Jacques Bourdais, tanneur, achète les peaux de Jean Benesteau, boucher : Saint Georges sur Loire 1617



J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 18 mai 1617 avant midy, devant nous Jehan Baudriller notaire royal à Angers ont esté présents et establiz honneste homme Jacques Bourdais marchand tanneur demeurant à Savennières soubzmectant confesse debvoir et par ces présentes promet payer et bailler dedans 4 sepmaines prochainement venant à honneste homme Jehan Benesteau aussi marchand boucher demeurant en la paroisse de Saint Georges sur Loire à ce présent stipulant et acceptant la somme de 75 livres à cause et pour raison de la vendition de peaux de boeufs vaches bouvards veaulx et autres peaulx de la saison dudit Benesteau vendues par ledit Benesteau audit estably en l’année dernière finie au jour et feste de Caresme prenant dernier passé ainsi qu’il a recogneu et confessé par devant nous et l’en acquite, et par ces mesmes présentes demeure ledit Besnesteau quicte vers ledit esably de labillage d’une peau de vache habillée par ledit estably de son estat de tanneur et pour cuir qu’il luy auroit ci davant vendu et demeure le procès intenté entre les parties par devant messieurs les juges consuls des marchands de ceste ville pour raison de ce que dessus nul et assoupy sans autre despens dommages et intérests ; à payer ladite somme audit terme dommage amandes oblige ledit estably luy ses hoirs biens et choses à prendre vendre mesme son corps à tenir prison comme … renonczant etc foy jugement condemnation etc fait à angers en nostre tabler en présence de honneste homme René Chaudet sieur de Lanaige ? et Mathurin Metairye praticiens demeurant audit Angers

A la mémoire des avocats du Barreau de Paris morts pour la France

Je découvre avec bonheur un site que je me permets ici de vous signaler. C’est en fait le musée du Barreau de Paris, qui possède les archives du Barreau, et a entrepris la mise en ligne de biographies fort intéressantes sur ceux qui sont décédés au champ d’honneur en 14-18.
Les biographies donnent photo, papiers de correspondance avec le Barreau, et une véritable biographie de chacun.
Ce travail est en cours, mais ce qui est en ligne mérite la visite et si vous avez des compléments ils sont preneurs.

Je dois vous avouer que je ne soupçonnais pas l’existence de telles archives, et que j’ai été bien agréablement surprise lorque je suis tombée dessus, tout à fait par hasard, en « glandouillant » sur Internet. Comme quoi, les sources d’archives sont multiples et Internet bien utile lorsque chacun participe.

J’ai ainsi pu lire attentivement la notice concernant Pierre Moride

Vous n’ignorez pas en effet mon intérêt pour la famille MORIDE, que j’ai si longuement étudiée il y a maintenant plus de 25 ans.

Légion d’honneur : erreurs dans la base de données Léonore

La base de données Léonore possède de nombreuses lacunes, et se garde bien de signaler qu’elle est APPROXIMATIVE, ce qui est choquant, compte-tenu de la vocation honorifique de la Légion d’honneur.
Elle comporte même carrément des erreurs, comme celle qui suit, totalement incompréhensible !!!

Voir mon étude des AUDINEAU
Voir mes pages sur CLISSON

Comment une telle base peut-elle classer CLISSON en Seine-Maritime ? J’ai tenté de comprendre comment l’erreur était survenue et je n’y parviens pas, tant c’est énorme.

CLISSON est situé en LOIRE-ATLANTIQUE

Certes la Loire-Atlantique était à l’époque de Charles Audineau la Loire-Inférieure, et si je ne m’abuse la Seine-Maritime était la Seine-Inférieure, donc, il y aurait un fonctionnaire qui a confondu la Loire et la Seine ???
ATTENTION, DEMAIN JE VOUS REMETS ENCORE UNE ENORME LACUNE DE CETTE BASE

J’ai sans doute perdu des commentaires depuis quelques mois, veuillez m’en excuser

BONJOUR A TOUS et TOUTES MES EXCUSES à tous ceux qui auraient posté depuis quelques mois un commentaire sans le voir apparaître sur mon blog.

