Contrat de mariage de François Cuissard et Françoise Duchesne, Champtocé et La Jaille Yvon 1539

Je vous remets ce jour ce contrat de mariage car je tente de refaire le point sur ce qui est prouvé de ce qui est probablement ou manifestement erroné concernant les mariages des Jeanne Pelault/Pelaud. Et pour attester que ce contrat de mariage est 100 % crédible je vous est ajouté à la fin de cette page les vues de l’acte original, qui porte bien TOUTES LES SIGNATURES du jour du mariage donc 100 % crédible.

vous vous souveniez sans doute que nous avions ici discuté de la succession de Jeanne Pelault, mariée 2 fois, et dont je doute qu’elle ait laissé de son premier mariage un fils, parce que si tel avait été le cas, il aurait été le fils aîné et principal héritier noble, et on ne devrait donc pas trouver beaucoup de biens Pelault chez les Cuissart, qui eux étaient du second lit de Jeanne Pelault.

Or, ici, j’ai trouvé le mariage Cuissart, et il m’interpelle lui aussi, car il dit explicitement que Jeanne Pelault avait fait une donation à son second mari, Antoine Cuissart. Or, si elle avait eu d’un premier lit un héritier principal, je vois mal comment elle aurait pu faire cette donation.
Puis au fil de ce contrat de mariage, au reste très détaillé et très long, on ne voit pas de mention de Georges Lenfant, si ce n’est que curieusement, sans qu’il soit cité de Lenfant parmi les parents présents, on voit nettement une signature Lenfant.

Je reste donc très sceptique sur la filiation de Georges Lenfant, et j’aimerais bien qu’un jour quelqu’un nous trouve un acte quelconque encore plus clair que ceux que j’ai pu trouver, qui puisse définitivement trancher de la filiation de Georges Lenfant.

Voir la famille Pelault

collection particulière, reproduction interdite
collection particulière, reproduction interdite

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Cet acte a un endroit mangé par les souris, mais le principal a pu être lisible et retranscrit. Le 11 juin 1539 (Huot notaire Angers) sachent tous présents et avenir que comme en traictant et accordant le mariage entre noble homme François Cuissart fils aysné et héritier principal présemptif de noblehomme Anthoine Cuissart seigneur du Pin en la paroisse de Champtocé et de deffuncte damoyselle Jehanne Pelaud
et damoyselle (mangé) Duchesne fille de noble homme Jehan Duchesne sieur de Longchenye et des Vallées et de damoyselle (mangé) de Mareil sa femme demourant en la paroisse de La Jaille Yvon en ce pays d’Anjou d’autre part avant que fiances promesses ne bénédiction nuptiale eust esté faite entre lesdits futurs conjoints ont esté faits les accords promesses pactions et conventions qui s’ensuyvent
scavoir est il que en la cour du roy notre sire à Angers personnellement establys lesdits Anthoyne Cuyssart seigneur du Pin et ledit Françoys Cuyssart son filz aysné et héritier principal d’une part
et ledit Jehan Duchesne sieur de Longcheraye et des Vallées tant en son nom privé que comme soy faisant fort de ladite damoyselle Françoyse Duchesne sa fille et de ladite de Mareil sa famme promettant leur faire ratiffier et avoir agréable le contenu de ces présentes d’autre part
soubzmettant lesdites parties l’une vers l’autre chacune en tant et pour tant que luy touche elle leurs hoirs etc confessent avoir aujourd’huy fait et encores font entre eulx les accords promesses pactions et conventions qui s’ensuivent c’est à savoir que ledit Françoys Cuyssart avecques le vouloir et consentement dudut Anthoyne Cuyssart son père a promis et par ces présentes promet et demeure tenu prendre ladite damoyselle Françoyse Duchesne à femme et espouse pourveu que notre mère sainte église s’y accorde et qu’il ne s’y trouve empeschement légitime, en faveur et contemplation duqul mariage lequel autrement ne seroit fait consenty ne accordé ledit Jehan Duchesne a promis et par ces présentes promet doibt et demeure tenu poyer et bailler audit François Cuyssart et sadite future espouse

ici le notaire avait d’abord écrit « en avancement du droit successif de ladite Françoise Duchesne sa fille », qu’il a barré et mis un renvoi en marge, mais les souris ont mangé la marge.

la somme 4 000 livres tz dedansl es jour et termes et en la manière qui s’ensuyt scavoir est la somme de 2 000 livres tournois dedans le jour des espousailles des futurs conjoints et auparavant icelles, et pour le reste de ladite somme de 4 000 livres tz montant pareille somme de 2 000 livres tz ledit Jehan Duchesne par ces mesmes présentes a dès ledit mariage advenant baillé quité céddé délaissé et transporté et encores baille quite cèdde délaisse et transporte dès maintenant et à présent à tousjours mais perpétuellement par héritaige auxdits futurs espoux en la personne dudit Françoys Cuissart qui a prins et accepté pour luy et ladite Duchesne sa future espouse leurs hoirs les lieux domainse mestairyes et appartenances de Motereux sis et situé en la paroisse de Daon sur Maine et la Tremblaye en la paroisse de Chambellay tout ainsi qu’ils se poursuivent et comportent tant en fief que en domaine avecques toutes et chacunes leurs appartenances et dépendances et comme ledit Duchesne les a par cy davant tenus possédés et exploités sans aucune chose y retenir ni réserver lesquels lieux de Motereux et la Tremblaye ledit Duchesne pourra ravoir rescourcer et rémérer toutefois et quant bon luy semblera jusques à d’huy en 6 ans prochainement venant payant et baillant par ledit Duchesne ses hoirs etc auxdits futurs espoux ladite somme de 2 000 livres tz par ung seul poyement avecques tous autres loyaulx cousts et mises, pendant lequel temps de 6 ans ledit Duchesne jouyra et prendra les fruits et revenus desdits lieux de Motereux et la Tremblaye sans aucune chose desmollir en iceulx pourlesquels fruits (mangé) desdits lieux ledit Duchesne a promis et demeure tenu poyer et bailler auxdits futurs conjoints la somme de 100 livres tz par chacun an au jour et feste (mangé) rendable en la maison dudit lieu du Pin dite paroisse de Champtocé,
de laquelle somme de 4 000 livres ledit Anthoyne Cuyssart et ledit Françoys Cuissart son fils et chacun d’eulx sans division de personne ne de biens ont promis et promettent et demeurent tenus après icelle receue et poyée comme dit est, mettre convertir et employs la somme de 3 700 livres tz en acquests et achat d’héritaige lequel sera tenu censé et réputé le propre héritaige patrimonial et matrimonial de ladite damoyselle Françoyse Duchesne future espouse dudit Françoys Cuissart et ou deffault que feroient lesdits Anthoyne et Françoys Cuyssart de mettre convertir et employer ladite somme de 3 700 livres tz en acquest et achat d’héritage au profit de ladite damoiselle Françoise Duchesne et qui soyt tenu censé réputé son propre héritage comme dit est iceluy cas de deffault échéant lesdits Anthoyne et Françoys Cuyssart et chacuns d’eulx seul et pour le tout sans division de personnes ne biens pour icelle dite somme de 3 700 livres dès à présent comme dès lors et dès lors comme dès à présent ledit mariage fait et consommé comme dit est vendu quité cédé délaissé et transporté et par cesdites présentes vendent quitent cèddent délaissent et transportent dès maintenant et à présent à tousjoursmais perpétuellement par héritaige à ladite damoyselle Françoyse Duchesne pour elle ses hoirs etc ledit Jehan Duchesne son père stipulant et acceptant pour ladite damoiselle sa fille absente ses hoirs etc la somme de 185 livres tz d’annuelle et perpétuelle rente laquelle rente lesdits Anthoyne et Françoys Cuyssart et chacun d’eulx pour le tout ont assise et assignée et par ces présentes assignent et assient dès maintenant et à présent à ladite damoiselle Françoise Duchesne ses hoirs en la personne dudit Duchesne son père ce stipulant pour elle généralement et spécialement sur tous et chacuns leurs biens meubles immeubles et choses héritaulx possessions esmoluements cens rentes et revenus présents et avenir quels qu’ils soient sans ce que les généralité et spécialité puissent desroger nuyre ne préjudicier l’une à l’autre en aucune manière sur chacune de leurs pièces seuls et pour le tout o puissance en faire plus ample assiette par ladite damoyselle ses hoirs en tel lieu qu’il luy plaira et toutefois et quant bon luy semblera après le décès dudit Françoys Cuissart laquelle rente lesdits Anthoyne et Françoys Cuissart leurs hoirs etc pourront rescourcer rémérer et admortir dedans 5 ans après le décès de ladite damoyselle Françoise Duchesne au cas qu’elle décéderoit sans hoirs procédés de sa chair dudit mariage d’elle et dudit Françoys Cuissart et au cas que ladite damoiselle Françoyse Duchesne décéderoit la première et où ledit Françoys Cuissart décéderoit le premier sans héritiers pourront rescourcer rémérer ladite rente dans ledit temps de 5 ans en payant et reffondant aux héritiers de ladite damoyselle Françoyse Duchesne et ayans sa cause ladite somme de 3 700 livres tz par ung seul et entier poyement avecques les arréraiges si aucuns sont deuz d’icelle dite rente lors dudit rachapt et tous autres loyaulx cousts et mises,
et au cas que ladite somme de 3 700 livres n’auroit esté payée a esté et est convenu et accordé entre lesdites parties que lesdits Cuyssart père et fils et chacun d’eulx seul et pour le tout payeront et continueront ladite rente à la raison des deniers qui auront esté payés pour cause et en faveur dudit mariage
et le reste de ladite somme de 4 000 livres tournois montant la somme de 300 livres tz sera et demeurera pour don de nopces et meuble commun entre lesdits futurs conjoints
et en faveur d’iceluy mariage lequel autrement ne seroit fait consommé et accompli ledit Anthoyne Cuyssart a maryé ledit Françoys Cuyssart son fils comme son fils aysné et héritier principal et davantage au moyen d’iceluy mariage a ledit Anthoyne Cuyssart par ces présentes renoncé et renonce au profit dudit Françoys Cuyssart son fils à tout l’effet et contenu de certaine donaison à luy faite par ladite deffunte damoyselle Jehanne Pelault sa femme en faveur dudit Françoys Cuyssart sans ce que à l’advenir il puisse jamais aucune chose avoir prétendre ne demander ès choses de ladite donaison

si Jeanne Pelault avait fait une donation à son second époux, il semble que cela signifie qu’elle n’avait pas eu d’enfants du premier lit, car si elle avait eu enfants du premier lit, et qui plus est ce, ou ces enfants, auraient été héritiers nobles, elle n’aurait pu disposer de son bien en faveur d’un second époux, et j’ajouterai que dans le présent contrat de mariage l’existence de ce ou ces enfants aurait été ici mentionnée, car ils étaient héritiers avant François Cuyssart de ladite Jeanne Pelault

et a promis et par ces présentes promet doibt et demeure tenu ledit Jehan Duchesne faire prendre ledit Françoys Cuyssart à mary et espoux par ladite Françoyse sa fille vestir acoustrer ladite Françoise sa fille de tous habillements et accoustrements nuptiaux à elle nécessaires et selon la qualyté dudit Françoys Cuyssart
et pareillement demeure tenu ledit Jehan Duchesne faire ratiffier et avoir agréable le contenu de ces présentes à ladite damoyselle Jehanne de Mareil sa femme et à ladite Françoyse Duchesne sa fille et les faire soubzmecte et obliger à l’entretennement et accomplissement dudit contenu de cesdites présentes et en bailler à ses despens lettres vallables de ratiffication et obligation en forme deue audit Françoys Cuyssart dedans le jour des fiances desdits futurs conjoints
et outre ont lesdits Anthoyne et Françoys Cuyssart dobté et dobtent ladite Françoyse Duchesne de douaire coustumier selon la coustume du pays d’Anjou au cas que ledit Françoys Cuyssart décédde auparavant ladite damoisellel Françoyse Duchesne
auxquelles choses dessus dites tenir et accomplir d’une part et d’autre etc et ladite somme de 2 000 livres tournois rendre et payer etc et lesdits lieux et mesetayries de Motereux et la Tremblaye et choses héritaulx qui pour et en assiette de ladite somme de 185 livres tz de rente seroient prinses et baillées respectivement garantir saiver délivrer et déffendre l’une des parties à l’autre etc et aux dommages de l’une desdites parties à l’autre aux hoirs et ayans cause l’une de l’autre amendes etc obligent lesdites parties esdits noms et qualités respectivement l’une vers l’autre scavoir est lesdits Anthoyne et Françoys Cuissart eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens leurs hoirs etc et ledit Duchesne soy ses hoirs à prendre vendre etc renonçant lesdites parties etc et par especial lesdits Anthoyne et Françoys Cuyssart aux bénéfices de division de discussion d’ordre de priorité et postériorité et de tout etc foy jugement et condemnation etc
présents à ce nobles personnes Anthoine Pelault sieur de (mangé) en la paroisse de Combrée, vénérable religieux frère (mangé) Mareil baron de Malicorne et aulmonier de st Aulbin d’Angers et honorables hommes et saiges maistres Gilbert Veige et Adrien Jacquelot licenciés ès loix advocatz à Angers tesmoings
ce fut fait et passé au moustier et abbaye de St Aulbin d’Angers les jour et an susdits

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

 

13 réponses sur “Contrat de mariage de François Cuissard et Françoise Duchesne, Champtocé et La Jaille Yvon 1539

  1. Louis-Pierre d’Hozier, un auteur sérieux, affirme en se fondant sur le contrat de mariage du 8 janvier 1505 que Jeanne Pelaud, épouse d’André l’Enfant, est fille d’Antoine Pelaud, seigneur d’Érigné, et de Geneviève Duchesne. Or cet Antoine Pelaud était aussi seigneur de Pruinas. Si Jeanne Pelaud, épouse d’André l’Enfant, et Jeanne Pelaud, épouse d’Antoine Cuissart, sont deux personnes distinctes, il me semble difficile d’expliquer comment cette dernière a pu donner la seigneurie de Pruinas à son mari ?

    Je ne connais pas beaucoup la Coutume d’Anjou mais il semble que la femme pouvait disposer de ses biens nobles comme elle l’entendait. Ainsi Geneviève Duchesne, épouse d’Antoine Pelaud et mère de Jeanne Pelaud, donna ses fiefs de Chartres en Morannes et de Miré près de Châteauneuf-sur-Sarthe à sa fille Madeleine et non pas à son fils René.

    Lorsqu’il mourut, André l’Enfant laissa Jeanne Pelaud avec deux jeunes enfants. Elle devait assurer leur protection et leur subsistance.

    Jeanne Pelaud, fille d’Antoine Pelaud, connaissait Antoine Cuissart, seigneur du Pin, depuis longtemps car la seigneurie du Pin relevait de Pruinas. En l’épousant, elle n’épousait donc pas un inconnu et elle assurait sa protection et sa subsistance et celles de ses enfants. De plus, elle protégeait l’héritage paternel de ses enfants. Antoine Cuissart y gagnait aussi en obtenant Pruinas, une seigneurie importante.

    Georges l’Enfant put conserver les seigneuries de la Patrière et de Cimbré que possédait son père. Et le 13 mai 1532, il conclut un accord avec sa sœur sur le partage de la succession de leur père et sur « ce qui pourrait lui appartenir un jour du chef de Jeanne Pelaud, leur mère » (ARMORIAL GÉNÉRAL DE FRANCE, par Louis-Pierre d’Hozier, 1742, Vol. I, page 208 et Vol 2, page 1041).

    Antoinette et Georges l’Enfant grandirent dans la maison d’Antoine Cuissart avec leurs demi-frères Cuissart. Il me semble raisonnable de supposer que c’est Georges l’Enfant qui signa au bas du contrat de mariage de François Cuissart. Il se maria le 8 novembre suivant.

    Quant au « A. Pelaud » qui signa ce contrat de mariage, il doit être Adrien Pelaud, seigneur de l’Epinay en Combrée.

      Note d’Odile :

    Je n’ai pas votre confiance en d’Hozier.
    Les actes que j’ai mis sur mon blog concernant les Cuissard excluent un fils aîné de Jeanne Pelaud du nom Lenfant. Ils ne permettent pas la succession noble des biens de Jeanne Pelaud à un Lenfant, or, elle était héritière principale noble et transmettait ses biens noblement, et ce sont les Cuissard qui ont hérité des biens Pelaud, donc ils n’avaient pas de frère aîné.
    Et je vous assure que si Georges Lenfant avait été fils de Jeanne Pelaud, il aurait été mentionné et serait même intervenu dans le contrat de mariage ci-dessus.

    Ne pourrait-on imaginer une soeur à Jeanne Pelaud, qui aurait épouse Lenfant ?
    Odile.

  2. On trouve sur http://www26.us.archive.org/
    en tappant
    de Boisguyon Pelau
    la mention de la source suivante, qui donne bien Georges Lenfant fils de Jeanne Pelaud et André Lenfant, mais voyez que Jeanne Pelaut n’a pas le même second époux, aussi on peut se poser la question de la pertinence de l’existence de 2 Jeanne Pelaud au lieu d’une, ou une erreur dans l’une des généalogies de ce Geoges Lenfant.

    La Patrière; 29 octobre 1539.

    Accord entre Jean de Boisguyon, sieur de Fresnai, et Georges
    V Enfant, son beau-fils.

    Accord, fait le 29 oct. 1539, entre noble homme Jean de Bois-
    guion, s r de Fresnai, et noble homme Georges l’Enfant, s r de la
    Patrière, fils aisné et principal hér r de noble homme André l’En-
    fant vivant, s r du dit lieu de la Patrière et de feue d llc Jeanne Pe-
    laud, sa femme, et en dernières noces femme du dit s r de Bois-
    guion, — par lequel, sur les différends qu’ils avoient à cause que
    le dit s r de Boisguion disoit que la dite feue Jeanne Pelaud lui
    avoit fait donation de tous ses aquets et meubles et en deman-
    doit la jouissance au dit s r de la Patrière, le dit s r de la Patrière
    consent que le dit de Boisguion jouisse du contenu en la dite
    donation, à la charge d’acquiter les dettes de la communauté de
    la dite Jeanne Pelaud, sa femme. Cet acte, reçu par Guillaume
    Marchant, notaire de la cour de Courbeville, fut passé au dit lieu
    de la Patrière.

    Bib. nat., cab. des titres. Nouveau d’Hozier 910; fol. i3. Analyse.

  3. En vous mettant ce lien , j’ai tenté de connaitre les sources de l’Abbé Angot

    http://www.odile-halbert.com/wordpress/?p=22610#comments

    Il s’agit sûrement de Jeanne Belault qui a été confondue avec Jeanne Pelault après réécriture
    Ces Boisguyon demeurent dans la partie du Perche proche du Maine non loin de la Patrière .

      Note d’Odile :

    Merci infiniement de tous ces rapprochements
    Je crois que nous progressons et que nous allons enfin y voir plus clair sous peu.
    Il faudrait obtenir copie de l’acte d’octobre 1539 qui donne Boisguyon beau-père de Georges Lenfant.
    Qielqu’un peut-il s’en occuper ?
    Et en tous cas Jeanne Pelault n’a eu qu’Antoine Cuissard pour époux et qu’une postérité Cuissard.


  4. En conclusion à nos débats, il convient de faire une distinction entre :

  5. Jeanne Belault épouse d’Adrien Lenfant, et mère de Georges Lenfant
  6. Jeanne Pelault épouse d’Antoine Cuissard et mère de François Cuissard

  7. cette distinction désormais prouvée figure maintenant dans mon document de synthèse PELAULT avec une analyse des multiples arguments trouvés et débatus ici, dont le plus original n’est pas la présence de 2 époux contemporains et avec une donation chacun : Antoine Cuissard et Jean de Boisguyon, tous deux bien vivants en 1539.
    Merci à tous

  8. Bonjour,

    Je reviens consulter votre blog après plusieurs mois d’abscence et je constate avec un très grand plaisir que vous avez fait de nombreuses découvertes qui me touchent puisqu’elles concernent mes ancêtres. En premier lieu ce contrat dont Beauchet-Filleau donnait la date exacte tout en se méprenant sue le nom du notaire.

    J’ai suivi avec attention les débats concernant l’impossibilité d’un premier mariage de Jeanne Pelault. J’ai deux petites questions : Quel serait donc ce Lenfant qui signe au bas du contrat mais qui n’est pas nommé dans le corps du texte ?

    Par ailleurs, André East dit que c’est Adrien Pelaud qui signerait alors que vous avez transcrit qu’il s’agit d’un Antoine Pelaud qui est cité comme témoin !!!!!!

    En tout cas, encore un grand merci pour ce document.

    D. Druhen

      Réponse d’Odile

    J’ignore quels sont vos ancêtres et je regrette que vous réserviez ces informations aux bases de données, et que vous vous contentiez de venir voir sur mon blog quoi de neuf à copier pour mettre sur les bases de données.
    Je pense que mon travail mérite mieux et respect dans tous les cas.

    Effectivement, le notaire Huot, et beaucoup de ses confrères, avaient l’habitude d’avoir des minutes originales très raturées et surchargées de renvois, de sorte que souvent les difficultés de lecture sont multiples et j’ai dû aller un peu vite, car quand on agrandit ce passage, qui suit ci-dessous, on voit une interligne, et on devine que le notaire avait d’abord écrit René sur la ligne, puis barré René pour ajouter en interligne Anthoine, puis barré Anthoine, et on devine devant ce dernier terme le terme Adrien.
    C’est bien Adrien Pelault qui a signé. Mais les mélanges faits par le notaire laissent penser qu’il connaissait les Pelault par ailleurs, car comment aurait-il pu écrire d’abord les autres prénoms. Ou bien le notaire avait d’abord omis de leur demander leurs prénoms ? Puis corrigé ?

  9. Je vous remercie pour ces explications concernant Adrien Pelaud, ce qui m’a permis de voir les remords du scribe dans le texte.

    Concernant votre premier point, vous me semblez bien injuste, et rapide dans vos jugements. Tout d’abord je ne réserve rien, ayant justement une base publique ( http://gw4.geneanet.org/druhen ) ce qui reste le meilleur moyen de contacter d’autres généalogistes. Cela ne m’empêche pas de rester critique vis-à-vis de ce qu’on trouve dans ces bases. Si vous aviez consulté cette base avant de me juger, vous auriez vu que, pour les individus concernés, j’ai respecté votre travail et vos consignes, en renvoyant par un lien vers votre blog. Je n’ai donc rien copié contrairement à ce que vous écrivez.

    Par conséquent je ne suis pas venu voir « ce qu’il y avait de neuf à copier » ici. Si ma dernière intervention sur ce blog date de plus de sept mois c’est que j’ai eu des raisons très sérieuses à cette absence, qui me sont personnelles et que je n’ai pas à rendre publiques sur un blog.

    Enfin, et bien que mon « pedigree » n’ait guère d’intérêt, je vous précise que je descends de Charlotte Cuissard (née en 1615). François Cuissard et Françoise Duchesne seraint ses arrière-grands-parents, Pierre Landays (souvent abordé ici), son trisaïeul.

    J’espère que ces mises au point vous seront utiles.

    D. Druhen

      Note d’Odile :

    Merci de ces précisions.
    Maintenant je sais pourquoi vous vous intéressiez à l’acte ci-dessus.

    A mon tour cependant de faire une sérieuse mise au point.
    Contrairement à ce que vous affirmez, Geneanet, et autres bases d’ailleurs, n’est en aucun publique, car pour y accéder il faut s’inscrire.
    Et vous ne vous imaginez tout de même pas que je vais m’inscrire !
    Je suis libre de choisir la qualité de mes travaux !

    Enfin, même si c’était le cas, à savoir si Geneanet était publique sans adhésion, j’estime que cela n’est pas à moi, lorsqu’on me pose une question, d’aller rechercher le fil dans un base.
    Merci de m’avoir lue
    Merci aussi de continuer votre analyse critique de toutes les sources.
    Merci de respecter mes travaux, car j’ose affirmer haut et fort qu’ils le méritent.
    Bonne journée
    Odile

  10. Dans votre étude de la famille Pelault, Preuves p.24 (vente de la terre de Mongazon à Désiré Pelaut) : pourriez-vous me dire la provenance du document et la cote ?
    Dans le catalogue général des manuscrit…., je trouve le document conservé à Aix. Voir : http://www.e-corpus.org/notices/9149/gallery/84709

    Il y est d’ailleurs dit que Mongazon serait dans les Deux-Sèvres !

    Merci
    D. Druhen

      Note d’Odile :

    OUPS !
    moi, si méthodique sur ce point, me voici prise en défaut.
    Mais merci de me le signaler car je vais y rémédier.
    Je retrouve bien les vues, mais je pense qu’elles sont prises par André East, notre canadien, et je vais attendre sa réponse pour me confirmer que c’est un manuscrit de la BM d’Angers, dont le fonds est sans doute maintenant en ligne.
    J’avais corrigé la retranscription d’André en son temps.
    Mais je constate que rien n’indique dans le texte le nom de la paroisse, et je me demande si ce n’est pas André qui a écrit Domloup.
    Bon dimanche en attendant une réponse plus précise
    Odile
    PS le nom de MONGAZON est connu à Angers, car c’était un lieu d’Angers, devenu collège très fréquenté des Angevins.
    Le nom de lieu Mongazon existe aussi en Anjou dans plusieurs paroisses.

  11. Cela m’est revenu cette nuit. C’est bien le manuscrit sur parchemin de la BM d’Aix.
    D’ailleurs le tampon figure sur les vues.
    Reste l’énigme du lieu car rien n’indiquait Domloup ou les Deux Sèvres.
    Je vais tout relire, mais cela figure sur bcq de vues, car les parchemins sont généralement étirés en largeur, et les lignes difficiles à suivre au fil des vues.
    Je peux également vous envoyer les vues à relire si André m’autorise.
    Odile

  12. Concernant Mongazon à Domloup, possédé par la famille Ivette (srs de Boishamon), j’ai trouvé ceci : http://www.infobretagne.com/domloup.htm

    Je veux bien voir ces vues.

