Procuration des de Chazé pour prendre le bail à ferme judiciaire du Souchereau, Clisson 1596

Claude II d’Avaugour, aliàs Claude de Bretagne, hébergeait en son château de Clisson nombre de nobles, dont les de Chazé. La famille d’Avaugour avait interdiction de porter le nom de Bretagne, mais ce seigneur le reprit, notamment dans sa signature. C’est pourquoi j’ai mis ses deux noms.

Vous avez sur mon site l’ouvrage du comte Paul de Berthou, Clisson et ses monuments, que j’avais numérisé :

    Voir le livre Clisson et ses monuments
    Voir le chapitre de ce livre qui traite des seigneurs de Clisson

Je demeure non loin de Clisson, lieu très fréquenté, et le dimanche véritable rendez-vous de promeneurs et curieux tant l’endroit est rempli de charme et les promenades dans la bourg ou le long de la Sèvre très courus de tous les alentours, y compris des Nantais.
J’y ai des racines, nombreuses, et à ce titre, j’avais autrefois commencé par dépouillé les mariages
Voir les relevés GRATUITS des mariages de Clisson

    Voir les relevés GRATUITS de Gétigné
    Voir ma famille MECHINEAU que je viens de mettre à jour
    Voir la belle collection de cartes postales de Clisson sur mon site (reproduction interdite)
Clisson - collection personnelle, reproduction interdite
Clisson - collection personnelle, reproduction interdite

La famille de Chazé comporte beaucoup de branches et il s’agit de celle que nous avons déjà rencontrés ici dans le contrat de mariage qui montait que le Souchereau aliàs Sochereau en Jallais (Maine et Loire) leur a appartenu.
J’ai plusieurs actes complémentaires, et je vais vous les mettre ici.
Voici d’abord une procuration qui atteste que le Souchereau a été saisi et va être mis au Présidial en bail judiciaire.

Je pense que de Gacoin est un de Gascouin, mais n’en suis pas certaine. Le notaire a orthographié GACOUIN, et je dois donc le retranscrire ainsi dans ce qui suit. Manifestement il n’est que l’envoyé de la famille de Chazé, qui vit à Clisson, et j’ai toujours beaucoup de mal, chaque fois (souvent) que je suis devant le château de Clisson, de m’imaginer la vie dans ce château, même après tous les jours et semaines, que j’ai passés à numériser l’ouvrage du comte de Paul de Berthou.
D’ailleurs, à vrai dire, j’ai toujours beaucoup de mal devant tous les châteaux de type médiéval, et le donjon de Clisson en particulier.

    Voir le Souchereau et le contrat de mariage de Chazé sur mon blog
    Ceux qui discutent ailleurs que sur mon blog des actes que j’y mets, agissent en dépit de toute morale et éthique, et ils ont été nombreux à l’occasion du contrat de mariage.
    Je déplore que HADOPI ne se soit intéressé qu’aux doit de la musique, car il y avait bien d’autres droits de propriété intellectuelle, et en particulier, le droit de ce blog à respecter.
    Cela n’est pas parce que je suis bénévole qu’il faut me voler.

Ceci dit, je vous mets les liens pour vous être agréables, mais vous pouvez tout aussi bien tapper SOUCHEREAU dans ma case de recherches à droite du blog, et vous serez toujours étonné de voir que ma base MSQUL est des plus efficaces et répond vite et bien.
Je pense en effet que peu d’entre vous en connaissent l’utilité, et je viens donc de mettre le paragraphe ci-dessus à l’usage de ceux qui n’ont pas encore expérimenté la puissance de recherche de ce blog, hors moteur de recherche, il a son propre moteur de recherche ! Eh oui !

J’ai trouvé tous les actes qui sont sur ce blog, grâce à mes longues recherches. Cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Cette trouvaille ainsi que sa retranscription constituent un apport intellectuel au titre de la loi, s’agissant de textes anciens. Par ailleurs ce blog constitue une publication. Seule la copie personnelle est autorisée. La copie ou discussion ailleurs sur Internet constituent un vol de propriété intellectuelle. Voici la retranscription de l’acte :

Le 25 mai 1596 avant midy, en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous François Revers notaire de ladite cour personnellement estably noble homme Martin de Gacouin escuyer sieur de Villeneufve demeurant en la ville de Clisson

    curieusement, on trouve un René de Gascoing, chevalier, qui rend aveu en 1622 pour la Musse en Tilliers. (C. Port, Dict. du Maine et Loire, 1876). Or, Michelle Avril est dame de la Musse en Tilliers en 1595. Se serait-elle remariée à ce Gascoing ?

