l’en quittent ; consenty fait et passé au tabler de Bertrand sis audit Pirmil, et pour ce que lesdits Porcher et femme ont dit ne scavoir signer ils ont fait signer à leur requeste scavoir ledit Porcher à Me Jean Janneau sergent et ladite Lebeaupin à Pierre Louvier chirurgien sur ce présents demeurent audit Pirmil »

Retranscription exhaustive des baptêmes de Saint Sébastien d’Aigne fillette (succursale) du prieuré Saint Jacques de Pirmil, Loire Atlantique : 1615-1623

… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie…

… La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée… Hervé BAZIN – Vipère au poing.

J’ai eu ce plaisir, et voyez plutôt en quelle quantité !!!

Voici la table des baptêmes de Saint Sébastien d’Aigne, fillette (succursale) du prieuré Saint Jacques de Pirmil, Loire Atlantique – Saint-Sébastien-d’Aigne, aujourd’hui Saint-Sébastien-sur-Loire, a perdu en 1790 la moitié d’ellemême par le rattachement du prieuré Saint Jacques de Pirmil à la ville de Nantes. août 1615 – mai 1623

  • analyse
  • Ce registre est parfois difficile à déchiffrer car trop d’encre ou pas assez. J’ai donc mis beaucoup de points d’interrogation

    624 baptêmes sur 8 années
    soit 78 baptêmes par an.

  • variété des patronymes et des classes sociales
  • Pirmil montre une immense variété des patronymes mais surtout des classes sociales, avec la présence de très nombreux bourgeois ayant des postes importants au château de Pirmil, à la Chambre des Comptes de Bretagne, au Présidial …
    Chaque baptême est une occasion de rassemblement bourgeois, avec de très nombreuses signatures, sauf pour les classes modestes, que l’on reconnaît vite à l’absence de rassemblement bourgeois de signatures.
    Après avoir passé 3 semaines sur ce dépouillement, je constate que les exploitants agricoles, moins cultivés, fuyaient ces bourgeois et fréquentaient l’église du bourg de Saint Sébastien, malgré la distance.
    Gens de 2019, songez que sans automobile, vos ancêtres allaient à la messe et aux sacrements, dont le baptême dans les 3 jours après la naissance, depuis le village de la Gillarderie jusqu’au bourg de Saint Sébastien dont ils étaient les paroissiens, avant d’être assimilés à la ville de Nantes en 1790. Et rien d’étonnant qu’en 1790 ils se soient sentis malheureux de devenir Nantais, eux des cultivateurs et pas des artisants ou marchands !!!

  • orthographe et accent
  • L’orthographe des patronymes dépend du prêtre qui baptise et varie beaucoup, car manifestement au prieuré de St Jacques, les prêtres n’étaient pas issus de cette paroisse.

    Je viens de refaire ma page HTML (page de mon site en mode HTML) qui donne la liste et les liens de tous mes relevés gratuits, et j’ai été émue de revoir tant d’années après l’immensité de mon travail gratuit et bénévole, totalement libre d’accès sur mon site sans aucune adhésion, contrairement aux associations qui vendent et demandent une adhésion payante.

    J’ai par contre, à cette occasion, fait le tour d’Internet, à la recherche des relevés gratuits, et j’ai été tristement stupéfaite de constater que la gratuité n’est pas de mise !!! et pourtant, rien de plus simple sur Internet !!!

    Voir mes relevés gratuits, qui concernent l’Orne, la Mayenne, La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, et même les Côtes d’Armor.

    Contrat de mariage de Jean Lottin veuf Couperie, avec Marie Bouchaud : Basse-Goulaine et Saint-Sébastien-d’Aigne 1717

    Comme l’immense majorité des couples qui ont peu d’argent, et même ici très peu, ils ne font pas d’inventaire pour éviter les frais, et ceci est même clairement écrit dans leur contrat de mariage, par contre le notaire note soigneusement leur accord pour qu’ils ne reviennent jamais sur ce que chacun a déclaré à l’autre.

    Ils ont très peu de biens, mais cela n’empêche pas le futur de faire donnation de ses biens à sa veuve s’il décède avant elle. Touchante attention.

    pauvres, mais lui sait signer malgré sa pauvreté. Comme quoi, il avait reçu une certaine éducation, probablement par un curé, compte-tenu de la pauvreté.

    Je dezcends 4 fois des LOTTIN, mais de ceux-ci.

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de Loire-Atlantique, série AD44-4E2/263 – Voici la retranscription de l’acte (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 8 janvier 1717 après midy, devant nous (Bertrand notaire) notaires royaux à Nantes ont comparu Jean Lottin laboureur, majeur de 25 ans, originaire de la paroisse de Basse-Goulaine, y demeurant au village des Roulleaux, fils de feux Jan Lottin et Renée Leroy, veuf de Blaize Coupperie en aucun temps sa femme d’une part, et Marie Bouchaud majeure de 25 ans, originaire de la paroisse de Saint Sébastien, fille de Laurent Bouchaud, laboureur, de luy authorisée, demeurant ensemblement à la Patouillère dite paroisse de St Sébastien d’autre part ; lesquels Lottin et Marie Bouchaud futurs époux ont pour parvenir au mariage proposé entre eux arrêté les conventions qui suivent sans lesquelles il ne seroit, c’est à savoir que leur communauté de biens commencera dès le jour de leur bénédiction nuptialle dérogeant à cette fin à ce que la coutume de cette province dispose de contraire à cet égard ; qu’en la même communauté leurs dettes si aucunes sont, n’entreront, et au contraire seront acquitées sur les biens de celui dont elles procéderont sans que ladite communauté en soit chargée ni que les biens de l’un souffrent pour acquiter les dettes de l’autre, sans que pour la validité de cette stipulation ils soient tenus les représenter d’inventaire et prisage de leurs meubles voulant que les évaluations qu’ils en feront par le présent acte leur en serve comme s’ils les faisaient rapporter (f°2) séparément et en leurs formes ordinaires, affirmant dès à présent qu’il n’y a et n’y aura aucune infédilité réellement surprise lésion ou déception, faisant le tout de bonne foy et conscience et pour éviter aux frais ; que de tous leurs meubles et crédit dépendant de la communauté dudit futur et de sa première femme consistant en un charlit qu’il estime 60 sols, une couete 6 livres, 3 bernes 4 livres 10 sols, 3 coffres de chêne petits et grands 6 livres, une marmite 20 sols, un chaudron 10 sols, une crémaillère 8 sols, une bêche 20 sols, une pourbeche 6 sols, un poillon 8 sols, une pelle 10 sols, une tranche 10 sols, tous les habillements et linges à son usage et à celuy de sadite femme 12 livres, et un acte obligatoire de la somme de 100 livres dont il dit être porteur sur René Picardeau du village de Reau en Haute Goulaine pour jouissance d’héritages, passé il y a environ un an au rapport de Joüan notaire dudit Goullaine, le tout revenant ensemble à la somme de 140 livres 12 sols, il en demeure une moitié conservée pour Anne Lottin sa fille comme héritière de ladite Couperie sa mère, que l’autre moitié revenante à luy demeurera ainsi que tous les meubles qui lui pouront arriver par succession directe collatérale ordinaires ou autres, en la communauté d’entre luy et ladite Bouchaud, voulant que sadite première communauté demeure au moyen de ce que dessus et de la déclaration qu’il affirme de n’avoir aucun argent monnaye et de ne rien devoir, close et arrêtée ; que ledit Bouchaud donnera comme de fait il s’oblige de donner à sadite fille le jour de ladite (f°3) bénédiciton à compter sur la succession mobilière de feue Julienne Mouillé sa mère et en aucun temps femme de luy les habillements nuptiaux qui ont servi à ladite Mouillé, 4 bernes, et une vache d’environ 2 ans, le tout estimé entre parties la somme de 48 livres, ce qu’ils entendent leur tenir lieu d’inventaire et prisage au regard de ladite future ; que en cas que ledit futur décède avant elle, il luy assigne pour douaire fixé et conventionnel sur tous ses biens y sujets la moitié du revenu d’iceux si mieux elle n’aime s’arrêter à la donnation qu’il declare luy faire positivement et irrévocablement par ces présenes au cas qu’elle le survive soit qu’il y ait enfants ou non, de la tierce partie au grand du fonds des logements maisons jardins vignes terres et autres héritages sans exception, quelque part qu’ils soient situés, qui se trouveront luy appartenir lors qu’il décèdera, pour icelle future en jouir et disposer en toute propriété à perpétuité, en faveur et considération dudit mariage, même les siens successeurs et cause ayant en ses estocs et lignée, ledit futur les en faisant audit cas dès à présent propriétaires irrévocables ; et enfin que si elle s’oblige pour ou avec luy, elle en sera sur ses biens libérée et indemnisée en principal, intérests et frais en hypothèque de ce jour ; à toules lesquelles conditions lesdits futurs se promettent respectivement la foy de mariage pour la solemniser le plus tôt que faire se pourra suivan les dispositions de l’église catholique et romaine ; à l’accomplissement de tout quoy eux et ledit Laurent Bouchaud s’obligent personnellement les uns aux autre en ce que (f°4) chacun d’eux le fait touche sur l’hypothèque de tous leurs biens meubles et immeubles présents et futurs pour y être en vertu dudit présent acte contraints d’heure à autre par exécution saisie et vente d’iceux comme gages tous jugés par cour, et en cet endroit a ledit futur déclaré que ladite tierce partie donnée ne peut excéder en fond à présent la somme de 200 livres sans que cela retraigne l’effet qu’elle pourra avoir à son décès s’il arrive avant celle de ladite furure ; consenti, jugé et condamné à Pirmil au tabler de Bertrand où ledit futur a signé et pour ce que les autres ont dit ne savoir signer, ont fait signer à leur requête scavoir ladite future à Martin Brossaud et ledit Laurent Bouchaud à Nicolas Payen sur ces présentes »