Le Devin, partages des biens d’Antoine Le Devin et Renée Moisant, Angers, 1577

il était élu d’Angers, auteurs de tragédies, et traducteur de Saluste

Je ne descends pas de cette famille, mais comme tout ce que je retranscris ici, je pense que cette succession est une pierre à un édifice quelconque, donc voici le début de l’acte notarié trouvé aux archives départementales du Maine et Loire, série 5E5. Je n’ai pas le droit de communiquer à qui que ce soit les photos numériques, et ceux qui ne sont pas contents n’ont pas à rechigner dans mon dos contre moi, mais doivent demander personnellement eux-mêmes l’acte et le droit de l’avoir en signant eux-mêmes (et non un tiers) la demande d’autorisation aux archives départementales. TOUTE TIERCE PERSONNE QUI IRAIT AUX ARCHIVES REPRODUIRE LES ACTES QUE JE RETRANSCRIS POUR ENVOYER LA REPRODUCTION A UN TIERS S’EXPOSE AUX POURSUITES DES ARCHIVES.

Voici le début de la retranscription de l’acte (qui fait 22 pages au total) : Partages Ledevin Le 7 juin 1577, en la court du roy notre sire Angers devant nous Denys Fauveau notaire en ladite court personnellement establis
noble homme Emarc Ledevyn demeurant au lieu de Montargis paroisse de Savigné Levesque près Le Mans d’une part,
et nobles personnes Gaston Ledevyn enquesteur en la sénéschaussée et siège présidial d’Angers demeurant en la paroisse sainct Maurille dudit Angers
et Lucas Delahaye escuyer sieur de la Roche Javron et du Couldray de damoyselle Hélie Ledevyn son espouse demeurant audit lieu du Couldray paroisse de Vilaines au pais du Maine,
Sanczon Legauffre receveur des tailles et aydes en l’élection d’Angers sieur de la Montagne et damoyselle Françoise Ledevyn son espouse demeurant en ladite paroisse sainct Maurille d’Angers, lesdites femmes duement autorisés par davant nous de leursdits maris respectivement quand ad ce,
et encores Me Claude Ledevyn conseiller du roy en son parlement de Bretaigne demeurant en la paroisse de saint Denys dudit Angers d’autre part,
tous lesdits les Devins enfants et héritiers pour le tout de deffunctz nobles personnes Me Anthoyne Ledevyn vivant esleu d’Angers sieur du Tronchay et de damoyselle Renée Mouysant son espouse, et de deffunct Françoys Ledevyn frère desdits establys soubzmectans
lesdites parties respectivement, elles leurs hoirs etc confessent avoir faict et par ces présentes font les partaiges et divisions des biens immeubles et choses héritaulx tant hommaigées et chutées en tierce foy que censives à elles échues et advenues à successions par la mort et trepas desdits Anthoine et François les Devins et Mouysant en la forme et manière qui s’ensuit c’est à savoir que Me Emarc Ledevyn filz aisné desdits deffunts Anthoine Ledevyn et Moysant est demeuré et par ces présentes demeure pour son droict de partaige des biens immeubles desdites successions tant hommaigées que tombées en tierce foy que censives les choses héritaulx qui s’ensuyvent (dans le droit coutumier d’Anjou, les lots sont toujours préparés par l’aîné, puis tirés au sort en commençant par le plus jeune, donc le dernier lot, non choisi, va toujours à l’aîné)
scavoyr est le domaine fief seigneurie hommes et subjectz cens rentes et debvoyrs appartenances et dépendances de Montargis situé en ladite paroisse de Savigné Levesque et environs avecques les lieux domaines appartenances et dépendances de la Tousche la Chatelleraie et Ambacz situéz en la paroisse de Dammeres ? et environ et le lieu appartenance et dépendance de la Groye en la paroisse de Saincte Suzanne ensemble la maison qui appartenoyt auxdits déffuncts Anthoine Ledevyn et Mouysant en la ville de Saincte Suzanne sise au davant du chasteau du lieu et la maison appellée la Pallefrayrie aussi située en la ville de Saincte Suzanne avecques le jardin et appartenance d’icelluy appelé le jardin de la Magdeleine et le jardin appellé le jardin de la Rivière situé près ledit lieu de Saincte Suzanne et le droit de pescherie qui appartenoyt audit déffunct Anthoine Ledevin en la rivière du … depuis les moulins du pont Perrin jusqu’à Bouscheguigne et tout ainsi que lesdites choses se poursuivent et comportent avecques leurs appartenances et dépendances et qu’elles appartenoyent auxdits deffuncts… etc… (soit 22 pages)

Voici quelques notes glanées sur cette famille :