En effet, les webmasters de blogs travaillent avec des outils de tri de commentaires malveillants, car vous devez bien vous douter qu’ils reçoivent de tout et n’importe quoi de toute la planète, et Dieu sait que la planète fourmille d’informaticiens aux idées perverses, et de toutes les perversités.

Donc, je fonctionne depuis plus de 20 ans avec un PLUGIN, c’est le nom donné à ces sous-logiciels, qui triait les INDESIRABLES
Les indésirables étant chaque matin nombreux, et le logiciel triant correctement, il y a belle lurette que je lui faisais confiance, et que je ne me tappais pas chaque matin le tri des innombrables indésirables. D’autant que ces perversités n’ont pas de quoi vous mettre en forme dès le matin !!!

Or, hier soir, je ne sais pourquoi, j’ai voulu regarder les 60 derniers commentaires mis à la corbeille par le logiciel, histoire de me faire à nouveau une idée des indésirables malveillants, mais sans visionner la pervsersité, uniquement en webmaster responsable, et là, STUPEFAITE, je découvre parmis les 60 commentaires mis à la corbeille depuis quelques jours, le MERVEILLEUX COMMENTAIRE DE JEAN YVES, qui n’avait strictement rien dans son contenu pour mériter l’envoi à la corbeille.

En d’autres termes, mon logiciel fonctionne mal depuis quelque temps, et j’ai pu perdre des commentaires importants.

JE PRIE TOUS CEUX QUI AURAIENT ENVOYE UN COMMENTAIRE NON PARU DE BIEN VOULOIR M’EXCUSER,

 

et bien sûr outre mes excuses, si le coeur leur en dit, ils peuvent reposter les commentaires, car je vais relire chaque matin cette corbeille fautive, pour vérifier, et par ailleurs je vais de ce pas sur les forums WORDPRESS étudier l’état actuel des logiciels de tri d’indésirables, car il est sans doute possible qu’il en existe d’autres car l’informatique évolue vite et ce quotidiennement

ENCORE PARDON A TOUS
je vais tenter d’y rémédier
Bien à vous
Votre
Odile

TOUJOURS TOUT DEMONTRER AVEC PREUVES, ET NE JAMAIS RIEN RECOPIER

Ce jour, je décale mes billets prévus, pour tenter de vous expliquer mon point de vue sur les recherches en filiation.

En effet, depuis 30 ans que les foutus logiciels de généalogie existent, j’ai TOUJOURS constaté qu’ils embrouillent plus qu’ils n’aident.

Je m’explique.

Plus on remonte le temps, plus les absences de filiation existent dans les actes, notamment les plus utilisés, à savoir les registres paroissiaux.
En l’absence de filiation dans un mariage on contourne donc le problème en s’appuyant sur d’autres sources, comme les mariages collatéraux, les parrainages, etc…
MAIS DANS TOUS LES CAS, EN L’ABSCENCE DE FILIATION DANS LE MARIAGE, IL FAUT IMPERATIVEMENT INDIQUER PAR UNE DEMONSTRATION DETAILLEE COMMENT ON EST PARVENU A LA FILIATION : JE VEUX DIRE QU’IL FAUT LA PROUVER EN INDIQUANT CLAIREMENT LE RAISONNEMENT SUIVI ET LES PREUVES SUR LESQUELLES IL S’APPUIE

Or, les logiciels de généalogie se passent allègrement des preuves pour court-circuiter les filiations, et conclure qu’un tel est le tonton, sans écrire et analyer la preuve.
JAMAIS JE N’UTILISERAI DE LOGICIEL TANT ILS SONT DANGEREUX SUR CE POINT

Par ailleurs, les forums et bases de données regorgent d’échanges dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ne sont pas vérifiés, et multiplient les erreurs. Et plus personne ne sait d’où vient tel lien filiatif, mais le recopie puisque d’autres l’ont dit.

Telle est mon expérience, DOULOUREUSE, et en vertu de cette douloureuse expérience, toujours vraie, je sais qu’en généalogie il existe une règle absolue, surtout ne jamais prendre en compte un lien sans le vérifier. Les généalogistes surs sont si peu nombreux, telle est mon expérience, car l’immense majorité ne se méfie plus.

Donc, je demande pardon à Marie-Laure de ce que je vais écrire.
car gentiement elle nous écrit le 4 octobre dans son commentaire :

Mathurin Séjourné se marie le 12/05/1661 à la Jaillette avec Perrine Priet ; il est dit fils de + Mathurin Séjourné et de + Marie Guiton. J’ai donc recherché les enfants de ce couple.

En allant voir l’acte du registre paroissial en ligne, je lis :

Mariage à La Jaillette « Le 12 mai 1661 Mathurin Séjourné fils de defunt Mathurin Séjourné d’une part, et à Perrine Priet fille des defunts Pierre Priet et Julienne Renard, furent présents les parents de part et d’autre, et aussy monsieur le curé de Montreuil sur Maine et honorable homme François Rigault sieur de Someres »

Pas de nom de la mère.

Je m’étonne, et je regarde l’ouvrage que Mme Verry avait écrit avant les archives en ligne, et qui dresse l’inventaire précis des registres paroissiaux. En effet, depuis la numérisation en ligne, il existe des séries communales qui peuvent être occultées, et comme chacun doit le savoir la copie (la départementale) peut contenir une erreur du copiste.
J’en profite au passage pour vous resignaler que la numérisation nous a fait perdre la vérification de ces erreurs des copistes, en nous occultant le droit de regarder la série communale, toujours plus fiable.

Bref, j’en conclue que le logiciel de Marie Laure lui a gentiement (façon de parler) embrouillé la filiation, sans distinguer ce que dit exactement la source.

J’ai donc relu entièrement le registre de la Jaillette, et trouvé le mariage de Jean Séjourné, qui lui donne :

Mariage à La Jaillette « Le 1er octobre 1665 Jean Séjourné fils de defunt Mathurin Séjourné et de defunte Marie Guiton d’une part, et Françoise Collet fille de Claude Collet et de Perrine Picquet d’autre part, en présence de Me Pierre Duval prêtre et honorable homme François Rigault sieur de Sonneur, Mathurin Séjourné, frère dudit époux, et René Collet frère de ladite épouse »

Et là je trouve bien qu’il est frère de Mathurin, et fils de Marie Guiton. Et en étudiant les parrainages des enfants des 2 couples je pense en effet qu’on peut conclure que notre Mathurin est bien celui qui est frère de Jean.

Au passage cependant, je vous signale qu’on ne peut pas conclure que Marie Guiton est la mère de Mathurin. En effet, les femmes étaient mortelles, surtout en couches, et les remariages fréquents, donc, on ne peut jamais affirmer que la mère est la même, sauf bien entendu à retrouver tous les baptêmes de ces fratries, et c’est ce qu’a fait Marie Laure à Châtelais.

Pour remonter à Châtelais et conclure que Marie Guiton est la mère de Mathurin, on trouve bien un Mathurin Séjourné né en 1621, mais hélas on ne trouve pas de baptême de Jean. C’est facheux. Mais cela n’enlève rien au raisonnement car le registre de Châtelais est lacunaire, des années entières.

Donc, je suis d’accord pour Châtelais et Marie Guiton, mais au prix d’un raisonnement qui dout IMPERATIVMENT toujours être explicité, et les raccourcis des logiciels de généalogie sont préjudiciables à la plupart des filiations, car j’ai un grand nombre de cas où les erreurs en découlaient.

