Contrat de mariage de Louis Lambert et Agnès de la Rouaudière, Champigné 1510

mariage de nobles, lui étant fils aîné, et elle ayant un frère qui passe devant elle, comme le voulait le droit angevin en matière de succession noble.

collection particulière, reproduction interdite
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    Je n’ai que ce château en carte postale sur Champigné, mais ce n’est pas le château des futurs époux.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 22 juillet 1510 en traitant parlant et accordant (Cousturier notaire) le mariage estre fait et accomply entre nobles personnes Loys Lambert escuyer sieur de la Malledemeure en la paroisse de Champigné fils aisné et héritier principal de feuz nobles personnes Robert Lambert en son vivant escuyer sieur dudit lieu de la Malledemeure et de damoiselle Magdalaine Salles fille de feu Guillaume Salles en son vivant sieur de l’Escoublière d’une part,
et de damoiselle Agnès de la Rouaudière fille aisnée de feu noble homme Hardouyn de la Rouaudière en son vivant escuyer sieur de Tesnières en la paroisse de Soucelles et de damoiselle Brunissine Legay sa femme d’autre part

    je suppose que ce prénom est un dérivé de Bruno, mais curieusement ici il n’est pas écrit Brunissante qui est le prénom courant

et tout avant que fiances ne bénediction nuptiale fust ne soit faite entre eulx ont esté présents et personnellement establys en la cour du roy notre sire à Angers ledit Loys Lambert escuyer sieur de la Malledemeure d’une part et maistre Charles Legay archiprêtre du sieur Jacques de La Chappelle ou diocèse d’Alby sieur de la Mothe ès forsbourgs de Faye Labonneuse qui est le propre héritaige dudit Legay de la succession de ses père et mère lequel Legay est oncle d’icelle damoiselle Agnès de a Rouaudière, et ladite Brunyssine Legay damoiselle veufve dudit feu Hardouyn de la Rouaudière dame de la Guérandière mère de ladite damoiselle Agnès de la Rouaudière, et ladite damoiselle Agnès de la Rouaudière, et noble homme Mathurin de la Rouaudière fils aisné dedits feuz Hardouyn et Brunyssine Legay d’autre part
soubzmectant etc confessent avoir fait entre eulx les pactions traités et actions qui s’ensuivent c’est à savoir que ledit Lambert a promis et promet prendre à femme et espouse ladite Agnés de la Rouaudière et ladite Agnès de la Rouaudière a promis et promet prendre à mary et espoux iceluy Lambert au cas que Dieu et saincte église se y accordent dedans la saint André prochainement venant
et en faveur d’iceluy mariage et pour iceluy estre fait et consommé et accomply ladite veufve dudit feu Hardouyn de la Rouaudière, et ledit Mathurin de la Rouaudière fils aisné et héritier principal dudit feu et elle ont baillé délaissé et transporté par héritage à ladite Agnès le lieu seigneurial et appartenances du Pont sis et situé en la paroisse de Champigné ainsi que ladite seigneurie se poursuit et comporte o ses appartenances et dépendances deschargé de cens rentes et charges fors des cens anxiens et accoustumés, pour du tout par ladite damoiselle Agnès ses hoirs etc comme de son propre héritage avecques le bestail et autres meubles appartenant à ladite Brunyssine estant audit lieu et les fruictz et semences dudit lieu de ceste présente année
avecques ce sera tenu et a promis ladite damoiselle veufve dudit feu sieur de Tesnières payer audit sieur de la Malledemeure dedans le jour des espousailles de luy et de ladite damoiselle Agnès de la Rouaudière la somme de 300 livres tz dont y aura 150 livres tournois qui seront réputées pour meubles et 150 livres tz que ledit Lambert a promis et sera tenu employer en acquest qui sera réputé le propre héritage de ladite damoiselle agnès de la Rouaudière
pareillement ledit Me Charles Legay a donné la somme de 500 livres tz laquelle seront iceluy Legay et ladite damoiselle veufve dudit feu Hardouyn de la Rouaudière et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division d epartie ne de biens en faveur dudit mariage ont promis doivent et seront tenuz payer audit sieur de la Malledemeure et sadite future espouse d’huy en 2 ans prochainement venant, laquelle somme de 500 livres tz ledit Lambert sieur de la Malledemeure sera et demeure tenu mettre et employer en acquests de héritages qui seront réputés les propres héritages de ladite damoiselle Agnès de la Rouaudière ses hoirs etc concernant la lignée d’icelle Brunyssine Legay et dudit Me Charles Legay
