Suzanne d’Aribert nomme Clément Gault son procureur, Valpuiseaux 1614

Introduction

Depuis 3 ans Association Valpuiseaux histoirE m’envoie aimablement ce qui concerne Clément Gault car il est issu de mes Gault d’Armaillé et était parti faire carrière chez des seigneurs puis avait fini par épousé en 1614 la fille d’un petit noble de Valpuiseaux, Claude d’Aribert. Voici ce que j’avais déjà sur mon blog :
Pouvoir de Françoise Gault pour recevoir de Maurice Barré 7 000 livres : Valpuiseaux (91), Bunou 1650
Il y avait 2 René Gault de la Grange dans les années 1640 signant à Pouancé : voici la preuve par les signatures
La maison appelée « la Grange » hostellerie en 1538 au bourg d’Armaillé, appartenant à René Gault
Contrat de mariage de Clément Gault de la Grange avec Claude d’Arribert, Paris 1614
Clément Gault de la Grange emprunte 2 400 livres à Angers, Paris saint Eustache 1613
Clément Gault de la Grange reçoit 623 livres de la duchesse de Mercoeur en 1612
Clément Gault de la Grange avait 2 signatures : l’une de bourgeois Angevin, l’autre imitant la noblesse à Paris
Clément Gault de la Grange 1587-1640 de La Prévière (49) à Valpuiseaux (91), de la bourgeoisie à la noblesse
Clément Gault de la Grange est décédé à Valpuiseaux sans meubles, seulement un cheval

Suzanne d’Aribert

Plus âgée que sa soeur Claude, elle vit à Paris, sans doute dans une famille noble plus aisée pour s’occuper des enfants, mais reviendra à Valpuiseaux sans doute pour s’occuper des enfants de sa soeur Claude. Elles sont d’une fratrie de 7 enfants, dont la soeur aînée, Perrone, est mariée. Mais 3 frères ont été décapités en place de grève pour volerie, car dans la famille d’Aribert, c’est leur occupation depuis plusieurs générations. Seules Claude et Perrone ont postérité, et leur génération voit l’extinction de la lignée masculine.

leur mère n’était sans doute pas noble

L’acte qui suit est une procuration de Suzanne d’Aribert, vivant à Paris, à son beau-frère Clément Gault, pour s’occuper des biens dont elle a hérité de sa mère. Or, elle a hérité d’un septième ce qui est un partage non noble. En outre ce partage égalitaire a donné lieu à un arrêt du parlement du 23 décembre 1611, or, à cette date les 3 frères étaient décapités depuis plusieurs années, et je pensais qu’en 1611 un partage égalitaire devrait ne prendre en compte que les vivants. Bref, l’acte qui suit m’a beaucoup intriguée !!!

Procuration de Suzanne d’Aribert

AN-MC/ET/LXII/50 « Le 29 juillet 1614 par devant les notaires et gardenotes du roy en son chastelet de Paris soubsignés fut présente en sa personne damoiselle Suzanne Daribert majeure usant et jouissant de ses droits, fille de deffunts Emery Daribert vivant escuyer sieur de la Grange sans terre et de damoiselle Philippe Lecoincte jadis sa femme, laquelle a fait et constitué son procureur général et spécial noble homme Clément Gauld sieur de la Grange auquel ladite damoiselle constituante donne pouvoir et puissance de pour elle et en son nom vendre cedder transporter et aultrement alliéner avec toute puissance de garantye à telles personnes pour tel prix et somme de deniers changes et conditions que ledit sieur … la septiesme partye en la moitié de la terre et seigneurye de la Grange Santerre et aultres fiefs terres et seigneuryes à elle adjugées pour son droit de douaire sur les biens dudit deffunt Emery Daribert son père et encore la septiesme partye des terres et seigneuries de Megueres et … de la Gallannelle à elle aussy adjugées pour sa part et portion en qualité d’héritière par (f°2) bénéfice d’inventaire des biens de ladite deffunte damoiselle Philippe Lecointe sa mère le tout par arrest de la cour de parlement du 23 décembre 1611, recevoir les deniers qui proviendront de ladite vente … fait et passé à Paris jeudy 8 juillet dernier  … le 29 juillet 1614 »

