Anne Bonhommet, veuve jeune d’un boulanger, avec 8 enfants, fait fructifier son bien : Laval 1759 (suite)

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E8-316 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Ceci est la suite de mon billet du jour précédent
Autre liasse concernant la propriété du lieu et closerie de la Métairie au village du même nom paroisse de Changé : Contrats d’acquets – Copie de partage en 6 lots des biens dépendants de la succession de Pierre Godais sieur de la Maillarderie et de la démission de demoiselle Marguerite Prodhomme sa veuve arrestés devant Me François Moulinais notaire à Laval le 21 février 1683 où au 5ème lot sont compris ledit lieu échu à Michel et Jean Godais frères – Acte atesté de Me Michel Heaulme notaire à Laval le 13 janvier 1694 par leque ledit Michel Godais a donné à rente à Yves Moride et demoiselle Françoise Godais sa femme les héritages à luy échus par les partages en son 5ème lot et ce en quoi il est fondé comme héritier dudit Jena Godais son frère, le tout situé au village de la Métairie – Acte attesté de Pellerin notaire à Laval le 3 octobre 1696 par lequel François Langlois et Renée Godais sa femme ont donné à rente à Yves Moride leur part des héritages situés au lieu de la Métairie (f°12) – Acte atesté dudit Heaulme notaire à Laval le 13 mai 1713 par lequel demoiselle Marie Noury veuve Julien Buchet a donné à rente audit sieur Moride et femme une pièce de terre au pré Lanon situé aux environs du village de la Métairie échu à ladite Noury de la succession de demoiselle Suzanne Gasnier sa mère – Partages des biens de la succession de ladite demoiselle Françoise Godais et de ceux de la démission dudit Yves Moride arrestés et choisis devant Me Louis Rozière notaire à Laval le 2 août 1728 où au 4ème lot échu à Louis Loiron et demoiselle Marie Moride son épouse compris ledit lieu et closerie de la métairie audit Changé – Acte atesté de Me René Trois notaire à Laval le 30 janvier 1733 par lequel lesdits Loirou et Moride sa femme ont vendu à ladite demoiselle Bonhommet veuve Breton ledit lieu et closerie de la Métairie tel qu’il leur est echu par les susdits partages atestés dudit Rozière, à la suite sont quittances atestées dudit sieur Nois le 3 février suivant – (f°13) Acte atesté de Me Trois notaire à Laval le 2 novembre 1733 par lequel Jean Angot et Marie Gasnerie a femme ont donné à ladite demoiselle Bonhommet veuve Breton un apentis un grenier de plus, un champ nomma la Mardette du Milieu, et un tiers de la pièce de la Mardelle des Rafolles contenant un journal et une portion du cloteau Marchais contenant 3 cordes et demi, le tout au village et environs de la Métairie et du Ragollereau dit Changé, à la charge d’en payer 30 livres de rente foncière en déduction de laquelle a ét épayé 8 livres – Acte attesté dudit Trois le 12 novembre 1733 par lequel Guillaume Guerin, et Jean Guerin, héritiers de Florant Guérin et Françoise Gasnerie sa femme ont vendu à ladite demoiselle Bohommé tous les héritages – Acte sous seing privé entre ledit Loirou et ladite defunte veuve Breton – Acte attesté de Me Sébastien Chevallier notaire à Laval le 22 septembre 1734 par lequel François Decré propriétaire d’une closerie au village des Ragolles … par le sieur Cochon des Buttes et la demoiselle Decré son épouse, et la dite deffunte demoisellle Bonhommet ont fait échange de quelques parties de terres dépendantes desdits lieux – (f°14) Acte atesté dudit sieur Chevalier ledit jour 22 septembre 1734 portant échange de terres fait entre Me Claude Belot commis greffier du siège de Laval, d’autre lieu de la closerie des Ragolles actuellement appartenant à Me François Salmon notaire audit laval et ladite demoiselle Belot son épouse, et ladite deffunte demoiselle veuve Breton – Acte atesté dudit Chevallier notaire le 25 avril 1739 portail égail de fief fait de la rente de 6 boisseaux chevallerets d’avoine et un sol 6 deniers en argent deu à la chastellenie de Saint Divin … sur ledit village de la Métairie et fresche du même nom où la contribution o icelle rente est réglée pour le lieu de la métairie à ladite demoiselle Bonhommet et un boisseau et demi d’avoirn et 3 deniers en argent – Acte atesté du Maurice Lancro notaire à Avenières le 22 mai 1740 portant quittance consenty par Guillaume Gasnerie au profit de ladite demoiselle Bonhommet de 250 livres pour amortisssement de 12 livres 10 sols de rente faisant moitié de la susdite de le 25 livres de rente à quoy avoit été pris à rente par ladite damoiselle Bonhommé des héritages dénomés sur l’acte atesté cy-dessus … – (f°15) Quittances … – Acte atesté dudit Lazure ? notaire à Laval le 23 novembre 1755 qui est quittance d’amortissement fait par ladite demoiselle Bonhommet veuve Lebreton à René Saulou et Julienne Angot sa femme de 3 livres 2 sols 6 deniers de rente partie de la susdite de 12 livres 10 sols due à Mathurin et Jean Angot frères demeurant actuellement paroisse d’Avenières – Autres quittances – (f°16) Liasse contenant les acquits des biens de la Métairie … – Liasse de baux faits par ladite demoiselle Bonhommet à François Ballue ? et Marie Huau sa femme du lieu de la Métairie … – Comparution de ladite demoiselle Bonhommet aux assises de la seigneurie de Chambon paroisse de Changé –

