mes Fortin ont accumulé les erreurs sur les registres

Mon arrière grand mère FORTIN, née à Saint-Sébastien-sur-Loire, a accumulé un immense nombre d’erreurs d’état civil avant et après la révolution, et tellement immense que je crois qu’elle mérite une mention au livre des records.
Ici, ce jour, je vous livre les erreurs FORTIN de 1783 à 1821, mais demain je vous livres par dizaines les erreurs dans la copie du registre de Beaupréau Saint Martin dont est issue la grand mère paternelle CLEMOT de ma FORTIN.

  • Voir mes FORTIN
    Voir mes CLEMOT
  • Après des décennies passées dans les registres, je peux affirmer que les erreurs existent bel et bien dans les registres, mais que mon ancêtre Mathurin-Julien Fortin x1 Saint-Sébastien-sur-Loire (44) 1er juillet 1783 Marie Couprie a accumulé un nombre hallucinant d’erreurs de registres dans son ascendance.

    En 2017 je viens de repasser 15 jours sur les registres qui le concernent personnellement, et je constate que lui-même a été victime de plusieurs erreurs, les autres excessivement nombreuses sont dans le fichier CLEMOT ligne de sa grand-mère paternelle.

    Le 22 avril 1811 il fait rectifier plusieurs erreurs le concernant personnellement, et ce par jugement rendu par le tribunal civil le 26 mars 1811 : soit en tout 4 rectifications.

    Il fait ajouter un enfant non enregistré pendant les troubles de la guerre de Vendée : Mathurin Fortin né le 14 février 1796 de Mathurin Julien Fortin et Marie Couperie. Ceci est compréhensible faute de registres.

    Et il fait rectifier son acte de son mariage, et de la naissance de 2 de ses enfants : « le 4 juillet 1783 aliàs 1789 (la copie du jugement se trompe encore) il n’est pas nommé « Mathurin Julien Fortin » mais Mathurin Fortier » et sur celui du 20 décembre 1791 il est nommé « Fertin au lieu de Fortin et on a à nouveau oublié son prénom Julien »

    Pour faire passer tous ces jugements, il se fait passer pour « indigent », sans doute pour obtenir gratuitement ces jugements. Or il est laboureur sur tous les autres actes.

    Mais ce ce n’est pas tout car au mariage de son fils René à Saint-Sébastien

    « Le 12 novembre 1821 … René Fortin, laboureur, né au village de la Métairie en cette commune le 19 octobre [erreur c’est décembre] 1791, majeur, fils de Mathurin Julien Fortin, laboureur, présent et consentant, et de feue Marie Corgnet [erreur c’est Marie Couprie]

    Mais demain, je vous mets les incroyables erreurs des CLEMOT

    Mon arrière-arrière grand mère Jeanne Morille, enceinte, perd son mari, et épouse son beau-frère : Nantes 1852

    5 000 actes notariés sur le blog d’Odile Halbert, chercheuse réputée mal commode !
    Mal commode parce que exigeante comme la chimiste qu’elle fut : preuves, rien que preuves, et tout voir et vérifier.

    Il y a tant de pièges que j’ai il y a plus de 10 ans déjà écrit des pages de GENEAFOLIE sur mon site.

    Je vais vous emmener, au fil du mois qui vient, découvrir comment j’en suis arrivée à autant de méfiance, car cela a commencé dès le début de mes recherches.

  • Cela a commencé avec le plus oublié de mes grand pères : mon arrière-arrière grand père Guillouard
  • Comme toutes les personnes âgées, née avant la seconde guerre mondiale, j’ai connu l’époque de haute fréquentation des cimetières.
    La génération précédente, celle qui était née juste avant la première guerre mondiale avait même connu plus qu’une haute fréquentation. Ainsi, l’une de mes tantes me racontait que c’était tous les dimanches après les vêpres, et dès le jeune âge. Adulte, elle ne les fréquentait plus du tout. Je la comprends.

    Moi, ce ne fut que toutes les Toussaints, mais alors un pélerinage complet comprenant plusieurs cimetières. Enfant, mes parents nous menaient chaque année sur toutes les tombes. Et j’ai une chance innouïe, il y en avait pléthore à Nantes.

    Vous pensez que j’avais beaucoup de chance ! car vous, vous avez ramé pour trouver des cimetières et des tombes pour identifier vos grands parents etc…

    Eh bien détrompez-vous !

