On pouvait emprunter un livre en 1846 à Nantes Sud Loire : chez la veuve Keramina au 25 rue St Jacques au fond de la cour

Dans cette période de reconfinement, nous entendons souvent le cri des libraires. Je ne sais ce qu’il en est des bibliothèques, mais à cette occasion je rêve à ces bibliothèques d’autrefois, et je découvre en 1846 comment emprunter un livre à Nantes Sud Loire. Voici, il suffit de se rendre au 25 rue St Jacques, au fond de la cour.

En 1846, au 25, qui est le côté disparu de la rue St Jacques, une maison à 2 étages, cour et petite maison au fond de la cour. Le tout appartenait à Galpin.

Sur la rue, Louis Brelet tenait boutique de cordonnier et habitait une pièce au premier étage. Sur le même palier, vivait Pierre Cormerais, 60 ans, veuf, charpentier.

Au 2ème étage, la veuve Marchand née Pasquier, 40 ans, foureuse, occupait une pièce, travaillant sans doute à domicile pour un foureur tenant boutique au centre de Nantes, à moins que ce ne soit pour faire à domicile les retouches pour restaurer des manteaux déjà portés, car j’ai connu dans les années 1970 une telle profession rue du Frère Louis.

Sur le même palier, la veuve Menard née Fonteneau, 72 ans, occupait l’autre pièce.

Mais la maison recelait un petit logis au fond de la cour, comme cela était souvent le cas autrefois, et là, une unique pièce au rez-de-chaussée. La, la veuve Keramina née Guichais, 74 ans, vivait avec son fils et sa fille, célibataires de 50 et 53 ans. Outre les 3 lits, la pièce recelait un trésor dans ce quartier : des livres, et des livres à emprunter.

Car la veuve Keramina était loueuse de livres, et l’unique possibilité d’emprunter un livre dans tout le sud de Nantes.

Puis, la loueuse de livres disparut. Mais une bibliothèque subsista, sans doute issue du fonds de la veuve Keramina. Elle était à l’entrée gauche de l’église St Jacques et dépendait de la paroisse. Car pour ce qui est de la bibliothèque municipale, il fallait aller en ville, dans l’ancien local de Halle au Blé, car la bibliothèque n’était pas encore rue Gambetta, là où je l’ai connue dans ma jeunesse.

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