Tanneguy Leveneur, seigneur de Carrouges, possédait Bécon et Le Louroux-Béconnais, et cède des droits à son receveur, 1583

le château de Carrouges, propriété nationale, est une merveille, et il vous suffit de tapper son nom pour le voir, mais je n’ai pas de droit de photos à vous offrir sur ce blog.
Il fut propriété de la famille Leveneur, qui si je me souviens bien de la visite faite il y a très longtemps, c’était dans la forge.
Aujourd’hui, nous avons encore un lien avec la Normandie, à travers ce seigneur Normand qui a longtemps possédé Bécon et Le Louroux-Béconnais. Il y a avait donc pour ce seigneur des échanges entre Carrouges et l’Anjou.

Outre la route du clou, les Normands avaient une bonne raison de venir à Angers : le collège de Bueil
la route du clou

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le vendredi 6 mai 1583 après midy, en la cour du roy notre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou endroit par devant nous Mathurin Grudé notaire de ladite cour personnellement estably honneste personne Nicolas Dromer demeurant au lieu de Houssemaine paroisse de Saint Martin des Landes près Carouges, pays de Normandie évesché de Sées au nom et comme procureur et soy faisant fort de hault et puissant messire Tanneguy Leveneur comte de Tullièvre seigneur de Carouges de Bescon et du Loroux Besconnais chevalier des deux ordres du roy conseiller en son conseil privé et d’estat, capitaine de 10 hommes d’armes des ordonnances de sa majesté et son gouverneur et lieutenant général et baillage de Rouan évesché de Caen et en vertu de procuration passée soubz la cour de la vicomté d’Orbec par devant Ollivier Carry et Jehan Debray tabellions royaulx en dabte du 20 avril dernier, soubzmectant audit nom les biens et choses dudit seigneur de Craouges ses hoirs etc confesse avoir aujourd’huy vendu et vend par ces présentes à honnorable homme Me Mathurin Froger procureur dudit seigneur de Carouges esdites terres de Bescon et du Louzoux Besconnais à ce présent stipulant et acceptant pour luy ses hoirs le nombre de 59 grand boisseaux de bled seigle mesure de ladite terre de Bescon et le nombre de 37 grands boisseaux d’avoine à ladite mesure de Bescon, scavoir 2 boisseaux de bled seigle à prendre au bourg de Bescon en la maison du curé dudit lieu et le surplus dudit nombre de bled seigle et pareillement les dits 37 boisseaux d’avoir à prendre et recepvoir des subjets de ladite terre de Bescon des détempteurs des choses subjectes audit bled et avoine de rente qui sont deubz à ladite terre des termes escheuz du jour et feste de Notre Dame Angevine ou autre terme en l’an et pour en faire par ledit Froger poursuite contre les débiteurs desdites rentes ainsi qu’eust fait ou peu faire ledit sieur, et a ceste fin ledit Dromer a céddé et cèdde ses droits et actions qui luy compétoient audit nom audit Froger à l’encontre des subjects et débiteurs desdites rentes, et oultre ledit Dromer audit nom cèdde audit Froger les droits de bians et corvées qui sont deubz audit seigneur de Bescon depuis le jour et feste de saint Jehan Baptiste dernier passé jusques au jour et feste de saint Jehan prochainement venant tant pour raison de ladite terre de Bescon que du Louroux-Besconnais, pour par ledit Froger en faire telle poursuite et contrainte pour et à son profit ainsi qu’il verra estre à faire, et est faite la présente cession vendition et transport pour le prix et somme de 36 escuz deux tiers évalués à la somme de 110 livres tz payées baillées comptées et nombrées manuellement contant par ledit Froger audit Dromer dont il s’en est tenu contant et bien payé et en a quité et quite ledit Froger, et promis acquiter vers ledit sieur de Carouges et tous autres et par ces mesmes présentes ledit Dromer audit nom se faisant fort dudit sieur de Carouges a commis et commet ledit Froger pour recepveur de reste des cens rentes et debvoirs deuz audit seigneur en l’année qui a commencé audit jour et feste de saint Jehan dernier et qui finira au jour et feste de st Jean Baptiste prochainement venant et desdits debvoirs en bailler acquis et quitance aux subjets dudit seigneur et à la charge dudit Froger d’en tenir estat et compte audit Dromer audit nom en ceste ville d’Angers ou audit lieu de Bescon ou Saint Augustin, auxquelles choses susdites tenir etc et aux dommages etc obligent etc mesme ledit Dromer audit nom les biens et choses dudit seigneur de Carrouges de sadite procuration etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé Angers maison de nous notaire ès présence de Michelle Couillard marchand demeurant ès forsbourgs de Brécigné et Jehan Adellee demeurant Angers tesmoings