à suivre, car elle a fait beaucoup d’autres acquêts, y compris un acquêt de la famille Duchemin !

Anne Bonhommet, veuve jeune d’un boulanger, avec 8 enfants, fait fructifier son bien : Laval 1759 (suite)

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E8-316 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Ceci est la suite de mon billet du jour précédent

Liasse contenant 12 pièces concernant la propriété d’une autre maison et dépendantes sise sur ladite rue du Boulvard dans une ruette tendant de ladite rue à la rivière de Mayenne : Acte atesté de Me Maurice Lanery notaire royal audit Avenières le 22 août 1740 par lequel Pierre Lehard sieur des Fourches a vendu à ladite demoiselle Bonhommet partie de ladite maison ; quittances du payement des ventes – Acte atesté dudit Laners du 12 octobre 1740 portant vendition de l’autre partie de ladite maison consentie par Me Ambrois renusson prêtre au profit de ladite deffunte demoiselle Lebreton – 3 baux de ladite maison consentis par ladite defunte demoiselle Bonhommet à différents particuliers –

(f°9) Liasse concernant la propriété d’une maison et dépendances située rue Grande Rue dudit Laval : Acte expédié au siège ordinaire civil dudit Laval le 10 janvier 1693 en forme de licitation et partage où il parait qu’il est resté à Jean Collet pour 460 livres de principal – Acte atesté de Me François Houdu notaire audit Laval le 11 avril 1693 portant quittance au profit dudit Collet – Acte atesté de Me René Gaultier notaire à Laal le 16 août 1700 portant vendition faire par ledit Jean Collet de ladite maison à demoiselle Marie Duval et Jeanne Duval – Actes atestés de Me François Portus notaire royal à Laval le 29 avril 1710 etc… par lesquels François Duval a acquit de ses cohéritiers en la succession de ladite demoiselle Marie Duval leur part en quoy ils étaient fondés de ladite maison – Acte atesté de Me François Croissant notaire à Laval le 10 juillet 1730 portant vendition de la même maison faire par François Duval et demoiselle Madeleine Lebreton sa femme au profit de ladite defunte demoiselle Bonhommet veuve Lebreton – Acte sous seing privé portant que ladite maison et cour jusqu’à la porte ouvrant sur la rue de 27 à 28 pieds de long appartient à ladite demoiselle Bonhommet –
Autre liasse (f°10) contenant quittances des ventes, devoirs et obéissances de ladite maison par ladite demoiselle Bonhommet à l’abbaye de Clermont