soubzmettant etc confesse avoir ce jourd’huy nommé constitué estably et ordonné et par ces présentes fait nomme constitue establit et ordonne honorable homme (blanc) Audouys licencié en droits advocat au siège présidial d’Angers sieur de saint Melayne et (blanc) ses procureurs et chacun d’eulx seul et pour le tout
et par especial de comparoir pour et au nom dudit sieur constituant par devant messieurs les gens tenant le siège présidial d’Angers au Palays Royal dudit lieu jeudy prochain et aultres jours que besoign sera
et là pour et au nom dudit sieur constituant encherir mettre le prix et prendre le bail à ferme judiciaire qui se fera par devant messieurs à la requeste de damoiselle Michelle Avril dame de la Musse, au nom et comme mère et curatrice de François de Chazé escuyer, logée audit lieu maison du seigneur d’Avaugour, et de damoiselle Renée de Chazé

    je vous mets dans les jours qui suivent d’autres actes, des mêmes dates, concernant cette Michelle Avril, trouvés à Angers, bien qu’elle demeure à Clisson, et même manifestement au château.
    Cela me rappelle que des Avril se retrouvent en Loire-Atlantique et que nous nous sommes toujours demandés s’il existait un lien avec les Avril Angevins.

de la maison seigneuriale appartenances et dépendances du Souchereau sis en la paroisse de Jallays appartenant à noble homme François de Chazé et à damoiselle Renée de Chazé héritiers par bénéfice d’inventaire de défunt Jacques de Chazé vivant escuyer sieur dudit lieu
à tel prix charges et conditions qu’il plaira à sesdits procureurs,
promettant ledit constituant par ces présentes acquiter libérer et décharger et rendre sesdits procureurs quictes et indempnes du prix charges et conditions dudit bail et de tout l’effet et du contenu en iceluy
et pour l’effet et exécution duquel bail à ferme judiciel et des présentes a ladit sieur estably prorogé juridiction par devant messieurs tenant ledit siège présidial Angers pour y estre traité comme par devant son juge naturel et a renoncé à tous droits et faits déclinatoires du jour d’huy et à tous privilèges à ces présentes contraires et à ceste fin a ledit sieur esleu son domicile enla maison de nous notaire, voulu et consenti, veult et consent par ces présentes que tous commandements exploits et actes de justice qui en seroient faits audit domicile vallent et soient de tel effet et valeur qui si faits et baillés estoient à sa personne et domicile ordinaire
et généralement etc promettant et foy jugement condemnation etc
fait et passé audit Angers maison de Pierre Cerqueur sieur de la Croix Verte en présence de Me René Chenouart serviteur domestique de damoiselle Michelle Apvril et Maurice Rigault praticien demeurant à Angers tesmoings

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.
Chenouard, qui est dit « serviteur domestique » est en fait au service du seigneur d’Avaugour mais par dans les cuisines, car lorsque le seigneur est important, un domestique peut être un gérant des biens etc…

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

6 réponses sur “Procuration des de Chazé pour prendre le bail à ferme judiciaire du Souchereau, Clisson 1596

  1. Bonjour,

    Je n’en reviens pas de voir tout ce texte qui remplit vraiment la carte,
    et même dans plusieurs côtés.

    et, je viens d’essayer de faire une recherche, comme expliqué ci-dessus,
    je n’y avais pas pensé, merci.

  2. J’ai utilisé pour la première fois le tag recherche et je suis étonnée de sa facilité de recherche ! Merci de l’avoir signalé.

