Bail à ferme du prieuré de Champgenéteux, Bais (53) 1538

Champgenéteux était en 1800 un village de la commune de Bais en Mayenne, et il semble que ce soit devenu une commune malgré le nombre très réduit d’habitants, environ 500. C’est l’exemple type des nombreuses erreurs de la France qui compte beaucoup trop de communes et qui au lieu de les regrouper en a créé de supplémentaires au fil des ans.
De nos jours la France compte 36 568 en métropole pour 65 millions d’habitants, et possède, à elle seule, près de 40% des communes de l’Union européenne. A titre de comparaison, l’Allemagne en a 12 196 (81,5 millions d’habitants) et l’Italie 8 101 (61 millions d’habitants).
Pour ma part, je vis dans une commune qui s’appelle « c’est pas nous ».
Vous avez bien lu, car c’est ce que l’on vous répond le plus souvent quand on contacte la mairie.
En effet, malgré ses 25 000 habitants Saint Sébastien sur Loire est anonymenent noyée dans Nantes Métrople qui compte 590 000 habitants.

Le notaire Jean Lefrère fut notaire royal à Angers de 1517 à 1565. Il avait une signature particulièrement indéchiffrable, que vous voyez ci-dessous.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 19 juin 1538 en notre cour royale à Angers (Jean Lefrère) personnellement estably vénérable personne Me René Vallin docteur régent en l’université, pénitencier chanoine et official dudit lieu d’Angers et prieur commendataire de Champgeneteulx diocèse du Mans d’une part, et Jehan Richier marchand demourant à Bays dit diocèse d’autre, soubzmectans l’un vers l’autre chacun endroit soy eulx leurs hoirs etc ou pouvoir etc confessent avoir aujourd’huy fait et font entre eulx les marchés et accords tels et en la manière que s’ensuit c’est à savoir que ledit Vallin a baillé et baille audit Richier lequel a prins et accepté prend et accepte à titre de ferme et non autrement pour le temps de 4 ans et 4 cueillettes entières et parfaites ensuivans l’une l’autre sans intervalle commenczans du jour et dimanche de Quasimodo prochainement venant et finissant à semblable jour lesdites 4 années et cueillettes révolues et escheues, tous et chacuns les fruits temporel proffits revenus et émolumens dudit prieuré de Champteneteulx qui durant ledit temps y viendront et escheront pour iceulx prendre recueillir et amasser par ledit Richier à ses cousts mises périls et fortunes et en faire comme de chose baillée audit tiltre de ferme sauf et réservé les garennes l’écluse et pescherie dudit prieuré qui demeurent audit Vallin pour en faire à son plaisir, et est ce fait à la charge dudit Richier de faire dire et célébrer le divin service, ensemble payer et acquiter toutes et chacunes les charges rentes et debvoirs ordinaires deuz à cause dudit prieuré, en acquiter descharger et rendre ledit Vallin quite et indempne vers Dieu et les hommes, tenir les maisons et choses dudit prieuré en bon estat de réparation et faire toutes et chacunes les charges et acquits que ledit Richier est tenu et a promis faire et les marchés de ferme dudit prieuré prétenduement faits entre lesdits establis passés par le notaire de notre cour cy soubzsigné J. Huot aussi notaire d’icelle et recours à iceulx, à la charge aussi entre autres dudit Richier d’en payer rendre et bailler audit Vallin par chacune des dites 4 années aux termes de l’Assomption Notre Dame dite la My aoust et Quasimodo par moitié la somme de 500 livres tz le premier terme de payement commenczant au terme de l’Assomption notre Dame en l’an que l’on dira 1539 avecques le nombre de 10 chappons bons et compétant, aussi payables par chacune desdites années au jour et terme de Nouel, le tout rendu franc et quite en ceste ville d’Angers en la maison dudit Vallin aux cousts mises périls et fortunes dudit Richier sans ce que ledit Vallin soit tenu au garantage de ces présentes sinon pour le temps qu’il obtiendra ledit prieuré dont et desquelles choses lesdits establys sont venuz à ung et d’accord tellement que à icelles tenir etc dommage amendes etc obligent etc mesmes ledit Richier ses biens à prendre vendre etc renonczant etc foy jugement et condemnation etc fait et donné en la cité dudit lieu d’Angers en la maison dudit Vallin présents à ce maistres Jehan Pierres prêtre René Aubin bachelier ès lix et Pierre Lore demeurans en ladite cité tesmoings

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog

5 réponses sur “Bail à ferme du prieuré de Champgenéteux, Bais (53) 1538

  1. Bonjour Odile

    Champgeneteux est une ancienne paroisse
    avec 1 740 hab. en 1803
    Bais, même superficie, 1 939 hab. en 1803 (abbé Angot)

    bon dimanche

      Note d’Odile :

    Bonjour
    Heureuse d’avoir de vos nouvelles.
    Le nombre d’habitants a considérablement chuté dans ces communes, et elles ne méritent plus d’être des communes.
    Odile

  2. Bonjour, nous avons acheté la prieuré de la fuye a Bais.
    Nous trouvons rien sur le bâtiment .est-ce-que vous aves des info sur la prieuré svp. (4 ruelle de la chapelle, Bais)
    Merci
    Thierry et Helga

    1. Bonjour
      et félicitations.
      Vous pouvez aller sur le site des archives voir le dictionnaire en ligne de l’abbé Angot
      Vous y avez un moteur de recherche, et je suis certaine que vous prendrez plus de plaisir à le faire vous même que si c’est moi que vous le fait, car si vous êtes passionné de vieilles pierres, vous serez passionné de ce dictionnaire, véritale mine d’informations fiables.
      Et n’hésitez pas si vous avez encore une question à revenir ici me le demander.
      COrdialement
      Odile
      PS cela me semble cependant curieux qu’il y ait eu 2 prieurés dans une commune assez réduite. Serait-ce le même prieuré que ce lui que j’évoquais ci-dessus, donc merci de revenir me le dire ici après votre lecture du dictionnaire de l’abbé Angot

      1. Comme je viens de m’apercevoir que vous n’êtes probablement pas de langue française maternelle, je viens moi aussi chercher, et je constate aussitôt qu’en effet il ne semble y avoir qu’un prieuré, car je lis sous l’article consacré par l’abbé Angot à BAIS :

        Prieuré dépendant de l’abbaye d’Évron qui eut peu d’importance puisque bientôt même il ne fut plus qu’une annexe de celui de Champgeneteux. Pendant l’existence propre du prieuré, le titulaire se vit contester puis reconnaître droit d’usage dans les terres incultes que Barthélemy de Bais tenait des religieux, 1230. Un droit analogue fut donné dans les bois de Mirbeau par Henri d’Orthe, chevalier, qui, par une clause à retenir, qui spécifiait que le chêne, le buis, le pommier, le châtaignier, ne pourraient être pris comme bois de chauffage,1231. On ne connaît aucun prieur de Bais en dehors des titulaires de Champgeneteux.

        et à l’article Champgeneteux :
        Le prieuré avait comme annexe Bais et était de la première dotation de l’abbaye d’Évron. Le titulaire y devait quinze jours de service personnel que Charles de Montesson racheta pour une rente de 45 ₶, en 1632. Par arbitrage d’André du Bois, seigneur de Courceriers, le seigneur de Mayenne et Antoinette d’Averton, dame du Bourg d’Averton, furent déclarés co-fondateurs du prieuré, 1683. Le temporel se composait principalement dudomaine du prieuré dans le bourg et des métairies de la Pinsonnière et de la Jeusselinière. La seigneurie de paroisse était attachée primitivement au prieuré. La maison priorale fut reconstruite en 1688, d’après l’inscription qu’on lit encore sur la porte : J’estois un lieu fort délaissé. Jean Bodin, curé de Bressé, Conseiller, aumônier du roy, Ma mis en l’estat que tu voi ; Il estoit doyen de Passays, Prieur de céans et de Bais. Plusieurs prieurs commendataires résidèrent. — Le prieuré fut vendu nat pour 16 300 ₶, le 11 avril 1791.Prieurs : Étienne des Plantes, commissaire du roi dans les provinces du Maine et de l’Anjou, reçoit, 1366, le droit d’amortissement du temporel légué par Amaury de Craon pour la fondation de la chapelle Sainte-Catherine en l’église de Notre-Dame de Sablé. Il est choisi, 1372, par l’abbé d’Évron comme un des arbitres entre lui etl’évêque du Mans, et prononce, 1375, un jugement en faveur du prieur de Solesmes. On le trouve dans les mêmes fonctions en 1398. Son cachet est gravé d’une Vierge portant l’Enfant-Jésus. — Jean Le Faucheur, témoin au mariage du seigneur de Montesson, 1433. — Guillaume Belin, 1470, qualifié « prévost du moustier d’Évron »,1483. — Guillaume de Vaige, 1496. — Jean de Mellengeir, en procès avec Gervais de Montesson, pour une maison à Bais, 1512. — Robert Chevalier, nommé vicaire général de Philippe de Lorme, abbé de Saint-Serge, de Saint-Éloy et Saint-Barthélemy de Novon, 3 octobre 1563. — Jacques Lemée, religieux, janvier 1565. — René ou Gédéon Garrault prend possession le 16 décembre 1579, par son procureur, noble François Garrault, receveur général des finances de la généralité d’Orléans, maintenu contre François Lecomte, religieux bénédictin, Raoul Badier, profès d’Évron, et Charles Titon, religieux de Saint-Vincent-du-Bois, † 1591. — Pierre Tanchon, religieux d’Évron, bachelier en théologie, 8 mai 1591. — Guillaume Pottier, démissionnaire, août 1603. — Noël Portier, demeurant à Bais, 5 janvier 1604, résigne, 1612. — Jacques Perruchet, demeurant aussi à Bais, 3 juillet1613. — Charles de Montesson, clerc, démissionnaire, 1632. — René de Montesson, frère du précédent, septembre 1632. — René Le Mesnager révoque, le 8 octobre 1657, la résignation qu’il avait faite, « pressé de mal, » à JeanBarbe, « attendu qu’il est revenu à convalescence », démissionnaire, janvier 1662. — Jean-Baptiste de Montesson, fils de Charles et de Marie Prévost de Saint-Cyr, demeurant en la maison seigneuriale de la Roche-Pichemer, 3 janvier 1665, cède, 1672. — René Le Mesnager, curé de Bais, juin 1672, résigne, 1680. — Jean Bodin,clerc du diocèse de Poitiers, décembre 1680, démissionne 1681. — Jean Bodin, conseiller et aumônier du roi, curéde Brécé, doyen de Passais, juin 1681, résigne le 22 octobre 1695. — Simon Bodineau, du diocèse de Poitiers, licencié en droit, gradué en théologie, 5 janvier 1696, maintenu contre Louis-Achille-François de Harlay, clercde Paris, nommé par le roi, résigne le 15 février 1727 et meurt l’année suivante. Son portrait peint sur toile, avecla date 1703, se voit encore, encadré dans la boiserie, au-dessus de la cheminée de la maison priorale qu’il habitait. — Jean-Baptiste Bodineau, maître ès arts, frère et résignataire du précédent, entré en possession, malgré l’opposition de ce dernier, le 16 octobre 1728, s’empressa de se démettre en faveur de Pierre-Édouard Bottu (V. ce nom), qui ne craignit pas de commettre un faux en écriture contre le suivant, pourvu par décès de Simon Bodineau. — François Vandermeulen, acolyte du diocèse de Paris, 20 mars 1729, résigne le 24 octobre1736, † le 8 novembre 1747. — Georges-Antoine du Hamel, religieux de Saint-Germain des Prés, 25 mars 1737, …

        Odile

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