Pourquoi le mariage de Pierre Poiroux est son premier mariage : méthode de lecture d’un acte de mariage

Je vous ai mis sur le billet précédent les autres actes concernant Pierre Poiroux (le décès de Jeanne Huau, et le remariage en 1708 avec Mathurine Grignon.

Ici, je vous explique comment on lit un acte. Car les prêtres étaient le plus souvent très rigoureux sur l’état civil d’un célibataire ou veuf.  (Souvenez vous qu’ils vérifiaient même et y compris les liens de consanguinité et/ou affinité etc….) Lorsqu’il s’agit d’un veuf il le précise, mais le plus souvent il n’indique par les parents, seulement le nom de la veuve. Mais lorsqu’il donne les parents et pas de nom de veuf (ve) c’est qu’il s’agit d’un(e) célibataire.

En conclusion, le mariage qui suit est le premier mariage de Pierre Poiroux, et ce de manière certaine et prouvée.

Saint-Clément-de-la-Place « Mariage de Pierre Poyroux fils de Pierre Poyroux et de defunte Marguerite Berthais, et Jeanne Huau fille de Jean Huau et Louise Leroyer, présents Pierre Poyroux et René Poyroux cousins germains, Maurille Albert beau-frère, Louyse Poyroux soeur du marié »

 

Je vous mets ces jours-ci à jour mon immense étude POIROUX, car j’ai encore une PERLE à dénoncer dans un futur billet.

A+

 

 

 

Pierre POIROUX était décédé bien avant sa seconde épouse Mathurine Grignon

Il est à noter que Mathurine GRIGNON épouse de Pierre POIROUX met au monde en 1720 à Saint-Clément-de-la-Place :

Mieux, elle survit même à son époux car elle est présente au mariage de Louis Bessonneau et Perrine Poiroux en 1731 :

ce mariage fait les BESSONNEAU à partir des POIROUX

Conclusion :

Mathurine Grignon a vécu plus longtemps que son époux Pierre Poiroux, et celui-ci ne peut en aucun cas avoir épousé Julienne Grandière.

 

Saint-Clement-de-la-Place le 8 mars 1708 inhumé Jeanne Huau, 32 ans, femme de Pierre Poirou. (Elle avait mis au monde déjà au moins 2 enfants en 1704 et 1705)

Saint-Clément-de-la-Place, le 5 juin 1708 mariage de Pierre Poirou veuf de Jeanne Huau, et Mathurine Grignon fille de defunt Mathurin Grignon et defunte Jacquine Cherbonnier, présents Pierre Poirou, Jean Huau, Mathurin Grignon, Marie et Jacquine Grignon

 

Louzil : nom de lieu qui existe à Bouchemaine (49) mais aussi à Congrier (53)

Or, beaucoup de familles ont porté le titre de « sieur de Louzil », sans que l’on puisse leur attribuer la possession réelle du lieu et lequel des 2 métairies qui ont porté ce nom LOUZIL, l’une à Bouchemaine l’autre à Congrier. On sait par ailleurs, lorsqu’on  est sérieux en recherches d’ascendances, que beaucoup ont autrefois porté des titres de lieux sans en être propriétaires depuis longtemps, et aussi que Célestin Port a souvent confondu le titre de sieur de avec celui de propriétaire de, donc on ne peut s’y fier.

En particulier les LENFANT de Clisson se sont très longtemps intitulés sieurs de Louzil, probablement à cause de Bouchemaine. Mais dans le même temps, c’est à dire à partir des années 1650, une branche des AVRIL s’intitule aussi sieurs de Louzil.

Je retrouve beaucoup d’actes sur mon blog portant le terme LOUZIL, en partiulier les actes suivants :

Les enfants de défunts Jean Gilles et Renée Herbert transigent sur leurs différents, Ménil 1628

Vente, puis retrait lignager, de la closerie de la Touche : Congrier 1633

La question est de savoir de manière prouvée, c’est à dire par des actes de vente ou des inventaires de succession et/ou partages, qui a le LOUZIL de Bouchemaine et qui a celui de Congrier, bref, quels ont été les propriétaires successifs de ces lieux au nom si particulier, mais dont il existe bien encore 2 lieux, l’un à Bouchemaine, l’autre à Congrier.

 

 

Encore des copistes qui copient mal sur ROGLO

Ces temps-ci, il ne vous a pas échappé que je suis un peu contrariée donc grincheuse devant les erreurs des copistes… J’aimerais tant voir des choses bien faites…

Clisson St Jacques le 30 avril 1752 baptisé Louis Honnoré fils de messire Jean Baptiste L’Enfant seigneur de Louzil et dame Françoise de Monti son épouse la parrain a esté messire Honnoré L’Enfant non marié

Clisson Saint Jacques le 12 novembre 1752 a est inhumé dans le cimetière Jean Louis Honnoré L’Enfant âgé de 6 mois, fils de messire Jean Baptiste L’Enfant et dame Françoise de Montis son épouse

et le voici sur ROGLO en double petit bonhomme, une fois mis en 1742 soit 8 ans avant le mariage de ses parents, et une seconde fois en 1752

Je signale également aux copistes de ROGLO que Clisson avait 5 paroisses, donc 5 séries de registres, et qu’il n’est pas digne d’un généalogiste quel qu’il soit de faire l’économie du nom de la paroisse, d’autant qu’elles étaient socialement très différentes, comme c’est souvent le cas dans les villes aux multiples paroisses.

Analyse critique d’une copie de copie : contrat de mariage d’André L’Enfant et Jeanne Pelaud, Angers 1505

Ce jour, je vous livre point par point, mon esprit critique sur un document. Auparavant, qu’il me soit permis de remercier André qui m’a adressé cet acte afin que je m’exprime. De son Canada, pas si chaud que cela, il partage son immense intérêt pour les PELAUD/PELAULT avec moi pour ce qui concerne les Angevins. Merci encore André.

Donc, l’acte est le contrat de mariage d’André L’Enfant et Jeanne Pelaud en 1505

  • Même la référence à cet acte dans les DOSSIERS BLEUS (BNF en ligne sur GALLICA) comporte 2 erreurs. Cette référence dit l’acte « passé à Angers par Martin et Pelaud notaires ». Or, le document dit l’acte passé « au Moigne, en présence du curé du Moigne » et par « Martin et Peraud »

 

  • Votre servante (moi, Odile) est une grande habituée de l’écriture et des termes des notaires d’Angers en 1505, pour en avoir retranscrit beaucoup. Or, ni l’écriture ni les termes ne sont de cette époque sur cette « copie ». Si cette « copie » est marquée en marge « copie délivrée en 1511 » c’est que le document qui a servi a établir cette « copie de copie » était la grosse établie en 1511 pour la famille, restée dans des papiers de famille, et que l’acte dont nous disposons ici n’est qu’une copie très ultérieure de la grosse. Probablement du 18 voire 19ème siècle. C’est une copie tardive de grosse.

 

  • Pire, cette « copie tardive d’une grosse » n’est aucunement signée ni précisée par qui et quand cette ultime copie a été faite. Or, JAMAIS un copiste ne doit se passer de mentionner ces points précis.

Voici la première page qui porte mention COPIE de 1511 en marge et aussi, regardez bien, mention COPIE en commençant la copie, ce que ne font jamais les copistes du 16ème siècle

Et voici la dernière page où on trouve lieu et notaires comme je vous expliquais ci-dessus, mais aucune signature du copiste ni la date de cette ultime copie

 

 

 

Le logiciel de ROGLO manque d’esprit critique : il laisse une confusion entre naissance et décès

J’avais vu sur ROGLO il y a un mois les surprenantes dates des enfants d’Ysabeau DOISSEAU, et cela est toujours le cas ce jour :

Bien entendu Ysabeau DOISSEAU n’a pas eu des enfants à 55 ans d’intervalle !

Et vous avez bien compris, comme moi, que 1620 est la date du décès de Françoise EVEILLARD

Le magicien qui a magiquement compilé pour mettre sur ROGLO les EVEILLARD était pour le moins distrait. Le logiciel de ROGLO manque d’intelligence tout court.