Couture, couturier

Le patonyme couturier et le métier de couturier : des faux-amis.

Le dictionnaire étymologique des noms de famille de M.T. Morlet, nous donne clairement le double sens :

Couture (s) issu du lat. cultura, forme populaire de culture, désignait un champ labouré, une terre cultivée, aussi n. de ham. très fréquent : La Couture (Aisne. Allier, Calvados, Charentes, Dordogne). DÉR.: Couturas (avec le suff. augm. -as) ; Couturat (Champagne, Massif central) ; Couturaud, Couthuraud, Coutoureau (Ouest) ; formes flam. Coutereel, Coutreel, var. de Couture!, désigne le propriétaire de la couture, comme le dér. Couturier, cultivateur.

Couture, anc. fr. costure, action de coudre, var. Coudure (Ouest). Dér. : Cousturier, Couturier, tailleur, var. Coudurier, -ié (Ouest, S.0.), var, picarde Couturieux.

Donc, si c’est un nom de famille que vous voulez comprendre, il n’y a pas de solution, car elle est à double sens.


Pour les noms de lieu, l’abbaye de la Couture en région des Pays de Loire est une magnifique illustration du sens cultiver du lieu-dit.

Reste le métier, pour lequel j’ai un acte notarié de 1547 sur mon site, avec d’autres dictionnaires donnant au Moyen-âge le couturier cultivateur, puis à la Renaissance celui qui assemble des étoffes, remplacé dès le 18e siècle par la couturière.
Et je vous propose l’acte de 1547 en exercice de paléographie.

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet seule une citation ou un lien sont autorisés.

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