Pauvres début 19ème siècle : pas les moyens de payer des remèdes

Quête pour avoir des remèdes pour les pauvres. Il est d’usage de faire, pendant que les soeurs institutrices sont en vacances, une quête pour donner des remèdes aux malades pauvres, le produit en est remis aux soeurs pour le but ci-dessus énoncé. (Cahier écrit par le curé de Gené, Archives diocésaines Angers P196)

A la libération, la sécurité sociale obligatoire et universelle a été créée par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945

Notre pays offre de nos jours beaucoup en assurance maladie ! Autrefois, se payer ou non médecin et remèdes était une immense différence sociale ! Il semble que beaucoup l’oublient !

Accueil des pauvres 2 nuits avec draps : Angers 1610

La famille Delahaye est multiple, et bien que je descende de ceux du Lion-d’Angers, je ne suis pas parvenue à tous les lier. Ici, un acte admirable, car les pauvres sont accueillis avec draps, mais seulement 2 nuits ! Mais il faudra faire le lit chaque jour !

Pour ma part, il y a plus de 20 ans que je ne peux plus faire mon lit, et il est fait une fois par semaine seulement par l’aide ménagère de l’ADAR qui vient 2 heures par semaine faire le lit et la poussière. Mon lit n’est pas fait « à la Française », car je ne peux ni entrer ni sortir d’un tel lit. Il est fait à ma manière, moitié à l’Allemande, moitié à la Française, c’est à dire juste bordé aux pieds seulement. Ne me parlez pas de lit automatique, car chaque nuit depuis tant d’années, je remercie le médecin de médecine physique qui m’a encouragée à me battre jusqu’au bout avant le lit automatique : il a eu le plus merveilleux conseil, car je reste persuadée que si j’avais acheté le lit automatique (comme d’aucun me conseillait. On a toujours des tas de « conseils » dans ces cas, plus ou moins bons) je pourrai encore moins remuer aujourd’hui que je ne le peux.