 

 

La disparition d’un proche est un drame : les 2 disparitions dans ma famille maternelle

Introduction

Bonne année 2026 à tous, et surtout à tous ceux qui vivent des moments douloureux, soit guerre, soit drame dans la famille ou absence d’informations familliales. Je prie pour eux.

la disparition

Souvent volontaire, elle est fréquente de nos jours et la France comptait 5000 disparus en 2024, vivants mais ayant rompu tout contact, laissant leurs proches dans tous les doutes et douleurs.

le poids de l’absence d’informations

La première disparition dans ma famille remonte à 1846, la seconde à 1924. Elles ont touché mon arrière grand mère Aimée Guillot, qui a ainsi perdu son père à 18 mois, et un fils mais après son décès donc touchant ma grand mère maternelle dont il était frère.
Lorsque j’ai entrepris des recherches fin des années 1970, ma maman qu’un divorce difficile avait profondément abimée psychologiquement, s’opposa à mes recherches sur la famille. Elle croyait que j’allais découvrir des horreurs et il fallait surtout ne pas les remuer.
J’ai beaucoup travaillé sur ce 2 disparus, et j’avais trouvé le père d’Aimée Guillot après une année de recherches intensives, mais il me restait son fils, que je n’ai découvert qu’en 2024. Pour le premier j’ai un dossier si volumineux qu’il faudrait un livre pour le publier.

Alfred Audineau, disparu en 1924

Lorsque j’ai commencé mes recherches sur ma famille, c’était fin des années 70, je n’ai eu aucune archive familiale, même pas le mariage de mes parents. Et à l’époque la numérisation et mise en ligne d’archives n’existait pas encore, et même beaucoup était non communiquable.
J’ai cependant alors découvert que ma grand mère, qui n’avait jamais parlé de ses frères, en avait eu 2. Le silence de ma grand mère, encore plus que celui de ma mère, m’a alors profondément émue.
Voici l’un des 2 frères, le disparu. Je vous ai mis mon fichier .pdf, et en cliquant dessus vous allez pouvoir le dérouler car il comporte 13 pages, et comme toujours dans mes documents, vous avez au début le plan.

Audineau-Alfred

 

Provision d’office de sergent royal à Ingrandes pour Philippe Halbert de Liré, mai 1715

Introduction

Vous avez sur mon blog une catégorie OFFICES que vous trouvez ci-dessous, en déroulant sous les commentaires, une case OFFICES apparaît et cliquez à droite pour accéder au menu déroulant de tous les catégories, en ordre alphabétique. Il y a pas moins de 74 offices sur mon blog.

Les Halbert du Maine-et-Loire

Outre les HALBERT tonneliers au Loroux-Bottereau, ceux de Rezé et Saint Sébastien ouvriers de la monnaie, je descends aussi de ceux de Chalonnes et Montjean, mais je ne suis pas parvenue à faire le lien avec ce Philippe Halbert, qui a des descendants.

Provision d’office de sergent royal à Ingrandes

Archives Nationales V/1/224 Grande Chancellerie (sous-série V/1). Lettres de provision d’office

