La loupe mondaine de Mr le vicomte de Freslon : illustration par l’exemple

Sur mon site je vous ai déjà parlé généafolie

et sur mon blog de loupe mondaine :

Généafolie : la loupe mondaine et la diagonale

Je suis passée hier sur un exemple qui illustre le propos. Il est dans la base dite « de Freslon » sur le site internet des archives départementales de Loire-Atlantique, rubrique Généalogie.

Ce fonds de Freslon est celui du vicomte du même nom, qui eut la charmante idée de relever à sa manière par paroisse les BMS : il ne voyait qu’au dessus d’un certain rang social.
Donc, inutile d’y chercher vos ancêtres, car comme les miens ils n’y sont pas.

L’exemple sur lequel je suis tombée hier, illustre encore mieux la loupe mondaine de monsieur le vicomte de Freslon. En effet, il a bien pris en compte un baptême, dont les parents sont d’un rang assez élevé pour être notés, mais je vous laisse lire comment il a relevé les parrainages. Les anglo-saxons ont coutume de dire « NO COMMENT », donc à leur exemple, je vais m’abstenir de continuer mes commentaires.

et bien entendu je suis allée voir l’original, que voici :

Ces jours-ci, comme vous sans doute, je vais faire le tour des mes tombes, et comme je vieillis, comme nombre d’entre vous, cela devient un tour compliqué et long. Désolée si je vous fais défaut.

Marie-Anne Bonhommet était dite Anne

Nous avons vu hier Anne Bonhommet, et vous avez sur mon blog son contrat de mariage.

Prénommée « Anne » sur son contrat de mariage, son mariage religieux, le baptêmes de tous ses enfants, divers actes notariés et l’inventaire après son décès.
Prénommée « Marie-Anne » seulement sur sa sépulture.
Grâce aux découvertes de Marie-Laure, j’ai enfin le baptême de « Marie-Anne »
Elle a donc eu un prénom usuel « Anne » toute sa vie !

Le plus curieux tout de même dans tous ces actes au prénom qui diffère, c’est le mariage religieux, car il exigeait sérieusement des certificats des curés du lieu d’habitation, et ces curés étaient censés avoir vérifié le certificat de baptême. Ils ont dû lire et écrire un peu vite !!! A moins que lors de la célébration du mariage religieux le curé de Launay Villiers, qui écrit avoir vu les certificats des curés concernés, se soit contenté de retranscrire le mariage religieux uniquement en écoutant les parties exprimer leur identité et Anne Bonhommet s’est déclarée « Anne ».

Mais alors comment à sa sépulture retrouve t-on Marie-Anne. Serait-ce parce que chacun (ou certains) avaient dans leurs papiers leur extrait de baptême et que cette fois le prêtre qui a fait la sépulture a bien noté en regardant cet extrait de baptême :

Bref, cela me travaille, car durant des années, j’ai cru qu’il fallait trouver une Anne Bonhommet.

Légion d’honneur : erreurs dans la base de données Léonore

La base de données Léonore possède de nombreuses lacunes, et se garde bien de signaler qu’elle est APPROXIMATIVE, ce qui est choquant, compte-tenu de la vocation honorifique de la Légion d’honneur.
Elle comporte même carrément des erreurs, comme celle qui suit, totalement incompréhensible !!!

Voir mon étude des AUDINEAU
Voir mes pages sur CLISSON

Comment une telle base peut-elle classer CLISSON en Seine-Maritime ? J’ai tenté de comprendre comment l’erreur était survenue et je n’y parviens pas, tant c’est énorme.

CLISSON est situé en LOIRE-ATLANTIQUE

Certes la Loire-Atlantique était à l’époque de Charles Audineau la Loire-Inférieure, et si je ne m’abuse la Seine-Maritime était la Seine-Inférieure, donc, il y aurait un fonctionnaire qui a confondu la Loire et la Seine ???
ATTENTION, DEMAIN JE VOUS REMETS ENCORE UNE ENORME LACUNE DE CETTE BASE

Combien de filles Corgnet Denis Pavillon a-t-il épousé ? Saint Sébastien sur Loire 1616

Le patronyme PAVILLON est rare en Loire-Atlantique.
Le prénom Denis est rare à Saint Sébastien.

J’ai sa mention dans une succession Corgnet vue ici ces jours-ci :

Le 27 décembre 1655, devant Delacroix notaire à Nantes, sont trois lotties des héritages escheus et advenus à André Moreau et à Gervoise Corgnet sa femme, Pierre Jallays et Marye Corgnet sa femme et aux enfants mineurs de defunts Jacques Corgnet et Françoise Moreau, desquels est tuteur et garde Pierre Collet, lesdites Gervaise et Marye Corgnet et iceluy feu Corgnet frère et sœurs germains par le décès de defunt Jacques Corgnet, et Marie Corgnet, par le décès de defunt autre Jacques Corgnet et de †Jean Pavillon vivants cousins germains, et desdits Corgnet et d’iceluy feu Corgnet, et leurs héritiers en portion, lesdites lotties composées par ledit Collet tuteur suivant le jugement rendu en la juridiction de la cour de la Savarière le 9 novembre dernier, sur le grand cordelage et gaulage desdits héritages et sur les choisies cy devant faites avec leurs cousins

Je vous ai mis en rouge les personnes décédées dont je n’ai pas encore compris les liens, dont Jean Pavillon.

