Combien de filles Corgnet Denis Pavillon a-t-il épousé ? Saint Sébastien sur Loire 1616

Le patronyme PAVILLON est rare en Loire-Atlantique.
Le prénom Denis est rare à Saint Sébastien.

J’ai sa mention dans une succession Corgnet vue ici ces jours-ci :

Le 27 décembre 1655, devant Delacroix notaire à Nantes, sont trois lotties des héritages escheus et advenus à André Moreau et à Gervoise Corgnet sa femme, Pierre Jallays et Marye Corgnet sa femme et aux enfants mineurs de defunts Jacques Corgnet et Françoise Moreau, desquels est tuteur et garde Pierre Collet, lesdites Gervaise et Marye Corgnet et iceluy feu Corgnet frère et sœurs germains par le décès de defunt Jacques Corgnet, et Marie Corgnet, par le décès de defunt autre Jacques Corgnet et de †Jean Pavillon vivants cousins germains, et desdits Corgnet et d’iceluy feu Corgnet, et leurs héritiers en portion, lesdites lotties composées par ledit Collet tuteur suivant le jugement rendu en la juridiction de la cour de la Savarière le 9 novembre dernier, sur le grand cordelage et gaulage desdits héritages et sur les choisies cy devant faites avec leurs cousins

Je vous ai mis en rouge les personnes décédées dont je n’ai pas encore compris les liens, dont Jean Pavillon.

Je me suis donc attelée à la retranscription intégrale des quelques années disponibles encore dans les registres des sépultures de Saint Sébastien avant 1655.
Et là, je rencontre effectivement un Denis PAVILLON époux d’une CORGNET

1616.07.25 « fut inhumé en le cimetière le corps de defuncte Janne Corgnet femme de Denys Pavillon » (vue 17/32)

Toute contente d’avoir l’ombre d’une piste, je poursuis, mais soudain :

1623.05.28 « a esté ensépulturé en l’église de Saint Sébastien le corps de defunte Jacquette Corgnet en son vivant femme de Denis Pavillon » (vue 29/32)

OUILLE !!!
Peut-on en conclure que Denis Pavillon, veuf en 1616 de Jeanne Corgnet, aurait épousé Jacquette Corgnet elle-même décédée en 1623 ? et ce sans présumer d’un quelconque lien, possible il est vrai, entre ces 2 Corgnet, car le patronyme Corgnet donne plusieurs familles contemporaines.

Je ne vois pas d’autre explication. Qu’en pensez-vous ?
Merci
Odile

Erreur de classement aux Archives Départementales de Loire-Atlantique : les B 1540-1597 de Saint Sébastien sont ceux du prieuré Saint Jacques de Pirmil

Hier, j’ai fait la retranscription intégrale des B 1540-1597 classés actuellement à Saint Sébastien sur Loire, pensant qu’ils concernaient Saint Sébastien.

Au fil de ma frappe, j’ai constaté que les noms des individus différaient notablement de ceux de Saint Sébastien.

J’ai alors vérifié les noms des prêtres qui signaient, et là, stuppeur, ils sont tous du prieuré Saint Jacques de Pirmil, rattaché à Nantes sous les vocable Nantes Saint Jacques, depuis la Révolution.

Voulant signaler ceci aux Archives, j’ai tenté en vain le formulaire de contact en ligne, qui refuse mon envoi sous un prétexte que je n’ai même pas pu comprendre.

Merci donc à ceux qui fréquentent plus souvent que moi les Archives de leur signaler qu’Odile Halbert signale une erreur de classement, et viendra en personne courant Juillet aux Archives en salle de lecture, et se propose de vous montrer les noms des prêtres et leurs signatures. Manifestement il s’agissait de quelques feuillets volants qui se sont mystérieusement retrouvés envolés de leur classement, et encore plus malicieusement retrouvés ensemble, perdus de leur origine.

