Le prieur de la Jaillette, propriétaire d’un jeu de paume à Angers autorise son locataire, raquetier, à construire aussi un jeu de bille : 1595

Vous avez déjà plusieurs actes concernant les jeux de paume en Anjou sur mon blog. Pour les consulter, il vous suffit de cliquer sous ce billet sur le terme qui est en mot clef servant de lien.

Or, ici, un jeu de bille est construit près du jeu de paume !

J’ignorais, avant de retranscrire cet acte que l’on jouait aux billes en 1595, et comment.

Depuis l’année 2000, le prieuré de la Jaillette est à nouveau en travaux de restauration, visitez son site, cela va vous donner envie d’aller le 6 juillet prochain fêter don 825ème anniversaire.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 22 fevrier 1595 après midy en la cour du roy notre sire par devant nous Françoys Revers notaire royal Angers personnellement establys Me Joseph Chardon demeurant au prieuré de la Jaillette d’une part, et honneste homme Symon Bellanger Me racquettier demeurant Angers paroisse de la Trinité d’autre part, soubzmectant lesdites parties confessent avoir fait et font entre eulx l’accord qui s’ensuit, scavoir est ledit Chardon avoir consenty et consent par ces présentes que ledit Bellanger face

bastir et construire à neuf un jeu de bille contre la muraille de la galerye de la maison du jeu de paume appartenant audit Chardon et ou de présent demeure ledit Bellanger, lequel jeu de bille et appartenances d’iceluy ledit Bellanger pourra à la fin du bail qu’il a prins de ladite maison de deffunt vénérable et discret Me Raoul Chardon prêtre au nom et comme curateur à la personne et biens dudit Me Joseph par devant nous prendre et enlever et rendre ledit jardin en labourage comme auparavant (f°2) et néanmoings au choix et option dudit Chardon de prendre ledit jeu et merains d’iceluy au prix de gens à ce cognoissans et le payer par ledit Chardon audit Bellanger qu’il aura esté prisé et incontinant ledit prisage fait, lequel bail cy dessus ledit Me Joseph a eu et a pour agréable consenty et consent qu’il sorte son plain et entier effet, et est ce fait après que ledit Chardon nous a présentement fait aparoir qu’il a et luy a esté baillé l’administration de ses biens tant meubles qu’immeubles par acte donné au siège de la provosté en dabte du 30 janvier dernier signé Chevrier pour greffier, tout ce que dessus à esté stipulé accepté et accordé par lesdites parties respectivement, auxquelles choses susdites et tout ce que dessus est dit tenir et garantir etc dommages etc obligent etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et passé à notre tabler Angers en présence de Jehan Porcher Maurice Rigault René Allaneau et Clement Barbin praticiens demeurant audit Angers, ledit Bellanger a dit ne savoir signer.

René Juffé vend une maison et jeu de paume : Angers 1520

Il est rare de trouver des actes sur le jeu de paume, pourtant j’en ai déjà plusieurs, et je dois avouer qu’ils me passionnent, et que lorsque je les retranscrit, je me crois sur les gradins de Roland Garos.

Le terme JEU DE PAUME est en mot clef au pied de ce billet (tag) et en le cliquant vous avez accès à mes autres publications concernant le jeu de paume.
Bonne lecture.