et en deffault de ce faire et que ledit sieur de la Malledemeure alla de vie à trépas sans avoir fait ledit acquest et employ lesdites 500 livres par une part et 150 livres par autre part, iceluy sieur de la Malledemeure a vendu et constitué vend et constitue à ladite damoiselle Agnès de la Rouaudière ses hoirs en la lignée de sa mère la somme de 32 livres 10 sols tz de rente laquelle rente les héritiers dudit Loys Lambert pourront admortir dedans 4 ans prochains après la mort dudit Lambert,
aussi iceluy Lambert 4 ans après la mort de ladite Agnès au cas qu’elle alloit la première de vie à trespoas en payant et remboursant à ladite Agnès de la Rouaudière ou à ses hoirs etc en ladite lignée de mère ladite somem de 650 livres toutefois aucuns intérests d’icelle rente concent avoir ledit Lambert sur ses héritiers durant ladite faculté d’amortir ladite rente, laquelle rente de 32 livres tz ledit sieur de la Malledemeure a assise et assignée assiet et assigne etc especialement sur la terre et seigneurie de la Barre ses appartenances et dépendances et sur ses autres biens et choses et sur chacune pièce seule et pour le tout et de prochain en prochain, et généralement sur tous et chacuns ses biens et choses sans que l’especialité desroge à la généralité, o puissance de faire assiette par ladite Agnès ses hoirs etc et à son choix
et aussi est accordé que tout ainsi que pour lesdits sommes promises audit futur espoux, il s’oblige en ladite rente de 32 livres tz sur ses terres et choses
aussi par ce présent traicté est accordé que en deffault de payer audit futur mary ladite somme de 500 livres tz à luy promise dedans ledit terme lesdites mère et oncle ont de leur part constitué la somme de 25 livres tz de rente audit sieur de la Malledemeure futur espoux d’icelle Agnès et à icedlle Agnès sur ledit lieu de la Mothe et généralement sur tous leurs biens et choses et sur chacun d’eulx pour le tout à deffaut qu’ils feraient de payer dedans ledit terme desdites debtes et sans ce qeu l’especialité desroge à la généralité pendant lequels 2 ans ils ne payeront aucuns arrérages et néanmoins demeurent tenuz et obligés payer lesdites sommes de deniers comme dessus, en lesquels payant demeurent quites de ladite rente
et a promis ladite veufve faire ratiffier confirmer et approuver ces présentes audit Mathurin de la Rouaudière sondit fils luy venu à son âge à la peine de tous intérests ces présentes demeurans néanmoins en leur vertu
lesquelles choses ainsi promises ont esté et sont faites par les dessusdits Brunyssine Legay Me Charles Legay et Mathurin de la Rouaudière et esté prinses et acceptées par ledit Lambert sieur de la Malledemeure et par ladite Agnès de la Rouaudière pour tout le droit successif qui compecte et appartient et qui peut et pourroit compéter et appartenir à ladite Agnès de la Rouaudière tant de son feu père que de feu Hemond de la Rouaudière son feu frère aisné et autres successions collatérales escheues que de la succession de ladite Brumyssine sa mère à eschoir
et renoncent iceulx sieur de la Malledemeure et Agnès de la Rouaudière sa future espouse à toutes et chacunes les autres choses desdites successions au prouffit d’iceluy Mathurin de la Rouaudière et en tant que mestier est luy en font cession et transport eulx disans qu’elles valent mieulx que lesdites choses choses à eulx promises et au moyen de ce ladite Agnès et Sieur de la Malledemeure renoncent à iceluy transport que le dit Me Charles Legay auroit fait à icelle damoiselle Agnès devant la date de ces présentes dudit lieu de la Mothe moyennant qu’elle et sondit futur espoux seront payés d’icelle somme de 150 livres tz
auquel traité accord et tout ce que dessus est dit tenir et accomplir etc aux dommages etc garantir etc obligent etc renonçant etc et par especial lesdits Legay et Brumyssine au bénéfice de division et ladite Troussaint au droit velleyen etc foy jugement condemnation etc
présents à ce vénérables et discretes personnes frère Mathurin Legay religieux de l’ordre de Saint Benoist prieur du prieur de St Rémy, Me Jehan Porcher prêtre chapelain de l’église d’Angers et noble homme Guillaume Salles escuyer sieur de l’Escoublère
et aura et prendra ladite damoiselle Agnès douaire tel que le coustume du pays le prévoit sur tous et chacuns les biens et choses dudit sieur de la Malledemeure son futur espoux si le cas eschet