    Mon premier piège le voici, avec la tombe de mon arrière grand-père Guillouard, tombe fréquéntée mais qui va s’avérer le plus oublié des grands parents, voici pourquoi et comment.

    Sur cette tombe, maman, née Guillouard, expliquait gentiement : Voici mon arrière grand père Jacques Guillouard, et la tante Blanche.
    Je passe sur les détails, car il y en avait de très fleuris, comme la tante Blanche si radin qu’elle se lavait les pieds dans sa soupière !

    Certes, à l’époque de mon enfance, je croyais tout ce que disait maman, comme tous les enfants sans doute, et comme elle avait déjà tant raconté, je ne posais pas de questions sur les autres noms que vous voyez sur la vue ci-dessus
    Noms que je devais découvrir lorsque j’entrepris les vérifications à l’état civil.
    Enfin, à l’état civil de l’époque, sans photocopie, sans consultation sur place, bref, le temps préhistorique de la recherche !!!

    Et là ! OUILLE !!! Rien ne se passe comme prévu.

    Je vous mets d’abord les actes, avec les moyens modernes puisqu’ils sont désormais en ligne :



    Le mariage du grand père de ma maman en 1871, le donne fils de François.

    Ce qui se vérifie avec l’acte de naissance :

    Toujours fils de François et même fils posthume de François.

    Dont voici l’inhumation peu avant la naissance de son fils :


    Et voici le remariage de sa veuve avec le frère de son défunt mari, et cette fois j’ai Jacques Guillouard, lequel n’eut pas d’enfants, et François Guillouard, fils posthume unique de François, fut traité comme son fils, au point d’oublier le vrai père.
    Comme on peut le voir sur l’acte de remariage avec son beau-frère Jacques, il n’y a eu aucune dispense demandée, et le code civil de 1852 autorisait donc pleinement le mariage entre beau frère et belle soeur.

    Lorsque je fis cette découverte, j’en parlais à ma maman, que je voyais tous les dimanches. Mais, jamais elle ne m’a crue, et elle m’en a même voulu, car selon elle, c’était bien Jacques le père de son grand père et je me trompais (selon elle).

    Et ma maman est décédée des années plus tard, sans m’avoir crue un seul instant.

    Voici donc l’une de mes premières sources d’erreur, certes dans ce cas exceptionnel, peu important sur le fonds, puisque les 2 frères avaient les mêmes parents, mais tout de même, illustrant comment dès le début j’ai appris à me méfier de tout dans mes recherches, car immédiatement après je fis encore moult expériences d’erreurs et tant et si bien que je suis devenue ce que je suis, une chercheuse exigeante qui passe pour une mal commode, mais fière de son exigence.
    La suite au prochain numéro
    Odile

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Erreurs dans les registres paroissiaux et l’état civil : le curé d’Ingrandes a oublié d’enregistrer le baptême de Louis Guillot en 1708

    Il faut dire qu’il est décédé illico après le baptême et n’a pas eu le temps de l’enregistrer.
    Puis, les années ont passé, et pour se marier Louis Guillot a besoin de son extrait de baptême.
    Mais il vit en fait à Montrelais où vivaient d’ailleurs ses parents en 1708, et Montrelais, le long de la Loire, est situé en Bretagne et de nos jours en Loire-Atlantique, tandis qu’Ingrandes est en Anjou, toujours le long de la Loire.
    D’ailleurs j’ai assez souvent rencontré des baptêmes dans la paroisse voisine, lorsque l’église de la paroisse voisine est plus proche ou que le temps est très très mauvais. Ainsi citons à Gené des baptêmes de parents du Lion d’Angers etc…

    Sur mon site vous avez mes pages GENEAFOLIE,
    dont la page « Les erreurs dans l’état civil »

    Et rassurez vous les erreurs existent toujours, même si elles sont sans doute beaucoup plus rares avec nos méthodes plus suivies.

    Cet acte est en ligne sur le site des Archives Départementales du Maine-et-Loire, Registre paroissial d’Ingrandes-sur-Loire- Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    « Le 15 avril 1730, devant nous Jules Rigault prêtre curé de cette paroisse d’Ingrande diocèse d’Angers, a comparu Louis fils de deffuncts Jan Guillot marinier et de Janne Roulleau sa femme vivants demeurants à la Vue du Fraijeu ? paroisse de Montrelais diocèse de Nantes, disant que par nécessité il auroit été baptisé en notre église, et nous auroit requis l’extraict de l’acte de son baptême, que nous avons cherché avec toute l’attention et l’exactitude possible sur les registres de baptêmes mariages et sépultures de nostre dite église, sans les avoir trouvé ; à l’instant il nous a présenté les personnes de Jan et René les Guillots, mariniers, ses cousins germains du costé parternl, Mathurin Goguet mari de Perrine Davy aussi marinier de la dite paroisse de Montrelais, qui ont déclaré ne savoir signer, Claude Caillou menuisier mari de Marie Davy ses cousines germaines du costé maternel, de cette paroisse, soussignés, lesquels sont reconnu unanimement ledit Louis Guillot pour estre fils du légitime mariage dudit deffunt Jan Guillot et de ladite deffuncte Janne Roulleau leur oncle et tante, et celle d’honnête femme Janne Biotteau veuve en dernières noces de Jan Baptiste Deriaud, aussi de cette paroisse, qui nous a affirmé et asseuré qu’elle avoit tenu sur les fonds de baptême de notre dite église ledit Louis Guillot, avec feu Louis Marquin mari de defunte Perrine Couillau tante dudit baptisé du costé maternel le 20 décembre de l’année 1708, et que feu Messire Charles Bellanger prêtre curé notre père décéda immédiat l’avoir baptisé et avoit obmis d’en raporter l’acte sur le registre de ladite année, auquel nous avons attaché le présent, pour y avoir recours si besoin est, et en avons délivré un autant ? audit Louis Guillot pour luy valoir et servir par tout ou besoin sera ; fait en nostre presbitaire ledit jour et an que dessus en présence de René Aurillaud Me serrurier et Jan Giraud Me Cordonnier soussigné témoins à ce requis. »

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    Serrés l’un contre l’autre : leur Noël sans un signe des enfants

    L’image de ce couple ne m’a jamais quittée, cela fait maintenant 45 ans !
    Pas un Noël sans que je pense à eux, et à tous leurs semblables ! car depuis 45 ans, ils se sont multipliés !

    Donc, il y a 45 ans, moi, la célibataire sans enfants, mais avec beaucoup de sœurs, neveux et nièces, je prends en gare de Nantes en fin de soirée, le train le plus long de France, qui faisait à l’époque Quimper-Vintimille. Je pars réveillonner mon 1er de l’an à Bayonne chez une sœur.
    Fatiguée de ma journée de travail, je m’inquiète d’avance de ma descente à Bordeaux, et j’ai peur de m’endormir avant.
    Le train de l’époque est à compartiments par 8 donnant sur un long couloir.
    Afin d’être réveillée à Bordeaux, j’avise un compartiment où un couple âgé se serre tendrement l’un contre l’autre.
    Ils descendent à Nice, et je leur souhaite de bonnes fêtes de fin d’année en famille !
    Première bourde de ma part.
    Puis je m’enfonce dans les bourdes, de bourde en bourde.
    Pour découvrir que personne ne les attendait, qu’ils avaient passé Noël seuls, qu’ils avaient 2 filles, l’une n’avait plus appelé depuis 5 ans, l’autre depuis 3 ans, et aucun signe de vie, même à Noël !

    A tous ceux qui ont eu le bonheur d’avoir des enfants, et qui n’ont plus aucun signe d’eux, je souhaite partager de tout cœur ce Noël avec vous !
    D’autant que le couple que je n’oublie pas avait au moins encore le bonheur d’être unis, mais que maintenant on ne compte plus les femmes seules !!!

    Joyeux Noël à tous les oubliés !

    Il y a 100 ans : la crèche de Noël dans la tranchée de mon grand père Edouard Guillouard

    La bûche de Noël : Trefouel, Trefoueil, Trifoueil

    CHICOISNE : l’implantation géographique est-elle la clef de l’étymologie ?

    ICH BIN EINE BERLINERIN

    Nous avons vu que le patronyme CHICOISNE se prononçait et écrivait aussi CICOISNE au 16ème siècle à Angers.

    Or, le patronyme est alors concentré Meigné-le-Vicoin (49) et Channay-sur-Lathan (37) qui sont 2 communes qui se touchent, et sur lesquelles on trouve sur la carte de Cassini un lieu COUENNE qui est aujourdhui COISNE.

      Carte de Cassini 1815

      Carte IGN 2016

    Mieux, on trouve des Romains qui auraient eu un lieu CICONIA. Mais là, nous cherchons les conseils des archéologues et médiévistes. Comment approfondir cette piste ?