Catherine de Gonzague, princesse de Clèves, acquiert un jardin attenant à son château de Coulommiers (77), 1597

Introduction

Au 16ème siècle, les ventes foncières ne sont généralement pas payées comptant, mais à rente annuelle et perpétuelle.

Catherine de Gonzague, Princesse de Clèves

Elle épouse en 1589 le duc de Longueville. Un acte de février 1597, passé par Jacques Delanoe notaire royal à Provins, la donne vivant au château de Coulommniers et elle acquiert un jardin attenant à son château. Mais, elle ne paye pas comptant ce jardin, valant 133 écus, mais à rente annuelle et perpétuelle. Cet acte montre que ce type de vente à rente perpétuelle n’était pas réservé aux moins riches censés avoir peu d’argent liquide entre leurs mains.

le jardin sur la rivière de Morin 

En 1597, la princesse de Clèves a manifestement envie de profiter de la rivière Morin. Elle contruira en 1613 un château à Coulommiers, ce qui semblerait indiquer que celui dont il est question en 1597 était sans doute un peu ancien. Vous avez l’histoire du château de 1613 sur le site de la ville de Coulommiers.

pourquoi l’acte est passé à Provins ?

L’acte est toujours passé au lieu de résidence du propriétaire. Or, ici, le jardin sur la rivière Morin appartient au prieurè Sainte Foy de Coulommiers qui relève de l’abbays Saint Jacques de Provins.  Catherine de Gonzague ne se déplace pas à Provins, mais nomme un procureur.

 


Vues prises par le CGHSM cercle très actif aux archives de Seine et Marne

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1597.02.01 vue 60 – Fut présent en sa personne Lois Richer procureur fiscal de la terre de Coullommiers au nom et comme procureur de très haulte et illustre madame Catherine de Gonzagues et de Clèves duchesse de Longueville dame de Coullommiers fondé de lettres de procuration spéciale passée par ladite dame par devant Christofle Decondé notaire audit Coullommiers en date du 28 août 1596 dernier signée de ladite dame et dudit Deconde notaire et tesmoins soubsignés et dont copie est insérée en fin des présentes, recognut et confessa avoir prins et retenu à titre de rente foncière et rente annuelle et perpétuelle dès maintenant à tousjours de révérend père en Dieu René Hector abbé de l’abbaye monsieur St Jacques de Provins vicaire spirituel et temporel de Me Jehan de Cuchargas le jeune prieur du prieuré madame Ste Foy dudit Couillommiers fondé de lettres de procuration dudit prieur, présent bailleur audit tiltre qui proet garentir c’est à savoir une pièce de terre située et assise audit Coullommiers derrière le jardin du chasteau dudit lieu estant des appartenances dudit prieuré tenant d’une part et d’autre à la rivière de Morain, d’un bout à la rue qui conduit au moulin de Lanche dudit Coullommiers et d’autre bout audit jardin du chasteau, comme ladite prinse se comporte pour en jouyr par ladite dame duchesse ses hoirs et aiant cause en tous fruits ; ce bail et prinse fait moiennant et pour la somme de 6 escuz sol 40 sols tz valant chacun escu 60 sols tz …

 

La place des veuves à Provins en 1598 : nombreuses et loin d’être pauvres

Introduction

Je viens de terminer le fonds de Jacques Delanoe notaire à Provins pour l’année 1598 qui contient 355 actes. J’ai été très émue tout au long de ce dépouillement par 2 points importants et je tiens à vous les rapporter. Le premier concerne la présence d’un très grand nombre de veuves, puisque j’en rencontre pas moins de 81. Elles ont du bien et le gèrent.
Je vous avais déjà montré que les femmes à Provins étaient mieux éduquées qu’en Anjou et savaient presque toutes signer. Eh bien, elles savaient aussi gérer, donc quand leur époux était vivant, en fait elles cogéraient, même si c’est lui qui passait chez le notaire selon la loi. Elles n’étaient pas toutes des bobonnes à la cuisine…

on racontait que les veuves étaient toutes pauvres

Dans les années 1950, on racontait aux enfants que les veuves étaient toutes pauvres et même mendiantes. Je ne me souviens pas avoir entendu au cours de mes études secondaires parler de la condition des femmes dans l’histoire autrement que l’histoire des reines, et des mendiantes… Les premières ne m’ont jamais intéressée car trop loin de ce qu’étaient nos ascendants, les secondes, je les découvre à travers mes travaux depuis 35 ans dans les archives notariales, et à Provins, elles sont particulièrement nombreuses et souvent assez aisées voire très aisées.
Le second point d’étonnement viendra demain.

les hommes mourraient donc souvent jeunes à Provins

et les femmes étaient mieux préservées en couches, au point que je me demande si les sages femmes ne se lavaient pas les mains à Provins, bien avant les autres provinces de France ? car manifestement elles sont nombreuses à vivre longtemps.  Au point d’ailleurs d’enterrer 2 maris, et celle que je vous mets ci-dessous n’est pas la seule.

Marguerite Moussier veuve en secondes noces

AD77-1057E424 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1598.01.09 vue 8 – fut présente en sa personne honneste femme Marguerite Moussier veuve en secondes nopces de deffunt Jehan Billotte vivant marchand demeurant à Provins tant en son nom que comme tutrice légitime de Perrette Billotte fille mineure d’ans d’elle et dudit deffunt Jehan Billotte par les parents de laquelle elle promet faire auctoriser se présent contrat de vendition toutefois et quantes que requist sera à peine etc laquelle esdits noms susdits recognut avoir vendu ceddé quicté transporté et délaissé et par ces présentes vend cèdde quicte transporte et délaisse promis et promet garantir de tous troubles et empeschements qelconques tant en son propre et privé nom que comme tutrice et en chacun d’iceulx seul et pour le tout sans division ne discussion renonçant aux droits Velleien…, à Nicolas Langlois laboureur demeurant à Augere présent achepteur pour lui ses hoirs c’est à savoir la moitié par indivis de 10 à 11 arpents de terres labourables en plusieurs pieces situées et assises au finage dudit Augere et es environs que … (f°2) à tiltre de moisson de ladite venderesse esdits noms et partie par indivis avec luy comme ayant acquis ladite moitié d’icelle venderesse et à ladite Perrette appartenant de propre et advenus par ladite succession dudit deffunt Billotte son père, en censive de la seigneurie d’Augere et chargé de 4 deniers tz par arpent sans autres charges, quites du passé jusques à huy, pour desdits héritages jouir par ledit achapteur et ses hoirs dès maintenant à toujours ; ceste vente faite moyennant le prix et somme de 33 esuz ung tiers franc à ladite venderesse qui les a eu et receu dudit achapteur … lesdits deniers ladite veuve a dit estre pour employer à la nourriture et entretien de ladite mineure ..

 

Gond : prénom rencontré en Brie au 16ème siècle

Introduction

La Brie était mille fois plus riche en prénoms que l’Anjou et la Bretagne. Depuis près d’un an que je fais la région de Provins au 16ème siècle je suis parfois un peu perdu et je dois prendre le temps de comprendre un prénom. En voici un exemple.

saint Godon ou Gon, en latin Godo

C’est un évêque de Metz, qui avait succédé à saint Goérie en 647.  A sa sollicitation saint Sigebert, roi d’Austrasie, fonda un célèbre monastère dans le voisinage de Luxembourg. Il mourut l’an 653 – fête le 8 mai (Petin L.M. Dictionnaire hagiographique des saints et des bienheureux honorés en tout temps , 1850 tome 1)