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

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10 réponses sur “Contrat de mariage de Louis Lambert et Agnès de la Rouaudière, Champigné 1510

  1. Le fief de TENNIERE.
    Terra de Tesneriis,1192(Fontev/charte ancienne);le chemin de Tesnières à Soucelles,1316(titre du Verger); Tesnière,1691; la Thienière,Cassini,1762;la Tênière,C.Port, 1878; Tennière,plans 1937,1952.
    Tennière veut dire terrier,caverne.On songe à ce lacis de souterrains existants depuis des temps reculés,au lieu-dit La Cour,à peu de distance du château de Soucelles.
    Ce fief est certainement très ancien,puisque son nom se rencontre dès le XIIe siècle. La famille de La Rouaudière (ou Renaudière),qui s’armait « De gueules à un lion léopardé d’or »,y semble implantée au moins pendant un siècle et demi.
    Un François de la Rouaudière,se dit seigneur de Tesnières,de La Fosse,etc. Jean de La Rouaudière ,écuyer,seigneur de Tesnières, avait rendu un aveu en 1456.
    Tennière n’a pas laissé beaucoup de souvenirs.Un opuscule attribué à Laurent de Brindes relate toutefois des faits qui paraissent amusants de nos jours et dont fut victime la veuve d’Hardouin de Tesnières, Brunissante Legay : » le 11 décembre 1503,la dame de Tesnières se trouvait en prière devant le tombeau de ses ancêtres.Les serviteurs du seigneur de Soucelles l’ayant aperçue, la saisirent,malgré ses protestations, par les épaules et les pieds, la déposèrent sur le carreau de l’église et s’enfuirent au moment où deux vicaires généraux d’Angers,en tournée d’affaires à Soucelles, entraient dans l’église. La châtelaine de Tesnières leur fit ses doléances et se plaignit du seigneur de Soucelles,cause présumée de l’incident. Ce dernier, mis au courant,s’excusa en affirmant que jamais il n’avait donné d’ordre semblable ,et qu’il regrettait le traitement infligé par ses gens à la dame de Tesnières. Les deux vicaires généraux proposèrent à M.de Soucelles d’inviter sa voisine à déjeuner au château, ce qui fut fait. Au cours du repas,on s’expliqua et il fut décidé qu’à l’avenir la dame de Tesnières pourrait avoir son « escabeau » devant le tombeau de ses ancêtres,quand bien même elle se mettrait devant l’autel de Notre-Dame,établi par le seigneur du lieu,avec cette réserve que si la dame ou la demoiselle de Soucelles,venaient faire leurs dévotions,la dame de Tesnières leur ferait place et honneur. On se quitta bons amis, ce qui évita un long procès devant le tribunal de Baugé.
    « Quelques sept années plus tard, un autre incident, conséquence du premier, se déroulait devant Me François Burel, licencié ès lois et juge ordinaire aux assises de Baugé. La même dame de Tesnières, plaidait cette fois contre Gilles de Soucelles, curé de Montigné, sur son droit de pouvoir placer devant l’autel de la Vierge,en l’église de Soucelles,un escabeau en forme d’oratoire. Elle obtint gain de cause,et interdiction fut faite à Gilles de Soucelles de s’opposer ou de faire asseoir, par lui ou par d’autres,un banc ou escabeau sur la tombe d’ardoise de la famille de Tesnières ».
    (Soucelles baronnie d’Anjou.Louis Maucourt.)

      Note d’Odile :

    Merci beaucoup.
    Ceci me confirme que le prénom de la dame Legay est un dérivé de Bruno. Le dérivé le plus utilisé pour les femmes a été Brunissante, mais on lit Brunissine qui devait être aussi un autre dérivé du même prénom.

  2. A propos de la maldemeure de champigné faites donc une visite des fiches patrimoine de la culture :

    http://www.culture.fr/recherche/?typeSearch=collection&SearchableText=Maldemeure&portal_type=CLT_Site_Note#categorie_2

    Manoir de la Maldemeure à Champigné :

    http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/memoire/0662/sap91_mh00333298_p.jpg

    Beaucoup de lieux anciens y figurent même si on ne peut ouvrir les photos
    André

    Réponse d’Odile :

    Oui, merci.
    Mes lecteurs et moi nous connaissons, et le lien est depuis toujours sur ma page de favoris WEB.
    Les lieux traités par les M.H. ne sont pas nombreux, car leurs critères de sélection éliminent une grande partie d’entre eux.
    Que ce soit pour les travaux des M.H. ou pour les lieux qu’ils ne citent pas, mes travaux apportent des compléments car les actes que je trouve et retranscris ici n’étaient pas connus auparavant.
    Enfin, j’ajoute sans complexe que les M.H. et la DRAC de Nantes et d’ailleurs suivent mes travaux avec intérêt.
    J’ai parmi mes lecteurs bon nombre d’historiens.
    Odile

  3. Bonjour,
    au fil de mes recherches sur la toile, j’ai découvert vos relevés et notamment
    ce CM.
    Je m’intéresse à la famille DE SALLES (Généalogie) dont je pourrais descendre.
    J’aimerai pouvoir échanger avec vous.

    Cordialement.

      Note d’Odile :

    Bonjour
    Je suis désolée.
    Je ne fais pas de généalogie pour les autres.
    Je mets seulement sur ce blog à la disposition de tous, la retranscription de milliers d’actes notariés que j’ai trouvés et retranscrits, et qui peuvent être utiles pour des chercheurs.
    A charge de me citer, car mon travail relève de la propriété intellectuelle.
    Cordialement
    Odile
    PS Vous ne savez même pas si vous en descendez !!!
    Moi, par contre, je sais que je descends d’une famille SALLES dans l’Orne.

  4. Bonjour Madame,
    Je travaille actuellement sur un des Prieurs de Saint-Rémy-la-Varenne, Mathurin Legay de la Hamonnière. Son nom et ses qualités apparaissent comme témoin dans l’acte de mariage . M’autorisez-vous à citer la phrase en question? Par ailleurs avez-vous d’autres renseignements sur sa famille Legay: en particulier je suis à la recherche de la date de naissance de Mathurin Legay , de son rang dans sa famille et de la date de son entrée dans l’abbaye bénédictine de Saint-Aubin d’Angers. J’ai trouvé aux ADML l’inventaire dressé après son décès: c’est un très riche document que je désire encadrer par les éléments dont je vous fait le questionnement.
    Merci de ce que vous pourrez faire.

    1. Bonjour
      De mémoire, l’un de mes lecteurs a probablement quelque chose.
      Mais nous sommes le 6 août, période réputée en France pour les vacances et l’absence de tous.
      Merci de patienter
      Odile

    2. Rebonjour
      Je viens de mouliner ma machine pour chercher tout ce que j’ai de LEGAY, et j’ai en effet des actes, mais tous postérieurs à la date de 1510
      Désolée
      Mais 1510 est une date ultime pour les notaires du Maine-et-Loire, et une date bien plus ancienne que ceux de Loire-Atlantique
      Sans doute un de mes lecteurs aura-t-il mieux.
      Odile

  5. Cote déjà transmise en son temps …
    J’ai beau regarder dans votre » petite fenêtre »,je ne la retrouve pas ?
    E.3099.(Carton.)-7 pièces,parchemin;15 pièces,papier.
    1389-XVIIIe siècle.-LEGAY.
    -Vente à Jean Cochard par Pierre Legay,prêtre,sieur de La Fautrière,de la gaignerie de La Martinière,en la paroisse de Chalonnes;-partage entre François Herpin et Jean Legay du Petit- Cernay;-acquêt par Jacques Legay,sieur de La Fautrière et du Plessis-Ramon,des moulins de Rochard et de Frossangier en Saint–Laurent- de- La -Plaine;_présentation par Antoine Legay,sieur de La Hamonnière,de la chapelle du Crucifix desservie en l’église de Champigné;-fondation par Claude Leroux,veuve d’Antoine Legay,d’une messe hebdomadaire en l’église Saint-Serge d’Angers;-procès-verbal de la visite de la chapelle seigneuriale de la Giraudière,dressé à la requête de Louis Legay,afin d’être autorisé à y célébrer la messe;-partage entre Louise Chérouvrier,veuve de Pierre Legay,Gabriel Legay,procureur du Parlement de Paris,Thomas Levenier,Jean Simon,Michelle Legay ,veuve de Mathieu Drouart,des successions de Michel Legay,greffier de la châtellenie de Saint-Florent -Le-Vieil,et de Charlotte Brécheu,sa femme:-notes et extraits généalogiques du feudiste Audouys;etc.
    (Série E.Titres de famille.AD de Maine et Loire C.Port.)