Liasse contenant la propriété d’une maison jardin et dépendances situés dans la cour du Tarberiet paroisse de saint Vénérand dudit Laval – Acte atesté de Me Pierre Lemoine notaire royal à Astillé le 17 septembre 1639 par lequel demoiselle Françoise Leclerc épouse de Me Hierosme Saibouez sieur de la Courtille a donné à 10 livres de rente à André Letessier 2 jardins situés en ladite cour de la Jarberie sur partie duquel a été édifié ladite maison – Copie de partage en 2 lots des successions de Louis Bitunne et Louise Cartier arrêtés et choisis devant Me François Pellerin notaire royal audit Laval le 27 août 1969 et au 2ème lot est compris ladite maison jardin et dépendances à René Joseph Letessier – Acte atesté de Me Pierre Chatizel notaire audit Laval le 24 mars 1738 par lequel Joseph Letessier et Anne Bouvier sa femme ont donné à rente à ladite demoiselle Bonhommet ladite maison et dépendances –
Liasse contenant quitanxes de ladite rente (f°11) – Autre liasse contenant les obéissances rendues à la chastellenie de saint Berthevin

à suivre, car elle a fait beaucoup d’autres acquêts, y compris un acquêt de la famille Duchemin !

Anne Bonhommet, veuve jeune d’un boulanger, avec 8 enfants, fait fructifier son bien : Laval 1759 (suite)

Voici la seconde maison acquise par Anne Lebreton veuve Lebreton, boulanger à Laval, décédé après 10 ans de vie commune, non sans lui avoir fait 8 enfants.

Je vous disais hier combien cet inventaire m’avait interpellée !
Alors, revoyez bien comment chaque acquêt est noté par le notaire qui a dressé ce remarquable inventaire.

A chaque bien acquis par Anne Bonhommet, vous avez toute l’origine de propriété donnant même les partages des propriétaires précédents, et leur lot etc… Bref, vous avez ainsi à chaque maison une magnifique source de liens filiatifs.
C’est totalement INCROYABLE !
Et je reste stupéfaite et en admiration sur la manière dont Anne Bonhommet conservait ses archives !