Moi, je retourne à mes soucis : l’eau montante menaçant mon appartement

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 5 novembre 1520 en notre cour royale Angers endroit par devant nous (Couturier notaire) personnellement establys honneste homme et saige Me René Juffé licencié en loix sieur de la Boyzardière soubzmectant etc confesse avoir vendu et octroyé et encores vend etc à René Goussault marchand paroissien de la Trinité d’Angers qui a achapté pour luy et pour Perrine Goureau sa femme leurs hoirs une maison jardrins jeu de paulme four estable et appartenances d’icelle, sise et située ès fourbourgs st Laud de ceste dite ville d’Angers, joignant d’un costé aux maisons et jardrins qui furent feu Boyvin et sa femme dépendant de la … et d’autre cousté à la maison de le veufve feu Jehan Angenais lesné paravant femme de feu Guillaume Baron, abouté d’un bout au pavé de la rue dudit bourg saint Lauds et d’autre bout à une pièce de terre labourable appartenant à Me René Breslay licencié en loix sieur de Vezins, et tout ainsi que ledit vendeur a accoustumé de tenir et posséder les dites choses sans rien en excepter avecques les rentes deues à ladite maison à la descharge de la rente d’icelle que doit ladite veufve dudit Baron, et la maison jardins et appartenances de Jehan Rousseau qui furent André Devriz, lesdites choses sises audit lieu de Vezins et chargées de 30 sols tz de cens rente ou debvoir vers ledit sieur de Vezins pour tous devoirs et charges ; transportant etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 90 livres tz dont en a esté payé compté et nombré par ledit achacteur audit vendeur la somme de 20 livres tz en or et en monnaie etc dont etc et le reste montant 70 livres ledit achacteur a promis et promet payer aux vendeurs comme s’ensuit, c’est à savoir 40 livres dedans le jour et feste de la Chandeleur prochainement venant, et 30 livres dedans Pasques aussi prochainement venant ; et est dit et convenu et accordé entre lesdites parties que en cas que ledit Goussault fit defaut de payer audit vendeur ladite somme de 70 livres par chacun des termes dessus dits, que en celuy cas ladite somme de 20 livres ce jourd’huy payée par ledit achacteur audit vendeur sera et demeurera audit vendeur comme peine commise pour ses frais et mises et intérests qu’il a eu et pourra avoir à l’exécution de ces présentes, et laquelle vendition demeurera nulle sans ce que à l’éxécution de ces présentes ledit achacteur s’en puisse dire

et se pourra ledit vendeur reensaisir dire … desdites choses comme il faisait paravant ces présentes et est dit que la veufve feu Jehan Bricet à présent demeurant en ladite maison tiendra et aura son louaige jusques au jour st Jehan Baptiste prochainement venant, les louaiges de laquelle maison qui escheront seront et appartiendront audit vendeur ; à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir par ledit vendeur etc et ladite somme de 70 livres payer par ledit achacteur aux termes dessus dits etc dommages etc obligent etc renonçant etc foy jugement condemnation etc ; et demeureront audit achacteur les rasteliers et mangeouères de ladite maison

Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

Isaac Tranchant rentre apprenti raquetier chez Poirier, Angers 1595

Il n’a sans doute plus ses parents, car c’est sa tante qui gère ce contrat d’apprentissage, mais elle n’est pas n’importe qui, puisqu’elle demeure au jeu de paume, donc elle le tient.
Le jeu de paume d’Angers a accueilli un illustre joueur invétéré de jeu de paume, lors de son passage à Angers sur la route de l’édit de Nantes, mais son passage à Angers s’était un peu éternisé puisque sa compage allait mettre au monde César duc de Vendôme, tandis que le papa jouait à la raquette.

Vous avez déjà sur ce blog 3 autres billets relatifs à ce jeu à Angers, et cliquez sous le billet sur le tag JEU DE PAUME pour les faire apparâitre.

J’ajoute que cette raquette, ancêtre de la raquette de tennir, lui ressemble beaucoup, en plus rude pour les matériaux, qui ont très évolué. On dit généralement que le jeu lui même était plus violent.

RAQUETTE. s. f. Instrument dont on se sert pour jouer à la paume, & au volant, & qui est fait d’un baston courbé en ovale, & garni de cordes de mouton tenduës en long & en travers dans l’entre- deux de l’ovale, & dont les extremitez attachées ensemble, & couvertes de cuir forment le manche. Dictionnaire de l’Académie française, 1st Edition (1694)