Cordialement
Odile HALBERT

Généafolie : la plus belle méthode de filiation que j’ai vue

Hier, nous avons vue la plus grosse bourde que j’ai jamais rencontrée en généalogie. Mais ce jour, je vous livre exactement le contraire : la plus fiable des méthodes généalogiques et un magnifique exemple.

Une émission de télévision nous a relaté longuement la découverte récente du squelette de Richard III, dernier roi d’Angleterre de la lignée Plantagenêt, mort au combat le 22 août 1485.
Les Plantagenêts étaient issus d’Anjou et Maine, et à ce titre ils ont leur place sur ce blog.
Cette fabuleuse dévouverte est également bien narrée sur Wikipedia.

Aussitôt après cette mort violente, Richard III est inhumé sur place dans une église. Mais l’église disparaît peu après et l’endroit tombe dans l’oubli.

Une association, la Richard III Society, finance en 2012 des fouilles sur un parking, supposé couvrir l’emplacement de l’ancienne église.
Le parking est grand, temps et argent compté, aussi seules quelques tranchées peuvent être faites, pas la totalité du parking.
Par chance, à 1 m près, leur tranchée trouve un squelette.
Commence une longue identification passionnante, à l’aide de tous les outils actuellement imaginables. Et ils parlent un à un, mais c’est bien l’ADN qui assure finalement la fiabilité à quasiement 100 %

Mais à quel ADN peut-on se fier ?

Parallèlement aux fouilles la Richard III Society avait entrepris des années auparavant la recherche de porteurs de l’ADN de Richard III
Passionnante recherche, d’autant que sur les squelettes de l’époque l’ADN n’est pas toujours exploitable.
Bref, ils doivent entreprendre une lignée descendante du frère et de la sœur de Richard, ce qui implique d’importantes recherches car :

UNIQUEMENT PAR LES FEMMES : 19 générations

Encore avec un peu de chance, ils parviennent à une unique piste : une Anglaise émigrée au Canada après la seconde guerre mondiale, mais décédée en 2008 peu avant la découverte du squelette de Richard III
Après elle la lignée féminine est éteinte à jamais.
Par chance, elle laisse 3 enfants, et un des fils possède donc l’ADN recherché.
Il était temps, car après eux aucune lignée par les femmes ! Elle est éteinte.

Ceci rejoint ma philosophie de la généalogie et depuis 20 ans mon site a une page

SEULES LES FEMMES SAVENT
Vous y découvrez ma filiation sure et certaine car par les femmes ! et mes réflexions sur l’ineptie du patronyme, car seul le matronyme a un sens.

Odile

Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

Beaupréau (49) : registres communaux disparus et copies départementales détenant le record d’erreurs d’état civil !

Je viens de passer 15 jours sans une minute de relâche sur ce qui reste de Beaupréau, après la Virée de Galerne, au cours de laquelle les registres ont été détruits.
Ce qui reste consiste en quelques copies, que l’on appelle aussi « grosses », conservées aux Archives Départementales.
Mais hélas, le copiste faisait pratiquement à chaque acte des erreurs énormes, soit sur le patronyme qui devient différent, soit le prénom etc… Soit il pensait à autre chose, soit le vin était trop bon !!!

Bref, j’avais fait cette ascendance CLEMOT qui est la grand mère de mes FORTIN, il y a environ 30 ans aux Archives à Angers, et je viens donc de revoir en détail tout pendant 15 jours, en vain, mais par contre, j’ai pu tout reconstituer sur le nom CLEMOT ou à peu près, tant il y a d’erreurs.

Lors de ma reconstitution, j’ai donc tenté de mettre clairement en exergue les innombrables erreurs, en expliquant comment on peut reconstituer, souvent à cause des autres actes qui se contredisent tous.

Il en résulte que je n’ai rien trouvé à changer à mon travail d’il y a 30 ans, si ce n’est que je l’ai donc appuyé par des demonstrations et analyses de tous les CLEMOT et environs immédiats de Beaupréau.