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Cordelage de la frarêche de la Pasturerie en Cherré, 1590

Une frarêche c’est selon le Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500)
http://www.atilf.fr/dmf/definition/frarèche

A. – « Succession, indivise ou partagée, de cohéritiers »
B. – « Ensemble des cohéritiers »

En fait, au fil des siècles les premiers propriétaires des biens se sont divisés, ont vendu, etc… et ici, comme ils doivent payer l’impôt au seigneur pour le total, ils ne savent plus très bien répartir la somme due au seigneur, et font appel au notaire cordeleur pour mesurer toutes les parcelles et répartir l’impôt seigneurial entre eux.

Le notaire était de Saint-Denis-d’Anjou, il est classé en Mayenne, alors que nous sommes ici sur Cherré, et que je retrouve des noms qui me sont familiers, mais j’ignore encore si j’ai un lien.

Ah ! j’oubliais de vous dire. Le notaire sait surement bien cordeler, mais sa langue française est soit vieillie soit altérée, car il écrit faresche, donc il manque un R, mais il vrai que j’ai rencontré toutes les othographes possibles sur ce terme !!!

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E19-38 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 24 avril 1590, à toux ceux qui ces présentes lettres verront François Morin cordeleur juré en ce ressort d’Anjou demeurant en la paroisse de Saint-Denis d’Anjou scavoir faisons que ce jourd’huy 24 avril 1590 à la requeste et prière de honneste homme Jacques Sillet Dauvignon demeurant au lieu de la Triollaye paroisse de Champigné requérant cordelage estre fait de certaines choses héritaux sises au lieu de la Pasturerie paroisse de Cherré desquelles choses les seigneurs et détenteurs doibvent par chacun an de ernte au seigneur de la Verroullière 2 escuz sol et 8 chapons afin du département par entre eulx et pour plus facilement poyer advenir ladite rente chacun au prorata de ce qu’il tient en ladite faresche, ont esté cordellées les choses subjettes à ladite rente, assistaient au présent cordelage chacuns de honnestes personnes missire Jullien Silmon prêtre, Macé Vissault, Jehan Buscher, Nicolas Rahier, Charles Bourdays, la Bellangère, Mathurin Chesneau, Barbe Defaye et le fils de Gervaise Crosnier pour son père fareschaux desdites choses pour lequel cordelage et despartement de ladite somme de 2 escuz y avons vacqué comme s’ensuit,
et premier ledit Sillot tient en ladite faresche 5 planches et demie de vigne sises ou cloux des vieilles plantes contenant 62 cordes et demie, plus quatre cinquiesmes parties de (blanc) planches de vigne oudit cloux contenant 28 cordes qui est en nombre total 90 cordes et demie, pour ce doit pour sa cottité de ladite rente 9 soubz 2 deniers
Item ledit missire Jullien Silmon prêtre tient en ladite faresche une planche et ung bregeon de vigne oudit cloux des Plantes contenant 9 cordes ung quart : plus ledit Silmon tient en une pièce de terre nommée le long réaige ung loppin de terre contenant 93 cordes, pour la quarte partie de la haye d’entre ladite pièce et la vigne des vieilles Plantes 2 cordes qui est en nombre total pour ledit Silmon 104 cordes, pour ce doibt 10 soubz 9 deniers
maistre René Defaye sieur de Mortrieux tient en ladite faresche une cinquiesme partie (blanc) planche de vigne oudit cloux des vielles Plantes contenant 8 cordes pour ce doibt 10 deniers
Macé Visault de Brisarthe tient en ladite faresche la moitié de trois planches de vigne sises ou cloux des vieilles Plantes ladite moitié contenant 14 cordes, plus 5 cordes de terre en la pièce des Jaunnais, plus ledit Visault tient en ladite faresche ung loppin de terre en la pièce du Long Réaige contenant 83 cordes, nombre total 102 cordes, pour ce doibt 10 soubz 7 deniers
missire Macé Buscher prêtre tient en ladite faresche 4 planches et ung bregeon de vigne sises ou bas dudit cloux contenant 24 cordes, plus une au hault dudit cloux contenant 7 cordes qui sont 31 cordes et demye, pour ce doibt 3 soubz 2 deniers
Jehan Buscher tient en ladite faresche la moitié de 3 planches de vigne contenant 14 cordes plus au bas dudit cloux 2 planches et 2 bregeons de vigne contenant 15 cordes ; Item ledit Buscher tient en ladite faresche en la pièce des Jaunnais 67 cordes qui est en nombre total 96 cordes, pour ce doibt 10 soubz
Barbe Defaye tient en ladit faresche 4 planches de vigne oudit cloux des planches contenant 38 cordes, pour de doibt 4 soubz 4 deniers
la veuve Pail tient en ladite faresche ung petit bregeon de vigne oudit cloux des Plantes contenant 2 cordes doibt 2 deniers
Mathurin Gasnier tient en ladite faresche une planche de vigne oudit cloux des vieilles Plantes contenant 7 cordes et demie pour ce doibt 9 deniers
Les Crosniers de Tiercé tiennent en ladite faresche 3 planches de vigne par ung bout et par aultre bout 4 sises oudit cloux des vieilles Plantes, contenant 34 cordes ; Item oudit cloux une planche et ung bregeon 12 cordes ; Item une planche et demie et ung bregeon de vigne sises ou cloux du Cormier contenant 26 cordes, plus 2 planches et ung bregeon de vigne sises ou cloux de la Chauguonnerie contenant 34 cordes nombre total 106 cordes, pour ce doibvent 11 soubz
Ambroise Pasqueraye tient en ladite faresche 3 planches de vigne contenant 27 cordes pour ce doibt 2 soubz 8 deniers
Madiot de Chasteaugontier tient en ladite faresche 2 planches de vigne sises oudit cloux des vieilles plantes contenant 20 cordes doibt 2 sols 1 denier
la veuve Granaut tient en ladite faresche une planche de vigne contenant 8 cordes doibt 10 deniers
Jehan Chesneau tient en ladite faresche ung bregeon de vigne contenant 5 cordes trois quarts doibt 6 deniers
les héritiers de deffuncte Françoise Buscher tiennent en ladite ung bregeon de givne au hault du cloux des vieilles vignes joignant à la terre de Me Jehan Salmon contenant 3 cordse et pour ce doibvent 3 deniers maille
lesz Marchants tiennent en la dite faresche ung bregeon de vigne contenant 3 cordes et demye doibvent 4 deniers
Nycolas Rahier tient en ladite faresche 2 demies planches de vigne contenant 9 cordes et demie, plus tient en ladite faresche la moitié d’une pièce de terre nommée la pièce du Vynier contenant ladite moitié 54 cordes qui est en nombre 63 cordes et demie pour ce doibt 6 soubz 8 deniers
Charles Bourdays tient en ladite faresche une pièce de terre nommé le Longchamp contenant 165 cordes doibt 17 soubz
Jehanne Defaye tient en ladite faresche la moitié d’une haye qui est entre les vieilles Plantes 4 cordes ; Item une planche et demye et ung petit bregeon de vigne contenant 27 cordes nombre 31 cordes pour ce doibt 3 soubz 2 deniers
Gervaise Crosnier tient en ladite faresche une planche et ung bregeon ou cloux du Cormier contenant 14 cordes, plus demie planche de gighne ou cloux de la Chavignonnerie contenant 6 cordse pour ce doibt 2 soubz
la Haulline tient en ladite faresche 2 demies planches de vigne contenant 12 cordes et demi pour ce doibt 15 deniers
la Bellangère tient en ladite faresche 2 planches de vigne sises ou cloux nommé la Chauvignonnerie contenant 31 cordes pour ce doibt 3 soubz 2 deniers
les enfants du Petit Moyré tiennent en ladite faresche ung petit bregeon de vigne sis ou dit cloux de la Chauvignonnerie contenant 3 cordes pour de doibt 3 deniers maille
Guillaume Boueste tient en ladite faresche une planche et demie de vigne ou dit cloux de la Chauvignonnerie contenant 17 cordes, plus ledit Boyeste au nom de Me René Salmon une planche et ung petit bregeon de vigne contenant 14 cordes pour ces deux articles doibt 3 soubz 2 deniers
Jehanne Boucicault tient en ladite faresche une planche de vigne sise oudit cloux de la Chauvignonnerye contenant 12 cordes pour de doibt 15 deniers
Mathurin Chesneau tient en ladite faresche une planche de vigne audit cloux de la Chauvignonnerie contenant 15 cordes pour ce doibt 18 deniers
Jehan Chesneau Defaye tient en ladite faresche ung petit bregeon de vigne sis ou cloux des Plantes contenant 4 cordes, plus ou cloux de la Chauvignonnerye une planche et demie contenant 23 cordes pour ce doibt 2 soubz 8 deniers
la veuve Symon Defaye tient en ladite faresche une planche de vigne contenant 44 cordes, plus ou coux des Plantes 3 places de vigne contenant 27 cordes pour ce doibt 7 soubz 4 deniers
Fault poyer pour chacun chappon la tierce partye de la rente dont chacun est quotizé en son article, lequel cordelage et département susdit je certifie contenir vérité ainsi comme lesdites choses m’ont esté monstrées

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Reconnaissance de rente par les détempteurs du tènement de la Petite Hinoire, Cugand 1744

la rente est du à des chapelains de Gétigné, et ici, René Biré seigneur de la Senaigerie en Bouaye est présent, mais je n’ai pas compris à quel titre.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de Loire-Atlantique, série 4E18 – Voici la retranscription de l’acte (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 22 décembre 1744 après midy, devant nous notaire royal (Duboueix notaire Clisson) apostolique de la cour et diocèse de Nantes et de la juridiction de Clisson, résidans audit Clisson avec soumission et prorogation de juridiction à icelles furent présents messire René Biré seigneur de la Senaigerie et autres lieux demeurant à sa terre de la Senaigerie paroisse de Boys province de Bretagne, h. h. Louis Bochereau laboureur, Jean Eraud marchand foullon, Marie Boutin veuve de Joseph Eraud, François Caillé marchand foullon demeurans les tous au village de Hucheloup paroisse de Cugand, Jean Fonteneau laboureur demeurant au Bas Nouyer, François Bousseau laboureur demeurant à la Hinoire, Mathurin Mechinaud laboureur demeurant à la Caillerie, Martin Moreau laboureur demeurant à Fradet, les tous dite paroisse de Cugand, René Baudry laboureur demeurant au bourg de Cugand, Pierre Thébaud laboureur à boeufs demeurant au village de la Coupris paroisse de la Bernardière, Marie Plessis veuve de Pierre Braud demeurante à la Douenerie paroisse de Cugand et Marie Allard veuve de feu sieur Gallouin marchand demeurante à Nantes paroisse de Sainte Croix, lesquels faisans tant pour eux qu’autres leurs consorts et teneurs et détempteurs du tènement non hébergé appellé la Petite Hinoire en ladite paroisse de Cugand ont reconnu et confessé et par ces présentes reconnaissent et confessent devoir par chacun an au jour et terme de Noël sur et pour cause dudit tènement de la Petite Hinoire, à messieurs les prêtres et chapelains de la chapelainie de la Société de saint Jean Baptiste desservie en l’église paroissiale de Gétigné absents des présentes pour lesquels nous notaires stipulons et acceptons autant qu’ils l’auront pour agréabe, scavoir est la rente ancienne et foncière de 6 livres monnoye de Bretagne revenant à 7 livres 4 sols tournois rendable au dit bourg de Gétigné audit terme de Noël de chacun an, laquelle rente de 6 livres monnoye lsdits avoueurs se sont attournés et attournent par ces présentes à payer chacun an auxdits sieurs chapelains de la confrairie de saint Jean Baptiste de Gétigné audit bourg, jour et terme de Noël, et continuer à jamais au temps à venir le service d’icelle tant et si long temps qu’ils seront possesseurs dudit lieu et tènement de la Petite Hinoire y affecté, à quoy faire ils se sont obligés et s’obligent sur l’hypothèque et obligation de tous leurs biens meubles et immeubles présents et futurs et spécialement du dit tènement de la Petite Hinoire, sans que la généralité ny la spécialité puissent déroger l’une à l’autre, et ce solidairement les uns pour les autres, un d’eux seul pour le tout renonçant pour cet effet au bénéfice de division ordre de droit et discussion de personnes et biens leur donné à entendre qu’ils ont dit bien savoir, pour à défaut être exécutés saisis criés et vendus suivant les ordonnances royaux, une exécution n’empeschant l’autre, sans qu’il soit besoin de sommation précédente se tenans dès à présent pour tous sommés et reqis, ainsy voulu et consenty, promis, juré, renoncé et obligé tenir, jugé et condemné du jugement de nos dites cours, fait et passé audit Clisson, étude de Duboüeix notaire royal apostolique sous les seings dudit seigneur de la Senaugerie, de Louis Bochereau, François Bousseau, Mathurin Mechinaud, Marie Plessis, Marie Allard, René Baudry et François Caillé et les notres à nous dits notaires et les autres ayans déclaré ne scavoir signer à leurs requestes scavoir ledit Jean Fonteneau au sieur Augustin Guerin, ledit Jean Eraud à Me Jean Baptiste Bureau, ladite Marie Bouttin à Pierre Sauvager, ledit Martin Moreau au sieur Charles Rousseau, ledit Pierre Thenaudau à Pierre Guerin de Clisson présents lesdits jour et an

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René Vallin remet à Gautrin Dufay ses devoirs, seigneurie de Saint Lambert la Potherie 1537

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 19 mai 1537 en la cour royale à Angers (Quetin notaire) personnellement estably vénérable personne missire René Vallin docteur régent en l’université penitencier chanoine et official dudit lieu d’Angers sieur du temporel de saint Lambert de la Poterie diocèse d’Angers soubzmectant soy ses hoirs etc ou pouvoir etc confesse avoir aujourd’huy quicté et remis et par ces présentes remet à noble homme Gauteryn Dufay sieur de Grantville présent et acceptant pour luy ses hoirs et aians cause tous et chacuns les cens rentes et devoirs tant par deniers que par bleds et grains esquels ledit Dufay est et peut estre tenu vers ledit Vallin à cause de son fief et seigneurie du dit lieu de st Lambert comme estant sieur du lieu terre et seigneurie de la Landière paroisse dudit lieu de saint Lambert et d’autres choses héritaulx estans en et au dedans dudit fief et seigneurie de saint Lambert à la somme de 5 sols tz de cens et debvoir que ledit Dufay a promis et promet poyer servir et continuer pour raison desdites choses qu’il tient censivement en ladite seigneurie de saint Lambert par chacuns ans au terme de notre dame Angevine à la recepte des deniersde ladite seigneurie de saint Lambert sans ce que ledit Dufay à l’avenir soit tenu poyer pour raison desdites choses de st Lambert autre debvoir sinon ladite somme de 5 sols tz et pour ce que ledit Vallin s’est approprié de ladite seigneurie de saint Lambert a esté par mots express dit convenu et accordé entre les parties au cas que icelles choses de st Lambert soient rescoussées sur ledit Vallin que ces présentes demeureront nulles et de nul effet et en iceluy cas ledit Vallin sera tenu et a promis rendre audit Dufay la somme de 120 livres tournois laquelle somme ledit Dufay eb faveur et moyennant ces présentes a baillée comptée et nombrée manuellement et content audit Vallin lequel a eue et receue en présence et à veue de nous dont etc et en quite etc et est ce fait outre pourveu et moyennant que les debvoirs cens et rentes susdits deuz par ledit Dufay à ladite recepte de saint Lambert ne excèdent la somme de 35 sols tz par deniers et 30 boisseaulx de blé seigle mesure dudit lieu et à ce tenir etc obligent leurs hoirs etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et donné audit lieu d’Angers présents honorables hommes maistres Jacques Surguyn sieur de Belleroche René de Charnières sieur des Haineaulx licencié ès loix René Antin et Estienne Quetin tesmoings

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Esther Guérif, veuve de la Vezouzière, donne procuration pour faire la foy et hommage à tous les seigneurs dont Soudon relève, et ils sont nombreux ! Cheffes 1591

Vous avez bien lu « signeur » !
car celui qui a écrit le début de l’acte qui suit, soit environ une page et demie, l’écrit ainsi.
Puis, comme souvent dans les actes de Lepelletier, l’écriture change brusquement pendant les 2 pages suivantes, et il s’agit manifestement d’une seconde personne écrivant car il écrit « seigneur ». Il est donc patent que Mathurin Lepelletier faisait rédiger (ou écrire sour la dictée) l’un de ses clercs puis lui ou un autre clerc pour la fin de l’acte.
Si j’attire autant votre attention sur l’orthographe « signeur », c’est qu’Esther Guérif est écrite « veufve de deffunct François de la Vizouzière » et cette curieuse orthographe de la Vezouzière aliàs Veizouzière et à rapprocher de l’orthographe « signeur » de ce clerc de notaire.

Enfin, je vous mets la marge dont je n’ai pu comprendre qu’une partie, car elle est importante et si vous trouvez le reste merci de nous le faire savoir ! En effet elle explique que son mari est « décédé au service du roi », donc ce n’est pas une information anodine.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 16 mai 1591 en la cour royale d’Angers endroit par devant nous (Lepelletier notaire) personnellement establye damoiselle Esther Guerif veufve de deffunct François de la Vizouzière escuier vivant sieur de Souldon bail et garde noble des enfants mineurs d’ans dudit deffunt et d’elle, à présent logée en sa maison en ceste ville d’Angers laquelle soubzmise à ladite cour a confessé avoir fait créé et constitué et par ces présentes fait crée et constitue (blanc) ses procureurs généraulx et spéciaulx et chacun d’eulx seul et pour le tout et l’un en l’absence de l’autre et par especial pour faire l’offre de foy et hommage au signeur du Plessis Bouré au regard de sa chastelenye terre et signeurye de Cheffes pour raison de la terre fief et signeurie de Souldon et en tant et pour tant qu’il y en a de tenu à ladite foy et hommaige de ladite chastelenye fief et signeurye de Cheffes, aussi pour faire l’offre de foy et hommaige au signeur de Saultré telle que ladite constituante audit nom doyt et est tenue faire audit signeur au regard de sa chastelenie terre et signeurye de Saultré pour raison de ladite terre fief et signeurye et appartenances de Souldon, aussi en tant et pour tant qu’il y en a de tenu à ladite foy et hommaige de ladite chastelenye de Saultré, et encores pour faire l’offre de foy et hommaige au seigneur baron de Briollay telle que ladite constituante audit nom doyt et est tenu faire audit signeur de Briollay

    voici de nombreuses fois écrit le terme « signeur »

à cause de sa baronnye de Briollay pour raison de sadite terre et signeurye de souldon en tant et pour tant qu’il y en a de tenu à ladite foy et hommaige de ladite baronnye de Briollay, et davantage pour faire l’offre de foy et hommaige au signeur de Toilledrap aussi telle que ladite constituante audit nom doit et est tenue faire audit seigneur de Toilledraps au regard de sadite signeurye pour raison du lieu et mestairye de la Bigeairière dépendant de ladite terre et signeurye de Souldon en tant et pour tant qu’il y en a de tenu à ladite foy et hommaige de ladite terre et signeurye de Toilledraps et outre aussi pour faire l’offre de foy et hommaige au signeur de la Rochecourcillon telle que ladite constituante audit nom doyt et est tenu audit signeur de la Rochecourcillon au regard de sadite signeurye pour raison du lieu et mestairie de la Denillère dépendant de ladite signeurie de Souldon en tant et pour tant qu’il y en a de tenu à foy et hommage de ladite signeurie de la Rochecourcillon, et davantage pour faire l’offre de foy et hommage au seigneur baron de Chasteauneuf telle que ladite constituante audit nom doit et est tenue faire audit seigneur de Chasteauneuf au regard de sa baronnue dudit Chasteauneuf pour raison du lieu et mestairie et fief de Chamot en tant et pour tant que d’icelle mestairye et fief de Chamotz y en a de tenu à ladite foy et hommage de ladite baronnye de Chasteauneuf, toutes lesdites offres cy dessus et en chacune d’icelles auxdits seigneurs et chacun d’eulx messieurs leurs officiers trouvés sur les lieux leurs subjects mestaiers bordiers et autres … au dedans des banlieues suivant la coustume et du tout demander et requérir acte et … de ladite constituante de remonster que pour son indisposition de maladye et pour les … que sondit mari est décédé au service du roy,

    Voici la marge qui est importante et dont je n’ai pas tout compris, mais je suis sure pour la fin : « que sondit mari est décédé au service du roy »

elle n’a peu et ne peult aller sur les lieux pour faire en personne pour sesdits enfants et en ladite qualité lesdites offres d’hommages, supplier et requérir lesdits seigneurs ou messieurs leurs officiers recepvoir sesdits procureurs ou l’un d’eux à faire lesdites offres de foy et hommage et offir payer les debvoirs rentes obéissances et redevances anciens et accoustumés, gager et faire tous sermens de fidélité en tel cas requis et en requérir pareillement actes et généralement etc prometant etc foy jugement condemnation etc fait et passé audit Angers en présence de Me Pierre Sallier et René Arondeau demeurant audit Angers tesmoins à ce requis et appelés

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Charles Allaneau était marchand fermier de la Huberderie et de Villedé, La Rouaudière 1578

Il est l’un des 10 enfants de Nicolas 3° Allaneau, dont j’ai la succession sur mon étude ALLANEAU. Malheureusement les registres de la Rouaudière commencent beaucoup plus tard, et il manque en fait 2 générations.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5/218 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le jeudi 24 juillet 1578 (de Mongodin notaire royal Angers) sur les différends et procès mus et espérés mouvoir entre honnestes personnes Jehan Beu marchand demeurant en la paroisse de la Rouaudière d’une part, et Charles Alasneau aussi marchand demeurant au lieu de la Huberderie dite paroisse de la Rouaudière d’autre, pour raison que ledit Beu disait que ci-davant il aurait été fermier du lieu terre fief et seigneurie de la Rouaudière et qu’en cette qualité il aurait droit de prendre toutes les ventes et contrats d’acquets que ledit Alasneau aurait fait en et au dedans dudit fief et seigneurie de la Rouaudière pendant et durant le temps de sa ferme et pour raison desdites ventes et paiement d’icelles il estoit prêt de tomber en procès contre ledit Alasneau, et disait y être bien fondé par plusieurs faits causes raisons et moiens et demandoit despens et intérêts en cas de procès
et de la part dudit Alasneau estoit fait dénégation avoir fait aucuns contrats d’acquêts en et au dedans de ladite seigneurie pendant et constant que ledit Beu auroit esté fermier dudit fief de la Rouaudière, et encores qu’il en eust fait que non soustenoit que ledit Beu lui en aurait remis ses quitances pour raison de ces moyens estre absout des demandes dudit Beu avecques despens
par lequel Beu estoit persisté comme dessus, tellement que lesdites parties estoient prêtes de tomber en grande involution de procès pour auxquels obvier paix et amour nourrir entre elles ont de l’avis de leurs amis de et sur les différends et procès transigé pacifié et accordé ainsi et en la forme et manière qui s’ensuit, pour ce est il que en la cour du roy notre sire et de monseigneur le duc d’Anjou à Angers, endroit par devant nous Gilles de Mongodin notaire d’icelle, personnellement établis lesdits Beu et Alasneau demeurant en ladite paroisse de La Rouaudière soubmectans respectivement etc confessent avoir transigé pacifié et accordé et par ces présentes transigent pacifient et accordent en la forme et manière qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit Alasneau tant en son nom que se faisant fort de Jullien Alasneau son frère à présent fermier dudit fief et seigneurie de La Rouaudière et auquel il a promis et demeure tenu faire avoir le contenu en ces présentes pour agréable dedans 2 mois prochainement venant et en bailler et fournir lettres de ratification et obligation vallable audit Beu présent et acceptant dedans ledit tempe à la peine de tous intérests ces présentes néantmoings etc a pour demeurer quite vers ledit Beu desdites ventes par lui prétendues promis et promet par cesdites présentes au cas que ledit Beu fasse acquet du lieu et métairie de la Chaussée sise au dedans dudit fief de la Rouaudière ne lui demander aucune ventes et dès à présent comme dès lors les lui a données et remises, et par ces présentes donne et remet comme à semblable luy a remis et donné quite et remet par cesdites présentes outre ce que dessus la moitié de toutes et chacunes les ventes que ledit Beu pourra faire et payer pendant qu’il et ledit Julien Alasneau son frère seront fermiers dudif fief terre et seigneurie de la Rouaudière, et au cas que ledit Jehan Beu ne feroit acquet dudit lieu de la Chaussée cy dessus prendant ledit temps en icelui cas ledit Charles Alasneau audit nom demeure tenu et obligé par ces mêmes présentes bailler et payer audit Beu présent et acceptant ses hoirs etc dedans 3 ans prochainement venant à commencer du jourd’huy la somme de 40 escuz sol ou icelle somme luy déduire et procompter sur les ventes que ledit Beu pourra faire et créer au dedans dudit fief de la Rouaudière pendant ledit temps de 3 ans, et outre ledit Charles Alasneau a quité et quitte ledit beu acceptant comme dessus de la moitié de toutes et chacunes lesdites ventes que ledit Beu pourra faire et créer par cy après au dedans du fief et seigneurie de Villedé pendant que ledit Alasneau en jouira comme seigneur fermier ou autrement et moyennant ce que dessus demeure ledit Charles Alasneau quite vers ledit beu de toutes les debtes qu’il pourroit avoir crées en et au dedans dudit fief de la Rouaudière pendant que ledit Beu estoit fermier et desquelles il luy faisoit question et demande et semble de toutes amendes qu’il eust peut demander tant à deffault de exhibition de contrat que ventes non payées et moyennant ce que dessus lesdites parties sont demeurées à ung et d’accord hors de cour et de procès sans autres despens dommages et intérests d’une part ne d’autre, à laquelle transaction accord et tout ce que dessus est dit tenir etc dommages intérests etc obligent lesdites parties respectivement mesmes ledit Alasneau esdits noms que dessus et en chacun d’iceulx seul et pour le tout sans division etc renonçant etc et par especial au bénéfice de division discussion et d’ordre foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers en présence de honorables hommes Me René Leroy sieur du Pin licencié es droits advocat Angers et Jehan Avice demourans audit Angers tesmoings

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