Louis Fayau emprunte 400 livres à Charles Trochon, Sainte-Gemmes-d’Andigné 1616

Voici la contre-lettre, car elle définit toujours qui est caution de qui.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici la retranscription de l’acte : Le mercredi 13 juillet 1616 avant midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers fut présent et personnellement estably Louys Fayau sénéchal de Segré sieur de la Guibretaye demeurant à Sainte Jame près Segré,
lequel soubzmis a recogneu et confessé que ce jourd’huy et auparavant ces présentes à sa prière et requeste et pour luy faire plaisir seulement Gilles Girard fermier de Courtpiverd demeurant en la paroisse de St Aubin du Pavoil et Laurent Hiret marchand demeurant Angers se sont avec luy solidairement mis et constitué vendeurs de la somme de 25 livres tz de rente hypothéquaire vers honorable homme Me Charles Trochon sieur de la Menardière demeurant à Angers pour la somme de 400 livres comme appart par contrat de ce faut passé par devant nous
et combien que par iceluy apparoisse que lesdits Hiret et Girard ait eu et receu ladite somme comme ledit estably, néanmoings la vérité est qu’à l’instant dudit contrat ladite somme a pour le tout esté prise et retenue par ledit estably sans que d’icelle il en soit rien demeuré aux mains desdits Hiret et Girard ne aucune partie d’icelle tournée à leur profit
partant a ledit estably promis rendre payer et continuer ladite rente au jour et terme porté par ledit contrat et de tout le contenu en iceluy acquiter libérer et indempniser vers et contre tous lesdits Hiret et Girard et leur en fournir et bailler en leur décharge dudit Trochon lettre d’extinction et admortissement bonne et vallable tant en principal que arréraiges dedans ung an prochain venant à peine de toutes pertes despens dommages et intérests stipulés et accepés par lesdits Hiret et Girard en cas de défaut
et à ce tenir etc et aux dommages etc oblige etc renonçant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé audit Angers à notre tablier présents Me Nicolas Jacob et Jacques Rogeron depeurant Angers tesmoins

en marge du contrat de constitution lui-même : « notta que le présent contrat a esté admorti tant en principal que arrérages par le sieur Dubiez en l’acquit des enfants mineurs du défunt sieur de Plessis son frère audit sieur Trochon comme appert par acquit estant au pied de la cession et accord fait entre Perrine Revers veufve René Fayau et le défunt sieur du Plessis aussi par nous passé le 17 novembre 1625

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La transaction entre Antoine Babineau et Jean Aveline a échoué, Cossé-le-Vivien 1610

Cet acte fait suite à la transaction passée en 1608 entre eux et parue sur ce blog

Manifestement, l’accord n’était pas parfait, car il y encore procès et voici une Nième transaction, mais la situation est si confuse que Serezin, le notaire, peine à suivre le fil de leur histoire, et son acte est plus qu’un brouillon, contenant plus de ratures et renvois que de lignes entières. J’ai fait ce que j’ai pu pour le suivre, un peu….
L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici la retranscription de l’acte : Le jeudi 2 décembre 1610 avant midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers feurent présents et personnellement establys honneste homme Anthoine Babineau marchand demeurant à Cossé le Vivien d’une part,
et honorable homme Jehan Aveline marchand demeurant à Angers paroisse Saint Maurille d’autre part
lesquels ont recogneu et confessé avoir fait entre eulx sur le procès pendant entre eulx au siège présidial de la sentence du 21 décembre 1608 et lettres royaulx obtenues par ledit Babineau pour la cassation d’icelle le 14 mai dernier, avoir fait et accordé ce qui s’ensuit
c’est à savoir que ledit Aveline a receu dudit Babineau la somme de 570 livres tournois pour intérests frais et despens …

    j’ajoute qu’il est rare de rencontrer une transaction qui ne soit pas respectée ! Il faut croire sans doute que les 2 hommes se vouaient quelque haine !

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