Pierre Landais, seigneur du Vivier en Villemoisan, 1547

Je descends des LANDAIS du Louroux-Béconnais, et on rencontre un peu le patronyme à Bécon et Villemoisan.

    Voir ma famille LANDAIS
    Voir ma page sur le Louroux-Béconnais

Le Vivier, château, commune de Villemoisan. – Ancienne terre seigneurale des paroisses de Villemoisant et de Saint-Sigismond. – En est sieur Thibaut de Lépine, chevalier, 1405 (E109), Louis d’Escoublant 1571, qui y meurt le 18 septembre 1601, Renée Landais sa veuve, morte le 2 février 1609, Michel d’Escoublant, mari de Renée de Brie, 1603, Pierre d’Escoublant, mari d’Anselme de la Ronsardière, 1634, Philippe de Saint-Offange, mari de Madeleine Delaunay, 1685, mort à Angers le 12 mars 1694, Philippe de Saint-Offange, mari de Catherine Courtin, 1695, Antoine Dupont, mari d’Anne Béchais, 1740, mort à Angers le 12 février 1756, Sébastien-Joseph d’Avoines, 1756, Gabriel-François Amys du Ponceau, mari de Françoise Cassin, 1775, 1785, sa veuve 1778.
Le Vivier, ferme, commune du Louroux-Béconnais. – En est sieur h. h. Pierre ed la Renardière, 1607. (C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876)

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici la retranscription de l’acte : Le 9 novembre 1547 en la court royal d’Angers endroit par davant nous Marc Toublanc notaire d’icelle court ont esté présents en leurs personnes noble homme Pierre Landais seigneur du Vyvier en la paroisse de Villemoisant et y demeurant tant en son nom que soy faisant fort de damoiselle Françoise Thorodes sa femme et François Leguette notaire royal d’Angers
soubzmettant eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens leurs hoirs etc confessent avoir ce jourd’huy vendu quicté célaissé et transporté et encores vendent quictent cèddent délaissent et transportent des maintenant et à toujoursmais perpétuellement par héritaige à Me Jacques Berard licencié ès loix et Renée Noirer ? sa femme qui ont achapté et achaptent pour eulx leurs hoirs le lieu mestairie domaine et appartenances de la Renbourgerye sise et située en la paroisse de Sainct Sigismont

    impossible de trouver ce lieu dans le Dict. du Maine-et-Loire, et pourtant je suis sure de ma lecture. Serait-ce encore un de ces noms disparus ?
    Je vois seulement une Rebouserie au Pin.

ainsi que ledit lieu avec ses appartenances et dépendances se poursuit et comporte sans rien en retenir ne réserver au fief du Vyvier et de Laisne de Guenère et desdites seigneuries à 12 deniers tz pour toutes charges
et est faite ceste présente vendition quitement délays cession et transport pour le prix et somme de 250 livres tz payées contant audit vendeur par ledit achapteur en espèce de 111 escuz bons et de poix et 5 soubz de laquelle lesdits establiz ce sont tenuz à contans et en ont quité et quittent ledit Berard et sadite femme leurs hoirs …

    le prix n’est pas élevé
    par ailleurs, j’ai bien lu 111 écuz alors je ne comprend pas car 111 écus est une somme plus grande que 250 livres, quelque chose m’échappe !
    Mais, au vue de ce que j’ai lu dans les ouvrages d’histoire du 16e siècle, il convient de distinguer l’écu étalon monétaire de l’écu pièce de monnaie, or, cet étalon a connu des dérives importantes, qui ont fait d’ailleurs qu’on a dû revenir à la livre comme étalon un peu plus tard.
    Donc, ici, on est bien dans ce cas de la valeur étalon de l’écu mise à mal, en 1545.
    Toutes les ordonnances concernant les monnaies sont disponibles en ligne, et on trouve effectivement en 1545, une ordonnance réglant l’écu soleil.
    Et sur ce site, on trouve un nombre considérable de documents concernant ceux qui ont eu un poste en rapport avec la monnaie, ainsi que la photo du document original. Le classement est par année. et voici la page d’accueil de ce site.

pour ce que lesdits achapteurs n’ont cognaissance desdites choses vendues et de la valeur d’icelles iceulx vendeurs ont assuré et promis les faire valloir de revenu annuel de proche en proche toutes charges desduites la somme de 20 livres tournois

    non seulement cela n’est pas cher mais l’acheteur a soudain peu d’être berné. Ceci dit on voir qu’un métairie rapporte à peu près du 8 % net.

à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir et lesdites choses cy dessus vendues et transportées garantir etc dommages etc obligent lesdits vendeurs chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens leurs hoirs etc renoncant etc
fait et passé en ceste ville d’Angers maison dudit Berard en présence de Guillaume Gilbert cousturier et Pierre Boumier témoins

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3 réponses sur “Pierre Landais, seigneur du Vivier en Villemoisan, 1547

  1. Par hasard je suis sur les registres de St Sigismond reg 1593-1694 p 67 bapt Michelle 1603 fille de MICHEL d’Escoublant et Renée Landais.A verifier donc,Bonne journée.

  2. Sans doute avez-vous trouvé la réponse depuis….
    La Renbourgerye est sûrement la Rimbourgerie, lieu-dit à 1km environ au nord-ouest du Vivier.
    Cordialement
    Dominique Druhen


      Note d’Odile :

    Merci.

  3. Le baptême signalé par Elisabeth est en fait celui de deux cloches. La première est nommée Michelle par Michel d’Escoublant et sa mère, Renée Landays ; la seconde Renée par Olivier d’Escoublant (frère de Michel) et Renée de Brie, épouse de Michel.

    Renée Landays est enterrée le 2 février 1609 (vue 5 du même registre numérisé), son mari Louis d’Escoublant le 18 septembre 1601 (vue 2).

    J’en profite pour signaler de magnifiques lettrines dans les actes de mariage aux vues 45, 46 et 47….
    Cordialement
    Dominique Druhen

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