    Merci

  13. Note d’Odile :
  14. Je vois que c’est le Bois Hamon qui est situé à Domloup. La base en ligne des M.H. donne la fiche de ce manoir, reconstruit au 16ème siècle existe encore de nos jours.
    Les historiens donnent le nom de famille IVETE mais le J et le I se confondent tout comme le U et le V, et j’avais écrit JUETE, qui est bien sûr la même chose
    J’ai tout relu, et aucune paroisse pour Mongazon, par contre il y a la ratification de Jeanne Legras épouse de Désiré Pelaud, et il me manque encore quelques mots à ma retranscription. Il semble bien que ce soit un bien Legras.
    Odile

  15. Le premier acte daté du 11 août 1436 est l’acte de vente lui-même de Mongazon par Désiré Pelaud. Il est conservé à la Bibliothèque Méjanes, Aix-en-Provence, sous la cote Ms. 1410 (1275) pièce 16. Ce document sur parchemin mesure 55 cm par 35 cm. Cet acte que vous avez transcrit et mis sur votre page Pelault ne donne pas de précision sur la localisation de cette terre de Mongazon vendue par Désiré Pelaud ni sur la qualité de l’acheteur.

    Le deuxième acte daté du 11 septembre 1436 est la ratification de la vente de Mongazon par l’épouse de Désiré Pelaud. Il est conservé à la Bibliothèque Méjanes, Aix-en-Provence, sous la cote Ms. 1410 (1275) pièce 17. Ce document sur parchemin mesure 30 cm par 17 cm. Cet acte que nous n’avez pas transcrit ni affiché sur votre page Pelault est très intéressant en plus d’un point. Il nous apprend que l’épouse de Désiré Pelaud se nommait Jeanne Legras et que l’acheteur Pierre Ivete était seigneur de Boishamon.

    Or, le 7 octobre 1420, Pierre Ivette, seigneur de Boishamon, était chambellan, conseiller et maître d’hostel du Duc Jean V de Bretagne. Il était aussi seigneur de la Garenne, en Saint-Aubin(-des-Cormirs). (Mémoires pour servir de preuves à l’histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, par Pierre Hyacinthe Morice,Charles Taillandier, Volume 2, page 950).

    Comme en 1440, ce même Pierre Yvette, seigneur de Boishamon, était aussi seigneur de Mongazon en Domloup relevant de Châteaugiron et que rien dans les deux actes mentionnés plus haut ne laisse supposer que la seigneurie de Mongazon vendue par Désiré Pelaud était située à Deux-Sèves comme le dit le catalogue des manuscrits, j’en ai conclus qu’il est plus probable que ce soit celle de Mongazon en Domloup relevant de Châteaugiron qui fut l’objet de cette vente.

    Désiré Pelaud fut le premier de ce patronyme à être seigneur de la Missonnière. Son épouse Jeanne Legras la lui apporta à leur mariage. Le deuxième acte mentionné plus haut daté du 11 septembre 1436 semble confirmer que cette seigneurie de la Missonnière est celle située en la paroisse de St-Germain-des-Prés. En effet, ce deuxième acte fut passé devant la cour de Champtocé par Jeanne Legras. Ce devait être l’endroit le plus proche de son domicile. Or la seigneurie de la Missonnière en la paroisse de St-Germain-des-Prés relevait de la seigneurie de Serrant et cette dernière de Champtocé.

      Note d’Odile :

    Bonjour André
    Merci pour vos explications.
    Concernant la localisation de Mongazon, j’ai compris (en particulier ligne 3 de l’acte de 1436) que le bien provenait du frère de Désiré Pelaud, décédé sans hoirs.
    Mais j’ai aussi compris lieng 8 et 9 de ce même acte de 1436 dont voici l’extait :
    a

    ussi disoit ledit Juete que Jehan Lebouent et sa femme seur dudit chevalier demourans ès pais de Cliczon avoient et leur appartenoit sur la dite terre 10 journaux (pli … … … … ) blé de rente que ledit chevalier
    avoit baillé et assigné pour héritaige audit Lebouent et sadite seur pour partie de son droit

    que Désiré Pelaud, qui est le seul qualifié de CHEVALIER dans cet acte, avait une proche parente (soeur ou belle soeur) à Clisson. Clisson est possession du duc de Bretagne, et j’avais mis il y a plusieurs années son histoire sur mon site.
    Il conviendrait de rechercher dans les ouvrages de Dom Morice « Preuves pour l’histoire de Bretagne », la trace éventuelle de cette famille LEBOUENT.
    Dans tous les cas, outre ce Pierre IVETTE secrétaire du duc Jean, il est manifeste qu’un proche de Désiré Pelaud (soeur ou belle soeur) était également au service du même duc. J’irai personnellement chercher aux AD44 une trace de cette famille LEBOUENT puisque c’est moi qui demeure à Nantes.

    Par ailleurs, je pense qu’il serait utile d’écrire aux AM d’Aix, pour savoir comment le rédacteur de l’inventaire des manuscrits a pu situer « DEUX SEVRES », car on pourrait supposer s’il était si sur de lui, qu’il existe un troisième document concernant cette vente de Mongazon, lequel document donnerait la localisation du bien.

    Bonne journée à tous,
    Sans doute serait-ce préférable que ce soit André qui écrive aux AM d’Aix, car ils répondront plus facilement à un courrier venant du Canada.
    Merci à vous tous.
    Odile
    PS. Il va sans dire que je reporte ces notes sur mon document pour le mettre à jour.
    Et que je vais tenter de me réveiller (panne d’oreiller ce matin) pour reprendre la retranscription de la ratification par Jeanne Legras, dans laquelle il me manque quelques mots pour l’instant.

  16. Pour moi le premier acte est une transaction, qui fait suite à la vente dont manifestment l’acte était imprécis, et il s’en était suivi des différents, en particulier sur les terres réellement vendues, et le montant perçu.
    Nous n’avons pas l’acte de vente, et d’ailleurs la transaction ne cite pas sa référence, mais l’évoque curieusement.

    Effectivement on trouve bien :

    le manoir de Mongazon (XV-XXème siècle), propriété en 1440 de la famille Ivette, seigneurs du Boishamon


    Carte IGN, cliquez pour agrandir.

  17. J’ai aussi compris que cet acte de vente fait suite à un autre fait plusieurs années auparavant mais que finalement les parties ne s’étaient pas entendu sur le montant et sur les termes de la vente. J’en ai conclu que la vente fut alors annulée étant donné que Désiré Pelaud conserva la propriété de la seigneurie. Ce troisième document que vous mentionnez n’existe donc pas n’ayant pas pris effet et n’ayant pas été insinué.

    L’acte de vente du 11 août 1436 mentionne que ce frère de qui hérita Désiré se prénommait Jehan.

    Le 14 mai 1407 «Jeanne Baraton, veuve de Jehan Pelaut, fait appel devant Jean V, duc de Bretagne, au nom de ses enfants mineurs».
    (Lettres et mandements de Jean V, duc de Bretagne , Tome V, page 42).

    Je crois que Jehan et Désiré Pelaud de qui il est question dans l’acte du 11 août 1436 sont fils de Jeanne Baraton et de Jehan Pelault.

    Le fils aîné de Désiré Pelaud qui se prénommait aussi Jehan fut au service de François II, duc de Bretagne. Il était l’un des archers de la garde personnelle de François II, duc de Bretagne, en 1480 (Dom Guy Alexis Lobineau, «Histoire de Bretagne » , réédité par les Éditions du Palais-Royal, 1973, Tome II, colonne 1469, document daté du 4 décembre 1481) et il en faisait encore partie aux funérailles du duc le 13 septembre 1488; c’est lui qui est mentionné parmi les archers de la Garde sous le nom de Pelaud dans les comptes du deuil de François II (Dom Guy Alexis Lobineau, «Histoire de Bretagne » , réédité par les Éditions du Palais Royal, 1973, Tome II, preuves du 21 ième livre, colonne 1504, et Archives de Bretagne, tome II, page 84, «Le béguin de François II, le dernier duc de Bre tagne »).

    Il semblerait donc que des membres d’au moins trois génération de cette famille Pelaud ont été au service des ducs de Bretagne.

      Note d’Odile :

    Bonjour André
    C’est fou !
    Totalement fou !
    Les grands esprits se rencontrent.
    Je vous préparais à l’instant un billet du blog concernant le duc Jean V, merci d’attendre demain mon point de vue. Qui rencontrait le vôtre, mais que je suis à peaufiner.
    Odile

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