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici ma retranscription : Le 16 janvier 1610, en la cour du roy notre sire à Angers par devant nous (Lecourt notaire royal Angers) personnellement estably honorable homme Claude Delahaye marchand demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de la Trinité, au nom et comme père et tuteur naturel et se faisant fort de Me René Delahaye son fils chapelain de la chapelle StJacques de la Forêt alias « fils du prêtre » d’une part
et André Legresle Me Carelleur savetier et Thomasse Pinot sa femme de sondit mari duement et suffisament autorisée par devant nous quant à ce demeurant en ceste ville paroisse de la Trinité d’autre part
soubzmetant lesdites parties respectivement mesmes ledit Legresle et sadite femme eulx et chacun d’eux seul et pour le tout sans division etc confessent avoir fait entre eux ce qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit Delahaye audit nom a baillé et baille par ces présentes audit Legresle et sadite femme qui ont prins et accepré de luy à tiltre de conciergerie et non autrement pour le temps et espace de 5 ans entiers qui commenceront le 9 du présent mois
savoir est les maisons chapelles et appartenances appelées « fils de prêtre » sis près le colaige (collège) de la Fourmaigereparoisse de la Trinité de ceste ville d’Angers, comme le tout se poursuit et comporte aec leurs appartenances et dépendances et comme Jacques Gauvin à présent concierge en jouit
à la charge dudit Legresle et sadite femme de bien et duement faire l’exercice desdites choses comme concierge ainsi que ledit chappelain y est tenu
et y loger par chacun jour ledit temps durant les pauvres passants en la maison et aucun lieu et les coucher aux lictz y étant en draps, aussy y est appappartenants audit chapelain, et desquels il lui fournira au désir de la fondation de ladite chapellenie et tiendront état et comte audésir dudit inventaire,
et à la charge desdits preneurs de traiter et recevoir lesdits pauvres bien honnêtement et les retirer à heure prévue sans qu’ils puissent loger chacun pauvre plus de 2 nuits
et de faire nettoyer le tout bien et duement par chacun jour et de faire les lits desdits pauvres aussi par chacun jour
et outre à la charge desdits preneurs de réparer l’autel de ladite chapelle pour y être dites et célébrées 2 messes qui sont dues chacune sepmaine en ladite chapelle
et de tenir blanc le linge d’icelle, lequel linge ensemble les ornements de ladite chapelle le bailleur audit nom leur baillera aussi par inventaire qu’ils demeurent tenus garder et conserver aussi au désir dudit inventaire,
et est ce fait moyennant que lesdits Legresle et sadite femme jouiront ledit temps de la maison dépendant de ladite conciergerie sans rien en payer
et du tout faire comme bons pères de famille doivent et sont tenus faire sans rien en démolir,
et à la charge dudit preneur et sadite femme de bien et duement ledit temps durant faire faire à leurs despens toutes et chacunes les lessives qu’il conviendra faire pour le blanchissage des draps dudit lieu et linges de ladite chapelle qu’ils tiendront et fourniront blanc par chacun jour quand besoin sera, et en acquitter par eux ledit chapelain à peine etc ces présentes néanlmoings
et pour le regard des latrines estantes audit lieu est accordé que ledit bailleur les fera nettoyer à ses dépens ce qui est dedans pour le présent, et pour les nettoyer pour l’avenir ledit temps durant, lesdits preneurs les feront nettoyer jusques à la fin dudit temps moitié par moitié
en faveur des présentes qui aultrement n’eussent esté faites a esté accordé entre lesdites parties au cas que lesdits preneurs retiennent chacun pauvre plus de 2 nuits à chaque fois et ne traitent chacun bien et duement au désir de la fondation de ladite chapelle et des présentes que en ce cas ou l’un d’eux ledit bailleur les pourra mettre hors dudit lieu et demeurera le présent marché nul pourle temps qui restera à échoir par ce que ainsi plaist audit bailleur audit nom let out sans autre formalité juste aultrement ces présentes n’eussent esté faites ce dont lesdites parties sont demeurées d’accord
et tout ce que dessus stipulé et accepté, et à ce tenir etc garantir etc renonçant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé audit Angers avant midy présents sire Pierre Guillerin marchand poissonnier demeurant en Réaulté et sire Pierre Huar et Guillaume Guillau demeurant audit Angers

 

Autrefois on s’entassait à 17 dans une pièce, aujourd’huy 10 millions de Français fuient la cohabitation et vivent seul(e) dans un logement !

Il y a 25 ans, j’ai eu l’occasion de visiter la ferme de la Bintinais près Rennes transformée en éco-musée.
Cette ferme n’était pas petite mais plutôt riche, comparée à d’autres exploitations.
La pièce principale logeait 17 personnes, et je me souviens de notre stupeur (nous étions un groupe). Puis nous avons tenté de comprendre comment et où ils pouvaient bien dormir, mais même en en logeant plusieurs par lits nous n’y étions pas parvenu.

Certes, nous pensions bien que l’intimité était rare autrefois, mais à ce point !

En Loire-Atlantique, avec les rencensements d’une part, et les rôles de capitation d’autre part, on peut souvent savoir combien de personnes logeaient sous le même toît que nos ancêtres.

C’est ainsi que je sais que mon arrière grand mère route de Clisson était loin d’être l’unique occupante de sa maison, car on y compte en tout 13 personnes. En fait chacune des 4 pièces était occupée par un ménage, en sous location.
Et quand on se souvient comme moi (née en 1938) qu’à l’époque il n’y avait que des toilettes rares ou au fond du jardin, et ne parlons pas de l’eau courante !