      Note d’Odile
      TAG signifie MOT-CLEF, et ce terme désignait autrefois un terme descripteur du document. J’y mets les communes, noms propres et parfois métier ou autre descripteur.
      Mais je n’y reprends pas ce qui est déjà dans les CATEGORIES, qui sont le plan de classement. Ainsi, si vous voulez voir toutes les successions, vous allez dans POPULATION puis la sous-catégorie DECES etc… Je m’aperçois aussi que peu de mes lecteurs connaissent la puissance des outils qui sont colonne de droite dans mes fenêtres de recherche.
      Ce blog est chez un hébergeur qui possède une bas MSQL extrêmement puissante.
      Je vous invite à tester mes outils.
      Par exemple, testez la catégorie POPULATION puis FEMMES ou autre à votre choix et vous aurez ainsi une bonne compréhension du fonctionnement de ma base, car vous êtes sur une base.
      J’ajoute que j’ai aligné l’été dernier le plan de classement des CATEGORIES sur le plan des historiens du CHRIO qui indexe pour les facultés d’histoire de l’Ouest les publications. J’ai seulement dû modifier un peu, car ils avaient par exemple INDUSTRIE et que ma période de fait que de l’ARTISANAT etc… mais le plus clair du plan est familier aux historiens.
  3. Il existe un « nid » d’Avril du côté de St Florent le Vieil, à la jonction du Maine et Loire et de la Loire Atlantique (dont un copain de classe). Les recherches pour mon amie montrent que les Avril sont implantés au moins depuis la Révolution dans ce secteur.

      Note d’Odile :
      Merci, je ne connaissais pas ce nid. Il expliquerait la présence au Loroux-Bottereau, qu’à ce jour nous n’avions pas pu lier à ceux d’Angers.
      Je suis dubitative sur les origines de Michelle Avril, car elle avait épousé Pierre de Chazé, qui est de la branche des Moulinets en Challain-la-Potherie. Serait-ce que cette branche de Chazé, à l’instar de Jacques, qui possédait le Souchereau, était installée dans le Sud Loire de l’Anjou ? Il est vrai que dans les familles nobles, plus que dans les autres, on prenait parfois femme assez loin. Donc Pierre de Chazé a pu épouser une fille du Sud Loire de l’Anjou.
  4. Bjr, j’ai lu avec intérêt vos travaux notamment sur Michelle Avril, dame de la Musse (Tilliers 49). Je peux vous indiquer les rensgts suivants tirés des Cahiers généalogiques costarmoricains n°14 pages 51/52 : René Le Gascoing (parfois Legascoign), Sr de la Musse et de la Ville-Boutier (vivant vers 1620), époux de Françoise Langer (fille d’écuyer Gilles Langer, Sr de la Rondelière, et de Jeanne du Bois), est fils de : Martin LeGascoing, écuyer, Sr de la Ville-Neuve (vivant vers 1590), et de Jacquine Vinet (fille de Claude Vinet, Sr de la Musse et de la Jabonnière, et de Michelle Avril) !
    Martin LeGascoing est fils de Jean LeGascoign, écuyer, Sr du Chesne, mineur qui coparaît à la montre de 1543 pour St-Donan,…etc.
    J’aurais donc une nouvelle piste à explorer / Tilliers et Jallais concernant Jacqueline de la Bouère, épouse de Guy Apvril, Sr de la Bodinière (fils de Claude Apvril, Sr de la Barre (La Chap.Basse Mer) et de Michelle Deslandes).
    Cette Jacqueline de la Bouère est d’ailleurs marraine d’Isaac de la Bouère en 1651 à St-James (50 Manche) à environ 160 km de chez elle (les Touches 44) et pas de doute possible car est est indiquée épouse d’écuyer Guy Apvril !
    René Le Gascoing eut au moins un fils Louis Le Gascoing de la Musse, reçu chevalier de l’ordre de Malte le 5 juin 1657. Cordialement.

      Note d’Odile :
      Merci. Vous avez vu sa signature qui donne GACOIGN. L’orthographe en terminaison GN est celle qu’on rencontre entre autres au 16ème siècle dans le mot BESOIGN, dont elle représente la manière d’orthographier à l’époque BESOING
      Par contre, il omettait son S avant le C et j’ignore pourquoi.
  5. S’il omettait le S, on peut peut-être penser qu’il ne se prononçait pas à cette époque ?

      Note d’Odile :
      en tout cas c’est un Breton, mais je suis incompétente en langue Bretonne.
      Par contre le S disparu de certains mots de notre langue courante alors que vous les voyez quotidiennement dans les actes que je vous retranscrits, a mieux été conservé par nos voisins Grands Bretons que nous autres. J’ai lu sur ce sujet une étude qui nous montrait moins fidèles qu’eux au latin orginel, en particulier sur le S.
  6. Souvent les accents circonflexes en Français sont la marque d’une abréviation d’un mot du passé, souvent l’omission du S.
    Août = Aoust ;
    Coût = Coust ;
    Même = mesme ;
    Etc.

      Note d’Odile :
      Ouis, c’est là que les Anglo-Saxons sont restés plus proches que nous du latin.

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