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E8-316 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Ceci est la suite de mon billet du jour précédent
Autre liasse de 22 pièces concernant la propriété d’une maison jardin et dépendances sise proche le four à tan susdite rue du Boulvard en partie exploitée par ledite demoiselle Benoist – Acte attesté de Me Jean Baugrand et Jean Trillon notaire à Laval le 24 avril 1660 par lequel Me Lancelot Dubreil a donné à Gervais Dubreil sieur de la Vallée son frère partie de ladite maison et dépendances, raporté Lehemand et Dubreil prêtre de la succession de Christofle Dubreil et Marguerite Duchesne sa femme leur père et mère – Partage en 3 lots des biens dépendant de la succession dudit Gervais Dubreil et de demoiselle Tugalle Morin sa femme, arrestés la choisie devant Me Jean Croissant notaire à Laval le 11 juillet 1674, et au premier lot écheu à René Chevallier et demoiselle Ollive Dubreil est compris partie de ladite maison, au 2ème lot écheu à Jacques Dubreil est aussy compris partie de la même maison et au 3ème lot est compris autant de ladite maison écheu à Mathurin Corquereau et Tugalle Dubreil sa femme – Acte atesté de Me Charles Heaulme notaire royal à Laval le 21 septembre 1687 par lequel ladite Tugalle Dubreil veuve Coquereau a vendu à René et Sébastien Chevalliers praticiens frères sa part en quoy elle était fondée en ladite maison et à elle escheue par les susdits partages atesté dudit Croissant à la (f°5) charge de payer à Marie Baude épouse d’Etienne Boisguérin la somme de 3 livres 6 sols 8 deniers – Acte atesté de Me Joseph Leray notaire royal à Saint Berthevin le 14 novembre 1732 par lequel Pierre Dubreil et cohéritiers en la succession dudi Jacques Dubreil ont vendu à Me Sébastien Chevallier notaire la part et portion en quoy ils estoient fondés dans ladite maison échu audit Jacques Dubreil par lesdits partages atestés dudit Croissant – Acte atesté de Me Charles Lasnier notaire audit Laval le 9 février 1736 par lequel Françoise Chevalier veuve Lecomte a vendu à René des Bouillons le tiers en quoy elle était fondée dans ladite maison comme héritière dudit René Chevalier et Dubreil sa femme ses père et mère, et à luy eschu, compris dans le 1er lot desdits partages atestés de Croissant cy-dessus datés – Acte atesté dudit sieur Lasnier le 9 février 1736 entre ladite demoiselle Chevalier et ledit des Bouillons – Acte atesté de Me Pierre Noury notaire de Laval le 10 juin 1738 par lequel Me Sébastien Chevalier notaire et demoiselle Marie Thuet son épouse ont vendu à ladite Bonhommet veuve Lebreton la part et portion à quoy ils étaient fondés en la susdite maison et dépendances, par les acquits atestés dudit Leray – (f°6) Partages des biens de la succession dudit sieur du Bouillon et demoiselle Marie Frinais son épouse atestés et choisis devant Me François Salmon notaire à Laval le 20 mai 1745, ou au 3ème lot écheu à demoiselle Anne Des Bouillons est compris la part et portion en quoi était fondé ledit sieur des Bouillons en la susdite maison et dépendances – Acte atesté de Me Julien Jegu notaire à Laval le 6 juin 1653 par lequel ladite demoiselle Anne Du Bouillons a vendu à ladite deffunte demoiselle Lebreton la part et poriton de ladite maison à elle échue par les partages atestés dudit sieur Salmon ou au pied est la quittance des ventes payées au duc de la Trémouille – Acte atesté de Me Letort notaire le 7 juin 1753 par lequel François Chapellière sergent curateur à la succession dudit Sébastien Chevalier a donné à rente à ladite demoiselle Bonhommet veuve Lebreton le tiers de ladite maison et dépendances dépendant de la succession abondonnée dudit sieur Chevallier à la charge d’en payer 7 livres 18 sols 3 deniers de rente à la même succession – Acte atesté de nous Letort le 10 mai 1754 portant amortissement fait par ladite deffunte demoiselle Lebreton aux créanciers de ladite succession abandonnée dudit sieur Chevallier de ladite rente – Acte atesté dudit Jagu le 30 mai 1754 portant règlement le compte de ladite demoiselle Dubouillons abandonnée pour raison (f°7) de la susdite vendition et acquisition –
Liasse contenant 6 pièces qui sont quittances de ladite rente
Liasse contenant 2 pièces qui sont obéissances rendues à la chastellenie de Laval
Liasse contenant 15 pièces qui sont quittances de la rente de 22 sols
(f°8) Liasse contenant les fermes de ladite maison consenties par ladite deffunte demoiselle Bonhommet à la demoiselle Duval

à suivre, car elle a fait beaucoup d’autres acquêts, y compris un acquêt de la famille Duchemin !

Anne Bonhommet, veuve jeune d’un boulanger, avec 8 enfants, fait fructifier son bien : Laval 1759

Je ne sais comment on m’a enseigné l’histoire, ou bien si c’est moi qui ai appris de travers, mais ce dont je me souviens c’est avoir appris qu’autrefois « la veuve et l’orphelin » étaient synonymes de pauvreté extrême.
C’est donc avec beaucoup de suprise que depuis tant de décennies de recherches, je suis plus qu’étonnée de rencontrer autant de veuves qui n’ont rien à voir avec la pauvreté, même lorsqu’elles sont issues de milieu social relativement modeste, ou classe moyenne.
Depuis plus de 10 jours, je dépouille un inventaire des biens après le décès d’Anne Bonhommet, mon ancêtre, veuve très jeune, non sans avoir fait un enfant par an, de sorte qu’elle en a 8.