Gond Fortin vend une masure, Bouy 1605

AD77-1027E426 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1605.01.13 vue 12 – Gond Fortin laboureur demeurant à Gouaix lequel recognut avoir renoncé et renonce par ces présentes pour et au proffict de Hubert Mignot laboureur demeurant à Chalautre la Petite présent et acceptant pour luy ses hoirs ung chaaz de maison de présent en ruyne court jardin et acoin dépendant d’icelle les lieux comme ils se comportent assis à Bouy en la grand rue du bourg tenant le tout d’une part à ladite grand rue d’autre part Pierre Mignot d’un bout sur la rue Charles Robinot d’autre sur la court audit Fortin, à cause de renonciation qui en a esté faicte au proffict dudit Fortin et Denise Mignot sa femme par Marion Cassot leur cousine pour en jouir par ledit Mignot dès maintenant à toujours perpétuellement à la charge du cens au seigneur de Bouy et de 17 sols 6 deniers tz de rente envers Pierre Mignot

Martin Hardy charcutier à Saint-Martin-des-Champs (77) en 1598

Introduction

Je pensais que les salaisons étaient faites en famille autrefois et j’ai souvent entendu parler du cochon qu’on tue à la ferme etc… J’ai découvert en étudiant les recensements de Nantes Sud Loire au début du 19ème siècle qu’une usine de salaisons s’était installée route de Clisson, alors hors la ville, et ceux qui se disaient charcutier alors à Nantes, étaient en fait livrés chaque matin, mais ne travaillaient pas eux-même le cochon.

le métier de charcutier au 16ème siècle

On ne le rencontre qu’à Paris, sans doute d’ailleurs en banlieue, et livrant le centre chaque jour… mais on ne trouve pas le métier en campagne…

Saint-Martin-des-Champs (77)

Il y a 30 km de Saint-Martin-des-Champs à Provins. Je pense donc que ce charcutier en 1598 livrait en fait ses produits à Provins, et qu’il faut donc comprendre que c’était pratiquement la fabricant de salaisons pour les habitants de la ville de Provins.

les actes de renonciation

De nombreux actes notariés concernent des renonciations, et il s’agit en fait d’échanges un peu différents des échanges fonciers et des rétrocessions, mais bien d’échanges d’une terre contre un autre doit comme une rente ou autre…  Mais il ne s’agit pas de dons…

Martin Hardy charcutier en 1598

AD77-1057E424 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1598.07.27 vue 239 – Fut présent en sa personne Martin Hardy charcutier demeurant à St Martin des Champs lequel de son bon gré recognut avoir renoncer et renonce par ces présentes au nom et proffict d’honorable homme Adam Durant sergent royal à Sourdun présent et acceptant c’est à savoir à une pièce de terre contenant 3 quartiers et demy ou environ la pièce comme elle se comporte assise au finage de Sordun près Turnoy tenant d’une part à ung chemyn qui consuit de Sordun à Chalautre la Petite d’autre part et d’un bout sur les terres de madame Nichoy et d’autre sur les tournailles audit Hardy appartenant …

Madeleine Gadineau a une maison sur le pont au Poisson, touchant la Poissonnerie, Provins 1598

Introduction

J’ai dans ma salle de séjour un tableau du Pont de Pirmil à Nantes, au temps de la dernière maison sur le pont que ma maman a connu, aussi j’ai toujours en présence le fait qu’autrefois on habitait aussi sur les ponts.

les aveux devant notaire à Provins

Au 16ème siècle à Provins, la majorité des ventes foncières ne sont pas payées comptant mais à rente annuelle perpétuelle. Donc, lors des changements de l’un ou l’autre suite à un décès, le débiteur ou le créancier, le nouveau créancier devait déclarer être détempteur du bien et surtout s’engager à continuer le paiement de la rente. Ainsi, en 1598, je trouve beaucoup de ces actes, et beaucoup de maisons à Provins.

la maison sur le Pont au poisson

Et il y avait des maisons sur le Pont au poisson, et surtout une poissonnerie et des maisons de pêcheurs.

