Succession de Thibaut Lemasson sieur de Beauchesne et Catherine Delaunay son épouse, Angers 1527

Je descends de plusieurs Lemasson, dans le Segréen, et je m’interesse donc à tous les actes anciens concernant ce patronyme, afin de pouvoir distinguer les diverses familles ayant porté le patronyme LEMACZON, LEMASSON

    Voir mes familles Lemasson

Je ne pense pas me relier à ceux qui suivent, et que voici :

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici ma retranscription : Le 23 décembre 1527, (Couturier notaire royal Angers) sachent ous que enla court du roy à Angers personnellement establiz noble et discret Jacques Lemaczon prêtre curé de Gené et chanoine de Saint Jehan Baptiste d’Angers d’une part
et noble homme maistre Michel Lemaczon sieur de Launay et procureur fiscal d’Anjou d’autre
soubzmectans etc confessent avoir fait les partages et divisions ds biens immeubles choses héritaulx demourées de la succession de feuz nobles personnes maistre Thibault Lemaczon et Katherine de Launay vivant sieur et dame de Beauchesne leurs père et mère, lesdites choses à eulx délaissées et baillées
tant par les lots et partages faits par les ? que par eulx …

    Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir. Je mets ces lignes pour montrer les difficultés, car l’acte comporte beaucoup de ratures et d’interlignes en patte de mouche, et ici, je n’ai pas capté littéralement tout l’interligne, si ce n’est que je crois comprendre qu’il y a eu un premier partage avec le frère aîné René, représenté par sa fille unique car il était décédé. Rien ne permet de conclure que ce premier partage fut noble et je le pense roturier, et donc la nièce à eu la part de son père soit un tiers du tout, puis Jacques et Michel s’entendent pour se partager les deux tiers restant, ce qui fait l’objet de cet acte.

damoiselle Jehanne Lemaczon leur niepce fille et unicque héritière de feu noble homme maistre René Lemaczon en son vivant frère aisné desdits maistres Jacques et Michel les Maczon, lesdites choses héritaulx baillées o modiffication que ledit maistre Jacques en auroit jusques à la valeur de 1 700 livres tournois dont iceluy maistre Jacques demoure propriétaire de la moitié desdits choses ou valeur d’icelles et de l’autre moitié usufruitier seulement, et ledit maistre Michel propriétaire de l’outre plus, lesdites choses ont esté prisées et laissées et partaigées selon et en la forme et manière qui s’ensuit
c’est à savoir que audit maistre Jacques Lemaczon est demouré par propriété et usufruit pour luy ses hoirs et ayans cause les maisons terres jardrins de Longchamps

Longchamps : commune de Saint-Silvin … – Le domaine, relevant de Sarrigné, formait un fief important, uni au XVIe siècle à la terre de Sancé et appartenant à Philippe de Châteaubriant, qui les vendit les 22 décembre 1564 à Julien Goupilleau, maire d’Angers, de qui avait hérité Pierre Goupilleau, grenetier d’Angers, assassiné le 27 juin 1569 par le sieurde la Hune – Urbain Tillon en opéra le retrait lignager et sa veuve, Catherine de Hauteville, revendit la « terre fief et seigneurie de Longchamps composées de 2 métairies et 2 closeries » le 9m ai 1592 à Jeanne du Cimetière, veuve Etienne Terrier … (extrait de C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876). On observera que C. Port donne en fait 3 lieux Longchamps, mais 2 d’entre eux sont éloignés de Saint-Silvin et compte-tenu de ce qui suit, j’ai pensé qu’il s’agit d’une closerie à Saint-Silvin, probablement détachée du fief ci-dessus, mais en portant le nom.

ainsi que le closier y demourant les a exploictées avec l’augment de terre sorty de Beusanvau et la pièce des Perdullières pour la somme de 500 livres tournois et la moitié du fief d’Escharbot

Echarbot : château commune de Saint-Silvin … Ancien fief et seigneurie relevant du château d’Angers et qui devait « la bouche et les mains pour toutes charges » – Jusqu’au XIIIe siècle, elle donnait son nom à une famille de chevalierie et avait passé avant 1320 à la famille Gastevin, qui lui a laissé son surnom le plus populaire, quoiqu’elle l’ai possédée peu d’année. En est sieur noble homme Robert d’Anjou, chevalier, en 1390, 1405, Jean Levonnier, 1411, Thibault d’Etriché, 1434, Jean d’Etriché, 1470, Thibault Lemaczon, procureur d’Anjou, 1528, le maire Pierre Poyet par acquit de 1541 etc… (extrait de C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876). On observera que si Thibault Lemaczon est bien cité par C. Port, la date de 1528 ne semble pas convenir puisque ses fils font partages de ses biens en décembre 1527.