Je pense que ceux qui me connaissent savent que je fais mes ascendances avec d’innombrables précautions, et que je reconstitue assez souvent tout le patronyme des environs pour éliminer tout risque d’erreurs, et bien, j’affirme ici haut et fort, que je n’ai jamais vu des registres aussi bourrés d’erreurs.

Alors, à l’intention de tous ceux qui comme moi ont le malheur d’avoir des ascendants à Beaupréau, il n’existe qu’une solution /

PASSER EN LIGNE 15 JOURS, PAS MOINS, PAR PATRONYME,
et RECONSTITUER TOUT SUR CE PATRONYME
en ANALYSANT TOUT EN DETAIL

  • Voir mes FORTIN
    Voir mon analyse des CLEMOT de BEAUPREAU
  • ET BON COURAGE

    Odile

    mes Fortin ont accumulé les erreurs sur les registres

    Mon arrière grand mère FORTIN, née à Saint-Sébastien-sur-Loire, a accumulé un immense nombre d’erreurs d’état civil avant et après la révolution, et tellement immense que je crois qu’elle mérite une mention au livre des records.
    Ici, ce jour, je vous livre les erreurs FORTIN de 1783 à 1821, mais demain je vous livres par dizaines les erreurs dans la copie du registre de Beaupréau Saint Martin dont est issue la grand mère paternelle CLEMOT de ma FORTIN.

  • Voir mes FORTIN
    Voir mes CLEMOT
  • Après des décennies passées dans les registres, je peux affirmer que les erreurs existent bel et bien dans les registres, mais que mon ancêtre Mathurin-Julien Fortin x1 Saint-Sébastien-sur-Loire (44) 1er juillet 1783 Marie Couprie a accumulé un nombre hallucinant d’erreurs de registres dans son ascendance.

    En 2017 je viens de repasser 15 jours sur les registres qui le concernent personnellement, et je constate que lui-même a été victime de plusieurs erreurs, les autres excessivement nombreuses sont dans le fichier CLEMOT ligne de sa grand-mère paternelle.

    Le 22 avril 1811 il fait rectifier plusieurs erreurs le concernant personnellement, et ce par jugement rendu par le tribunal civil le 26 mars 1811 : soit en tout 4 rectifications.

    Il fait ajouter un enfant non enregistré pendant les troubles de la guerre de Vendée : Mathurin Fortin né le 14 février 1796 de Mathurin Julien Fortin et Marie Couperie. Ceci est compréhensible faute de registres.

    Et il fait rectifier son acte de son mariage, et de la naissance de 2 de ses enfants : « le 4 juillet 1783 aliàs 1789 (la copie du jugement se trompe encore) il n’est pas nommé « Mathurin Julien Fortin » mais Mathurin Fortier » et sur celui du 20 décembre 1791 il est nommé « Fertin au lieu de Fortin et on a à nouveau oublié son prénom Julien »

    Pour faire passer tous ces jugements, il se fait passer pour « indigent », sans doute pour obtenir gratuitement ces jugements. Or il est laboureur sur tous les autres actes.

    Mais ce ce n’est pas tout car au mariage de son fils René à Saint-Sébastien

    « Le 12 novembre 1821 … René Fortin, laboureur, né au village de la Métairie en cette commune le 19 octobre [erreur c’est décembre] 1791, majeur, fils de Mathurin Julien Fortin, laboureur, présent et consentant, et de feue Marie Corgnet [erreur c’est Marie Couprie]

    Mais demain, je vous mets les incroyables erreurs des CLEMOT

    Mon arrière-arrière grand mère Jeanne Morille, enceinte, perd son mari, et épouse son beau-frère : Nantes 1852

    5 000 actes notariés sur le blog d’Odile Halbert, chercheuse réputée mal commode !
    Mal commode parce que exigeante comme la chimiste qu’elle fut : preuves, rien que preuves, et tout voir et vérifier.

    Il y a tant de pièges que j’ai il y a plus de 10 ans déjà écrit des pages de GENEAFOLIE sur mon site.