Je vous prie instamment Marie-Laure instamment de me comprendre. Si je suis devenue si méfiante, c’est que vous n’avez pas idée des énormités, en quantité, qui pleuvent sur les bases de données et il est IMPOSSIBLE de copier la moindre donnée d’une base de données, et il faut IMPERATIVEMENT TOUT VERIFIER et surtout TOUT ANALYSER LES FILIATIONS AVEC LES PREUVES CERTAINES

Bonne journée à tous
et gardez le moral
et surtout le cap
car tel est l’enjeu !
Odile

Marguerite Cohon et Etienne Paillard vendent un pré : La Rouaudière 1593

Voici encore Mathurin Cohon, cette fois avec un nom d’épouse, et même si l’acte ne dit pas qu’ils sont les père et mère de Marguerite Cohon, il semble bien que ce soit le cas, car on sait pas les autres actes qu’un Mathurin Cohon, tout à fait contemporain, avait un fils Pierre, donc ne peut pas avoir laissé de succession sans hoirs qui serait advenue collatéralement à Marguerite Cohon. Donc tout laisse à penser que Marguerite Cohon est soeur de Pierre.

Je vous mets aussi l’acte sous la catégorie PALEOGRAPHIE qui contient beaucoup d’actes sur mon blog et mon site, et ce pour ceux qui souhaiteraient s’entraîner, mais attention, pour vous entraîner, vous ne regardez pas ma retranscription avant, seulement après.


Acte des Archives de la Mayenne AD53-207J12 chartrier de la Rouaudière (53)Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 23 septembre 1593 avant midy, en notre cour de Pouancé (devant J. Camerelle notaire de Pouancé) endroit personnellement establys chacuns de honneste homme Estienne Paillard et Marguerite Cohon sa femme de lui authorisée, demeurant à la Foulleraye paroisse de Congrier, soubzmetant eulx un chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc, confessent avoir ce jourd’huy vendu quicté cèdé et délaissé et transporté et encore vendent quittent cèsent délaissent et transportent à jamais perpétuellement par héritage à Pierre Trovallet et Jacquine Davy sa femme demeurant à la Biraudière paroisse de La Rouaudière présents et acceptants qui acheptent pour etc ung pré clox à part nommé le pré de la Planche, sis et situé près le lieu de la Jumerye en la paroisse de La Rouaudière, joignant d’ung cousté la terre des héritiers de la veuve de defunt Marin Davy d’autre côté le chemin tendant de la Jumerye au bourg de ladite Rouaudière abouté d’un bout à la terre de Guillaume Mulleunet ? d’autre bout (f°2) le ruisseau tendant de l’estanc de Bomyer à l’estanc de la Heardière en ce non compris la haye du bout dudit pré à la terre dudit Guillaume Muleunet, et comme ledit pré est escheu auxdits vendeurs entre autres choses par partage … de la succession de defunts Mathurin Cohon et Marguerite Colleau ; tenues lesdites choses de la terre, fief et seigneurie de La Rouaudière à la charge desdits acheteurs de payer et acquiter au temps advenir par chacun an au terme d’Angevine deux sous tz entre les mains desdits vendeurs pour toutes charges fors obéissance au fief ; transportant … et est faite la présente vendition cession et transport pour le prix nombre et somme de 33 écus ung tiers d’écu, quelle somme nombre de 33 escuz ung tiers d’escu lesdits achepteurs ont aujourd’huy payée et baillée comptant auxdits vendeurs en notre présence et à veue de nous, tellement que iceulx vendeurs s’en sont tenuz à contant et bien poyéz par devant nous et en ont quicté et quictent lesdits achepteurs (f°3) et dont etc auxquelles cession et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc obligent etc renonçant etc mesmes la dite venderesse au droit velleyen à l’espistre divi adriani et à tous autres droits etc foy jugement et condemnation etc fait en la maison desdits achepteurs où ils sont demeurant à présent présents Jehan Myo… et Yves Hunault tesmoings ; lesdits vendeurs ensembles lesdits tesmongs déclarent ne savoir signer ; en vin de marché dons commission payé par lesdits achepteurs du consentement desdits vendeurs la somme de 3 escuz sol dont lesdits vendeurs s’en sont tenuz à content ; ainsi signé en la minute de ces présentes P. Tropvallet et J. Camerelle notaire soubzsigné