Acquêt par Louis Bourdais de la Souchetière en Thorigné, 1609

Louis Bourdais figure ici sans titre le qualifiant. On y apprend qu’il était fermier de la Souchetière, dont le propriétaire Gilles Normand vit désormais à Paris. Ce dernier a sans doute proposé à son fermier la Souchetière, en lui proposant un paiement dans 4 ans et des intérêts entre-temps.
Pour les paiements, puisque le vendeur est à Paris, il n’est pas question bien sûr d’aller chaque année le payer à Paris et il a nommé un intermédiaire, qui n’est autre que Charles Héard, que Mr Gilles d’Ambrières donne marié vers 1580 à Michelle Bourdais, fille de Louis Bourdais sieur du Bignon et de Renée Bellet.
Ce n’est pas la première fois que je trouve les Bourdais du Bignon dans les mêmes actes que mes Bourdais, mais à ce jour je n’ai pu trouver le lien, qui reste probable.

    Voir mon étude des Bourdais de Thorigné

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici la retranscription de l’acte : Le 6 novembre 1609 par devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers furent présents honnorable homme Charles Heart sieur de la Haielourde demeurant en cette ville paroisse saint Michel du Tertre et Me Gilles Normant Me clerc de Me Baudouin conseiller au parlement à Paris et y demeurant paroisse de St Nicolas des Champs, lesquelz deuement soubzmis et obligez soubz cette court chacun d’eux seul et pour le tout sans division de personne ne de biens renonczant au bénéfice de division de discussion et ordre ont recogneu et confessé avoir ce jourd’huy vendu quitté ceddé délaissé et transporté et par ces présentes vendent quittent et transportent promis et demeurent tenuz garantir sauver et garder à honneste homme Louys Bourdais marchand demeurant au bourg de Thorigné sur Maine présent et acceptant qui a achapté et achapte pour luy ses hoirs le lieu domaine clozerie appartenances et dépendances de la Souchetière sis en la paroisse de Thorigné composé de maisons estables jardrins rues et issues 14 à 15 journaux de terre labourable ou environ un clou de vigne du tout en gast et en ruine appellé le cloux de Villieu Item une partie aussy de vigne en gast sise dans un autre clou près celuy cy dessus aussi appelé Villieu avec les prés dépendant dudit lieu et généralement vendent délaissent audit acquéreur tout ledit lieu de la Souchetière ainsy qu’il se poursuit et comporte et qu’en jouissant cy devant Me Jehan Le Normand père dudit vendeur tant à cause des acquestz qu’il y avoit faictz qu’échanges etequ’il est escheu audit Normand vendeur à titre successif de sa deffuncte mère sans aulcune chose y retenir ne réserver tenu des fiefs et seigneuries du prieuré de Thorigné et de Tessecourt, aux debvoirs cens et rentes anciens et acoustumés que lesdites parties adverties de l’ordonnance royale ont dict ne pouvoir aulcunement déclarer quitte du passé transportant etc et est faite la présente vendition et transport pour et moyennant le prix et somme de 900 livres tz que ledit acquéreur aussy pour ce soubzmis et obligé a promis promt et demeure tenu payer et bailler auxdits vendeurs en cette ville dedans 4 ans prochains et jusques là payer et continuer chacun an au jour de Toussaint auxdits vendeurs maison dudit Heard en cette ville la somme de 50 livres à laquelle ils ont stipulé et accepté les intérestz dudit prix du contrat au paiement duquel et intérestz demeure lesdites choses spécialement affectées hypothéquées et obligées et généralement tous les autres biens de l’acquereur sans que la généralité et spécialité se préjudicia ny que ladite stipulation d’intérestz puisse empescher l’action dudit fort principal lesdits 4 ans expirés et d’autant que sur les vignes il n’y a aucun cep et sont du tout incultes pourra ledit acquéreur faire sy bon luy semble toutefois et quantes déraciner le peu de ceps qui y sont et mettre icelles vignes en terre labourable sans que cas de retrait le retirant puisse prétendre aulcuns dommages et intérestz pour raison desdits déracinements qu’il aura faits en cette occasion par ce qu’autrement il n’eust consenti ces présentes, en faveur desquelles ledit acquéreur a quitté et quitté ledit Normand de la moitié de toutes les renes qu’il peult debvoir audit prieuré de Thorigné de tout le temps que ledit acquéreur a esté fermier sans préjudice du recours dudit Normand pour son remboursement contre qui il verra, afin duquel l’a ledit acquéreur subrogé en ses droits sans toutefois aulcun garantaige aussy entretiendra ledit Bourdais le marché cy devant fait par Françoise Normant sœur dudit vendeur avec Jehan Gendron touchant certaines réparations qu’il doibt faire sur ledit lieu de la Souchetière et en acquitera ledit Normand lequel Normant l’a subrogé en son lieu à cette fin à quoi tenir obligent dommages etc fait en notre tabler en présence de Martin Thomas et Guillaume Guybert clerc demeurant Angers tesmoings

