Annulation de bail à Saint-Sulpice-du-Houssay, Angers, 1598

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici la retranscription de l’acte : Le 14 mai 1598 avant midy, en la court du roy notre sire Angers endroit par devant nous François Revers notaire d’icelle tabellion et garde note héréditaire audit Anjou furent présents en leurs personnes chacuns de honnorable femme Marye Cupif femme et procuratrice spéciale sur Pierre de la Vallet sieur de la Gendronnyère et y demeurant paroisse Saint Supplyce du Houssay par procuration passée soubz la cour de Château-Gontier par Me Pierre Cousin notaire d’icelle le 7 mai dernier demeurée ès mains de ladite Cupif d’une part
et honneste homme Noël Brecheu marchand demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de la Trinité d’aultre part
soubzmettant lesdites parties esdits noms respectivement elles leurs hoirs etc confessent s’estre ce jour quictez et quictent esdits noms respectivement l’un l’autre de tout le contenu du bail à ferme y devant fait entre lesdits Delavallet et Brecheu pour raison des lieux et closeries de la Grifferye et Fermallière
comme aussi ils se sont respectivement esdits noms quictez et quictent l’un l’autre de tout le contenu ou compromys cy devant faict pour raison de ladite ferme par devant noble homme Jehan Cupif sieur de la Robynaye Ollivier Cupif sieur de la Bonnerye Pierre Brecheu sieur de la Prodhommerye Jehan Brecheu sieur de la Meslière arbitres commis par lesdits Delavallet et Brecheu et prins pour régler le compromis, Me Jehan Levebvre pour leur greffier le 10 décembre 1697

    encore l’arbitrage, si fréquent autrefois pour résoudre les litiges. C’était efficace.

et ont lesdits Marye Cupif audit nom et ledit Brecheu consenty et consentent que ledit bail et compromis demeurent nulz et résoluz comme non faictz et non advenus et estre faict au moyen de ce que ladite Marye Cupif audit nom a promis et promet payer et bailler audit Brecheu en sa maison Angers dedans 8 ans la somme de 18 escuz sol à laquelle lesdites parties ont composé et accordé ensemblement tant pour les faczons des vignes desdits lieux en ce qu’il en a de faict à présent par la diligence et frais dudit Brecheu que pour des clef et augmentations qu’il a fait faire sur lesdits lieux et est ce fait aussi moyennant que ledit Brecheu promet et demeure tenu rendre et livrer audit Vallet dedans la huitaine tous et chacuns les bestiaux et meubles desdits lieux suivant l’inventaire et prisaige qui en a esté fait et que ledit Brecheu a dict estre à présent sur lesdit lieux
et néanmoins ce que dessus aura et prendra ledit Brecheu en l’année présente seulement comme colon la moitié des grains qui proviendront des terres et de l’esgrasseraye par ce qu’il les a fait ensepmancer et fourny pour une moitié de sepmances pour ensepmancer lesdites terres et de toutes sepmances pour ensepamncer lesdits jardins lesquelles sepmances il reprendra ains par moitié
et pour le regard des baulx à ferme et sous ferme faits par ledit Brecheu à Jehan Essauld et à Maurice Guillou dudit lieu de la Grifferaie lesdits Vallet et Cupif sa femme demeurent tenus les entretenir si bon leur semble sans que ledit Brecheu soit tenu au garantaige d’iceulx baulx vers lesdits Esseul et Guillou ne en aucuns despens dommaiges ne intérestz et pour le regard des bestiaux qui appartiennent audit Brecheu qui sont aussi de présent sur lesdits lieux outre ladite prisée il s’en pourra livrer dedans quinzaine avec les meubles qui luy appartiennent aussi sur lesdits lieux
tout ce que dessus a esté stipulé accepté et accordé par lesdites parties respectivement auxquelles choses susdites et chacunes d’icelles tenir etc obligent lesdites parties respectivement esdits noms et qualitez elles leurs hoirs etc à prendre renonczant
et par especial ladite Cupif au droit vélléyen l’espitre divi adriani à l’authenticque si qua mulier et à tous autres droictz faitz et intervenus en faveur des femmes lesquelz droictz nous luy avons donnez à entendre estre tels que femme ne soit tenue des contrats promesses et obligations qu’elles fussent pour leurs maris sinon qu’elles eussent expressement renoncé auxdits droits etc foy jugement condempnation etc
fait et passé Angers maison du sieur de la Robinaye ès présence d’iceluy Sr de la Robinaye et Jehan Richou clerc dudit Sr de la Robinaye tesmoin,
ladite Cupif a dict ne savoir signer

Saint-Sulpice-du-Houssay, collection particulière, reproduction interdite
Saint-Sulpice-du-Houssay, collection particulière, reproduction interdite

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4 réponses sur “Annulation de bail à Saint-Sulpice-du-Houssay, Angers, 1598

  1. Voici une branche Vallet-Cupif que je ne connaissais pas .Merci pour ces informations.

    Note d’Odile : j’ai eu le sentiment qu’elle exploitait directement le lieu en question avec son époux, et en tout cas le sentiment que les Cupif sont plus nombreux que ceux déjà publiés

  2. C’est aussi mon avis ,j’ ai dejà trouvé une branche en Mayenne à Oisseau le Petit sans pouvoir les relier formellement à ceux étudiés ds l’actuelle Maine et Loire . Marie (que je ne connaissais pas) serait probablement la soeur d’Ollivier rencontré ds votre article »refus et de paiement de la taxe spéciale.. » et aussi (d’après mes infos)de Mathurine cf votre article « Pierre Doisseau.. »
    Note d’Odile : je suis votre hypothèse, voyez l’article suivant qui la confirme

  3. Dans le chartier de la Rongère, déclaration en 1576 de Pierre de la Vallée pour le « domaine, fief et seigneurie de la Gendronnière ».

    Jean Gadbin, dans son article de 1901 sur la seigneurie et chapellenie de la Gendronnière, ne connaissais pas leurs possesseurs entre le milieu du XVIe et la fin du XVIIe. Tout ceci permet donc de compléter bien utilement ses travaux.
    L’article de J. Gadbin sur la Gendronnière est consultable sur Gallica dans le Bulletin de la Commission Historique et Archéologique de la Mayenne, 17e volume de 1901, pages 154 à 177.

    Note d’Odile : La Gendronnière devait venir de lui, pas d’elle, car ces Cupif sont de la branche de la Robinaie, laquelle est située à La Cornuaille, et manifestement Jean Cupif père était marchand ferron à Angers. Comment a-t-il pu marier ses filles aussi loin, cela reste un mystère pour moi, et j’aime bien comprendre comment se faisaient les mariages. Sans doute par son commerce, car un marchand ferron voyait loin et large.

  4. D’après A. Angot, Nicolas Amyot est seigneur de la Gendronnière en 1565, et la première mention de Pierre de la Vallée en tant que détenteur de ce fief est 1571. C’est donc entre ces deux dates qu’il en a pris possession. Il est donc probable que Nicolas Amyot le lui a vendu. Pierre de la Vallée le possédait encore en 1604.

    Il est en effet étonnant que ce mariage de la vallée-Cupif ait eu lieu. Mais d’où est originaire Pierre de la Vallée ?

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