Mais aujourd’hui je suis totalement assommée par une autre constation du même ordre, mais probablement bien pire.
Voilà, je suis obnubilée (et même obsédée) depuis 6 semaines pas mes BONNISSANT que je ne peux remonter car nés dans la Manche, là où les bombardements de la seconde guerre mondiale ont bien détruit le passé et ses archives. Donc je les fais depuis leur arrivée à Chantenay en 1757. Ils venaient à 2 frères, de Saint Malo et Saint Servan, avec maman, veuve, sachant bien signer. Et ils sont charpentiers de navire à Chantenay, justement attirés par l’énorme explosion que va connaître à cette date la construction navale nantaise.
J’ai donc étudié aussi toutes les publications sur la construction navale nantaise de cette époque, stupéfiante.
Seulement voilà, on avait certes attiré les compétences et même beaucoup, car le registre paroissial de Chantenay triple de volume, mais on n’avait pas trop construit de maisons, et ils s’entassent d’où des conditions d’hygiène indignes, de sorte que sur 16 enfants du couple dont je descends, il n’en reste que 4 adultes dont 2 garçons et 2 filles.
Le garçon dont je descends sera commis aux vivres puis son fils épicier. Mais l’autre garçon suivra son père dans la construction de navires, aura même une entreprise, dont les historiens se souviennent :

• « Quelques constructeurs du XVIIIème siècle ont survécu à l’ombre des Crucy, comme les Bonnissant, Baudet, Jollet et bien sûr les Dubigeon. ‘Rochcongar, Des Navires et des Hommes, page 28) »

Crucy les avalera en 1864.

Sachant que toutes les femmes de ces Bonnissant et alliés savaient fort bien signer, et qu’ils ont été jusqu’à être de petits entrepreneurs, je ne pensais pas trouver ce que je viens de trouver dans les rôles de capitation.

Certes, j’avais bien compris que pour 16 naissances, on n’avait plus que 4 enfants adultes, et j’avais quelques soupçons sur la qualité de vie, d’autant que les pseudo historiens qui nous décrivent l’Hermitage, quartier où ils vivaient, de la manière la plus affreuse qui soit. Ils le décrivent en 1865, et je suis cependant un siècle plus tôt que leur description.
Voici ce qu’ils disent du quartier de l’Hermitage en 1865 : (attention, cramponez vous, car c’est fort !)

 » l’Hermitage est habité par des Bas-Bretons[au passage mon Bonnissant n’est pas Bas-Breton, et le rôle de capitation ne donne pas de noms très bretons] pauvres et sales, logeant dans des réduits sans air ni soleil, qui conservent dans leur maison des matières, des os, des vieux chiffons, ou qui élèvent des lapins… » (Nantes Passion, 2005)

Cela ne colle pas du tout avec des femmes sachant si bien signer, et avec un fils constructeur de navires, et l’autre commis aux vivres.

Alors cramponnez vous encore, car j’ai découvert dans le rôle de capitation, l’horreur absolue, et j’en suis bouleversée :
maison Boudoux et Hubert (AD44-rôle de capitation de Chantenay, 1789, numérisé et en ligne)
le sieur Boudoux 36 livres
2 servantes 4
le sieur Loizon 13
une domestique 2
Scheledere forgeron 4
le sieur Bodet constructeur 13
une servante 2
Moneron charpentier 1
la veuve d’Agnon 1
Charteau père maçon 1
le commis de Mr Baudet 2
Hurtin charpentier 1 livre 10 sols
Guerin tourneur 1 livre 10 sols
Roberteau charpentier 1
Mme veuve Bonisant 1
Charteau fils maçon 2
Journée portefaix 1
Painhouet cordonnier 1
Barbin charpentier 2
Jeaudron perrayeur 1
Plarre roullier 4
une servante 2
Pannereau charpentier 1 livre 10 sols
Favreau père cordier 5