Antoine Le Devin, sieur de la Roche en Anjou, du Tronchai et Montargis au Maine, vulgairement appelé l’Eleu Tronchai, étoit né au Mans. Ménage lui donne la qualité d’élu d’Angers. Il a composé plusieurs tragédies françoises, et entre autres, Judith, Ester et Suzanne, que la Croix du Maine dit avoir vues, non imprimées ; il a aussi traduit les Oeuvres de Saluste de latin en françois. Antoine Le Devin mourut à Angers en 1570. Claude Le Devin, conseiller au Parlement de Bretagne, étoit fils d’Antoine. Ce Claude fut père de Jacques Le Devin, conseiller du roi en tous ses conseils, et lieutenant particulier au siège présidial du Mans. Ce Jacques Le Devin fut le premier qui changea son nom de Le Devin en celui de Le Divin, que sa postérité a conservé ; je ne connais plus personne du nom de Le Divin, le dernier étoit N. Le Divin, très pieux ecclésiastique, mort en (blanc) et Messieurs de Châteaufort ont été ses héritiers par leur mère, qui étoit Le Divin. (La Croix du Maine, Suppl. à l’Histoire de Sablé, par Ménage, MS, Blondeau, Alman. manc, 1767, page 20 – relevé in Le Paige, Dict. historique du Maine, 1895)

Le Devin : famille originaire de Sablé qui divinisa son nom, dit Ménage, en se nommant Le Divin à partir du milieu du XVIe siècle. Jean et Charles, fils d’Etienne Le Devin et Gervaise Beudin, se fixèrent à Laval. Denis et Charles Le Devin demeuraient à Préaux, 1635, 1645, l’un sieur de la Cansie, l’autre du Fouillu. Plusieurs membres des Le Devin du Tremblay, établis au Mans, possédèrent le prieuré de Neau. Enfin, René Le Divin était seigneur des Arcis (Soulgé-le-Briant) et fut inhumé dans l’église en 1698. (Abbé Angot, Dict. de la Mayenne, tome 2 p.652)

Sainte-Suzanne, Mayenne
Sainte-Suzanne, Mayenne

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4 réponses sur “Le Devin, partages des biens d’Antoine Le Devin et Renée Moisant, Angers, 1577

  1. Report des commentaires de mon ancien blog :
    Marie-Laure, le 29 juillet : Dans un registre de Mayenne j’avais vu un « Le Divin » chirurgien et je m’étais dit : » j’espère qu’il méritait bien son nom …!

  2. Merci pour ce début de transcription. Travaillant actuellement sur l’inventaire architectural de la Communauté de communes d’Erve et Charnie, vous apportez de nouveaux noms de maisons et de lieux jusqu’à présent inédits : la Groye, de la Pallefrayrie et Boucheguigne, tandis que Pont-Perrin existe toujours. Les moulins de ce dernier lieu ont disparu sans laisser de trace, laissant place au XIXe siècle à des lavoirs eux-mêmes disparus aujourd’hui.
    Juste une remarque à propos de la transcription « de la rivière du Mans » à Sainte-Suzanne. Il serait plus juste de remplacer le s de Mans par trois petits points, car le mot ne se finit pas par cette lettre et il est difficile de déchiffrer la fin de ce mot. Le nom de la rivière à Sainte-Suzanne est l’Erve. Encore merci.
    Note d’Odile : j’ai mis les … pour la rivière. Je sais que je remue beaucoup de noms de lieux disparus, c’est pourquoi je peine parfois pour identifier ces noms, surtout pour Sainte Suzanne que je ne connaissais que de nom. Je remue aussi beaucoup de noms de lieux que les temps ont passablement altérés… et souvent même rendus méconnaissables.

  3. Merci pour ces informations.
    Je m’intéresse à également à la famille Le Devin (Le Divin).
    Connaissez-vous les armoiries de cette famille ?

      Note d’Odile :
      Je ne suis pas une spécialiste des Le Divin, ni des Manceaux, ni d’héraldique. Je dépouille seulement des preuves notariales pour servir de preuves à bien des travaux, car j’ai toujours observé que de nombreux généalogistes omettaient de fonder leurs prétendues généalogies sur des preuves. D’où mon blog qui n’ait que preuves, mais non mes travaux de généalogie.
      Selon l’abbé Angot, Armorial monumental de la Mayenne, 1913, article NEAU page 316-317 :

    Jacques Le Divin, prédécesseur du prieur Marest, était fils de Jacques Le Divin, sieur du Tronchay, conseiller au présidial du Mans. On assigne souvent à la famille pour armes : de gueules à la fasce d’argent accompagnée de 3 étoiles de même, mais de Maulde ajoute : « On lui donne aussi d’argent à 3 coquilles de gueules, » et le blason de l’autel de Neau confirme son opinion. Gilles Ménage, dans ses Notes sur la vie de Pierre Ayrault, parle longuement des familles Marest, Tiger, Le Divin.

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