Jean Bellier prend à rente une maison en ruine, à charge de faire dire une messe à perpétuité pour Françoise de Montbourcher, Andigné 1623

qui demeure avec Anne de Franquetot son époux au Bois de la Cour, qui est l’ancien nom de Saint Hénis

collection particulière, reproduction interdite
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Lorsqu’on voulait faire dire une messe à perpétuité on faisait plus généralement une fondation par donation à l’église, et non à un particulier comme ici le cas. Donc, en ce sens, l’acte est assez original.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 3 novembre 1623 avant midy, en la cour du Lyon d’Angers endroit par devant nous René Billard notaire d’icelle furent présents en leurs personnes establiz et soubzmiz soubz ladite cour chacun de haulte et puissante dame Françoise de Montbourcher dame dudit lieu espouse de Messire Anne de Franquetot chevalier de l’ordre du roy seigneur du Bois de la Cour autorisée à la poursuite de ses droits demeurante au Boys de la Cour paroisse d’Andigné d’une part
et Jehan Bellier laboureur demeurant au Chastellier dite paroisse du Lyon d’autre
lesquels confessent avoir fait la baillée et prinse à rente telle que s’ensuit
c’est à savoir que ladite dame a baillé et baille par ces présentes audit Bellier présent stipullant etc
ung bout d’applassement de maison en ruisne fors les murailles sis et situé au lieu du Chastellier avec les issues qui en dépendent au droit d’icelle jusques à 10 pieds de large au devant joignant ledit aplassement de maison d’un costé ledit erreau d’autre costé la terre dudit lieu et de Jehan Erquais d’un bout l’applassement de la maison de Pierre Dersoir et d’autre bout lesdites issues dudit lieu du Chastellier et tout ainsi qu’il se poursuit et comporte
tenu du fief du Lyon
et est ce fait à la charge audit Bellier de faire dire chacuns ans au jour et feste de Sainte Anne une messe à basse voix en l’église dudit Lyon pour la santé et prospérité de monsieur de madite dame et après leur décès pour le repos de leur asme
sans que ledit preneur puisse empescher les passages sur lesdits erraulx à madite dame à cause de sondit lieu et autres qui y ont droit lequel aura aussy passage pour y aller par sur l’estraige et issue dudit lieu du Chastellier à la charge de fermer les passages sans rien incommoder
dont et de tout ce que dessus lesdites parties sont demeurées d’accord etc obligent etc et ledit preneur aux charges susdites etc renonçant etc foy jugement et condemnation
fait en présence de Symon de Gousse escuyer sieur de Monternault demeurant au Boys de la Cour et Jean Guez demeurant au moulin de la Chapelle tesmoings
lesdits Bellier et Guez ont dit ne savoir signer

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Compte entre Noël Toinaut et Jean Bruslé son métayer, Louvaines 1596

le compte nous apprend que tous les charrois effectués par le métayer n’étaient pas inclus dans son bail à moitié, car ici il en est payé, sans qu’on ait des précisions sur le nombre de charrois.
Il s’agit de charrois de pippes de vin, donc sans doute du vin produit à Louvaines.
Et on apprend aussi qu’il y a eu des livraisons de pippes du vin à Craon, bref, il y avait besoin de faire les comptes, mais tout de même, je trouve toujours surprenant de découvrir ces comptes 4 siècles plus tard parce qu’ils avaient été passés devant notaire. Ceci dit il semble que l’immense majorité des comptes de ce type étaient sans notaire, car si on comprend bien, tous les ans il y avait besoin de faire un tel compte entre exploitant et bailleur dans le cas des baux à moitié.

J’ai bien des Bruslé dans mon ascendance personnelle, mais je ne suis probablement pas liée à celui ci car ils sont nombreux.

collection particulière, reproduction interdite
collection particulière, reproduction interdite

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 21 juin 1596 après midy, en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous François Revers notaire de ladite cour personnellement establyz honnestes personnes Noel Touesnault marchand demeurant es fauxbourgs de Bressigné de ceste ville d’Angers d’une part
et Jehan Brusle mestayer demeurant au lieu et métairye de la Gorterye paroisse de Loupvaines d’aultre part
soubzmectant lesdites partyes respectivement elles leurs hoirs etc confessent avoir ce jourd’huy fait et font entre eux le compte final des charrois de vins faits par ledit Bruslé et faits faire pour ledit Touesnault depuys le port de la Gorterye jusques audit Angers le jeudy absolu dernier que aussy pour la somme de 32 sols despense faite en la maison du sieur de la Morandière demeurant à Craon par Pierre Duval demeurant Angers que ledit Bruslé demeure tenu payer audit sieur de la Morandière en l’acquit dudit Touesnault comme aussy ledit Bruslé demeure tenu payer la somme de 20 sols pour et en l’acquit dudit Touesnault audit sieur de la Morandière pour la garde de 2 pippes de vin qui sont en la cave dudit sieur de la Morandière audit Craon,
lesquels charrois et sommes dessus sites se sont trouvés monter la somme de 117 livres 12 sols sur quoy ledit Bruslé a confessé avoir eu et receu dudit Touesnault auparavant ce jour par les mains de Guillaume Millon demeurant audit Angers paroisse de l’Hostelerie de Flée (sic, mais manifestement un lieu de trop !) la somme de 6 escuz deux tiers et consent ledit Touesnault que ledit Bruslé ayt prenne et reczoive dudit Delaunay (il s’agit sans doute du « sieur de la Morandière » ci-dessus ?) la somme de 30 escuz sol provenant de la vendition desdites 2 pippes de vin faite par Girard audit Delaunay qui appartenoyent audit Touesnault
à laquelle vendition iceluy Touesnault a pour agréable et le surplus desdites 117 livres 12 sols montant 7 livres 12 sols payable par ledit Touesnault audit Bruslé dedans 8 jours prochainement venant
auquel compte et tout ce que dessus est dit tenir etc et aux dommages etc obligent lesdites partyes respectivement etc à prendre etc renonçant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé Angers à notre tabler en présence de honnestes hommes Pierre Quetier marchand demeurant audit Louvaynes Pierre Rouault et Maurice Rigault praticiens demeurant audit Angers tesmoings

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

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