Jean Lepeloux vend une pièce de terre, La Pouèze 1519

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 30 mars 1518 (Pâques était le 4 avril 1518 et le 24 avril 1519, donc nous sommes avant Pâques et il faut convertir en 30 mars 1519 n.s.) en notre cour royale à Angers (Cousturier notaire) personnellement estably Jehan Lepeloux notaire en cour laye demourant au bourg de La Pouèze soubzmectant soy ses hoirs avecques tous et chacuns ses biens etc confesse de son bon gré sans pourforcement avoir aujourd’huy vendu et octroyé etc perpétuellement par héritage
à honorable homme et saige maistre Jehan Dubreil licenci ès loix sieur de Dangé demourant en ceste ville d’Angers qui achacte pour luy et damoiselle Hélye Bradasne son espouse et pour leurs hoirs etc dudit Lepeloux les choses héritaux qui s’ensuivent,
c’est à savoir une pièce de terre labourable contenant 10 boisselées de terre ou environ à la mesure de Candé et avecques les hayes et clostures du tour et tout ainsi que ladite pièce de terre se poursuyt et comporte o ses appartenances assise et située en la paroisse de La Pouèze près le bourg joignant d’un cousté à la terre du lieu de la Villemère d’aultre cousté à la terre du lieu de la Millière abouté d’un bout à la terre dudit vendeur et dudit lieu de la Villemère d’aultre bout au chemin tendant du bourg de La Pouèze audit lieu de la Millière
ou fié de la Villemère et tenu de la à 6 deniers tournois de devoir pour toutes charges et devoir poyables par chacun an au terme de l’Angevine
Item avecques ce ledit vendeur a vendu audit achapteur une caille de jardrin

    c’est bien écrit « une caille de jardrin », mais aucun dictionnaire ne me donne d’explication ! Si vous en avez, merci d’avance.

tout ainsi qu’elle se poursuyt et comporte laquelle est à présent rompue, sise près ledit bourg à l’enclause des jardrins du Verguer icelle caille joignant des deux coustés et d’un bout aux saulays dudit acquéreur et d’autre bout au jardin dudit sieur de L’Ensonoère
ou fié de l’acquereur et tenu de là à 6 deniers tournois de devoir poyables par chacun an au terme accoustumé
et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 19 livres tournois que ledit acquéreur a poyé et baillé au recepveur des tailles du roy notre sire pour et au nom dudit vendeur et en son acquit pour le reste du poyement de la ferme de l’huytiesme du vin vendu en détail des paroisses de la Pouèze et de Saint Martin du Boys en l’année 1517 duquel huytiesme desdites paroisses ledit vendeur estoit fermier et de laquelle somme ledit acquéreur en a baillé et livré en notre présence audit vendeur la quictance dudit recepveur du reste du poyement dudit huytiesme
et partant ledit vendeur s’est tenu par davant nous pour content et bien poyé de ladite somme et en acquite et quicte ledit acquéreur ses hoirs etc
et a promis ledit vendeur faire ratiffier et avoir agréable ceste présente vendition à Guillemine sa femme et la y faire lier et obliger dedans la St Barthélémy prochainement venant à la peine de 101 livres tz de peine commise à appliquer audit acquéreur néanmoing ces présentes demeurent à toujoursmais en leur plein effet
et à ceste vendition tenir et lesdites choses ainsi vendues comme dit est garantir etc oblige ledit vendeur etc foy jugement condemnation etc sauf etc renonçant etc
présents ad ce Charles Delaillet Pierre Delaillet Pierre Belet Jehan Manain ? sieur du Pressouer

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog.

8 réponses sur “Jean Lepeloux vend une pièce de terre, La Pouèze 1519

  1. Et une autre caille ici :

    « Jacquine Deluen veuve de Jacques Chedeau, a légué une chambre de maison et la moitié d’une caille de jardin, situées au faubourg Saint-Jacques, à la charge de lui dire une messe basse, tous les mercredis, à Tautel de Notre-Dame-de-Pitié, entre huit et neuf heures du malin, de l’office du Saint Nom de Jésus ; et à la fin de ladite messe, devant ledit autel, une salutation de Notre-Dame par les novices ; et le prêtre dira un de profundiSy avec les oraisons accoutumées. Acte du 16 février 1577. E. Quétin, notaire. »

    Cité dans M.B. Ducoudray, « LA CONFRÉRIE DU ROSAIRE EN ANJOU », (Revue de l’Anjou, vol. 14, 1887) – appendices, première partie

      Note d’Odile :

    Merci pour ces recoupements.

  2. -Une mesure d’arpentage est en effet plus plausible…

      Note d’Odile

    Entre temps mon esprit a encore vagabondé, et partant de la phonétique QUAI qui est parfois confondue, je songe à un petit jardin en terrasse avec un mur qui le retient. J’avais autrefois une tante qui possédait ainsi un jardin sur 2 niveaux, le premier retenu par un mur faisait petite terrasse. Cela devait être relativement fréquent en ville autrefois pour les petits jardins.
    Ceci dit, cela reste une pure hypothèse.
    Odile

  3. je pense un abris de jardin
    de cail en celte, caulae en latin, un abris, un enclos
    à rapprocher de bercail, d’écaille, Schale en Allemand

    sens très proches dans les langues indo-européennes
    cf : Mémoires sur la langue celtique, contenant: l’histoire de cette langue, une description étymologique des villes, rivières, montagnes, forêts, curiosités naturelles, un dictionnaire celtique, Volume 1 (Livre numérique Google) page 251 et autres

      Note d’Odile :

    Merci à vous, je vais aller étudier ces termes, car cela semble bien la bonne direction.
    Odile

  4. J’ai regardé le lien donné par Jérôme
    ‘d’une petite caille de jardin estant en jardin de la Haie saint Nicolas appelé la Soucheterie joignant d’un costé la terre de Mathurin Guerin, d’une autre caille de jardin estant en grands jardins joignant d’ung costé la maison de Robert Perrault d’un petit lopin de pré contenant le tiers d’une hommée estant en ung pré appelé la Piconnière non compris 3 … estant au mitan dudit lopin de pré …’

    C’est tout à fait plausible ce petit jardin en terrasse, il faut bien connaitre les limites de ce que l’on possède .
    .Au début ,j’avais pensé à une ‘cabane de vignes’ (il existe un site dédié )mais elles sont intégrées à la propriété .Ce serait aberrant que la cabane soit vendue indépendamment du terrain ,et que l’on puisse en vendre une moitié (2ieme texte cité par Jérôme).

  5. ÉCAILLE n. f. XIIIe siècle, escailhes ; XIVe siècle, au sens de « coquille d’œuf ». Forme normanno-picarde. Emprunté de l’ancien bas francique *skalja, « écaille, coquille ». ‘Selon le « Dictionnaire de l’Académie Française, édition en cours, constultable sur le site atlif.fr

    Il se trouve que je possède « das Herkunftswörterbuch der deutschen Sprache, Duden », qui donne bien « skalja » en gothique. Mais aucune notion d’enclos, seulement de coquille.

    Par contre, en ancien français, « quai », s’écrivait aussi « cai » parfois.
    Alors je me demande bien si « la caille de jardin » était ou non un lieu couvert. Un enclos n’est pas toujours couvert ?

    Je pense que nous partons de 2 hypothèses différentes.
    Odile

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