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Jacques Lelardeux et Jeanne Colombeau vendent une pièce de terre à Combrée, 1603

Ils apparaissent en 1603 à La Chapelle-Hullin, et j’avais noté lors de mes recherches dans le registre paroissial qu’ils venaient manifestement d’ailleurs car ils y sont seuls porteurs de ces patronymes. Le chartrier de Craon comporte une vente d’un bien à Combrée pour 43 livres, qui attesterait des origines de l’un ou l’autre à Combrée. Hélas, le bornage de cette pièce de terre vendue ne donne pas de voisinages de ce nom, ce qui aurait laissé supposé une éventuelle parenté !

la Roche-Normand : hameau commune de Vergonnes. – Ancien fief dont est sieur Charles de Monteclerc 1458, Claude d’Avaugour 1586, Louis Leroy de la Poterie 1761 (C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876)

    Voir mon étude de la famille Lelardeux
    Voir ma page sur Combrée
Combrée - Collection particulière, reproduction interdite
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L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de la Mayenne, série 206J48 chartrier de Craon, seigneurie de la Roche-Normand – Voici la retranscription exacte : Sachent tous présents et advenir que le 2 juillet 1603 après midy en la court de Pouencé pardavant nous Anthoine Guesdon notaire d’icelle personnellement establys honnestes personnes Jacques Lelardeux et Jehanne Colombeau sa femme dudit Lelardeux duement auctorisée par davant nous quant à ce demeurant au lieu de la Mytière paroisse de La Chapelle Heullin soubzmettant eulx et chascuns d’eulx seul et pour le tout renonçant au bénéfice de division d’ordre et discussion eulx leurs hoirs avecques tous et chascuns leurs biens meubles et immeubles présents et advenir quelz qu’ilz soient ou pouvoir ressort et juridiciton de ladite court quant à ce
confessent de leur bon gré pure et franche volonté et sans aucune contrainte avoir ce jourd’huy vendu quictté ceddé et transporté et encores par ces présentes et teneur d’icelle vendent perpétuellement par héritaige à honneste femme Mathurine Bruneau veufve de deffunct Guillaume Piron demeurant au villaige de Minstain paroisse de Combrée présente et acceptante qui achepte pour elle ses hoirs ou ayant cause
une portion de terre labourable contenant 2 boisselées de terre ou environ sises en une pièce de terre nommée le Champfiel en ladicte paroisse de Combrée joignant des deux coustés la terre de ladite achepteresse aboutée d’un bout à la terre de René Jallot d’aultre bout la terre des hoirs feu Louys Piton quoy qu’ils soict ce que lesdits vendeurs ont en ladicte pièce du Champfiel comme ladite portion de terre se poursuit et comporte avecques ses appartenances et dépendances sans rien en réserver et comme ladite Bruneau nous a dict bien la cognoistre
lesdites choses teneues ou fief et seigneurie de la Rochenormant chargée ladite portion de terre de 4 mesures de bled mesure de Pouancé et de 6 deniers tz de debvroir payable par chascun an pour toutes charges et devoirs fors obéissance de fief, lequel debvoir ladite achepteresse l’aquicttera pour l’advenir et quitte du passé, lequel debvoir se payt pour acquiter le nombre de 7 bouesseaux de bled seigle dicte mesure payables par les deptempteurs de Mestaien à la recepte de l’Espinay de Combrée transportent baillent ceddent quittent délaissent des maintenant et à présent à toujours mais lesdictz vendeurs à ladicte achepteresse ses hoirs ou ayant cause la saisine possession et jouissance desdites choses avecq tous et chcuns les droictz noms raisons actions petisions et demandes que lesdictz vendeurs y avoient ou pouvoient avoir sans rien y retenir ne réserver d’aucun droit commun ou especial pour en faire par ladicte achepeteresse ses hoirs ou ayant cause comme de son propre héritaige à elle deument acquise
et est faicte la présente vendition cession et transport pour le prix et somme de 43 livres tournoys ce jourd’huy payée et baillée comptant par ladicte achepteresse auxdits vendeurs en quarts d’escuz à 16 soubz prins au prix et poidz de l’ordonnance royale laquelle somme de 43 livres lesdits vendeurs ont prinse et receue de ladite achepteresse et s’en sont tenuz à comptant et bien payés en ont quitté ladite achepterese ses hoirs et ayant cause
à laquelle vendition et tout ce que dessus est dict tenir et accomplir d’une part et d’aultre sans jamais aller ne venir encontre en aucune manière que ce soit et lesdites choses ainsi vendues comme dict est garantir de tous troubles et empeschements vers tous et contre tous toutefois et quante que mestier en sera et qu’il appartiendra obligent lesdites parties elles leurs hoirs et ceux qui auroient cause avecques tous et chascuns leurs biens meubles et immeubles présents et advenir quelz qu’ils soient …