Soit 24 personnes dans la maison, qui n’ont strictement aucun lien entre elles. La maison ne possédait certainement pas 24 pièces, alors même en supposant que tous ceux qui sont domestiques logeaient ensemble au grenier soit 5 domestiques, il reste 19 personnes.
Comment certains faisaient-ils la cuisine ??? leur hygiène ??? et combien étaient ils par pièce, et dans tout cela mon ancêtre la veuve Bonnissant qui est Catherine Douillard née en 1735 et sachant bien signer. Le rôle de capitation de donne pas les enfants et on ne les voit nulle part. Ils se marient prochainement.
Sa belle soeur, aussi veuve Bonnissant, est dans un autre quartier de Chantenay, aussi dans une maison de plusieurs personnes, mais paye 3 livres au lieu de une livre. Elle est la mère de celui qui va avoir un chantier de construction en propre.

  • Et de nos jours !!!
  • Allez vous l’INSEE qui donne pour 2008 le chiffre qui dépasse 9 millions de Français qui occupent seul un logement !!! Ils disent que le chiffre est inflation galopante alors on peut l’évaluer à 10 millions à 2018 !

    Gilles Lenfant vend un minuscule bois taillis : Bécon 1503

    L’acte lui-même est minuscule : à peine une page, ce qui est rarissime pour une vente.
    Le montant de la vente est minuscule, et même si en 1503 on a pas encore eu le siècle d’inflation qui suit, c’est tout de même une somme ridicule, mais il faut dire que le bois vendu est aussi ridiculement petit.
    Dans un temps assez récent, on aurait appelé cela le remembrement.

    Mais le minuscule acte nous réserve 2 énormes surprises, comme quoi il ne suffit pas d’être grand pour nous en apprendre beaucoup !

    Donc, voici une première chose rarissime : il y a 3 témoins, ce qui en soit est déjà rarissime, mais surtout, le second témoin n’est autre qu’une femme !!!! Et ceux qui suivent depuis tant d’années ce blog et mes travaux de retrancription savent bien que j’ai déjà retranscrit 5 300 actes notariés, donc que j’ai tout de même une certaine expérience. Et bien, je suis en mesure de vous affirmer que la présence d’une femme parmi les témoins est RARISSIME.

    Et, chose encore rarissime, le vendeur, noble sans aucun doute possible signe comme un bourgeois, avec fioriture.
    Voyant ce cas rare de signature, j’ai donc ouvert ce jour, dans les catégories, qui permettent de regrouper selon un plan de classement les sujets. Vous trouvez donc la catégorie SIGNATURE sous la catégorie MODES DE VIE, car j’ai pensé qu’elle était une particularité des personnes donc de leur mode de vie.
    Et bien entendu, il nous reste, à vous tout comme à moi, à remettre dans cette catégorie toutes nos discussions passées relatives aux caractéristiques des signatures, et je compte sur vous pour retrouver ces discussions passées. D’avance merci.

    Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E5 – Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    Le 23 octobre 1503, en la cour du roy notre syre Angers etc (Cousturier notaire Angers) estably Gilles Lenffant escuier sieur de Moruz paroissien de Sainte Jame soubzmetant confesse avoir vendu à Me Thomas Blandin qui a achapté la tierce partie et tout tel droit part et portion que ledit vendeur a et peut avoir de la succession de son feu père en 4 quartiers de bois taillis appellé Godeline sis en la paroisse de Bécon joignant des deux coustés aux terres et bois dudit achapteur et bouté d’un bout au chemin tendant du bourg de Bécon à Bou… et d’autre bout aux terres du sieur de Chaingne au fie et aux devoirs anciens etc transportant etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 40 sols paiez contens en notre présence et dont etc, à laquelle vendition tenir etc garantir etc obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc présents à ce Laurens Gramonst Renée la Regnaute et Micheau Landays

    Livraison de 500 lanternes pour la foire du Marillais : Plélan 1547

    J’ai déjà sur mon site des détails sur la foire du Marillais, qui se tenait 3 fois par an. Vous verrez sur la page de ce lien que j’ai aussi déjà mis sur ce site un acte qui décrit le vin abondant à la foire.
    Ici, j’ai cru comprendre qu’on commendait près de Saint Malo 500 lanternes, mais je n’ai pas compris tout, et je vous mets l’original, car il semblerait qu’elles soient en vessie de porc, mais je n’en suis pas certaine.