Mais, si je mets autant de temps sur cet inventaire, c’est qu’il a une toute autre particularité. En voici le début, et si vous êtes tant soit peu averti, vous allez tout de suite remarquer la particularité de cet inventaire, et je souligne que c’est la première fois, après tant d’inventaires après décès, que je rencontre une telle forme d’inventaire. Alors lisez attentivement ce début, et voyez cette immense particularité !

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E8-316 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 14 mai 1759, devant René Letort notaire à Laval, inventaire a été fait des titres et papiers dépendant de la succession de deffunte demoiselle Anne Bonhommé veuve Jean Lebreton marchand décédé en cette ville de Laval l’année dernière, et inhumée en le cimetière de la paroisse de la Trinité, iceluy inventaire fait à la requeste et en présence de damoiselle Anne Lebreton veuve de François Benoist marchand de draps de soit aisnée dans ladite succession, demeurant susdite paroisse de la Trinité, et de Guillaume Lebreton marchand demeurant paroisse d’Armaillé province d’Anjou, héritier puisné dans la même succession, iceux sieur et demoiselle Lebreton seuls enfants et héritiers desdits sieur et demoiselle Lebreton et Bonhommt son épouse ; auquel inventaire a été procédé de par nous René Letort notaire dudit Laval résidant audit Laval, comme ensuit :
Une liasse contenant 11 pièces concernant la propriété de la maison et dépendances où est décédée ladite demoielle Bohonné, sise rue du Boulvard dite paroisse de la Trinité : Acte devant Me Louis Lancron notaire à Avenières le 26 septembre 1686 par lequel Pierre Maillard et Marie Baillif sa femme ont fait l’acquet de ladite maison et dépendances à Nicolas Saiget pour (f°2) demeurer par eux quite et deschargés du payement de la somme de 15 livres de rente à quoy ils avoient pris ladite maison de damoiselle Marie Chiron veuve François Blesbois par acte passé par Me Daniel de Rotrou notaire audit Laval le 21 octobre 1674 – Acte passé par Me Jean Sedillier notaire audit Laval le 22 mai 1717 par lequel demoiselles Renée et Marie Saiget ont donné à 15 livres de rente à Michel Lehard sieur du Fourcher ladite maison et dépendances – Acte atesté de Me René Trois notaire royal audit Laval le 8 octobre 1724 par lequel Jean Lemoine sieur de la Rousselière et demoiselle Anne Augeron son épouse ont donné à rente à Jacques Philippe Lelièvre marchand tanneur une autre maison faisant partie de la susdite à la charge de payer au sieur titulaire de la chapelle de st Etienne de Laubevpin alias Doujebert 14 livres 14 sols de rente et outre 9 livres de rente foncière amortissable – Acte atesté de Me Jacques Lemoine notaire audit Laval le 15 octobre 1727 par lequel Michel Lehard sieur des Fourches a donnéà rente audit Jacques Lelièvre la partie de la susdite maison par ladite prise à rente par le susdit contrat atesté du sieur Sedillier à la charge de payer auxdites Saiget 10 livres de rente et 18 livres audit des Fourches – Les autres actes attestés de Me Julien Guilleu notaire royal à Grneou le 15 janvier 1741 par lequel Jacques Lelièvre et demoiselle Roze Berthelot son épouse ont vendu à la dite demoiselle Bonhommé ladite maison et dépendances à la charge de payer aux confrères de la confrairie des p… exigée audit Laval la somme de 18 livres 18 sols de rente, celle de 9 livres due au sieur Lepennetier et la demoiselle Lemoine son épouse, celle de 10 livres due aux sieur et demoiselle Goubert de la Tesrerir, au sieur Lehard des Fourches de 8 livres d erente et 5 livres de rente viagère due audit sieur des Fourches – (f°3) Une quittance signée Michel Lehard du 17 mars 1744 portant acquit d’arrérages de rente où est fait mention que ladite demoiselle Lebreton est quitte vers les sieurs Goubert et de la Tesserie de 10 livres de rente – Quittance d’Anne Lehard niepce dudit sieur Lehard des Fourches au nom et comme procuratrice de Pierre Marie sieur du Houx son mary, suivant sa procuration attestée de Georges Letrotinmard notaire à Vitré, le 7 février 1742, icelle quittance portant acuit des arrérages de ladite rente de 18 livres en date du 2 mai 1744 – Quittance consentie par ladite demoiselle Lemoine veuve Lepennetier du 4 mai 1743 – Sousing fait entre ladite demoiselle Bonhomme et le sieur Guillieu portant consentement de la part du sieur Guilleu à ladite demoiselle Bonhommet faire construite une chambre sur les lieux communs à la charge d’entretenir à perpétuité une aine pour placer 2 perches sur lesquelles les locataires dudit Guilleu pourront toutefois et quantes tendre leur linge par la gallerie de ladite maison, iceluy en date du 29 juillet 1744
Autre liasse de 16 quittances du Sr Lemerle receveur de la confrairie des pénitents ?? des arrérags de ladite rente
(f°4) Autre liasse de 5 quittances du comté de Laval des ventes