« Louis par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre à tous ceux qui ces présentes lettres verront salut scavoir faisons que pour le bon et louable raport qui nous a esté fait de la personne de nôtre aimé Phylipe Halbert et de ses sens suffisance loyauté prud’hommie capacité et expérieuce au fait de pratique pour ces causes et autres nous luy avons donné et octroyé donnons et octroyons par ces présentes l’office de sergent royal résidant à Ingrandes en Anjou que tenoit et exerçoit René Pichonnier dernier possesseur d’iceluy, lequel estant décédé Louis Pichonnier comme acquéreur des biens de la succession abandonnée dudit René Pichonnier son frère nous auroit nommé par acte du 27 janvier 1714 ledit Halbert qui nous auroit en conséquence payé la finance du droit de survivance attribué audit office par nôtre édit du mois de décembre 1709 ainsi qu’il apert par coppie collationnée de la quittance du trésorier de nos revenus casuels ayant ladite nommination et autres pièces attachées sous le constrescel de nôtre chancellerie pour ledit office avoir tenir et doresnavant exercer en jouir et user par ledit Halbert à titre de survivance conformément à notre édit du mois de décembre 1709 aux honneurs autorités fonctions franchises libertés droits pouvoir fruits proffits revenus et émolumens audit office appartenant et y attribués, tels et semblables qu’en a jouy ou deu jouir ledit Pichonnier et qu’en jouissent (f°2) les pourvus de semblables offices sans toutefois qu’en vertu des présentes ledit Halbert puisse exploiter hors de l’étendue de son ressort à peine de faux, sy donnons en mandement au sénéchal d’Anjou ou son lieutenant général à Angers à gens tenant le siège audit lieu qu’après leur estre aparu des bonnes vie mœurs âge compétance conversation religion catholique apostolique et romaine dudit Halbert qu’il sache lire et écrire et de luy pris et receu le serment en tel cas requis et accoutumé ils le reçoivent mettent et instituent de par nous en possession dudit office c’en faisant jouir et user aux honneurs autorités fonctions franchises libertés droits pouvoirs fruits proffits revenus et émoluments susdits pleinement et paisiblement luy faisant obéir et entendre de tous ceux et ainsy qu’il appartiendra es choses touchant et concernant ledit office, car tel est nôtre plaisir en témoins de quoy nous avons fait mettre notre scel à cesdites présentes. Donné à Versailles le 8 may 1715 »

 

 

 

 

 

Office d’ouvrier de la monnaie de Nantes, Pierre Moinet 1716, petit fils de Sébastien Halbert

Introduction

Je vous ai déjà mis sur ce blog mes HALBERT de Saint Sébastien d’Aigne, aujourd’hui Saint Sébastien sur Loire, qui commencent par Sébastien HALBERT ouvrier de la monnaie de Nantes, époux de Marie BONNAUD. Aujoud’hui, je vous mets un document exceptionnel, comme il en existe encore peu aux Archives Nationales, à savoir l’office d’ouvrier de la monnaie d’un Pierre Moinet qui se dit son descendant. Et c’est en voulant voir sur Internet si quelqu’un avait déjà connaissance de ce document que je suis tombée seulement sur l’horreur de la déformation du nom de Louise Halbert, la mère de Pierre Moinet.

Louise Halbert mère de Pierre Moinet

Louise Halbert et son mari meurent juste après la naissance de leur unique enfant Pierre Moinet. L’enfant a donc été élevé par oncle et tante qui lui ont parlé de son grand père Sébastien Halbert ouvrier de la monnaie ! Voici ce que je sais de la généalogie de Louise Halbert :

Louise HALBERT Fillle de Sébastien HALBERT et Louise BONNAUD °Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 8 avril 1643 †Basse-Goulaine 6 octobre 1684 « inhumé dans la chapelle de la vierge Louyse âgée de 42 ans fille de deffunt Sébastien Albert et Marie Bonnaud femme de Michel Moynet présent qui signe présents Luc Guillaume et Pierre les Moynet pescheurs demeurant dans les vallées » x 1/1660 Jean CORGNET  x2 Saint-Sébastien-d’Aigne 15 février 1678 Michel MOINET †Basse-Goulaine 15 octobre 1684 « inhumé dans l’église Michel Moynet laboureur demeurant dans les Vallées fils de Luc Moynet et deffuncte Renée Allaire ses père et mère, veuf de Louyse Albert en présence de Luc, Pierre et Guillaume les Moynet » 
1-Perrine CORGNET x Saint-Sébastien-sur-Loire 15.8.1687 Pierre PATOUILLERE
2-Pierre MOINET °Basse-Goulaine (44) 27 mai 1684 « baptisé Pierre fils de Michel Moinet et de Louise Halbert sa femme parrain Pierre Patoüillere marraine Perrine Foucaud » †1726 x Saint-Julien-de-Concelles (44) 29 janvier 1704 « mariage Pierre Moynet fils de deffunts Michel Moinet et de Louise Halbert de Basse Goullaine et Janne Rouxeau veuve de deffunt Michel Lebeau » Jeanne ROUSSEAU Dont postérité

la monnaie de Nantes

Voyez sur mon site, tout sur la monnaie de Nantes.

les ouvriers de la monnaie de Nantes

Il n’existe aucun document exhaustif sur les noms des ouvriers de la monnaie de Nantes, uniquement un document partiel tiré de Granges de Surgères à partir des registres paroissiaux et la liste établie par les juges gardes le 26 février 1728. Or, cette liste ne prend pas en compte les notaires, dont les actes sont très parlants en ce qui concerne les métiers, même si hélas à Nantes nous n’avons plus d’archives notariales du 16ème siècle !!!

l’office d’ouvrier de la monnaie uniquement par filiation

L’office se transmettait uniquement aux descendants. Or, l’acte qui suit et qui concerne Pierre Moinet fils de Louise Halbert, comporte 2 points qui interrogent :

  •  la transmission était donc possible par les femmes et le document que je vous citais ci-dessus, établie selon Granges de Surgères, relate bien un cas par les femmes, mais il précise que cette femme devait donc être fille unique.
  • Louise Halbert n’était pas fille unique, loin de là. Elle avait 4 soeurs et n’était pas l’aînée mais la 3ème. Donc, en l’absence de descendance mâle de Sébastien Halbert et Marie Bonnaud, une des filles a eu le droit de prétendre à l’office d’ouvrier de la monnaie de Nantes.

filiation donnée par l’acte qui suit

L »acte qui suit, de 1716, concernant l’office l’ouvrier de la monnaie de Pierre Moinet le dit « Pierre Moinet fils de Michel Moinet et de Louise Halbert, laquelle estoit fille de Sébastien Halbert et de Marie Bonnaud, ledit Halbert fils de Jullien Halbert ouvrier monnoyeur en nostre monnoye de Nantes ». Il est donc probable que Sébastien Halbert soit fils de Julien, mais aucune source n’existe encore pour le prouver, car les Archives de Loire-Atlantique n’ont plus les actes notariés du 16ème siècle et les registres paroissiaux ne remontent pas au 16ème siècle à Saint Sébastien.
On ne peut conclure à une source sure lorsque qu’on sait, comme j’en ai une grande expérience, combien de fausses filiations étaient données quand on voulait obtenir quelque chose, que ce soit ainsi pour les offices au Parlement de Breragne, ou même les preuves de noblesse. Donc, je ne peux conclure avec certitude que Sébastien était fils de Julien.

1716 office de monnayeur de Pierre Moinet

Merveilleux acte trouvé aux AN. Je suis heureuse de l’offrir aux descendants de Pierre Moinet, car il a eu descendance actuelle.

[1] Archives Nationales V/1/225-V/1/234 Grande Chancellerie (sous-série V/1). Lettres de provision d’office : années 1716 à 1718 cote V/1/226

« Le 20 juin 1716 Louis par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre à nostre cher et bien aimé conseiller général Provicial de nos monnoyes en Bretagne salut notre aimé Pierre Moinet fils de Michel Moinet et de Louise Halbert, laquelle estoit fille de Sébastien Halbert et de Marie Bonnaud, ledit Halbert fils de Jullien Halbert ouvrier monnoyeur en nostre monnoye de Nantes, ledit Moinet faisant profession de la Religion Catholique apostolique et Romaine nous a fait remonstrer que les Roys nos prédécesseurs ayant accordé plusieurs privilèges aux officiers etre ouvriers des monnoyes de nostre Royaume suivant lesquels ceux qui ont possédé le titre d’ouvrier ont le pouvoir de transmettre leur droit à leurs enfants et postérité de l’un et l’autre sexe nés et à naitre en loyal mariage, lesquels doivent se faire recevoir par devant les officiers de nos monnoyes, et d’autant que lesdits Jullien et Sébastien Halbert ses ayeul et bisayeul estoient constamment ouvriers monnoyeurs ainsi qu’il nous est apparu par la sentence de réception dudit Sébastien Halbert son ayeul du 3 juin 1643 et que vous pourriez faire difficulté y admettre le suppliant attendu l’interruption depuis la réception ddit Sébastien Halbert jusqu’à présent il nous a humbement fait supplier luy vouloir accorder nos lettres de relief d’interruption à ce nécessaires à ces causes désirant subvenir à nos sujets suivant l’exigence des cas s’il vous appert par les pièces cy attachées sous le contrescel de nostre chancelerie, que lesdits Julien et Sébastien Halbert père et fils ayent esté receus ouvriers monnoyeurs en nostredite (f°2) monnoye de Nantes, que le suppliant soit arrière petit fils de Jullien Halbert marié en loyal mariage et que suivant les privilèges par les Roys nos prédécesseurs accordés aux ouvriers monnoyeurs le suppliant y doive estre receu nous vous mandons et ordonnons ces présentes que vous ayez à le faire recevoir à l’exercive d’ouvrier dans nostredite monnoye de Nantes luy faisant donner place pour y faire les exercices et travailles ainsy que les autrs ouvriers suivant et conformément auxdits privilèges pleinement et paisiblement restant et faisant cesser tous troubles et empeschements à ce contraires sans vous arrester à l’interruption depuis ledit Sébastien Halbert son ayeul que nos ne voulone nuire ny préjudicier audit inposant ordonnons l’avons relevé et dispensé relevons et dispensons par ces présentes,, pourveu toutefois que lesdits privilèges n’ayent esté révoqués, et à la charge de se conformer à nos ordonnances et règements concernant les monnoyes et sousles peines y portées car tel est nostre plaisir. Donné à Paris le 20 juin 1716 »

 

Louise Halbert 1643-1684 n’est pas Louise Alberti ni italienne comme certains le disent sur Geneanet

Introduction

J’ai trouvé aux Archives Nationales des documents intéressants sur les HALBERT de Saint Sébastien d’Aigne, ancien nom de Saint Sébastien sur Loire, et je vais vous les mettre sur mon blog. Ils concernent Pierre Moinet fils de Louise Halbert, et j’ai voulu voir sur Geneanet si quelqu’un avait déjà connaissance de ces documents. Hélas, je suis tombée sur une Louise Halbert défigurée en Louise Alberti. Et je suis très choquée d’avoir vu cela.

mes HALBERT de Saint Sébastien

Mes Halbert paternels sont issus du Loroux Bottereau et n’ont rien à voir avec ceux de Saint Sébastien, dont je descends aussi ainsi :
11-Sébastien Halbert x avant 1635 Marie Bonnaud
10-Françoise Halbert x avant 1660 Michel Clastras
9-Pierre Clastras x Vertou 8 août 1689 Mathée Rosier
8-Jean Clastras x Saint-Sébastien-sur-Loire 31 janvier 1735 Françoise Corgnet
7-Jeanne Clastras x Saint-Sébastien-sur-Loire 9 novembre 1779 François Bureau
6-Jeanne Bureau x Saint-Sébastien-sur-Loire 26 juin 1827 René Fortin
5-Victorine-Alphonsine Fortin x Saint-Sébastien-Sur-Loire 29 avril 1851 Jacques Mounier
4-Marie-Elisabeth Monnier x Nantes 28 septembre 1875 Edouard Halbert
3-Edouard Halbert x Nantes 23 septembre 1907 Madeleine Allard
2-mes parents
1-moi
J’ai autrefois beaucoup étudié cette ascendance et elle est sur mon site depuis des décennies, mais manifestement, alors que je suis très souvent copiée, je dirais même pompée, certains généalogistes ont préféré faire à leur manière cette famille.

curieuse manière de faire de la généalogie

Louise HALBERT est devenue Louise ALBERTI sur Geneanet et s’aligne dans une ascendance soi-disant italienne !!! Cette prétendue Louise Alberti porte les mêmes dates et lieux de naissance, mariage et décès que Louise HALBERT la vraie. Or, Louise HALBERT, la vraie, figure ainsi écrite et orthographiée dans plusieurs sources. Louise ALBERTI est une pure invention car on ne peut lire dans aucune source ALBERTI, donc certains n’hésitent pas à mettre des inventions sur Geneanet !!!

la famille de Louise HALBERT

Bien sûr, je vous mets ici ma version de la famille de Louise HALBERT :
Sébastien HALBERT °ca 1600 †Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 1er septembre 1669 « inhumé Sébastien Halbert âgé de 70 ans » Monnayeur x /1635 Marie BONNAUD †Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 23 octobre 1677 « Marie Bonnaut femme de Sébastien Halbert a esté inhumée en l’église en présence de Julien Pion Pierre Robinot et autres »
1-Françoise HALBERT °StSébastien-sur-Loire 17 juin 1635 filleule de Françoys Bonnaud et de Louyse Bonnaud [épouse de Guillaume Sauvage] x /1660 Michel CLASTRA Dont postérité suivra
2-Perrine HALBERT °St Sébastien d’Aigne 12 décembre 1638 « baptisé (acte en latin) Perrine de Sébastien Albert et Marie Bonaud parrain Pierre Sauvage marraine Marie Lottin – vue 59 » x Jouachim LOTTIN Dont postérité suivra
3-Louise HALBERT °Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 8 avril 1643 « baptisé Louise fille de Sébastien Halbert et de Marie Bonnaud parrain Guillaume Sauvage [époux de Louise Bonnaud] marraine Mathurine Grandin » †Basse-Goulaine (44) 6 octobre 1684 « inhumé dans la chapelle de la vierge Louyse âgée de 42 ans fille de deffunt Sébastien Albert et Marie Bonnaud femme de Michel Moynet présent qui signe présents Luc Guillaume et Pierre les Moynet pescheurs demeurant dans les vallées » x 1/1660 Jean CORGNET x2 Saint-Sébastien-d’Aigne 15 février 1678 Michel MOINET
31-Perrine CORGNET x Saint-Sébastien-sur-Loire 15.8.1687 Pierre PATOUILLERE
32-Pierre MOINET °Basse-Goulaine (44) 27 mai 1684 « baptisé Pierre fils de Michel Moinet et de Louise Halbert sa femme parrain Pierre Patoüillere marraine Perrine Foucaud » †1726 x Saint-Julien-de-Concelles (44) 29 janvier 1704 « mariage Pierre Moynet fils de deffunts Michel Moinet et de Louise Halbert de Basse Goullaine et Janne Rouxeau veuve de deffunt Michel Lebeau » Jeanne ROUSSEAU Dont postérité
4-Anne HALBERT °Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 27 juillet 1646 « baptisé Anne fille de Sébastien Halbert et Marie Bonnaud parrain René Bonnaud marraine Louyse Bonnaud [épouse de Guillaume Sauvage] » †Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 1er décembre 1686 « inhumé Anne Halbert âgée de 35 ans environ femme de René Corgnet, présents ledit Corgnet, Claude Corgnet frère, Michel Cornet cousin, Martin Morin » x Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 25 novembre 1675 « mariage de René Corgnet et Anne Halbert les deux de cette paroisse et majeurs en présence de Claude Corgnet, Michel Corgnet, René Bonnaut et Guillaume Sauvage [époux de Louise Bonnaud] tous parents et amis » René CORGNET Dont postérité suivra
5-Marie HALBERT x Donatien AUBIN

quelques justificatifs

Je vous mets les plus directs, mais j’en ai encore plus lorsqu’elle est marraine et aussi dans les partages sur acte notarié etc… Tous ces actes sont retranscrits ci-dessus, car je mets toujours entre crochets ce qui figure sur les actes que j’ai lus juste après la date dans mes études familiales.

d’ou sort Louise Alberti

Louise Alberti ne sort pas des documents originaux ci-dessus. Alors d’où vient une telle invention ? Elle ne peut sortir d’un lecteur ayant lu les actes, car ils auraient bien vu HALBERT sauf sur son baptême ALBERT mais pas Alberti… J’ai déjà rencontré beaucoup de cas de généalogistes qui s’inventent une ascendance plus notable à leurs yeux que la véritable, mais il faut croire qu’ici certains ont voulu croire à une ascendance italienne !!!
Dès la création de Geneanet, j’ai constaté les dérives, et je me réjouis de m’être abstenue de tout mélange avec ces données non fiables. Ce qui est sur mon site n’est que mon travail, et rien d’autre. Donc fiable.

généafolie

J’avais écrit sur mon site il y a 25 ans des pages de généafolie tant j’avais alors rencontré des dérives dans la généalogie. Ces pages sont toujours plus que valables. Pire, le phénomène des dérives s’est lourdement accentué. Enfin, je vois que je dois ajouter le cas des inventions !!!