AD77-1057E424 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1598.11.06 vue 299 – honneste femme Magdaleine Gadineau veuve de feu Tristand Maistart demeurant à Provins détemptrice d’une maison couverte de thuille ainsi qu’elle se comporte assise à Provins sur le pont au Poisson tenant d’une part à la poissonnerie d’autre part à la veuve et héritiers Mace pescheur

 

Reconstruction du moulin de Saint-Ayoul brûlé pendant les guerres de religion, Provins 1598

Introduction

Provins a tant de patrimoine que le moulin de Saint-Ayoul, moins important, reste peu étudié. Il appartenait au couvent du même nom. L’acte notarié qui suit nous apprend que ce couvent avait droit de quête dans la ville, mais nous apprend aussi que le couvent n’a pas eu les moyens financiers de reconstruire le moulin brûlé pendant les guerres de religion.

Le moulin de Saint-Ayoul brûlé en 1567

Dans ses Mémoires, Claude Haton relate qu’en 1567 « le prince de Condé menace  d’envahir Provins en passant par la rivère Voulzie, le monastère des dames Cordelières et la porte de Culouson. Pour lequel empescher, ledit sieur de la Rivière envoya nombre de harquebusiers, tant de la garnison que des habitans, chargés de deffendre le lieu ; puis, après avoir meurement pensé à son affaire, pour saulver lesdits soldats et habitans, leur commanda d’y mettre le feu, la nuict que ledit prince y devboit aller pour se camper, ce qu’ils firent, comme aussi ès maisons et chapelle de l’Hospitail, et la Folie tout joignant le petit hameau de Fontaine-Riant. Il feit pareillement mettre le feu au moulin de St-Ayoul, tout joygnant les murailles du Pont-qui-Pleut, dedans lequel il avait ordonné une compagnie de harquebusiers. »
Ce prince de Condé est Louis Ier de Bourbon, aussi duc d’Enghien (Vendôme, 7 mai 1530 – Jarnac, 13 mars 1569), principal chef protestant pendant les premières guerres de Religion, assassiné à Jarnac.

La reconstruction du moulin Saint-Ayoul en 1595

Le moulin brûlé en 1567 attendit la fin des troubles et c’est en 1595 que le couvent Saint-Ayoul n’ayant pas les moyens de le reconstruire le baille à cet effet au lieutenant général Valentin Regnard. Le coût de la reconstruction est de 500 écus, et il finance cette somme par des prêts sous forme qu’on appelait alors des constitutions de rente, et on dirait de nos jour obligations. Parmi ces prêts, je trouve un FAUCHON, et c’est la première fois que le nom apparaît dans les archives des notaires après tant de recherches, mais il s’agit ici d’un oncle des miens et de sa seconde femme Nicole Saulsoy.
Mais la reconstruction du moulin par Valentin Regnard ne plaît pas à tout le monde et il s’est fait des ennemis à Provins, et devant les oppositions il demande au couvent de reprendre le moulin. Le couvent n’en a pas les moyens mais doit s’engager à rembourser,  et le but de l’acte qui suit est bien de protéger Valentin Regnard pour les remboursements.

le droit de quête dans la ville

Le couvent avait cédé en 1595 son droit de quête dans la ville. J’apprends ainsi que les religieux avaient droit d’aller à travers les rues quêter, ce que j’ignorais. Mais certains Provinois vont manifestement détester voir ce droit aux mains de Valentin Regnard.
De nos jours, certes la quête n’est pas dans les rues, mais on peut y voir parfois des personnes assises par terrre quémandant l’aumône… pour eux.

Le moulin de Saint-Ayoul retourne au couvent en 1598

La transaction est longue et l’acte fait plusieurs pages donc j’affiche la première et je mets des liens vers les suivantes, si vous avez envie de les télécharger.

vue n°2vue n°3vue n°4

AD77-1057E424 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1598.07.20 vue 225 – Me Anthoine Caillot procureur à Provins au nom et comme procureur de Me Leon Moutin prieur du prieuré monsieur sainct Ayoul de Provins sufisamment fondé de lettres de procuration vallant pour l’effet cy après déclaré passées par devant Herbin et Pastet notaires du roy notre sire au chastelet de Paris datées du 16e jour du présent mois et an dont de laquelle coppie sera escripte en fin de ces présentes, et les religieulx dudit prieuré par discrettes personnes frères Jehan Thienot thesorier, Pierre Branchu aulmosnier, Canrens Marchant chantre et Claude Gauffre profes dudit prieuré capitulairement agrégés et assemblés au son de la cloche à la manière accoutumée pour traiter et adviser des affaires dudit prieuré et couvent, disans que par l’acte de fondation dudit prieuré leur appartient ung moulin sis près et hors la muraille de ceste ville de Provins appelé le moulin de St Ayoul, lequel durant les troubles auroit esté ruyné et démoly pour la déffense de ceste dite ville tellement qu’il ne seroit demeuré que la place qu’ils auroient rebaillée pour le profit et utilité dudit prieuré à vies et années avec droict de queste en la ville de Provins par les clercs mariés et non mariés à noble homme Me Valentin Regnard conseiller du roy lieutenant général au baillage et siège présidial de Provins à la charge de rebastir et réédiffier à neuf et le rendre en bon et suffisant estat tournant travaillant et faisant farine et de payer chacun an audit prieuré et couvent 3 muids (f°2) de bled froment et mestail ainsi que apert par ledit bail en date du (blanc) febvrier 1595 suivant lequel bail et fournissant à pareil par ledit Regnard qui auroit réédiffié et rebasty de neuf ledit moulin bien et deument et l’auroit rendu tournant travaillant poursuivant sondit bail, mais seroit advenu qu’il auroit esté tenu en deffense de quester en la ville en vertu de commission obtenue de messieurs du trésor à Paris à la poursuite des fermiers des moulins de ladite ville de Provins tellement qu’il n’auroit peu jouyr dudit droit de queste, ce qu’il auroit dénoncé auxdits religieux prieur et couvent lesquels ne pouvant si tost renoncer à leurs tiltres, présoustenir ledit droit de queste et garantir ledit sieur lieutenant, auroient esté contraints reprendre à eulx ledit moulin et composer avec luy tant pour les bastiments qu’il auroit fait audit moulin que pour les dommages et intérests qu’il eust peu avoir et demander auxdits religieux faulte de garantie dudit droit de queste, et de fait après avoir esté à ce fait condempnez auroient dénommés des gens pour estimer lesdits bastiments francs loyaulx qui en auroient fait prisée et estimation à la somme de 500 escuz sol, pour le payement de laquelle somme et pour le remboursement que demandoit ledit sieur lieutenant des cens rentes 3 escuz ung tiers par luy desboursés tant aux héritiers de feu Anthoine Gaulthier paravant prieur dudit moulin suyvant la transaction faite entre eulx et ledit sieur, que pour les deniers que ledit prieur estoit tenu fournir au roy pour l’aliénation du butin des ecluses que lesdits religieux prieur et couvent se sont trouvés (f°3) redevables de la somme de 633 escuz ung tiers pour laquelle ils se seroient obligés payer en l’acquit dudit sieur Regnard à Me Loys Fauchon et dame Nicole Saulsoy sa femme auparavant veuve de feu Me Jehan Lecourt 16 escuz deux tiers de rente constituée rachaptable de 200 escuz, item 8 escuz ung tiers de rente constituée au proffit de la veuve Jehan Froment moyennant 100 escuz, item 4 escuz 10 sols tz de rente envers la veuve et héritiers feu Me Jehan Truffe icelles rentes rachepter et estaindre pendant 2 ans et luy rendre ou faire rendre les contrats quittances de payement d’icelles rentes et le surplus montant à 283 escuz 20 sols se seront lesdits religieux obligés payer audit sieur Regnard 133 escuz ung tiers au jour de St Martin d’hiver ensuivant ledit contrat et le reste montant à 150 escuz n’ayant moyen de les fournir auroient assis et assigné audit sieur Regnard 12 escuz 12 sols de rente avec promesse de la rachapter pendant ledit temps de 2 ans … auroient accordé audit sieur Regnard que luy feust permis de les contraindre au rachapt desdites rentes ou se remettre en la jouissance dudit moulin ainsi que par contrat de ce fait et passé soubs les sceaulx de la prévosté de Provins le 6 octobre 1595 par devant Jacques Delanoe notaire