    Je vais vous emmener, au fil du mois qui vient, découvrir comment j’en suis arrivée à autant de méfiance, car cela a commencé dès le début de mes recherches.

  • Cela a commencé avec le plus oublié de mes grand pères : mon arrière-arrière grand père Guillouard
  • Comme toutes les personnes âgées, née avant la seconde guerre mondiale, j’ai connu l’époque de haute fréquentation des cimetières.
    La génération précédente, celle qui était née juste avant la première guerre mondiale avait même connu plus qu’une haute fréquentation. Ainsi, l’une de mes tantes me racontait que c’était tous les dimanches après les vêpres, et dès le jeune âge. Adulte, elle ne les fréquentait plus du tout. Je la comprends.

    Moi, ce ne fut que toutes les Toussaints, mais alors un pélerinage complet comprenant plusieurs cimetières. Enfant, mes parents nous menaient chaque année sur toutes les tombes. Et j’ai une chance innouïe, il y en avait pléthore à Nantes.

    Vous pensez que j’avais beaucoup de chance ! car vous, vous avez ramé pour trouver des cimetières et des tombes pour identifier vos grands parents etc…

    Eh bien détrompez-vous !

    Mon premier piège le voici, avec la tombe de mon arrière grand-père Guillouard, tombe fréquéntée mais qui va s’avérer le plus oublié des grands parents, voici pourquoi et comment.

    Sur cette tombe, maman, née Guillouard, expliquait gentiement : Voici mon arrière grand père Jacques Guillouard, et la tante Blanche.
    Je passe sur les détails, car il y en avait de très fleuris, comme la tante Blanche si radin qu’elle se lavait les pieds dans sa soupière !

    Certes, à l’époque de mon enfance, je croyais tout ce que disait maman, comme tous les enfants sans doute, et comme elle avait déjà tant raconté, je ne posais pas de questions sur les autres noms que vous voyez sur la vue ci-dessus
    Noms que je devais découvrir lorsque j’entrepris les vérifications à l’état civil.
    Enfin, à l’état civil de l’époque, sans photocopie, sans consultation sur place, bref, le temps préhistorique de la recherche !!!

    Et là ! OUILLE !!! Rien ne se passe comme prévu.

    Je vous mets d’abord les actes, avec les moyens modernes puisqu’ils sont désormais en ligne :



    Le mariage du grand père de ma maman en 1871, le donne fils de François.

    Ce qui se vérifie avec l’acte de naissance :

    Toujours fils de François et même fils posthume de François.

    Dont voici l’inhumation peu avant la naissance de son fils :


    Et voici le remariage de sa veuve avec le frère de son défunt mari, et cette fois j’ai Jacques Guillouard, lequel n’eut pas d’enfants, et François Guillouard, fils posthume unique de François, fut traité comme son fils, au point d’oublier le vrai père.
    Comme on peut le voir sur l’acte de remariage avec son beau-frère Jacques, il n’y a eu aucune dispense demandée, et le code civil de 1852 autorisait donc pleinement le mariage entre beau frère et belle soeur.

    Lorsque je fis cette découverte, j’en parlais à ma maman, que je voyais tous les dimanches. Mais, jamais elle ne m’a crue, et elle m’en a même voulu, car selon elle, c’était bien Jacques le père de son grand père et je me trompais (selon elle).

    Et ma maman est décédée des années plus tard, sans m’avoir crue un seul instant.

    Voici donc l’une de mes premières sources d’erreur, certes dans ce cas exceptionnel, peu important sur le fonds, puisque les 2 frères avaient les mêmes parents, mais tout de même, illustrant comment dès le début j’ai appris à me méfier de tout dans mes recherches, car immédiatement après je fis encore moult expériences d’erreurs et tant et si bien que je suis devenue ce que je suis, une chercheuse exigeante qui passe pour une mal commode, mais fière de son exigence.
    La suite au prochain numéro
    Odile

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos