En 1790 la paroisse de Saint-Sébastien-d’Aigne perdait plus de la moitié de ses habitants

Le découpage administratif lors du passage de la paroisse à la commune entraîna parfois quelques modifications des limites du territoire. Nous en avons tous rencontré.

Le découpage de Saint-Sébastien-d’Aigne fut de très grande ampleur, en lui ôtant Sèvre, Le Lion d’Or, la Gilarderie, Pirmil et Vertais, c’est à dire plus de la moitié de ses habitants, et surtout plusieurs centaines d’artisans, cantonnés à Pirmil et Vertais.
J’y reviendrai car je vais vous mettre des dépouillements de registre et du rôle de capitation.

Avant la Révolution et ce découpage violent, Saint Sébastien d’Aigne avait une fillette, c’est à dire une autre église autorisée à administer les baptêmes, mariages et sépultures : le prieuré Bénédiction de Saint Jacques Pirmil.
Mais, pour avoir ces temps-ci repris les retranscriptions exhaustives de ces registres, je constate que les habitants des hameaux de Sèvres, le Lion d’Or et la Gilarderie, hameaux plus ruraux que Pirmil et Vertais, fréquentaient peu le prieuré de Saint-Jacques et préféraient aller au bourg de Saint-Sébastien, à l’église paroissialle. D’ailleurs, j’ai même quelques familles qui ont fréquenté les 2 églises à tour de rôle.

Avant la Révolution, l’appartenance à une paroisse était un lien fort partout en France.
Donc, ceux qui fréquentaient l’église du prieuré Saint-Jacques

L’ouvrage « Du village à la cité jardin, Saint-Sébastien-sur-Loire, depuis ses origines, Durand Robert et Coll., 1986 », raconte : (page 117)

« Il faut dire que le découpage administratif de 1790 a été mal compris. On voit encore en 1795 et 1796, les habitants des hameaux de Sèvre, la Gilarderie, le Lion-d’Or, situés théoriquement à Nantes, se dire toujours de Saint-Sébastien. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *