Inventaire des meubles au château de Champtocé-sur-Loire (49) au décès de Claude de Bretagne qui en était seigneur : novembre 1637

L’inventaire est réalisé en présence de 2 notaires, mais il est volumineux et je ne vous mets que le début, à savoir l’introduction comportant les noms des parties et du décédé à savoir Claude de Bretagne.

Il semblerait sur WIKIPEDIA que des BRETONS réécrivent l’histoire de cette famille de Bretagne en interdisant de nos jours le nom que le roi a accepté de son vivant. Il est scandaleux de voir des WIKIPEDISTES se prendre pour des JUGES et refaire les noms de famille que le roi et ses contemporains ont parfaitement accepté.

Je viens de vérifier encore ce jour sur Internet la page des seigneurs de Clisson de Wikipedia, et ils sont toujours dénommés d’AVAUGOUR et non de BRETAGNE.

Et ils sont toujours dits seigneur de Châteauceaux, alors qu’ils sont seigneurs de Champtocé-sur-Loire.

Je maintiens ce sont 2 erreurs monumentales

 

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 18 novembre 1637 à la matinée, par devant Guillaume Guillot notaire du roy à Angers au mandement de hault et puissant seigneur messire Loys de Bretagne chevalier des ordres de sa majesté, conseiller en ses conseils, conte d’Avaugour, de Vertuz et de Goello, premier baron de Bretagne, gouverneur de Rennes, lieutenant en la haulte Bretagne et maistre de camp du régiment de Namur ? fils aisné et principal héritier de defunt hault et puissant seigneur messire Claude de Bretaigne vivant aussi chevalier des ordres du roy, conseiller en ses conseils d’estat et privé, conte de Vertuz et de Goello, d’Avaugour Chantocé etc premier baron de Bretaigne, gouverneur et lieutenant pour sa majesté en la ville et evesché de Rennes, et aussi au mandement de noble homme Me Nicolas de Baussaucourt secrétaire ordinaire de la chambre du roy au nom et comme procureur spécial de haulte et puissante dame dame Catherine de la Varenne veufve dudit defunt seigneur conte de Vertu, par procure que ledit Baussaucourt a apparu, passée par Bouvet et de Rivière notaires au chestelet de Paris le 4 de ce mois et an, copie de laquelle (f°2) ledit Baussaucourt a délaissée pour demeurer attachée à ces présentes pour le soustien d’icelles et y avoir recours sy mestier est, sommes acheminé de ladite ville dudit Angers nostre demeure ordinaire et transporté dans le chateau et maison noble de Chantocé pays d’Anjou distant dudit Angers de 6 lieues ou environ où serions arrivés sur les deux heures après midy, et y aurions trouvé ledit seigneur conte d’Avaugour et ledit Baussoucourt audit nom de procureur et gérant les affaires de ladite dame, lesquels nous ont déclaré avoir fait choix de nous notaire et de Me Fançois Pyonneau notaire royal demeurant à Ingrande, aussi mandé et fait venir audit lieu, pour procéder à l’inventaire des meubles, lettres, titres et enseignements estant audit chasteau es chambres coffres et vesseaux qui avoient cy devant esté scellés de l’ordonnance de monsieur le lieutenant particulier dudit Angers, et dont les sceaux ont esté ce jourd’huy recogneuz avec permission de les lever et de procéder audit inventaire par le procès verbal qu’en a fait ledit sieur lieutenant, suivant et en conséquence de la sentence donnée entre les partyes par nos seigneurs …

8 réponses sur “Inventaire des meubles au château de Champtocé-sur-Loire (49) au décès de Claude de Bretagne qui en était seigneur : novembre 1637”

  1. Bonjour,
    Apparemment il ne faut pas vous envoyer de mail, j’aurais juste aimé savoir si vous aviez cet inventaire traduit en entier ou en photocopie pour que je puisse le lire ? Ou peut-être une référence exacte pour que j’aille le voir aux archives un jour ?
    Je suis de Champtocé et je cherche des informations sur le château pour les Journées du Patrimoine. S’il pouvait y avoir dans cet acte la preuve de souterrains, ou du moins le descriptif et le nombre de pièces, et ce qu’il se trouvait dedans, et le nom des tours, ça serait génial, car aujourd’hui ce sont des ruines !
    En vous remerciant beaucoup d’avance.