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Echange entre Françoise Tessard et Mathurin Bourbeau, Combrée 1622

Avec les bornages, on en apprend toujours un peu, en particulier lorsque les registres paroissiaux viennent à faire défaut, comme ici à Combrée. Les bornages qui suivent nous permettent de situer la Thenandière de Mathurin Robert !

    Voir ma page sur Combrée
Combrée - Collection particulière, reproduction interdite
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L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de la Mayenne, série 206J48 chartrier de Craon, seigneurie de la Roche-Normand – Voici la retranscription exacte : Le 17 janvier 1622 après midy par davant nous Briand Guybelaye notaire de la chastelenye de Combrée ont esté présents personnellement establiz chacuns de honorable femme Françoise Tessard veufve de deffunct maistre Philippe Chevalier demeurant au bourg de Combrée d’une part et Mathurin Bourbeau demeurant au lieu de Minstain dicte paroisse de Combrée d’autre part à la charge dudit Bourbeau de faire ratiffier et avoir agréable ces présentes dedans ung mois à Roberde Thomas sa femme et en fournir lettre de ratification vallable à ladite Tessard à peine etc ces présentes néantmoings etc soubzmettant respectivement etc confesent avoir aujourd’huy fait et font entre eux les eschanges et permutations qui s’ensuivent
c’est à savoir que ladite Tessard a baillé et baille par ces présentes audit Bourbeau en pur et loyal échange deux loppins de pré situez au pré de la Noe de Minstain contenant ensemble 14 cordes de terre ou environ l’un d’iceux joignant d’un costé vers soleil levant le pré de la metairie de Minstain d’autre costé le pré de missire Jean Piton aboutant d’ung bout vers midi à la rivière de Versée d’autre bout le pré de Jacques Poilasne l’autre loppin joignant d’un costé la terre labourable de ladite métairie de Minstain d’autre costé le pré sudit Phthon abouté d’un bout le pré dudit Poilasne et tout ainsi que le dit pré se poursuit et comporte et que ledit deffunt Chevalier l’avoit acquis de Pierre Lullin et de Jeanne Poilasne sa femme tenuz ou fief et seigneurie de la Roche Normand à la charge dudit Bourgeau de payer à l’advenir les deniers deubz à raison dudit pré non excédant 5 deniers par chascun an quitte du passé

et en retour et contreschange ledit Bourbeau a baillé et baille par ces présentes à ladite Tessard les choses qui s’ensuivent scavoir un loppin de terre labourable en la pièce des Taillatz joignant d’un costé vers soleil couchant la terre du sieur de la Thenandière (il s’agit de Mathurin Robert) d’autre costé la terre de Loys Pinon à cause de sa femme aboutté d’un bout vers midy le chemin tendant du bourg de Combrée à la Thenaudière