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 18 mai 1595 avant midy en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous Francoys Revers notaire d’icelle personnellement establys honnestes personnes Charles Poirier Me ractier demeurant en la paroisse de st Michel du Tertre d’une part et Jehanne Tranchant veuve de deffunt Estienne Villechien demeurante au grand jeu de paulme de Bressigné faulxbourgs d’Angers et Ysac Tranchant fils de deffunt René Tranchant nepveu de ladite Jehanne Tranchant d’autre part, soubzmettans lesdites parties respectivement elles leurs hoirs et mesmes lesdits les Tranchant chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc confessent avoir fait et font entre eulx le marché d’apprentissaige tel que s’ensuit savoir est ledit Ysac Tranchant avoir avec le vouloir présence et consentement de ladite Tranchant sa tante promis et promet estre et demeurer avecq ledit Poirier pendant le temps de 4 ans entiers et consécutifs qui commencent ce jourd’huy et finiron à pareil jour lesdites 4 années finies et révolues, pendant lequel temps ledit Tranchant a promis et promet servir ledit Poirier bien et duement et fidèlement de son estat de raquetier jeu de paulme et choses qui en dépendent, pendant lequel temps de 4 ans ledit Poirier promet monstrer et instruire sondit estat audit Tranchant au mieulx qu’il luy sera possible et oultre le fournir de boir et manger et lict à son couscher, et est le présent marché d’apprentissage pour et moyennant la somme de 15 escuz sol payable par lesdits les Tranchant audit Poirier savoir la moitié de ladite somme montant la somme de 7 escuz et demy dedans 3 mois prochainement venant et le reszte montant pareille somme de 7 escuz et demy payable dedans 6 mois prochainement venant, et a ladite Jehanne Tranchant pleny et cautionné ledit Tranchant son nepveu de toute fidélité et légalité vers ledit Poirier, tout ce que dessus stipulé et accepté par lesdites parties respectivement à ce tenir etc dommages etc obligent lesdites parties respectivement à l’accomplissement du contenu en ces présentes mesmes lesdits les Tranchant chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc à prendre vendre etc et le corps dudit Ysac Tranchant à tenir prison comme pour les deniers et affaires du roy notre sire par deffault de faire et accomplir le contenu en ces présentes renonçant etc et par especial au bénéfice de division d’ordre et de discution priorité et postériorité et encores ladite Jehanne Tranchant au droit velleyen à l’espitre divi adriani à l’autenticque sy qua mullier et à tous autres droits faits et introduits en faveur des femmes lesquels droits nous luy avons donnés à entendre estre tels que femmes ne sont tenues es contrats promesses et obligations qu’elles font fust pour leurs marys sinon qu’elles ayent expressément renoncé auxdits droits aultrement elles en pourroient estre relevées foy jugement et condemnation etc fait et passé Angers à notre tabler en présence de honneste homme Jehan Deluby aussy raquetier et demaurant es faulx de Hannelou d’Angers, André Ginau marchand demeurant es faulxbourgs de Bressigné d’Angers et Jehan Porcher praticien demeurant audit Angers tesmoins, lesdites parties ont dit ne savoir signer

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Marché de travaux au jeu de paume Barrault, Angers 1609

Autrefois, le délai pour exécuter les travaux signés était très court. De nos jours, il faut parfois attendre longtemps… et non seulement une date était fixée mais des pénalités de retard étaient incluses dans le contrat.
Le jeu de paume Barrault est déjà sur mon blog, car il avait été agrandi 10 ans plus tôt :

    Agrandissement du jeu de paume Barrault, Angers 1599
    Voir ma page sur le jeu de paume en Anjou
Le Logis Barrault - Collection particulière, reproduction interdite
Le Logis Barrault - Collection particulière, reproduction interdite

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E7 – Voici ma retranscription : Le 16 février 1609 après midy en la court royal d’Angers endroict par davant nous Jehan Bauldry notaire héréditaire d’icelle personnellement establiz Catherine Deffaie veufve de défunt Mathurin Chastelain demeurant au jeu de paulme Barrault paroisse St Evroul de ceste ville d’une part
et Michel et Louis les Camus frères terrassiers carreleurs et blanchisseurs demeurant en ceste ville paroisse St Pierre d’autre part,

    attention, nous sommes dans le terme de terrasse qui était en fait un terme des cloisons des maisons à pans de bois, et nous ne sommes pas dans les carreleurs de souliers. Donc, retenez bien les 3 termes que le notaire a utilisé pour ce métier du bâtiment d’antan, qui consistait à savoir faire ou réparer les cloisons et murs, et sols.

soubzmetant eulx leurs hoirs et mesmes lesdits les Camus chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens ou pouvoir confessent avoir fait et font entre eulx ce qui s’ensuit
c’est à savoir que lesdits les Camus ont promis promettent et demeurent tenus fournir mettre et poser en bonne chaux et sable ung cent de bloc et ung cent de carreau en la place dudit jeu de paulme Barrault ès lieulx nécessaires qui leur seront monstrés par ladite Deffaye, rechaussumer

chaussumer : fumer un champ avec la chaux. Et. de chaussum, dér. de chaux, et un suff. umen, mot que l’on ne retrouve pas directement mais que l’on retrouve dans chaussumier, nom dialectal du chaufournier (A.-J. Verrier et R. Onillon, Glossaire des patois et des parlers de l’Anjou, 1898)
chaussumier : dans le Maine, fabricant de chaux (M. Lachiver, Dict. du monde rural, 1997)

ledit jeu tout allentour ou besoing sera, et le noircir entièrement et outre réparer tout le logis manable d’iceluy jeu de terrasse et carreau par tous les endroits necessaires mesmes relever le barreau (sic) qui ne se trouvera bon en laquelle réparation de carreau pourront faire servir les pierre de Mazereau qui se touveront bonnes en les posant en chaux et sable comme les autres carreaux
pour faire toute laquelle besoigne fourniront des matières necessaires fors de ce qu’il conviendra pour chaussumer et noircir ledit jeu dont ladite Deffaye fournira
et rendront toute ladite besoigne bien et deument faite et parfaite dans 15 jours prochainement venant à peine de tous dommages et intérests
et est fait ledit marché pour et moyennant le prix et somme de 12 livres tournois que ladite Deffaie a promis et promet payer et bailler auxdits Camus en travaillant payant et en fin de besoigne fin de paiement,
et à ce tenir etc obligent lesdits establis eulx leurs hoirs etc avec tous et chacuns leurs biens et mesmes lesdits les Camus chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens à prendre vendre renonczant etc et par especial lesdits Camus au bénéfice de division d’ordre et discussion foy jugement condemnation
fait et passé audit Angers à notre tabler présents Ollivier Mareau et Charles Goderon praticiens demeurant audit Angers tesmoins lesquels establiz ont dit ne scavoir signer

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Agrandissement du jeu de paume Barrault, Angers 1599

Angers est connu pour son logis Barrault, dont il est ici question. Un jeu de paume le voisinait portant le nom de jeu de paume Barault. Ce jeu de paume fut agrandi en 1599, et compte tenu de la date, je me suis demandée si le passage d’Henri IV y avait été pour quelque chose, puisque durant son séjour à Angers en mars 1598, il y joua sans modération.
Pour cet agrandissement, il a fallu d’abord l’accord des religieux de l’abbaye Toussaint, qui acceptent de céder cette longueur sur leur court, puis un second acte pour le marché de construction de la muraille.

    Voir ma page sur le jeu de paume en Anjou
Le Logis Barrault - Collection particulière, reproduction interdite
Le Logis Barrault - Collection particulière, reproduction interdite
  • Accord des religieux de Toussaint pour céder le terrain
  • L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7 – Voici la retranscription de l’acte : Le 2 avril 1599 comme ainsy soit que noble et discret monsieur Me Georges Louet conseiller du roy en sa court de parlement de Paris et abbé commendataire de l’abbaye de Toussaint de ceste ville d’Angers ayt prié et requis les vénérables religieux prieur et couvent de ladite abbaye de vouloir accorder et consentir que ledit sieur abbé puisse faire alonger le jeu de paulme Barault à luy appartenant de 4 pieds seulement comprins la muraille sur jardin ou court du logis auquel on retire et traicte les religieux malades estant au bout dudit jeu pour la commodité d’iceluy qui est trop court offrant en payer par chacun an ce que de raison à quoy lesdits religieux prieur et couvent se seroient begnignement accordez et consentiz
    pour ce est il que ce jourd’huy 2 avril 1599 après midy en la court royale d’Angers endroit par devant nous Jehan Baudry notaire héréditaire d’icelle personnellement establiz vénérable et discret Me Guillaume Boureau chanoine en l’église d’Angers et Marc Macé prêtre doyen en l’église st Jehan Baptiste procureurs généraulx dudit sieur abbé en la cité d’Angers d’une part et noble et discrets frères Louys de Morton secrétain et Julien Genest enfermier de ladite abbaye au nom et comme commis et députez quant à ce desdits religieulx prieur et couvent par conclusion capitulaire du 20 mars dernier d’autre part soubzmetant scavoir lesdits sieur Boureau et Macé audit nom eulx et les biens et choses dudit sieur abbé et lesdits de Morton et Genest audit nom eulx et les biens et choses dudit couvent présents et advenir ou pouvoir etc confessent les choses susdites estre vraies et avoir lesdits de Morton et Gesnet audit nom accordé et consenty comme encores ilz accordent et consentent par ces présentes que ledit sieur abbé prenne ou face prendre 4 pieds de ladite court ou jardin qui est au bout dudit jeu de paulme lesquels 4 pieds iront jusques à une fenestre mutuelle qui est en la muraille faisant la closture d’entre ledit jeu et le logis Barault

      4 pieds font 1,30 m

    et qu’il face faire à ses despens une muraille de closture laquelle muraille joindra ladite fenestre et est ce fait au moyen que lesdits Boureau et Macé audit nom ont promis et promettent auxdits religieulx prieur et couvent payer et bailler par chacun an à l’advenir à perpétuité aulx celerier et enfermier de ladite abbaye présents et futurs par moictié la somme de 12 deniers de rente ou debvoir au terme monsieur saint Jehan Baptiste premier paiement commenczant à la St Jehan Baptiste prochaine en continuant d’an en an et ont promis lesdits Boureau et Macé faire avoir cesdites présentes pour agréables audit sieur abbé dans la Toussaint prochaine et en fournir ratiffication vallable auxdits religieux prieur et couvent dans ledit temps
    et a aussy esté à ce présent Pierre Chastelain marchand fermier dudit jeu de paulme lequel a promis et promet payer et continuer lesdits 12 deniers par chacun an auxdits celerier et enfermier pendant son bail à ferme dudit jeu et en acquicter ledit sieur abbé et a aussy promis ledit Chastelain faire faire à ses despens l’allongement de l’autre costé dudit jeu et le rejoindre à la muraille neufve bien et deument comme il appartient le tout sans diminution du prix de sa ferme
    ce que a esté respectivement stipulé et accepté et à ce tenir etc dommages etc obligent etc scavoir lesdits sieurs Boureau et Macé audit nom eulx et les biens et choses dudit sieur abbé et lesdits de Morton et Genest audit nom aulx et les biens et choses dudit couvent présent et advenir renonczant etc foy jugement condampnaiton etc
    fait et passé audit Angers à notre tablier présents Me Nouel Lefrère sieur de la Juherie Anthoine Marteau sieur de Champineau demeurant audit Angers tesmoings

  • Marché de construction de la muraille neuve
  • Le 22 mars 1599 après midy en la court royale d’Angers endroit par devant nous Jehan Bauldry notaire héréditaire d’icelle personnellement establiz Pierre Chastelain marchand demeurant au jeu de paulme Barault de ceste ville d’une part et Pierre Jardin maczon demeurant audit Angers paroisse de St Maurice d’autre part soubzmetant respectivement eulx leurs hoirs etc ou pouvoir confessent etc avoir faict et font entre eulx ce que s’ensuit c’est à scavoir que ledit Jardin a promis promet et demeure tenu allonger ledit jeu de paulme Barault de 4 pieds au bout vers l’église de l’abbaye de Toussaint et faire la mureille de l’allongement de la mesme haulteur et épaisseur que l’autre muraille dudit jeu et faire audit allongement ung parement de tuffeau taillé en tablette et lyaison avec ladite muraille et joindre le tout bien et deument comme il appartient avec la muraille neufve dudit bout que faict faire le révérend abbé de ladite abbaye et à l’ancienne muraille et prendrre les fondements jusques au ferme et hérissons l’autre muraille vers le logis Barrault autant qu’en emporte la longueur en sorte qu’elle soit traitée comme l’autre ancienne muraille, et pour ce faire fournir de toutes matières requises et nécessaires et rendre le tout bien et deument daict et parfaict dans quinze jours prochainement venant et faire les vuidanges le tout aulx despens frais et mises dudit jardin et est faict ledit marché pour et moyennant le prix et somme de 9 escuz sol sur laquelle somme ledit Chastelain a présentement payé et avancé audit Jardin la somme de 5 escuz sol en 20 quartz d’escu bons et de poix dont ledit Jardin s’est tenu contant et en acquicte et quicte ledit Chastelain et le surplus montant la somme de 4 escuz sol ledit Chastelain le paiera et a promis payer et bailer audit Jardin en besognant payant et en fin de besogne fin de paiement ce que a esté stipulé et accepté et à ce tenir etc dommages etc obligent lesdits establiz eulx leurs hoirs etc avec tous et chacuns leurs biens etc renonczant etc foy jugement condampnation etc fait et passé audit Angers à notre tablier présent Claude Porcher praticien et Roullet Fauvel me tailleur d’habits demeurant audit Angers

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    Vente de l’hôtellerie de St Nicolas, Angers, 1577

    située faubourg saint-Jacques, par Jean Allain

    En cette période de vacances, voici une hôtellerie, avec écuries pour loger vos chevaux.

      Il s’agit d’une vente, et le prix est élevé. Il voisine celui d’une seigneurie, d’autant que nous sommes en 1577. L’inflation, en cours, n’est pas encore terminée, et 50 ans plus tard, le prix aurait été plus élevé.

      Elle a des dépendances, car une hôtellerie doit loger les chevaux, etc…

      Elle figurait déjà sur ma page des hôtelleries, et j’avais alors noté que Péan de la Tuillerie y signalait l’existence d’un jeu de paume. C’était donc manifestement une grosse hôtellerie.

    Cet acte notarié est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7. Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 8 mars 1577 en la cour du roi notre sire Angers et de monseigneur fils de France et frère unicque du roy duc d’Anjou endroit personnellement establis
    honorable homme Me Jehan Allain lieutenant général de monsieur le sénéchal de Beaumont au siège de Château-Gontier demeurant audit lieu de Château-Gontier confesse avoir vendu quitté cédé délaissé et transporté, et par ces présentes vend quitte cède délaisse et transporte perpétuellement par héritage
    à honneste personne Mathurin Nepveu sieur du Boysaubin et Sébastienne Mahers sa femme, demeurant aux fauxbourgs St Jacques de ceste ville d’Angers à ce présents stipulant et acceptant et lesquels ont acheté et acheptent par ces présentes pour eulx leurs hoirs etc
    les maisons cours jardins appartenantes et dépendances situées aux fauxbourgs St Jacques en ceste ville d’Angers où pend pour enseigne l’imaige de St Nicollas en ce compris une petite maison et jardin appellée la Basnyère ? le tout joignant d’ung costé aux étables (souvenez-vous, autrefois étables était le terme pour écuries, et je pense qu’ici ce sont des écuries) grange et jardin dépendant de la maison où pend pour enseigne l’image de St Julien qui est de l’aultre costé de la rue (au passage on apprend grâce à ce bornage que l’hôtellerie de St Julien faisait face à l’hôtellerie de St Nicolas) et aux jardins de la maison de la Potance, d’autre costé la maison et jardin de deffunt Jan Marays d’autre bout à la rue de Chedeville ? tendant du portail à l’abbaye de Sainct Nicolas d’autre bout à la grand’rue dudit faubourg St Jacques
    Item, 4 arpends de terre situés auprès de la petite rivière en loyau dedans le Ponceau, 3 desquels arpends sont advenus audit Allain de la succession de ses défunts père et mère et l’aultre ledit Allain acquis de Guillaume de la Perdrix et (blanc) Marionneau sa femme
    Item, une pièce de terre labourable situés ès Dousset ? contenant 3 journaux de terre ou environ joignant d’ung costé à une pièce de terre dépendant de la seigneurie de la Lande, d’aultre costé et d’ung bout le boys et fardes des Doussets dépendant de l’abbaye de St Nicolas d’autre bout le chemin tendant de Belle-Beille à la mestairie de Collombière
    tout ainsi que lesdites maisons jardins bois arpends de pré et pièce de terre sont demeurés audit Allain en partage des biens de ses défunts père et mère et que ledit Allain a acheté l’aultre arpend de terre dudit de la Perdrix et sa femme sans aucune chose en retenir ni résver
    tenues chacunes maisons jardins pièce de terre des fiefs de l’abbaye et cellerye de St Nicolas les Angers et lesdits prés du prieuré l’Esvière les Angers, aux cens et charges anciens et accoustumés, quelles parties ont déclaré ne scavoir et à la charge des acheteurs de payer lesdits cens et debvoirs et toutes autres rentes et charges dues pour raison desdites choses tant denier et seigneurie des fiefs que aultres
    et oultre de payer lesdits acheteurs 10 livres de rente à Claude Laran dues pour raison des ladite maison comme rente hypothéquaire franche et quicte d’arréraiges du passé
    transportant etc et est faite la présente vendition pour le prix et somme de 7 000 livres sur laquelle somme ledit Nepveu et sa femme de sondit mari par devant nous autorisée quant à l’effet et contenu des présentes, eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans divition de personne ni de biens ont promis payer audit vendeur la somme de 1 000 livres dedans le jour et feste de Pasques prochainement venant et le reste montant 6 000 livres dedans le jour et feste de Toussaint prochainement venant etc…
    fait et passé ès présence de Mathurin Viredoux sr de Champyère et Mathurin Théard tesmoings …

    Demain, je vous emmêne pour 3 jours consécutifs, dans des histoires de roues, alors vous pouvez déjà songer à tout ce qui a une roue, histoire de voir si vous devinez les sujets sui viennent.

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