    1. Bonjour
      Vous avez la cote complète et je ne comprends pas ce que vous voulez de plus pour cote. En effet, je mets toujours le lieu des archives (ici il est bien dit Archives Départementales du Maine et Loire), la cote (ici 5E5), le nom du notaire (ici Guillot) et la date (ici 18 novembre 1637)
      Vous n’avez donc aucune pratique des recherches et des archives, car en outre vous vous attendez à une description du château alors qu’il s’agit d’un inventaire. Un inventaire est toujours un inventaire des meubles et/ou titres. Pour trouver une description de l’état des biens immobiliers, il faut une montrée, comme par exemple celle que vous avez en ligne sur mon site pour le château de Mortiercrolles, autre merveille de l’Anjou.
      Vous ne connaissez pas les sources du patrimoine, car elles sont dans chaque département parfaitement connues et relevées et étudiées par les services du patrimoine, et je ne comprends pas que vous ne vous soyez pas adressé à eux. D’ailleurs, ils sont même en ligne sur les sites du patrimoine.
      Par contre, puisque vous vous intéressé à Champtocé, je tiens à insister sur tout ce que j’ai mis sur mon site à ce nom, et vous avez immédiatement tout ce qui est sur mon blog et site en cliquant sur Champtocé sour l’article car c’est le mot clef, et vous pouvez aussi utiliser les fenêtres à droite qui sont recherche etc… et même le moteur de recherche qui me connaît parfaitement.
      En effet, moi, personnellement je m’intéresse aussi à Champtocé pour le nom du seigneur, qui portait toujours alors le nom DE BRETAGNE alors que Wikipedia l’a débaptisé en D’AVAUGOUR, ce qui me choque, et cela me choque que les gens qui s’intéressent à Champtocé ne soient pas plus exigents en matière de transmission de l’histoire.
      Enfin, je vous souhaite bon courage pour lire l’acte quand vous l’aurez, car manifestement vous n’avez pas compris qu’il fallait d’abord d’énormes connaissances en paléographie, qui ne s’acquièrent qu’après des années d’étude de la paléographie.
      Et pour ce qui est de mon adresse email, je refuse de la donner, car la terre est peuplée de malveillants, tous prêts à me prendre pour leur bonne.
      Bonne journée à vous en confinement
      Odile

      1. Bonjour Odile,

        Ne vous énervez pas, je n’ai rien fait de mal, si c’est le cas j’en suis désolé. Oui, je n’ai pas fait beaucoup de recherches sur place, aux archives, je n’y suis d’ailleurs jamais encore allé, j’ai juste eu un rendez-vous avec un conservateur du patrimoine. Personnellement, j’ai juste fait de la généalogie dans un autre département. J’étais arrivé à lire certains actes datant de 1500 donc 1637 me paraissait aisé … après cela dépend évidement de la personne qui écrit, le style etc. je le conçois. C’est dans ce sens que j’aurais aimé avoir l’acte totalement scanné ou traduit, d’autant que je n’ai pas trop le temps d’aller aux archives … Je vous remercie quand même de m’avoir confirmer la côte etc. sur Internet celle-ci n’est pas numérisée apparemment.
        En outre, je croyais et j’avais espoir que dans cet inventaire, il était possible qu’il soit noté « dans telle pièce du château nous trouvons un coffre, une table, un tableau … dans telle autre pièce ceci cela » mais vous me dites que non donc ce n’est plus très intéressant pour moi, pour l’exposé sur les souterrains cachés que je souhaite faire.
        Bref, je vous remercie quand même d’avoir répondu à mes questions et vous souhaite vraiment bon courage pour la suite, j’ai vu 40/50 ans de travail, et bien bravo !

        1. Je continue à dire que la cote figurait bien dans l’acte.
          Je ne pense pas qu’on mettait des meubles dans les souterrains, mais plutôt des vivres, et les souterrains étaient leur frigidaire.
          Par contre je pense que ce n’est pas la place d’un généanaute d’écrire l’histoire, et que c’est seulement la place d’un histoirien du patrimoine, spécialiste du dossier.
          Mais je vous suggère d’écire un roman puisque la plume vous démange, alors vous pourrez comme beaucoup de romanciers, laisser vos idées vagabonder, car en ce moment vous vagabondez.
          Odile

  2. Bonjour Madame Halbert,
    Tout d’abord j’espère que vous allez bien, sans doute avec toutes les précautions requises.
    Je consulte toujours vos travaux, mais confinement oblige, j’ai mis à jour mes recherches et je m’aperçois que votre chronologie de la famille Racinoux ne commence qu’avec le couple Martin Racinoux – Guillemette Guillou alias Poetard.
    Sur le registre de St Aignan de Grandlieu, baptêmes 1503-1551 page 115/141, il existe pourtant un acte de baptême au nom de Guillemette Poetard, écrit en latin (langue que je n’ai pas apprise…) et que j’ai pu déchiffrer comme suit (sous réserve !)
    « ……………….. septembre mil cinq cent quarante-cinq … fut baptisée Guillemette fille de Guilli Poetart et Bénédicte Byon aîné … fut tenue sur les fonts baptismaux par Jacobi Poetart, Georgia Byon, Jacobi Racinoux et Phillippe fille de Jullien Guillou – Bodin prêtre »
    Comme vous le dites dans votre document sur la famille Racinoux, Guillemette Poetard pourrait bien être aussi Guillemette Guillou, donc fille de Guilli Poetard et Bénédicte Byon. Les dates sont cohérentes avec la naissance de ses enfants.
    Qu’en pensez – vous ?
    Bien cordialement

      1. Merci pour votre réponse et la traduction du texte latin. Effectivement, il est difficile d’affirmer que Guillemette Paitard est notre ancêtre faute de pouvoir croiser les données avec d’autres sources fiables, c’est une possibilité mais c’est la seule avec les documents disponibles. On va donc la mettre « sous réserve »
        Bon dimanche de Pâques, malgré le confinement il faut apprécier de ne pas être touché par le virus.
        Cordialement
        db

        1. OUi, en ce jour de Pâques, je me permets la comparaison avec le purgatoire, l’endroit où on attend un place meilleure, donc j’ai l’habitude, faute de toutes les preuves filiatives, de mettre cela en PROBABLE, donc en fait une sorte de purgatoire en attendant d’éventuelles autres découvertes.
          Merci d’avoir compris mon souci des preuves, difficiles souvent.
          Bon dimanche de Pâques
          Odile

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