    on se demandait où elle était située et il est désormais possible de la situer, car ce chemin doit se voir sur le cadastre napoléonien

d’autre bout le pré de Jullien Guesdon
Item un loppin de terre en gast de vigne sis au bas du clos du Portail contenant 4,75 cordes ou environ joignant d’un costé vers soleil levant la terre de Jean Picqueau et Pierre Moreau d’autre costé la terre des héritiers Jean Serber abouté d’un bout vers midy le chemin tendant de Combré à Bouzaille d’autre bout la terre de maistre François Thomas sieur de la Belotaye,
Item un autre loppin de terre aussi en gast sis audit clos contenant 2,25 cordes ou environ joignant d’un costé vers soleil levant les terres desdits Pinon et héritiers Serbert d’autre la vigne de la veufve René Garnier abouté du bout la vigne et terre de ladite Tessard et lesdits Picqueau et Moreau d’autre bout la vigne de René Robert
Item un petit loppin de vigne sis audit clos contenant un tiers de corde ou environ joignant du costé vers soleil levant la vigne de maistre Ysac Rousard à cause de sa femme et d’autre costé la vigne de Jacques Poiteul abouté d’un bout vers midy la vigne dudit Thomas
Item un loppin de terre sis en la chastaigneraie de Vallinière dans lequel y a un chataigner contenant une corde ou environ joignant d’un costé vers soleil couschant la terre de René Vallin d’autre costé la terre desdits Picqueau et Moreau abouté d’un bout vers midy la terre de Jullien Gesdon d’autre bout la terre des héritiers feu Jean Gaste
Item un loppin de verger sis ès grand courtiz de la Vaslinière contenant 1,33 corde ou environ et dans lequel y a 2 noyers joignant d’un costé vers midy la terre des héritiers feu Serbert et y aboutant du bout vers soleil cousché d’autre costé la terre dudit Pinon d’autre bout une petite ruelle tendant du Plaissix à la chataigneraie et comme lesdites choses se poursuivent et comportent et tout ainsi qu’elles sont escheues audit Bourbeau par partages à cause de sa femme tant de ses déffunts père et mère que de ses successeurs
tenus lesdites choses ou fief et seigneurie de Combrée aux cens rentes charges et devoirs que peuvent devoir lesdites choses quittes du passé
auxquelles eschanges permutations et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc obligent lesdites parties respectivement etc renonczant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé en la maison de ladite Tessard en présence de missire René Tessard prêtre Mathurin Thomas Quarqueron et Jean Picqueau demeurant audit Combrée tesmoings

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Claude de St Melaine vend des biens à Saint-Jean-sur-Mayenne et Louverné, 1600

Cet acte ne concerne en rien l’assassinat de Jean de Criquebeuf, mais uniquement sa veuve gérant ses biens.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de la Mayenne, série 3E1 – Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le lundi 17 janvier 1600 avant midy devant nous Pierre Croissant notaire et tabellion royal estably et résidant à Laval ont esté présents personnellement establiz honorable homme Me Jacques Thibault Sr de Beauvays licencié ès droits advocat à Laval et y demeurant au nom et comme procureur de dame Claude de St Melaine veuve de messire Jehan de Criquebeuf vivant chevalier de l’ordre du roy seigneur dudit lieu par procuration spéciale au cas cy après passée davant Rendin notaire de Laval le 16 novembre dernier la minute de laquelle demeure attachée avecq ces présentes pour y avoir recours quand besoing sera d’une part

    la procuration était jointe et dit la même chose que tout ce qui est ici écrit, dont je vous en fais grâce

et honneste homme Jehan Lenain Sr de la Maillardière marchand demeurant ès forsbourgs du Pont de Mayenne de ceste ville de Laval paroisse de St Vénérand d’autre part, lesquels soubzmettant etc confessent avoir ce jourd’huy fait par entre eulx le contract d’emption et vendition pure et simple tel que cy après s’ensuit
c’est à savoir que ledit Thibauld audit nom et pour le fait de ladite de St Melaine à laquelle il a promis faire ratiffier ces présentes et en fournir lettres de rattification vallales dans d’huy en 3 sepmaines prochainement venant a vendu quitté ceddé délaissé et transporté et promis garantir et par ces présentes vend quitte cèdde délaisse et transporte et promet garantir sur les biens de ladite de St Melaine irrévocablement par héritaige perpértuel audit Lenain acceptant pour luy ses hoirs etc le lieu mestairye de Landangerye situées en la paroisse de St Jehan sur Mayenne et closerie de Lermenerye située en la paroisse de Louverné à ladite de St Melaine appartenant auparavant la présente vendition ainsi qu’ils se poursuivent et comportent en leurs compositions circonstances et dépendances et qu’ils sont tenus et exploitez par Pierre Duchesne et Jehan Prelion mestaier et closier d’iceulx tant en maisons granges estables rues yssues estraiges jardins vergers terres labourables prez et landes sans aucune réservation d’iceulx
tenuz lesdits lieux scavoir ladite mestairye des fiefs d’Anthenaise et la Motte et le fief de la Gilardière et ladite closerie de la Troussière pour desdites mestairie et closerie circonstances et dépendances jouir à l’advenir par ledit Lenain ses hoirs comme de ses autres propres héritaulx a
u moyen et tiltre de la présente vendition faite par ledit Thibault audit nom audit Lenain pour le prix et somme de 1 160 escus deux tiers

    soit 3 500 livres pour une métairie et une closerie, ce qui est plus élevé que ce que je rencontre en Haut-Anjou à cette date de 1600. J’aurais estimé à 2 500 environ en Haut-Anjou.

payable par ledit Lenain audit Thibault ou de St Melaine la somme de 200 escuz sol d’huy en 15 jours, 313 escuz 31 solz 6 deniers dans le 6 mars prochaine, pareille somme de 313 escuz 31 sols 6 deniers dans le 6 juillet aussi prochain, et le surplus de ladite somme montant 339 escuz 37 sols aussi payable par ledit Lenain en l’acquit de ladite St Melaine dans d’huy en 4 sepmaines prochainement venant aux dénommez cy après à scavoir à François Freard Sr de la Pellardière 33 escuz ung tiers, à Pierre Xhevalland marchand 41 escuz 26 solz, à Charles Garnier Sr du Puy 28 escuz 3 solz à Michel Bellière 10 escuz à Me Lancelot Chemyneau curateur des enfants myneurs de deffunt Me François Rebuffé 65 escuz 51 solz à Me Jehan Boullay 8 escuz à Louis Poullain chirurgien 135 escuz et audit Thibault en nom privé la somme de 18 escuz revenant lesdites sommes payables par ledit Lenain en l’acquit d’icelle de St Melaine à la somme de 339 escuz 37 sols …

en faveur de ces présentes demeure audit Lenain l’action qui competoit à ladite de St Melaine pour la contrainte contre les fermiers desdits mestairye et closerie,
et a esté despensé tant en vin de marché que pour salaires de ceulx qui ont aidé à traiter ce présent contrat la somme de 20 escuz censée et réputée du consentement dudit Thibault audit nom pareille nature que du fort principal,
dont et de ce que dessus lesdits parties stipulantes et acceptantes sont respectivement demeurées à ung et d’accord et à ce tenir obligent etc renonczant etc foy jugement condamnation, fait et passé audit Laval maison de Martin Lebreton en présence de honorables personnes Me François Bignon Sr de la Croix enquesteur audit Laval, Me Daniel Duchemin Sr de la Courje licencié es droicts advocat à Laval Jehan Marest Sr de la Tremblaye Nicolas Lelamyer Sr de la Trehoisière Jacques Esnault archer de Mr le prévost à Laval, Charles Larcher Sr de l’Estang demeurant en ceste ville et forsbourgs de Laval, Pierre Rapin le Jeune Me lavandier demeurant en la paroisse de Changé, tesmoins à ce requis et appellez

    c’est un nombre considérable de témoins, car je rencontre toujours 2 témoins, qui doit être le chiffre requis au minimum, rarement 3, mais là ils sont bien plus nombreux, et tous de gens de qualité !

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L’hôtellerie de la Tête Noire à Segré, ruinée par faits de guerre, 1607

Segré étant une ville de passage, il y avait plusieurs hôtelleries. En voici une, ruinée pendant les guerres de la Ligue : la Tête Noire à Segré.
Elle appartenait avant 1573 à Jeanne Main épouse Avril, puis elle passe à Pierre Avril son fils par partages de sa succession à cette date avec ses cohéritiers.
Mais Pierre Avril demeure à Angers et ne peut sans doute s’occuper des ruines de l’hôtellerie dont il est propriétaire, donc il la cède à rente foncière à Pierre Pillegault.
Outre tout ce qui précède, qui ressort de cet acte, nous apprenons que l’hôtellerie a été ruinée pendant la guerre, mais qu’après la paix, certains ont continué la démolition, profitant sans doute de la situation pour venir se servir en pierres etc…, fléau bien connu autrefois, mais qui n’a pas disparu de nos jours…
Segré est proche de Chérancé et relativement proche de Craon, et chaque fois que je rencontre des pillages ou démolitions durant les troubles, je songe à LA FOSSE, aliàs Claude Simon aliàs Simonin, capitaine dans ce secteur, qui va finir rompu vif en septembre 1609 à Angers ! Et chaque fois, je me demande s’il a participé à ces faits, sans que je puisse trouver de réponse bien sûr, mais l’hypothèse reste plausible. Et, minutieusement, je tente de dresser un bilan des pillages et démolitions dans cette région durant cette période, et je peux vous assurer qu’en m’intéressant à cet acte, je ne pensais pas découvrir vers la fin de l’acte cette précision sur les ruines pour faits de guerre !
En tout cas pour les démolitions après le temps de paix, il n’est surement pas en cause, car de tout temps les amateurs de pierre se sont empressés de venir se servir tels les hyènes après les lions !

    Voir ma page sur Segré
    Voir mon étude de la famille PILLEGAULT
    Voir toutes les hôtelleries identifiées sur ce site, dont quelques unes à l’enseigne de la Tête Noire
Segré - collection particulière, reproduction interdite
Segré - collection particulière, reproduction interdite

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici la retranscription de l’acte : Le 24 mars 1607 par devant nous Guillot notaire du roy à Angers furent présents et personnellement establys honneste homme Me Pierre Avril demeurant Angers paroisse de St Morice d’une part
et honneste homme Pierre Pillegault Sr de la Garelière marchand demeurant en la ville de Segré d’autre part
soubzmettant respectivement confessent avoir faict et font entre eulx le contrat de bail et prise au tiltre de rente foncière annuelle et perpétuelle des choses et en la forme et manière qui s’ensuit
c’est à savoir que le dit Avril a baille quitté ceddé et transporté et par ces présentes baille quitte cèdde et transporte dès maintenant et promet garantir audit Pillegault ce stipulant et acceptant pour luy ses hoirs une vieille place et mazure où cy devant estoit construict et basty la maison appartenances et dépendances ou pendoit pour enseigne la Teste noire près la porte Pouanceroise paroisse St Sauveur en ladite ville de Segré avec le jardin clos à muraille qui est attenant à ladite maison et les rues et yssues qui sont et dépendent de ladite appartenance joignant d’ung costé audit mur de ladite ville d’autre cousté la grand rue qui va à ladite porte pouanceroise haboutant (abutant) d’ung bout à ung jardin qui appartient aux héritiers Macé Duval

    la porte pouanceroise va vers Pouancé, donc à l’ouest de Segré, et je suppose qu’elle était située au bout de la grande rue que vous voyez sur la carte postale ci-dessus

tout ainsy que toutes lesdites choses se poursuivent et comportent avec les appartenances et dépendances qui en sont peuvent estre et dépendre qu’elle appartenoit à deffunte Janne Main vivante mère dudit Avril auquel elle seroit escheue et advenue de la succession de ladite Main et demeurée par partaiges faictz entre luy et ses cohéritiers au siège présidial d’Angers le 5 octobre 1573 comme il et autres pour et luy en ont jouy et usé sans aulcune chose y excepter ne retenir
du fief et seigneurie de Segré aux debvoirs cens et rentes anciens et acoustumés que lesdites parties advertyes de l’ordonnance n’on peu exprimer que le preneur paiera et acquittera pour l’advenir quitte du passé transportant etc
et est faite le présente baillée et prise à rente pour en payer et bailler servir et continuer par ledit Pillegault ses hoirs audtit Avril ses hoirs en sa maison en ceste ville d’Angers par chacun an à l’advenir la somme de 60 sols tz de rente foncière annuelle et perpétuelle franche et quitte au jour et feste de Toussaint commenczant le premier paiement au jour et feste de Toussaint prochain en ung an lors ensuivant que l’on dira 1608 et à continuer audit terme à l’advenir au paiement et continuation de laquelle rente sont

    une livre fait 20 sols, donc la rente foncière est de 3 livres, ce qui est peu pour une hôtellerie, mais la ruine étant ceci est normal.

et demeurent lesdites choses baillées particulièrement et spécialement affectées hypothéquées et obligées et généralement tous et chacuns les autres biens tant meubles que immeubles rentes présents et futurs dudit preneur ses hoirs sans que la généralité et spécialité se puissent aultrement deroger ne préjudicier l’une à l’autre …
pourra ledit preneur faire poursuite contre ceulx qui ont desmolly ou faict quelque usure par avant auxdites choses baillées depuis la paix avec les autres et prendra les esmoluements et profits ainsy qu’il verra à ses despens périlz et fortune sans aucun garantage pour ce regard
non compris en ce les ruynes et desmolitions faittes auxdites choses auparavant la paix que ledit bailleur retient,

    donc, il faut distinguer les démolitions en temps de guerre de celles qui suivirent. S’il y a une quelconque indemnisation des premières, elles sont pour Avril, et Pillegault pourra porter plainte pour les démolitions en temps de paix.

ensemble une ou deux pièces qu’il a vendu à ung nommé Jehan Breuneau,
ce que lesdites parties ont stipulé et accepté auquel bail à rente tenir etc dommaiges obligent lesdites parties respectivement, renonczant, foy jugement condemnaiton, fait et passé audit Angers à notre tabler, présents Michel Guillet et Loys Levesque

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Réméré de la Bodinière en Ecuillé, 1583

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7 – Voici la retranscription de Pierre Grelier : Le lundy 9 mai 1583 après midy en la cour du roy notre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou endroit par devant nous Mathurin Grudé notaire de ladite cour personnellement estably honorable homme François Roustille le jeune Sr de la Tabouestière et Perrine Lefebvre sa femme de sondit mary présentement par devant nous autorisée pour l’effet des présentes demeurant en la paroisse de saint Pierre de ceste ville d’Angers soumettant etc confessent etc avoir consenty et consentent que le lieu et appartenances de la Bodinière situé en la paroisse d’Escuillé à eulx baillé par honorable homme Me François Lefebvre Sr de Laubrière et Robine Bonvoisin père et mère de ladite Perrine Lefebvre et par le contrat de mariage desdits Roustillé et Perrine Lefebvre pour paiement de la somme de 3 000 livres faisant partie de la somme de 8 000 livres avec faculté de recousse de 5 ans qui finiront le 11 de ce mois, et ont lesdits Roustillé et sa femme renoncé et renoncent audit lieu au profit dudit Sr de Laubrière et sa femme présents et stipulants et acceptant moyennant que lesdits Sr et dame de Laubrière ont promis payer audit Roustille ladite comme de 3 000 livres évaluée à 1 000 écus scavoir la moitié dedans la Toussaint et le reste dedans le jour et feste de Saint Jehan Baptiste que l’on dira 1584 ce qui a esté stipulé et accepté par chacune desdites parties à laquell recousse obligation et tout ce que dessus tenir etc obligent etc fait et passé Angers maison dudit Lefebvre en présence de Me Jehan Gasnault et Jehan Adellé praticien en cour laye demeurant Angers tesmoings les jour et an susdits et nous a dit ladite Bonvoisin ne scavoir signer

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