Plus de boeufs que de chevaux autrefois !

Passionnée d’histoire de nos ancêtres, j’ai acquis beaucoup d’ouvrages par le passé. L’un d’eux m’a beaucoup interessée, mais sa couverture me fait crier, crier, et encore crier.

Cet ouvrage universitaire, est paru chez Armand Colin en 1998, signé de Gabriel Audisio. Il concerne bien les paysans et vous avez bien lu la période XVe – XIXe siècle.

Mais hélas, la couverture me fait bondir, car après près de 30 années passées aux Archives, dans beaucoup de sources, j’ai relevé, lu, retranscrit des milliers d’actes, et toujours les boeufs à tout faire, même les choses les plus incroyables, comme je vais vous indiquer dans les billets suivants,  et jamais les chevaux, qui étaient alors la bête des bourgeois pour se déplacer. Et ces bourgeois et/ou propriétaires terriens, faisaient une distinction entre eux et les laboureurs (exploitants agricoles).

Donc demain, je vous mets les boeufs là où vous ne les attendez certainement pas, et ce au XIXe siècle en Anjou. Je vous avais déjà mis Quand les boeufs tiraient le canon : Angers 1609

Je suis désolée Monsieur Gabriel Audisio, mais la couverture de votre ouvrage me heurte, car une couverture est censée être représentative du contenu de l’ouvrage, pourtant dans les milliers d’actes que j’ai exploités aux Archives il n’y a que des boeufs, toujours des boeufs, et j’ignore dans quelle province sont vos chevaux mais en tous cas pas en Anjou ni Bretagne.

 

6 réponses sur “Plus de boeufs que de chevaux autrefois !

  1. Bonjour Madame .
    Tout d’abord veuillez m’excuser de poster « n’importe ou » mais je n’ai pas trouve comment vous joindre autrement .
    Sur votre page sur Chaze-Henry vous écrivez qu’il y’avait un moulin a Poucqueraie (pouqueraie ,….) en 1655 . Ce moulin existait encore en 1705 car mon ancêtre Jean Lecoq y était meunier .
    N’hesitez pas a me contacter par mail si je peux vous apporter de l’eau a votre moulin 🙂
    Bien cordialement

    1. Bonjour Madame
      Oui, si le cheval était utilisé dans quelques régions, cela n’était pas le cas dans le Segréen, et lorsqu’on écrit un ouvrage censé représenté la France, on ne peut pas mettre le cheval en couverture, car il ne représente pas la France.
      Je vous mets tout à l’heure comment on utilisait les boeufs pour un travail très particulier.
      Amicalement
      Odile

  2. Angevine mais fille de militaires longtemps en poste en Algérie, j’ai étudié là bas Gabriel Audisio, universitaire célèbre…qui, quoique né à Marseille à fait quasiment ses études et toute sa carrière…en Algérie et a trouvé surtout son inspiration dans les pays de la Méditerrannée !!! Son père était Directeur de l’Opéra d’Alger quand il était tout jeune et comme moi, ses premiers bœufs, il a dû les découvrir en vacances en France !!! Dans la campagne là bas, nous connaissions mieux : les chevaux, les mulets et … les bourricots !!! Il est mort entre 1970 et 80 et je pense que l’Editeur, en 98, n’avait personne pour lui suggérer que les boeufs sur la couverture étaient mal venus ! Ah Ah Ah !!!

    1. Bonjour
      Je pense surtout que la France était variée, et que parfoisles historiens ont tendance à extrapoler à toute la France ce qui était local.
      Odile

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