  6. Egalement déjà transmis,que je ne retrouve pas ?

    LE MANOIR DE L’AUBINIERE.
    à THORIGNE- d’ANJOU.

    Admirablement située au bord de la Mayenne,l’Aubinière est une gentilhommière bâtie en deux campagnes de construction;les derniers travaux,au XVIIe siècle,lui donnèrent son aspect actuel.l’histoire de cette demeure remonte au XVIe où elle est possédée en 1567 par » noble et puissant seigneur » messire Antoine Legay,chevalier,et Claude Leroux de La Roche des Aubiers sa femme,seigneur et dame de la Hamonnière à Champigné,admirable château qu’ils s’étaient plu à agrandir et embellir dans le goût de la Renaissance.
    Leur fille unique,Sapience,épousa François de Samson et eut deux enfants,Louis et Charlotte ,celle ci épousa Claude de Racappé,seigneur de Magnannes,capitaine des gardes du corps du roi,déja très âgé,mais qui s’était illustré sur tous les champs de batailles depuis 1543,en particulier en 1553 et à la reprise de Calais en 1558;-durant les guerres de religion il avait ensuite entretenu une garnison à Magnannes pour le service du roi et deux de ses fils d’un premier mariage étaient morts au combat.De son union tardive avec Sapience Legay allait naître en 1597 un fils ,René de Racappé,qui épousa le 29 juin 1618 sa cousine Suzanne Leroux; trois mois plus tard ,le 27 septembre,son oncle maternel,Louis Legay,lui donnera l’Aubinière,la dot de sa mère n’ayant jamais été payée…Les embarras financiers,comme l’on voit,sont de toutes les époques !.
    Ce ménage Racappé-Leroux aura de nombreux enfants;dont le septième,Augustin,époux de Marie de Champagné,en 1662,vivra à l’Aubinière et agrandira la maison;une fille,Marie-Anne,y naît en 1675;Augustin de Racappé y meurt et est inhumé dans l’église de Thorigné,le 25 juin 1697.Son fils,Augustin-René,est en 1721,parrain de la grosse cloche de l’église;quoique non prêtre,il était en 1697 prieur commandataire de St André-de-Mirebeau.Il avait deux soeurs,l’une mariée à René-Olivier du Guesclin seigneur de l’Escoublère,et l’autre Renée,alliée en 1730 à Pierre-Philippe d’Héliand,seigneur d’Ampoigné;Mme d’Héliand hérita de son frère et transmit ainsi l’Aubinière à sa fille Louise,mariée en 1774 à Georges de Maillé de la Tourlandry.Des Maillé,la pittoresque gentilhommière allait passer à la famille de Barmon qui la possède toujours:de 1567 au moins à nos jours,elle s’est constamment transmise par succession,ce qui,on l’admettra,est un assez beau score !.
    (Gens et maisons du temps passé .A.Sarazin.)

    1. Merci madame
      En fait, la case de recherche ne doit viser que les articles et oublier les commentaires.
      Je vous remercie de m’avoir signaler ce point important.
      J’ai trouvé les références de 5 sous programmes appelés plugins et je tente la meilleure solution, mais quand mon cerveau et ses neurones auront une température abaissée, car chez moi, en haut d’une tour pas isolée, je n’avais pas la même température que vous dans vos vieux murs.
      Odile
      PS en attendant, cela marche en faisant sour le moteur de recherche
      manoir de l’aubinière sur le site d’Odile Halbert
      et voici le lien obtenu
      http://www.odile-halbert.com/wordpress/?p=23772

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