pour la somme de 100 livres tournois faisant ensemble la somme de 800 livres tournois
et pour son bienfait ou usufruit sont et demeurent audit Me Jacques Lemaczon les terres et choses héritaulx qui s’ensuivent, c’est à savoir les maisons qui ont acoustumé estre louées sises en la paroisse de St Michel du Tertre près les grands maisons et estables où soulloit demourer ledit sieur de Beauchesne leur père pour la somme de 600 livres tournois, la moitié des boys de Beusenvau pour la somme de 150 livres tournois et les vignes de Marqueret pour la somme de 100 livres tournois faisant avec semblable et pareille somme de 850 livres tournois pour lesdites choses tenues par ledit maistre Jacques en bienfait et usufruit seulement et à la charge de payer les devoirs anciens et acoustumés seulement
et audit maistre Michel Lemaczon sont et demeurent par ce présent partaige les maisons court jardrins avec le corps de maison où sont les estables esquelles maison ledit feu maistre Thybault Lemaczon et ladite Delaunay leurs père et mère faisoient leur demeure au temps qu’ils vivoient, ensemble les maisons et jardrins aquis par ledit défunt leur père de Yvonne Chabot ainsi qu’ils se poursuivent et comportent, la moitié du clos de Lonchamps, la moitié des vignes, la moitié du fief d’Escharbot, la mestairye de Beusenvau et l’autre moitié des boys de Beusenvau

Beuzanvaux, ferme commune de Saint-Sylvin – Bienzanvau 1539 (C105) – Beauzenvau (Rect.) – Faisait partie du domaine d’Echarbot (extrait de C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876).

et pour ce que lesdits choses demourées par ce présent partaige audit maistre Michel sont de plus grande valeur que ne sont les choses demourées par partaige audit maistre Jacques, ledit Me Michel est et demeure tenu chargé de payer par chacun an la somme de 100 sols tournois de rente aux abbesse et couvent de Notre Dame du Perray et 4 livres tournois de rente à ladite Yvonne Chabot et 60 sols tournois de rente par une part et 45 sols tz de rente deuz pour la fondation des matines qui sont dictes en l’église monsieur saint Michel du Tertre aux festes de Notre Dame sur ladite maison et en ce non comprins les censifs ou debvoirs deuz pour raison desdites choses que ledit Me Michel demeure tenu payer et continuer par chacun an à religieuse dame Jehanne sa sœur durant la vie d’icelle religieuse selon et en vertu de l’ordonnance testamentaire dudit feu sieur de Beauchesne
Beauchesne : il existe 28 lieux de ce nom en Maine-et-Loire, et je n’ai pu identifier à ce jour lequel est concerné ici
auxquels partaiges et divisions et tout ce que dessus tenir etc
fait et passé audit Angers en présence de vénérable et discret Me Guillevin curé de Pellouaille et Jehan Ganguery tesmoins

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Rapport de dot par Guyon à la succession des parents Jallet, Angers 1609

Normalement la dot, aliàs avancement d’hoir, était rapporté dans la succession pour égaliser ce que chacun avait touché. Ici, les 2 frères Jallet demandent donc à leur beau-frère Guyon de rapporter ce qu’il a touché, et pourtant il fait d’abord une curieuse répondre, prétendant que la coutume l’autorise a tout garder. Je suppose qu’il a confondu avec redonner, car en fait on gardait bel et bien ce qu’on avait reçu, mais on en tenait compte dans les partages pour faire des parts égales.
Ici, j’ai été très surprise de voir la petite somme de 600 livres en argent et un trousseau de 80 livres, car je croyais la famille Jallet plus aisée !

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici ma retranscription : Le 4 juin 1609 avant midy, devant nous Jullien Deille notaire royal Angers fut présent François Jallet sieur de la Plante demeurant Angers paroisse de St Maurille, Jehan Jallet et Laurent Guyon mari de Renée Jallet demeurant en la paroisse de La Chapelle sur Oudon lesdits les Jallet héritiers de défunts François Jallet et Marie de Crespy leurs père et mère
lesquels confessent avoir sur la demande faite par lesdits François et Jehan les Jallets audit Guyon audit nom du raport des advancements successifs par luy receus en faveur de mariage pour n’avoir rien receu
et défenses au contraire dudit Guyon audit nom qui disait vouloir jouir des termes de la coustume et ce faisant ne raporter néanmoins consentir que sesdits frères fussent égalés sur les biens desdites successions de chacun la somme de 600 livres par luy receu en argent outre que le trousseau et habits ne pouvoit valoir plus de 80 livres
ont convenu et accordé ce qui s’ensuit c’est à scavoir qur pour égaler lesdits François et Jehan les Jalletz en advancement successif à l’advancement dudit Guyon esdits noms de son consentement leur demeure le lieu et closerie de Champichard situé au bourg et paroisse de Sainte Jame sur Loire comme il se poursuit et comporte tant en maisons jardins terres vignes que autres droits et appartenances et dépendances sans rien en réserver
à la charge d’en payer à l’advenir les cens rentes et debvoirs et d’en jouir et disposer par moitié sauf à le subdiviser ou autrement en disposer ainsi qu’ils aviseront sans préjudice de leurs autres droits respectivement
et au moyen de ce ledit Guyon demeure quite et déchargé dudit raport et outre a quité et quite ledits le Jehan Jallet de ce qu’il pouroit lui demander pour nourriture pension et hardes qu’il luy a baillés jusqu’à huy et dont il luy eust peu faire demande
car ainsi les parties l’ont voulu consenti stipulé et accepté et à ce tenir etc obligent respectivement etc
fait et passé audit Angers à notre tabler présents Me Noël Berruyer et Pierre Portran demeurant audit Angers tesmoins ledit Guyon a dit ne signer

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