Je me suis donc attelée à la retranscription intégrale des quelques années disponibles encore dans les registres des sépultures de Saint Sébastien avant 1655.
Et là, je rencontre effectivement un Denis PAVILLON époux d’une CORGNET

1616.07.25 « fut inhumé en le cimetière le corps de defuncte Janne Corgnet femme de Denys Pavillon » (vue 17/32)

Toute contente d’avoir l’ombre d’une piste, je poursuis, mais soudain :

1623.05.28 « a esté ensépulturé en l’église de Saint Sébastien le corps de defunte Jacquette Corgnet en son vivant femme de Denis Pavillon » (vue 29/32)

OUILLE !!!
Peut-on en conclure que Denis Pavillon, veuf en 1616 de Jeanne Corgnet, aurait épousé Jacquette Corgnet elle-même décédée en 1623 ? et ce sans présumer d’un quelconque lien, possible il est vrai, entre ces 2 Corgnet, car le patronyme Corgnet donne plusieurs familles contemporaines.

Je ne vois pas d’autre explication. Qu’en pensez-vous ?
Merci
Odile

Erreur de classement aux Archives Départementales de Loire-Atlantique : les B 1540-1597 de Saint Sébastien sont ceux du prieuré Saint Jacques de Pirmil

Hier, j’ai fait la retranscription intégrale des B 1540-1597 classés actuellement à Saint Sébastien sur Loire, pensant qu’ils concernaient Saint Sébastien.

Au fil de ma frappe, j’ai constaté que les noms des individus différaient notablement de ceux de Saint Sébastien.

J’ai alors vérifié les noms des prêtres qui signaient, et là, stuppeur, ils sont tous du prieuré Saint Jacques de Pirmil, rattaché à Nantes sous les vocable Nantes Saint Jacques, depuis la Révolution.

Voulant signaler ceci aux Archives, j’ai tenté en vain le formulaire de contact en ligne, qui refuse mon envoi sous un prétexte que je n’ai même pas pu comprendre.

Merci donc à ceux qui fréquentent plus souvent que moi les Archives de leur signaler qu’Odile Halbert signale une erreur de classement, et viendra en personne courant Juillet aux Archives en salle de lecture, et se propose de vous montrer les noms des prêtres et leurs signatures. Manifestement il s’agissait de quelques feuillets volants qui se sont mystérieusement retrouvés envolés de leur classement, et encore plus malicieusement retrouvés ensemble, perdus de leur origine.

Cordialement
Odile HALBERT

Généafolie : la plus belle méthode de filiation que j’ai vue

Hier, nous avons vue la plus grosse bourde que j’ai jamais rencontrée en généalogie. Mais ce jour, je vous livre exactement le contraire : la plus fiable des méthodes généalogiques et un magnifique exemple.

Une émission de télévision nous a relaté longuement la découverte récente du squelette de Richard III, dernier roi d’Angleterre de la lignée Plantagenêt, mort au combat le 22 août 1485.
Les Plantagenêts étaient issus d’Anjou et Maine, et à ce titre ils ont leur place sur ce blog.
Cette fabuleuse dévouverte est également bien narrée sur Wikipedia.

Aussitôt après cette mort violente, Richard III est inhumé sur place dans une église. Mais l’église disparaît peu après et l’endroit tombe dans l’oubli.

Une association, la Richard III Society, finance en 2012 des fouilles sur un parking, supposé couvrir l’emplacement de l’ancienne église.
Le parking est grand, temps et argent compté, aussi seules quelques tranchées peuvent être faites, pas la totalité du parking.
Par chance, à 1 m près, leur tranchée trouve un squelette.
Commence une longue identification passionnante, à l’aide de tous les outils actuellement imaginables. Et ils parlent un à un, mais c’est bien l’ADN qui assure finalement la fiabilité à quasiement 100 %

Mais à quel ADN peut-on se fier ?

Parallèlement aux fouilles la Richard III Society avait entrepris des années auparavant la recherche de porteurs de l’ADN de Richard III
Passionnante recherche, d’autant que sur les squelettes de l’époque l’ADN n’est pas toujours exploitable.
Bref, ils doivent entreprendre une lignée descendante du frère et de la sœur de Richard, ce qui implique d’importantes recherches car :

UNIQUEMENT PAR LES FEMMES : 19 générations

Encore avec un peu de chance, ils parviennent à une unique piste : une Anglaise émigrée au Canada après la seconde guerre mondiale, mais décédée en 2008 peu avant la découverte du squelette de Richard III
Après elle la lignée féminine est éteinte à jamais.
Par chance, elle laisse 3 enfants, et un des fils possède donc l’ADN recherché.
Il était temps, car après eux aucune lignée par les femmes ! Elle est éteinte.

Ceci rejoint ma philosophie de la généalogie et depuis 20 ans mon site a une page

SEULES LES FEMMES SAVENT
Vous y découvrez ma filiation sure et certaine car par les femmes ! et mes réflexions sur l’ineptie du patronyme, car seul le matronyme a un sens.

Odile

Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos