Cession de part de maison sur les ponts d’Angers, 1557

le patronyme du vendeur est d’abord écrit par le notaire RAOUL
puis, plus bas, le même notaire écrit ROUT
puis encore un peu plus bas ROU
et enfin, le vendeur lui-même signe ROU, et j’ai donc mi cette orthotraphe en mot-clef

Les maisons sur les ponts étaient autrefois nombreuses, et ma maman née en 1914 se souvenait de l’écroulement du pont de Pirmil à Nantes, donc je vous mets ici en iconographie cette dernière maison sur les ponts. La carte postale date d’environ 1610 et le pont s’est écroulé en 1924. J’igore le sort des maisons sur les ponts d’Angers.

collection particulière, reproduction interdite

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Cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 23 décembre 1557 en la cour du roy notre sire à Angers par devant nous (François Legauffre notaire royal Angers) personnellement establiz Estienne Raoul brodeur demeurant Angers et Marie Lemoine sa femme de luy suffisamment auctorisée quant ad ce soubzmectant eux et ung chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc confessent avoir vendu et vendent par héritage et promettent garantir vers tous
à Loys Legauffre sergent royal demeurant Angers ad ce présent pour luy ses hoirs etc
la cinquiesme partie par indivis en ung sixiesme aussi par indivis d’une maison tant hault que bas sise sur les ponts d’Angers en laquelle pend pour enseigne le Moyne Vert joignant d’un costé à la maison qui fut à feu Jehan de St Malle d’autre costé à la maison de la Cailletelle Jehan Perier et autres abutant d’un bout sur le pavé de la rue appellée le Bourgeoysie et d’aultre bout sur la rivière de Mayne, ainsi que ladite cinquiesme partie en ung sisixiesme du toutal de ladite maison se poursuyt et comporte avecques ses appartenances et comme elle est escheue et advenue auxdits vendeurs par la mort et trespas de Jehan Rout, lesquels vendeurs ont assuré ledit Jehan Rou estre décédé auparavant ce jour
toute ladite maison tenue ou fief du roy et chargée de 4 sols tz par an pour toutes charges franc et quite du passé
transportant etc et est faite la présente vendition pour la somme de 13 livres 6 sols 8 deniers quelle somme ledit achapteur payera et a promis paier en l’acquit desdits vendeurs à Jehan Tetier marchand demeurant Angers sur la somme de 14 livres 12 sols que lesdits vendeurs ont confessé debvoir par obligation
o grâce donnée par ledit achapteur auxdits vendeurs qui l’ont prinse et receue de rescourcer lesdits choses vendues du jourd’huy jusques au jour de Caresme prenant prochainement venant en payant et rendant ladite somme avecques les fraiz et mises raisonnable
à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc obligent lsedits vendeurs eulx et ung chacun d’eulx seul et pour le tout etc renonçant etc et par especial au bénéfice de division et encores ladite femme au droit velleyen à l’autenticque si qua mulier etc foy jugement condemnation etc
fait et passé audit Angers en présence de Michel Rou et Jehan Roger demeurant audit Angers tesmoings

Odile Halbert - Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog

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5 commentaires pour “Cession de part de maison sur les ponts d’Angers, 1557

  1. Marie dit :

    -LE PONT DES TREILLES A ANGERS.
    http://www.insecula.com/oeuvre/O0017846.html

  2. Marie dit :

    -LE GRAND PONT SUR LA MAINE.(Renommé Pont de Verdun.)
    -Des maisons y sont construites progressivement,la rue ainsi formée,comprenait des moulins à eaux,des pêcheries,ainsi que des orfèvreries,comme nous le fait connaître Raoul de Dicet,archidiacre de Londres,originaire de l’Anjou,dans le courant du XIIe siècle.
    http://www.angers.fr/de-projets-en-projets/decouvrir-angers/histoire-d-angers/chroniques-historiques/pour-s-informer/les-grandes-heures-de-la-maine/index.html

  3. Marie dit :

    -Au sortir de la rue de la Poissonnerie,en prenant sur la droite,on entrera dans la rue Bourgeoise(1),qui est encore une des rues d’Angers très fréquentée et où il y a le plus de commerce,comme étant le seul passage pour aller de la ville à la Doutre,depuis que l’on a laissé tomber le pont des Treilles en ruine.
    (1)Anciennement la rue du Port-aux-Chapeliers,1225.La Bourgeoisie,1425,La Mercerie,désignait le plus souvent l’étendue de la Porte-Chapelière à la Croix-Dorée,quoique aussi les titres appliquent ce nom jusqu’au carrefour de la Laiterie,la grande rue Notre-Dame alias la Bourgeoisie,que Péan appelle la rue des Ponts.
    (1)Ces ponts,à peu près aussi anciens que la ville,furent rebâtis en pierre,à grands frais,lapidero opere multisque sumptibus(Ch.de 1028),par le comte Foulques et la comtesse Hildegarde.Les foires s’y tenaient au XIIIe siècle.Ils portaient,sauf aux extrémités,une double rangée de maisons en partie bâties sur pilotis,dont la destruction complète ne date pas de soixante ans pour la plupart ouvroirs d’orfèvres ou de changeurs…..
    (Description de la ville d’Angers.Péan de La Tuillerie.) Réédition de l’ouvrage de 1845.

  4. Marie dit :

    -LE PONT DES TREILLES.
    -Ce pont demande une parfaite réparation,qui seroit fort utile pour la communication de la ville (1).
    -En l’année 1744,le14 d’avril,on fit transporter sur les grands ponts la pyramide,qui étoit sur celui-ci,parce qu’elle menaçoit ruine.
    (1).Le pont des Treilles ou des Trèges,à cause des treillis de fer ou de bois qui fermaient les arches,doit son origine à Henri II d’Angleterre,comte d’Anjou,qui en avait établi la chaussée pour une écluse de moulins donnés plus tard par lui à l’Hôtel-Dieu.Vers la ville s’établirent d’autres moulins sur les arches de pierre,qui se relièrent aux précédents par un passage en bois,presque chaque année entraîné par les eaux,souvent avec les piles qui les portaient.Déja en 1653 on en abandonnait la restauration et les matériaux en étaient utilisés vingt ans plus tard pour des constructions de l’Avant- Mail ou du boulevard Saint-Serge. L’inondation de 1711 ruina irréparablement tout ce qui restait.Une partie des piles démantelées est emmurée vers la rive gauche dans la cale du quai construit en 1792;vers la rive droite,dans la rivière,subsistent des massifs de murs percés d’arches ogivales en moellons d’ardoise,Une porte y menait,surmontée des armoiries de la ville sur un tuffeau récemment tombé et déposé dans un bateau-lavoir.
    (Description de la ville d’Angers.Péan de La Tuillerie.)

  5. Marie dit :

    -LES GRANDS PONTS.
    -Ces ponts ,traversent la rivière,laquelle est la plus grande de toutes celles qui tombent dans la Loire,dont on appréhende les débordements ,ses eaux ayant une qualité fatale aux prairies qui en sont inondées.
    -Il y a sur ces ponts une pyramide triangulaire,élevée sur un piédestal avec des inscriptions et terminée par une croix.
    -Cette pyramide étoit autrefois sur le pont des Treilles,où elle avoit été dressée en mémoire du passage du roi Louis……,et de la reine……,par cette ville (1).On dit que ces ponts,qui joignent les deux portions de ville,avoient quelque chose de remarquable par les maisons qui étoient situées de chaque côté,comme nous le voyons dans Radulphus(1) et dans une des cartes de Lézin Guyet.
    -Le 6 janvier 1576,les grandes eaux rompirent les arches de ces ponts et emmenèrent plusieurs maisons,qui étoient dessus,ce qui fut cause qu’en cette année la procession du Sacre,alla de la cathédrale en l’église paroissiale de Saint-Michel-du-Tertre.
    (1)-Cette pyramide avait été érigée en 1623 sur le Treilles,au sommet d’un terre-plein formé par la queue de l’île Saint-Jean et près de la voie neuve,en souvenir de la restauration du pont par le maire Gabriel Jouet,et fut transférée sur les grands ponts en 1744.Trois inscriptions,dont une en vers latins,consacraient ce souvenir,avec les armes de la ville,du gouverneur Dubellay,de M De La Porte,commandant du château et les écussons de France,d’Espagne et de Florence;au sommet une croix.Quand il s’agit de déplacer ce petit monument ou de le détruire,on s’informa de son origine.Elle était si bien oubliée et les inscriptions furent si peu comprises que le maire rapporta au conseil de la ville”qu’il avait été élevé pour faire connaître à la postérité l’entrée du roi Louis XIII en cette ville”.C’est l’erreur que reproduit Péan,sans oser pourtant la préciser aussi décidément.
    (Descrption de la ville d’Angers Péan de La Truillerie.)

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