Jean Gallichon fait faire 29 fûts, 1593

Jean Gallichon, que je n’ai toujours pas trouvé qualifié de marchand de draps de laine, et à cette occasion je lance un appel à ceux qui ont rencontré cette mention sur un document primaine, tel que registre paroissial, acte notarié, etc… et non sur une généalogie publiée, qui est un document secondaire.
Afin de tenter de comprendre ce qu’il faisait, le voici encore faisant fabriquer 29 fûts. Je dis encore, car si vous avons déjà vu un achat de fûts vides et neufs en 1595 faits à Soucelles à la Roche-Foulques
Au total, cela fait beaucoup de fûts neufs, et cela semble être un commerce de vin, enfin, sachant qu’un marchand peut aussi avoir d’autres activités commerciales, ainsi, à Pouancé, Lescouvette, qui est apothicaire, pratique aussi le commerce de vin.

    Voir la famille LESCOUVETTE
    Voir la famille GALLICHON (selon mes travaux en cours)

Angers, collection particulière, reproduction interdite
Angers, collection particulière, reproduction interdite

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici la retranscription de l’acte : Le 12 août 1593 avant midy en la court du roy notre sire Angers endroit par davant nous François Revers notaire royal d’icelle personnellement estably Baptiste Morier tonnelier demeurant Angers paroisse Saint-Maurille soubzmettant etc confesse avoir ce jourd’huy vendu et vend et promet bailler livrer dedans le 20 septembre prochain venant à honnorable homme Jehan Gallichon marchand demeurant Angers à ce présent le nombre de 29 fusts de pippes et deux busses le tout de bon boys loyal et marchant de chastaigner et bien et duement faites
et est faicte ceste vendition pour et moyennant la somme de 31 escuz sol

    cela met le fût neuf à un écu pièce

à laquelle somme ledit Morier a confessé en avoir eu et receu auparavant dudit Gallichon la somme de ung escuz sol et le surplus d’icelle somme montant 20 escuz sol ledit Morier a eue prinse et receue présentement et à veue de nous en quartz d’escu et deux francs bons de poids suivant l’ordonnance royale

    je vous mentionne souvent le paiement différé, et ici, c’est tout l’inverse, les fûts sont payés à la commande.

tellement que de toute ladite somme de 31 ecuz sol ledit Morier s’est tenu à contant et en a quicté ledit Gallichon ses hoirs etc tout ce que dessus a esté stipullé et accepté par lesdites parties respectivement et à ce tenir et accomplir s’est ledit Morier obligé soy ses hoirs etc à prendre etc renonczant etc foy jugement condemnation etc
fait à notre tablier en présence de Loys Allain et Michel Lory praticiens demeurant Angers
nous avons pu comprendre avant-hier que Jean Gallichon était handicapé, tout au moins pour monter à cheval.

    Ici, il est chez le notaire, mais ce notaire était manifestement très proche voisin, sans doute même la maison contiguë à celle de Jean Gallichon. Il s’y est tout de même rendu, ce qui signifie qu’il peut faire quelques mêtres.
    A ce stade de nos réflexions sur Jean Gallichon, je pense utile de dresser un tableau de ces remarques sur le lieu où est passé l’acte, pour voir combien il se déplace.

ledit Morier a dict ne scavoir signer

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Une réponse sur “Jean Gallichon fait faire 29 fûts, 1593

  1. s’agissant de la profession de « marchand  » :
    lorsque le dit personnage n’est pas appele Marchand de telle ou telle mrchandises, vins draps laines volailles fils et autres, notre Marchand n’exerce pas un commerce mais est fermier d’une terre laique ou religieuse
    dans le cadre des GALLICHON, ALLIES aux QUENTIN, demeurant ANGERS, Pierre QUENTIN X GALLICHON est marchand à Chateauneuf sur sarthe. En fait il est fermier de la terre de Chateuaneuf sur sarthe.

      Note d’Odile :

    Je me suis déjà exprimée là dessus.
    Le terme « marchand » s’étend à tout, même au tonnelier etc…
    Le marchand fermier est le plus souvent à cette époque, un complément de revenus et un métier complémentaire.
    Il est possible qu’un individu, tel votre QUENTIN, ait été à un moment donné exclusivement occupé par la gestion d’une terre, mais ces gestions étaient des CDD dirions nous de nos jours, c’est à dire du travail pour un temps limité par un bail, et non à vie.
    Pour savoir si votre QUENTIN a exercé cette gestion longtemps il faudrait retrouver dans le chartrier de Châteauneuf tous les baux de gestion.
    Ainsi vous pourriez être sur qu’il fut marchand fermier de cette terre toute sa vie.
    Pour les GALLICHON j’ai déjà mis sur ce blog, un bail ou plusieurs, qui donnent d’autres professions en même temps qu’un bail de gestion de terre en complément de revenus.

    En conclusion, ma longue pratique des actes notariés et chartriers, ne me permet pas d’étendre le terme MARCHAND à MARCHAND FERMIER dans tous les cas, loin de là.
    Bonne journée à vous
    Odile

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