Quittance à Jacques Pancelot, gérant les biens d’Henri de Beaumanoir marquis de Lavardin, 1618

Ce Jacques Pancelot est certainement un oncle des miens, mais j’ignore encore comment.

    Voir mon étude PANCELOT

Comme vous êtes tous très vigileants sur ce blog, je suis persuadée que vous allez nous parler du marquis de Lavardin dont est ici question. J’ai fait juste un petit aide-mémoire, mais je suis sure que les ouvrages sur cette famille sont nombreux.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici la retranscription de l’acte : Le mardi 3 avril 1618 avant midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers fut présent honorable femme Barbe Bigotière veufve de défunt Me Jehan Lefevre demeurante en ceste ville paroisse de St Ernoul,
laquelle a recogneu et confessé avoir eu et receu contant de Jacques Pancelot sieur de la Guespinière demeurant à Seurdres à ce présent et accpetant la somme de 85 livres tz 2 sols 9 deniers faisant le reste et parfait paiement de la somme de 300 livres 2 sols 9 deniers pour sa part et portion du remboursement de ladite Bigotière des arrérages des rentes par elle payée à l’église dudit lieu de la rente deue par le seigneur marquis de Lavardin

Jean II de Beaumanoir-Lavardin (1551 † 13 novembre 1614 – Paris), marquis de Lavardin (1601), comte de Négrepelisse, baron de Lucé, seigneur de Malicorne, blessé au Siège de Saint-Lô en 1574, gentilhomme de la chambre du roi, commandant de la cavalerie à la Bataille de Coutras, conseiller au Conseil d’État, chevalier de l’Ordre de Saint-Michel en 1588, maréchal de France en 1595, gouverneur du Maine (1595), chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit, ambassadeur en Angleterre en 1612
Puis son fils Henry, dont est question ici.

Lavardin et frais tant contre elle adjugés au profit de l’église d’Angers que ceux par elle faits contre ses cohéritiers en sommation et asssignation dont de laquelle somme de 85 livres 10 sols 9 deniers ladite Bigotière s’est tenue contente bien payée en en a quité et quite ledit Pancelot sans préjudice des frais faits par ladite Bigotière en la saisie du comté de Beaufort et les frais contre ledit seigneur marquis et aussi sans préjudice du recours dudit Pancelot despens dommages et intérests à l’encontre d’iceluy seigneur ainsi qu’il verra estre à faire

Beaufort, arrondissement de Baugé … Henri III attribua le compté en supplément d’apanage, à son frère François, mort sans enfants en 1581. Une ordonnance de ce prince, adressée à son sénéchal de Beaufort, indique les limites de ce comté « contenant en longueur de 7 à 8 lieues pour le moins, depuis la forêt de Bellepoule jusques à la paroisse de Saint-Martin-de-la-Place, icelle paroisse comprise, et deux de largeur et plus », en y comprenant la Loire et sa rive gauche, du pontceau des Tuffeaux à l’église de Juigné. – Un nouvel engagement eu lieu le 12 août 1586 à Pierre Leroyer moyennant 32 000 écus, à Puicharic en 1589, à Scipion Sardini en 1605, qui y résidait avec sa femme Antoinette de La Tour, – après lui, Henri de Beaumanoir-Lavardin … (C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876)

et à ce tenir etc obligent etc renonçant etc foy jugement condemnation
fait et passé audit Angers maison de nous notaire en présence de Me Nicolas Jacob et Pierre Blouin praticiens demeurant à Angers

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

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3 réponses sur “Quittance à Jacques Pancelot, gérant les biens d’Henri de Beaumanoir marquis de Lavardin, 1618

  1. E.1600.( Carton.)-3 pièces,parchemin;7 pièces,papier.
    1542-1607.- BEAUMANOIR (de)
    Acquêt par François de Beaumanoir,baron de Lavardin et de Tucé,seigneur d’Antoigné et de La Blanchardière,de la part d’Anne de Champaigne,veuve de Georges de Châteaubriand,dand la succession d’Antoine et d’Hardouin de Champaigne;-inventaire et pièces produites par Tanguy Rosmadec , curateur de Toussaint de Beaumanoir et mari de Marguerite de Beaumanoir,pour la succession de Charles Duquellennec,baron du Pont,vicomte du Fou;-arrêt du Parlement de Bretagne,qui condamne Sébastien de Rosmadec à rendre ses comptes de la tutelle d’Hélène de Beaumanoir,dame de La Hunaudaye.

  2. Bonjour à tous
    En réponse à la demande de René Connat de transcription :
    « Angers st Maurille, le 16 mai 1590 a été baptisé Anthoyne fils de noble homme René de Pyncé conseiller du Roy en sa cour de Parlement, seigneur du Bois de Noyrieux et de Chambresée et de damoyselle Marie de Dormans, ont été parrain messire Anthoyne de Silli comte de la Rochepot lieutenant et gouverneur pour le Roy au pays et duché d’Anjou, et noble Pierre de Doneadieu seigneur de Picheric gouverneur pour le Roy du chasteau et ville d’Angers, dame Ysabeau de La Tour femme et espouse de messire Scipion de Sardini chevalier. »

    Je mets ici cette retranscription pour qu’il voit que ces personnages sont sur mon blog, et il suffit de tapper dans la fenêtre de recherche du blog « Scipion Sardini »
    Odile :mrgreen:

  3. Scipion Sardini (1526-1608), époux d’Isabeau De La Tour, était italien, préteur d’argent au roi et au clergé, seigneur de Chaumont-sur-Loire (1600) et vicomte de Buzancy, habitait en 1594 rue Hautefeuille paroisse Saint-Cosme à Paris. Il était en relation financière avec Constantin Chevallier (ca 1560-1602) avocat et banquier angevin, époux de Catherine fille de Guillaume Du Mont et veuve de Jean de Bois-Giron. Puis il acquit en 1593 l’abbaye bretonne de Saint-Gildas-de-Rhuis pour son fils âgé de 14 ans, après intervention du roi Henri IV.
    Devenu banquier expéditionnaire en cour de Rome et au service du clergé, Constantin Chevalier acquis la seigneurie de Bondoufle (Essonnes) le 6/8/1598 (AN. ET/VIII/416) puis la cure normande de Saint-Clair-de-Vaux-la-Champagne dans l’Orne (A.N. ET/CXXII/351, acte du 29/8/1598) avant de se séparer de son épouse. Puis son fils l’abbé commandataire Constantin Chevalier céda l’abbaye à la suite de plusieurs procès et devint secrétaire du roi avant de se marier.
    Après la mort de Scipion Sardini et de Constantin Chevallier ( inventaire ET/LXXXVII/107 du 30/4/1606) leurs héritiers furent condamnés de concert à payer les arriérés de l’abbaye Saint-Gildas-de-Rhuis (Conseil privé d’Henri IV, n° 1778).

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