Mathurin Lemanceau partage de son vivant avec ses enfants de son premier lit avec Elisabeth Lecerf : La Jaillette 1711

La maison ainsi partagée en 2 avait été acquise lors sa communauté de biens avec sa première épouse, Elisabeth Lecerf, et il semble que les 2 enfants de ce premier mariage aient réclamé ce partage du vivant de leur père, car on découvre à la fin de l’acte qu’il y a d’abord eu une transaction entre eux, qui aboutit à ce partage.
Tous les enfants ne se comportaient pas comme celà à l’époque, et bien souvent attendaient sagement le décès de leur père. Même chose pour leur mère d’ailleurs.

Voir mon étude LEMANCEAU
Voir mon étude de LA JAILLETTE


Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E32 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
« Le 10 juin 1711 partages et division en 2 lots que honneste homme Mathurin Le Manceau marchand serger demeurant à La Jaillette paroisse de Louvaines fait des biens immeubles par lui acquis, pendant sa communauté avec Elisabeth Lecerf sa première femme, de François et Mathurin Hegu par contrats l’un devant Guillaume Rouguier notaire à Aviré le 11 février 1694 et l’autre en date du 14 novembre 1696 passé devant feu Me René Guyon notaire royal à Segré, qui consistent en une maison sise au bourg de la Jaillette composée de salle basse où il y cheminée et four, grenier au dessus, en lequel est aussi une cheminée, une autre petite chambre joignant la précédente salle et grenier au dessus, 2 jardins clos à part, dépendants de ladite maison, le tout confronté par lesdits contrats d’acuêt, pour être les dits lots choisis par Mathurin Lemanceau aussi sarger et Louis Pertué et Marie Lemanceau sa femme, ses enfants et gendre, qui y sont fondé pour une moitié par représentation de ladite Lecerf leur mère, dans les délais et suivant cette coutume, auxquels partages ledit Lemanceau père a procédé devant nous Claude Bouvet notaire royal résidant à Segré : 1er lot : la moitié de la susdite maison à prendre du côté du soleil levant ou est situé la cheminée et four de ladite maison, à prendre icelle moitié par une poutre étant au milieu de la salle basse et la moitié du grenier étant au dessus de ladite salle basse, le tout qui sera (f°2) séparé par un colombage et terrasse, qui sera fait à communs frais par les copartageants – Item la moitié de la susdite chambre servant de boutique et la moitié du grenier étant au dessus à prendre du côté vers septentrion qui sera clos comme ci-dessus – Item la moitié du jardin devant ladite maison, la rue entre deux à prendre du côté vers soleil levant joignant le cimetière de La Jaillette et le chemin entre deux – Item la moitié du jardin nommé le jardin bas à prendre du côté vers soleil couchant joignant la terre de Denis Brillet, lesdits 2 jardins contenant chacun 12 cordes de terre – 2e lot : emploie l’autre moitié de la susdite maison du côté vers soleil couchant avec le grenier étant au dessus sauf à faire par ceux qui auront le présent lot une cheminée sur le pignon d’icelle moitié si bon leur semble – Item l’autre moitié de ladite chambre servant de boutique et la moitié du grenier au dessus, à prendre du côté demidi par les cloisons qui s’en feront à comuns frais – Item l’autre moitié des jardins ci-dessus – Et à l’égard de la rente hypothécaire de 15 livres due auxsusdites parties par les héritiers de Jean Pointeau et Marie de Bonnavre sa femme, a ledit Lemanceau père fait offre d’en payer et continuer la moitié jusqu’à l’amortissement qui s’en pourra faire, toutefois et quantes conformément au contrat de constitution (f°3) auquel cas il divisera par moitié le sort principal d’icelle rente conformément à ce qui est porté par la transaction faite entre eux Lemanceau àère et sesdits enfants passé devant Me Millet notaire royal à Château-Gontier le 9 janvier 1711 » (Archives non déposées aux AD53)

3 réponses sur “Mathurin Lemanceau partage de son vivant avec ses enfants de son premier lit avec Elisabeth Lecerf : La Jaillette 1711

  1. Bonjour Odile,
    J’avais déjà connaissance de cet acte mais à la relecture, cela me laisse perplexe.
    Elisabeth Lecerf est décédée le 30 mars 1694 à la Jaillette. Je comprends donc que Mathurin le Manceau « père » ait pu passé un acte le 11/02/1694 tant en son nom qu’en celui de sa femme. Mais comment expliqué l’acte du 14/11/1696 qui semble concerné lui aussi la communauté de Mathurin le Manceau et d’Elisabeth Lecerf alors que celle-ci est déjà décédée ? De plus Mathurin Le Manceau est à cette date déjà remarié avec Louise Pointeau (x 06/09/1694 la Jaillette).

    Pourrait-on alors imaginer qu’il ait volontairement acheter cette maison pour ses enfants du premiers lits ? Ce qui expliquerait aussi pourquoi il fait ce partage avec ses deux aînés avant sa mort.

    Bonne journée.
    Marie-Laure

    1. Bonjour Marie-Laure
      J’ai relu à l’instant mes vues de l’original, pour m’assurer que je n’avais pas fait d’erreur de frappe et/ou de retranscription, et mon texte est bien conforme à la vue de l’original, sur lequel il est même écrit SAIZE très clairement.
      Alors, je pars sur une autre piste que vous, et vous voudrez-bien, s’il vous plaît, la prendre avec votre bon caractère habituel.
      Voilà.
      De tous temps, autrefois comme d’ailleurs de nos jours, les copistes ont fait parfois des erreurs soit de lecture, soit d’inatention…
      J’ai ai déjà vu, et j’ose même parfois émettre l’hypothèse que la plupart des actes et/ou des dossiers, étaient autrefois (je l’ignore pour maintenant) le fait des clercs de notaire qui étaient autrefois dénommés « praticiens », en fait des apprentis notaires.
      J’ose émettre une seconde hypothèse, celle-là souvent bien réelle au fil du temps, à savoir que le temps passant, les personnes sachant déchiffrer les écritures plus anciennes étaient rares et une grande majorité des dossiers suivis par des gens sachant mal (ou approximativement) lire les textes plus anciens.
      Enfin, j’affirme avec certitude, que les actes anciens,outre la paléographie, sont écrits dans une écriture plus ou moins claire et lisible, et je suis certaine que les écritures peu avenantes ont engendré des erreurs de lecture, ainsi un UNZE mal écrit aurait pu faire un SAIZE etc…
      Bref, je comprends votre souci Marie-Laure, mais je vous le rédis bien volontiers, j’ai vu tant et tant d’actes, que les erreurs de copie ne se comptent plus et je concluerai que ce 1696 doit être pris pour une erreur probable de lecture de date du notaire (ou son assistant le praticien)
      Et je m’empresse même de mettre une note de bas de page, dans mon étude LEMANCEAU pour préciser ce que je viens d’émettre.
      Et surtout que cela ne vous empêche pas de faire une grande confiance aux actes que je vous dépouille, même si le fil du temps et des faiblesses humaines a parfois donné l’occasion de petites erreurs.
      Bon soleil
      Odile

  2. Merci Odile pour cette explication qui paraît tout à fait plausible.
    L’idéal serait de retrouver ces fameux actes, notamment celui passé chez Me René Guyon à Segré.
    Je ne peux malheureusement m’en occuper pour l’instant ; peut-être l’un de vos autres lecteurs assidus auront-ils la possibilité de les retrouver ?

    Bien cordialement.
    Marie-Laure

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