à suivre, car elle a fait beaucoup d’autres acquêts, y compris un acquêt de la famille Duchemin !

Compte entre curateurs des enfants de défunt Gilles Bonhommet : Avénières 1655

Je tente de compléter mon étude BONHOMMET et j’ai encore un peu de travail, aussi attendez quelques jours pour aller voir mon étude terminée, car elle devient plus que documentée au fil des jours.

L’acte qui suit, mineur d’apparence, donne pourtant des noms et liens, et je sais que je descends de l’un d’eux, sans avoir pu encore déterminer si mon Jean et le fils de Gilles ou le fils de Jean Bonhommet.

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E2-274 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 19 mars 1655 après midy, par devant nous Pierre Gaultier notaire et tabellion royal establi et résidant à Laval fut présent en sa personne et deument establi Julien Margotin, marchand tissier en toilles, mari de Perrine Bonhommet tant en ceste qualité que de curateur de Jean et Jacquine les Bonhommet frère et sœur de ladite Perrine, tous enfants et héritiers de defunct Jean Bonhommet vivant curateur des enfants mineurs de defunt Gilles Bonhommet son frère, demeurant au bourg d’Avenières, lequel après submission pertinente, pour ésciter au procès qui estoit sur le point d’estre intenté contre luy esdits noms et de l’advis et consentement de Pierre Cochery aussi marchand tissier, oncle maternel desdits Jean et Jacquine Bonhommet à ce présent, demeurant en la paroisse de St Vénérand, a promis et s’est obligé es noms et qualités cy dessus et en chacun d’ixeux solidairement un seul et pour le tout mesmes par corps, dans le jour et feste de Toussaint prochaine à peine de tous intérests et despens (f°2) à Pierre Janot mari de Renée Bonhommet et Jacques Rousseau mari de Magdelaine Bonhommet, lesdites Bonhonnet filles et héritières de deffuncts Gilles Bonhommet et Magdeleine Baron demeurant au bourg d’Astillé à ce présents et acceptants, la somme de 12 livres pour demeurer par ledit obligé esdites qualités quitte de pareille somme deue aux seigneur et dame de Biraguet pour arréraiges de tentes, et laquelle somme auroit esté emploiée par ledit deffunt Jean Bonhommet en l’acte en forme de compte raporté au pied de l’inventaire des meubles de ladite deffunte Magdeleine Baron veuve dudit feu Gilles Bonhommet passé devant Me Estienne Aubry notaire royal le 19 février 1642, ledit acte de compte du 18 mars 1643, prétendant ledit Jean Bonhommet en avoir fait le paiement à la dite dame de Biraguet et que néantmoins il n’auroit fait en sorte que ledit seigneur de Biraguet estoit sur le point d’en faire demande et ainsy au moien de la quittance obligation et de paiement (f°3) qui sera fait de ladite somme de 12 livres par ledit obligé esdits noms lesdits Janot et Rousseau feront le paiement desdites 12 livres ausdit seigneur de Biraguet en l’acquit dudit obligé, lequel à ce moien demeure quitte vers eux et ledit seigneur de 2 années et demie de 30 sols de rente raportée en ledit acquit passé par ledit Aubry le 4 may 1653 comme ayant lesdits arrérages en ladite somme de 12 livres, et de plus ledit obligé esdites qualités promet paier audit Janot la somme de 6 livres dans ledit terme de Toussaint prochaine pour demeurer quite de pareillesomme obmise à emploier au compte susdit pour une année de la ferme des héritaiges desdits mineurs et laquelle année appartient à ladite Renée Bonhommet et de tout ce que dessus avons (f°4) jugé les parties à leur requeste et de leur consentement, fait et passé en ladite ville de Laval en présence et de l’advis de Guillaume Duboys cousin dedits mineurs, demeurant en ladite paroisse d’Astillé, et de Me Pierre Poulain notaire royal et Jean Chasligne praticien demeurant audit Laval tesmoins. Lesdits Janot et Duboys ont déclaré ne savoir signer. »

Exhérédation (action de déshériter) de Simon Cointet par son père Simon Cointet, en 1727 à St Saturnin du Limet

Cet article est paru sur mon blog en février 2008, mais il trouve une certaine actualité, et je vous le remets.

L’exhérédation est l’action par laquelle on exclut, on prive quelqu’un de l’hérédité, de l’héritage auquel il a droit, selon la loi ou la coutume. Il n’est guère usité qu’en parlant de l’hérédité paternelle ou maternelle, sous l’Ancien Régime. L’exhérédation n’est point admise depuis le code civil Napoléon. (Dict. de L’Académie française, 1832)

Enfin, il faut un peut nuancer, car on a le droit de déshériter dans de rares cas (violences familiales …) mais en aucun cas le défunt n’a le droit de prendre cette mesure par voie testamentaire, et elle ne peut être prise que par voie de justice.

De nos jours, une grande partie de la population mondiale possède plusieurs nationalités, et dans la majorité des cas, c’est pour avoir des droits dans plusieurs pays. Ce qui fait au passage que l’autre partie de la population a moins de droits, puisqu’elle n’a des droits que dans un pays. Cet état de chose me choque, et doit choquer beaucoup de personnes, car il est tout a fait contraire au principe d’égalité que certains aient plus de droits que d’autres…

Bref, revenons à mes propres travaux sur les exhérédations que j’ai rencontré dans mes recherches, c’est à dire avant la Révolution.

Mon site donne un cas célèbre : celui des Allaneau : un frère et une soeur coupables de relations intimes, exhérédés par leur père. Ce garçon et cette fille étaient réputés sans hoirs par les généalogistes précédants. J’avais retrouvé leur trace par la suite : elle au couvent, lui marié, donnant une branche moins aisée, allant jusqu’au travail d’artisan, issus d’une lignée de châtelains de Pouancé.

J’ai trouvé beaucoup d’autres cas, variés. En voici un à titre d’exemple : le père qui déshérite son fils, mais pour mieux préserver aux enfants de son fils leur héritage futur (j’en ai plusieurs de ce type, et je les trouve assez sympas à y regarder de près).

Le 4 juillet 1727, devant Antoine Menard Nre royal à Pouancé, h. h. Simon Cointet laboureur demeurant à La Trotrie à St Saturnin du Limet, pour conserver son bien à sa famille et postérité, attendu la mauvaise conduite et dissipation continuelle et notoire que fait Simon Cointet son fils aîné, de ce qu’il peut avoir en sa possession soit du sien soit de celui de ses enfants qu’il détériore pour subvenir à plusieurs démarches qu’il fait, veut et ordonne que les biens qui resteront après son décès en ce qui en appartiendra pour sa portion héréditaire en sa succession ne puissent être aliénés, engagés ni vendus, doit mobiliers ou immobiliers par ledit Simon Cointet, lui en interdisant dès à présent, comme dès lors, la propriété, fors les à fond qu’il aura sa vie durant, et comme il se trouvera quelques meubles, ou argent, ils seront vendus et les deniers colloqués ainsi que l’argent, dont il recevra l’intérêt par forme d’usufruit, comme dit est, sans en pouvoir disposer autrement, à l’effet de quoi il l’exhérède par ces présentes quand à ladite propriété, et lui substitue tous ses enfants, qui en cas de mort sans enfants, se succéderont en la propriété les uns aux autres par accroissement sans qu’il y puisse prétendre, et s’ils décédaient auparavant leurs enfants succèderont pour leur quote part, et à défaut ses frères, et soeurs, ou leur représentation,
et ledit sieur Cointet consent que ces présentes soient lues, publiées, enregistrées, et insinuées partout ou besoin sera, de ce partout averti, suivant l’ordonnance à leffet de quoi, il donne pouvoir spécial au porteur des présentes …
passé audit lieu de la Torterie présents Pierre Feuvrie tixier à la Guinonnière et Mathurin Feuvrie demeurant au bourg de St Saturnin du Limet, témoins, et ledit Cointet a déclaré ne savoir signer. (AD49, Archives notariales)

En fait, le père préserve l’avenir des petits-enfants… qui eux, hériteront plus tard de la part immobilière dont leur père aurait dû hériter, celui-ci n’ayant pas le droit de l’aliéner.

Le cas le plus extraordinaire que j’ai rencontré, en 1610, est celui d’un père, avancé en âge (pour l’époque), et manifestement atteint d’infirmités, qui exhérède sa fille unique au profit d’un neveu, parce qu’elle a fuit ses devoirs filiaux, à savoir prendre soin de son père sur ses vieux jours. Il y a quelques années, discutant de ceci dans mon entourage, quelle ne fut pas pas surprise de recueillir un témoignage contemporain : ils étaient trois enfants, un fils marié, une fille au couvent, et lorsque la troisième fille se maria, il y eut des proches pour lui signifier que sa place était de rester auprès de ses parents pour leurs vieux jours, et non de se marier. Eh oui ! vous avez bien lu, je n’invente pas. Il y a eu pendant des siècles, des sacrifiés (iées devrais-je sans doute écrire) au devoir des vieux parents. Il est probable d’ailleurs que dans ces lignes, certains (aines) se reconnaîtront.

Mais au fait, savez vous où était partie cette fille ingrate, je vous le donne en mille ! Elle était entrée au couvent (cloître fermé), sans la permission de son père, et comme les religieuses accueillaient à l’époque les filles issues de milieux très aisés, avec un pécule en conséquence, elle était partie avec les bijoux… Naturellement, au décès du père, il y eu procès, pour faire annuler le testament (on pouvait exhéréder par simple acte notarié, par testament…), qui fut annulé. J’ose ajouter : Ouf ! Un tribunal qui avait considérer qu’une fille pouvait choisir entre Dieu et se sacrifier à son père.

Naturellement, il y a sur l’exhérédation une grande quantité de règles juririques, variables d’un droit coutûmier à l’autre. Je vous les ai mises sur une autre page pour ne pas alourdir ce billet, car il y a beaucoup sur ce point de droit d’antan. Sachez seulement que : « La disposition qui frappe quelqu’un d’exhérédation est réputée si terrible, qu’on la compare à un coup de foudre : c’est en ce sens que l’on dit, lancer le foudre de l’exhérédation ; ce qui convient principalement lorsque le coup part d’un pere justement irrité contre son enfant, & qui le deshérite pour le punir. » (Diderot, Encyclopédie)

De nos jours, le terme exhérédation est utilisé pour tout autre chose, qui n’a absolument rien à voir avec cette mesure de l’Ancien Régime. Mais, en série U (justice au 19e siècle) on trouve d’autres méthodes, telle l’interdiction, par un conseil de famille… Et, l’histoire nous a aussi transmis que de tous temps, en particulier à certaines époques, pour peupler des pays lointains, des familles n’hésitaient pas à y faire envoyer leur vilain petit canard, par lettre de cachet par exemple.

Avant d’aborder le contrat de mariage, que doit-on encore voir ? Ce ne sont ni les bans, ni les dispenses d’affinité et de consanguinité… mais … Réfléchissez bien… je suis sure que vous allez y parvenir…

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