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E2 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 6 juin 1547 en la cour du roy nostre sire à Angers en droit par devant nous Jehan Lemelle notaire d’icelle cour personnellement establiz Jehan Fleury demeurant en la paroisse de Plelan diocèse de st Malo pays de Bretagne d’une part, et Françoys Berard marchand demeurant à Angers d’autre part, soubzmetant confessent avoir fait et font entre eulx le marché qui s’ensuit scavoir est que ledit Fleury a vendu et vend par ces présentes audit François Berard qui a achacté de luy le nombre de 500 fusts de lanterne … à mectre …

      je vous ai mis entre crochets rouge le passage difficile sur les lanternes

    selon l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert
    S. f. (Grammaire et Art mécanique) il se dit en général d’une petite machine faite ou revêtue de quelque chose de solide et de transparent, ouverte par sa partie supérieure et fermée de toute autre part ; au centre de laquelle on puisse placer un corps lumineux, de manière qu’il éclaire au-dessus, que sa fumée s’échappe et que le vent ne l’éteigne pas. Il y en a de gaze, de toile, de peau, de vessie de cochon, de corne, de verre, de papier, etc.

    le tout bon et marchant, lequel nombre de fusts dessus dit ledit Fleury a promis rendre bailler et livret audit Berard ainsi et par la forme et manière qui s’ensuit, scavoir est dedans la saint Jehan Baptiste prochainement à la foyre du Marillays ung cent ou plus et le reste en ladite foyre du Marillays …
    et est fait le présent marché pour la somme de 20 livres qui est pour chacun cent 4 livres, quelle somme ledit Berard a promis paier audit Fleury en baillant et livrant lesdits fusts et fin d’iceulx fin de paiement, à ce tenir etc obligent eulx leurs hoirs etc foy jugement et condemnation etc présents à ce Jehan Anquetin et Loys Poylepail demeurant audit Angers tesmoins

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Mathurin Ploquin et Urbain Bazouin vont nettoyer les latrines de Mr Lefèvre de Laubrière : Angers 1583

    et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont bien payés, certes pour une tache très ingrate.
    Vous noterez au passage qu’il n’est pas précisé dans le contrat où ils vont déposer les ordures !

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le samedi 4 février 1583 après midy en la cour du roy notre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou endroit par devant nous Mathurin Grudé notaire de ladite cour personnellement estably Mathurin Peloquin et Urbain Bazouyn demeurant en Brécigné paroisse saint Martin de ceste ville d’Angers soubzmectant eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personnes ne biens confessent avoir promis et par ces présentes promettent sont et demeurent tenus nettoyer bien et deument les latrines et privoyses de la maison où décéda la deffunte dame de la Rivière appartenant à noble homme Me François Lefebvre sieur de Laubrière, ladite maison située en la rue du Figuyer lesquelles latrines lesdits establys ont dit avoir veu et visité et ont promis les rendre nettes, et oultre oster touttes les immondices d’icelles hors de ladite maison dedans lundy en 8 jours prochainement venant, et à commencer lundi prochain et à continuer sans intervalle jusques à ce qu’elles soyent touttes nettes jusques à terre ferme, et pour ce faire ledit Lefebvre a promis bailler et payer auxdits establis la somme de 7 escuz et demi sur laquelle somme ledit sieur de Laubrière a payé et baillé contant auxdits establis ung escu et le surplus à la fin de ladite besoigne, et icelle vallablement veue et visitée, auquel marché tenir et ladite somme payer obligent mesmes lesdits establiz eux et chacun d’eulx seul et pour le tout …

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