 

 

Noël pendant la seconde guerre mondiale

Introduction 

Née en 1938, je n’ai pas connu le père Noël ni sa hotte chargée faute de jouets pendant la guerre, mais j’ai plein de bons souvenirs d’enfants qui jouait autrement et j’ai même été un ange à Noël 1943 à Guérande !  Les grandes personnes prenaient soin de nous, et avaient même cousu de splendides costumes d’anges dans de vieux rideaux, devenus inutiles puisqu’il fallait des rideaux opaques aux fenêtres durant la guerre, et ceux de chez ma tante à Guérande étaient même doubles rideaux opaques. A droite sur la photo, j’ai une étoile sur le front et on nous avait appris de merveilleux chants de Noël. La crêche était celle de la Collégiale de Guérande, et c’était très impressionnant d’aller la voir car on était éclairés alors à la bougie (faute d’électricité) et la Collégiale est plus que sombre. Pour atteindre cette merveilleuse crêche, nous avions un petit bout à droite du choeur, et j’admirais au passage un immense lutrin, enfin il était immense à mes petits yeux !

1939 Mickey

Mickey, en caoutchouc souple qui faisait sans doute du bruit.

Il existe toujours des poupées Mickey en 2025 mais elles sont plus sophistiquées que la mienne ! Et vous qui êtes aussi âgé(e)s que moi, avez vous eu aussi Mickey ?

 

1941 sac à main fille

A 2 ans j’ai déjà un sac à main. Il en existe toujours pour petites filles, mais roses et décorés. Je n’ai jamais aimé avoir un sac à main, et j’ai toujours préféré la bandoulière ! Par contre, je n’ai pas de photo de moi avec ce qui a le plus compté dans mon enfance. C’était une petite valise d’enfant, en carton bouilli (comme on disait alors). J’ai beaucoup de souvenirs de cette valise, car souvent surtout à chaque naissance des suivants, maman m’envoyait à Guérande par le car Drouin en me confiant au conducteur, derrière lui, la valisette sur moi  bien serrée et que pour rien au monde je n’aurai lachée. Le voyage était long, car on s’arrêtait partout, et aussi on franchissait des barrages allemands, puis ma tante m’attendait devant la porte Saint-Michel de Guérande. Mais, cette petite valisette servit ensuite pendant la guerre a bien autre chose, et mes tantes m’ont toujours raconté comment on m’avait ulisilsée et je n’ai jamais rien dit, pour porter à manger à mon oncle, prisonnier évadé et caché.
Avec l’âge, j’observe que ma mémoire comme celle des noms d’artistes ou autres célébrités m’échappe parfois, mais par contre des moments de ma tendre enfance me reviennent comme si j’étais présente, je les revis même. C’est curieux comme en vieillissant notre mémoire ancienne refait surface, et si vous  êtes aussi comme moi âgé(e)s je suppose que vous avez aussi de tels phénomènes de la mémoire ancienne.

dehors

Les enfants vivaient alors beaucoup dehors, chaussés de galoches à la semelle de bois et les fers. Les jeux y étaient nombreux et infinis, même se cacher dans les futs vides etc… remplir son seau sur le tas de sable, car les jardins avaient alors un tas de sable pour enfants. Jouer à la marchande avec des feuiles des arbustes etc… durant des heures sans se lasser, et la monnaie était à Guérande les coquillages ramassés sur la plage à la Turballe, en grande quantité, et de forme variée, de sorte qu’ils constituaient des valeurs différentes etc… Aussi, la ronde, la danse, et les infinis jeux tracés sur le sol, dont le plus fréquent consistait à aligner 3 coquillages dans un carré tracé à même le sol assis par terre. A Guérande où nous fûmes réfugiés fin 1943 à novembre 1944 car empochés, le jardin étant sur le rempart aurait été un peu dangereux pour des enfants non surveillés, aussi il nous était barré et nous avions seulement la cour où de temps à autre par un employé du magasin tout proche pouvait jetter un coup d’oeil pour voir si nous allions bien. Oui, les enfants vivaient alors beaucoup dehors, et je constate que les modes de vie ont tant changé qu’ils ne sont plus qu’en voiture ou devant un écran et Dieu sait ce qu’ils deviendront plus tard !
Outre l’arrosoir, la pelle, le rateau et le seau, il y avait aussi une merveilleuse brouette, pleine de promesses de jeux. Et à Guérande, les jours de pluie, il y avait une merveilleuse cachette pour enfants, car les fenêtres au second étage étaient au bout d’un mur de 90 cm d’épaisseur  et les fameux rideaux opaques, obligatoires la nuit alors, étaient après le mur, donc les enfants avaient là une petite maison idéale pour enfants, entre la fenêtre et les grands rideaux fermés, et surtout on pouvait voir les passants, et parfois il est vrai, une troupe bottée chantant des « Heidi heido heida » et comme tous les enfants aiment imiter les chants qu’ils entendent, je savais le chanter ! Et les adultes pour nous préserver ne nous disait pas qui étaient ces soldats ! Merci encore aux adultes de cette époque !

l’école chez Melle Seveno

Beaucoup d’écoles n’existaient plus et le grand travail de la préfecture était de trouver des moyens de poursuivre l’enseignement pour le bien des enfants, et Melle Seveno avait obtenu le droit, faute d’autre école, d’enseigner dans la maison de sa famille, où j’adorais avec mes 5 ans me rendre à pied, non loin à l’intérieur des remparts, et surtout rentrer à la maison  par les remparts, car l’un était près de l’eau l’autre en hauteur, et tout cela était passionnant. Et tenez vous bien je rentrai seule, sagement…

pas de poupée

Mais j’ai bien mieux qu’une poupée, car je suis l’aînée, et maman débordée par toutes les naissances, sous-traitait autant la garde dans le jardin que des biberons. Me voici avec un  petit frère né en 1941. Je n’ai eu une poupée « Bleuette » qu’après la guerre, et cela n’était pas aussi vivant que les vrais bébés !

la tine de petits beurre LU

Eh oui, vous avez bien lu la tine. Car pendant les biscuits n’étaient pas en petits paquets mais dans cette énorme boite métalique carrée et en vrac dedans cette boîte qu’on appelait une tine. Et ce Noël 1943 ma tante, qui dirigeait le magasin en gros FAGAULT à Guérande, avait pu trouver une tine de petits beurre LU. Ils étaient non seulement bons, mais indéfiniement amusants, car on passait notre temps à compter les dents, à tenter de ne manger qu’une ou deux dents etc…. bref, un inoubliable repas de fête !

le bruit

J’ai écrit bien plus longuement mes souvenirs de guerre, et je pense maintenant que je devrais les publier sur mon blog. Vous apprendriez sans doute tout plein de détails … et ma mémoire est intacte sur toute cette période. Ainsi, tout ce qui concerne le bruit des bombes et de la vaisselle qui n’aimait pas être secouée dans les placards lors des bombardements …. même à Guérande quand les bombes tombaient sur Saint Nazaire, la vaisselle faisait un bruit d’enfer… qui me faisait peur…

La buche de Noël dans mon ascendance

Je descends des Trifoueil, et le patronyme est directement relié à Noël car c’était autrefois la bûche du seigneur qui durait 3 jours dans sa grande cheminée. Puis cliquez sur le tag triffoueil et vous avez tous les actes concernant ce patronyme.
Vous avez tout cette bûche sur plusieurs pages de mon site entre autres Grez-Neuville et Noëllet où j’avais rencontré cette bûche dans les chartriers.
Mes pages sur Noëllet qui tire son nom de Noël
mes pages sur Grez-Neuville où la bûcche était au Feudonnet
Mais je descends aussi des Buscher qui portaient la bûche dans leurs armoiries
Grez-Neuville : armoiries d’Anselme Buscher de Chauvigné, maire d’Angers, seigneur du Feudonnet
Je suis donc très liée à Noël avec mes ancêtres et mes travaux.